jeudi 17 avril 2014

The Colorcast # 10




The Colorcast. Always, always such a great pleasure to find a new Colorcast in my mailbox, all these sounds waiting to be heard for the first time, a new magical world to explore, a brief immersion in Murals' incantations. Today is the 10th episode of The Colorcast. Created by Rob Monsma in late hours of a night in Louisville, you may find a lot of african influences in introduction, followed by some Jazzy Jazzy Jazz and some oldies like The Strangers and this amazing William Onyeabor's song. The end is a surprise. My friends, sit back and enjoy.

The Colorcast. C'est toujours, toujours une telle joie que de trouver un nouvel épisode du Colorcast dans ma boîte e-mail, tous ces sons qui attendent d'être écoutés pour la première fois, un monde magique à explorer, une brève immersion dans l'univers de Murals. Ce dixième épisode du Colorcast, créé par Rob Monsma durant les heures tardives d'une nuit à Louisville, laisse place à de nombreuses sonorités africaines, suivies par un peu de Jazzzz et quelques vieux oldies tels que The Strangers ou cette splendide chanson de William Onyeabor. La fin est une surprise pour vous. Mes amis, sit back and enjoy.


1. Limbisanga - Dr. Nico Kassanda (0:00)
2. Como Esta Miguel - Sexteto Habenero (4:55)
3. Love Rock - The Strangers (8:02)
4. Ana - Los Saicos (10:52)
5. And it Was Easy - Darcy Clay (12:52)
6. Atomic Bomb - William Onyeabor (15:32)
7. Rainy Day Dub - Lee 'Scratch' Perry (23:26)
8. Khala My Friend - Amanaz (25:55)




Link:

mercredi 16 avril 2014

Live Review : Kurt Vile au Café de la Danse (Acoustic Folk)




Article par Yes S.I.R.

C'était en janvier dernier, Matador Record annonçait les dates européennes de la virée en solitaire du virtuose de Philadelphie accompagné, en première partie, par Pall Jenkins. Une tournée qui a débuté le 31 mars dernier en Suisse et qui se termine aujourd'hui à Istanbul. Entre temps, il a fait un arrêt dans le décor intimiste du Café de la danse à Paris, c'était jeudi dernier et nous y étions.

Ceux qui avaient eu la chance d'assister à son dernier concert parisien à la Gaîté Lyrique le savaient, Kurt Vile aime se retrouver seul sur scène pour distiller ses mélodies enchanteresses. Alors en tournée avec The Violators et après une heure de concert, ces derniers lui avaient laissé la place pour un final en apothéose et en solitaire. Rien d'étonnant donc, à ce qu'on le retrouve en tournée solo et acoustique. Rien d'étonnant non plus au fait de choisir le Café de la danse, qui se prête merveilleusement bien aux lives acoustiques. Sur scène, le décor est à la fois minimaliste et chaleureux. Au milieu, une chaise entourée de guitares est éclairée par une lampe à la lueur tamisée. À droite, une vieille télévision grésille et éclaire l'ampli. On a l'impression d'être invité dans leur salon et cette proximité est renforcée lorsque l'on se trouve assis sur les tapis, à quelques centimètres de la scène, là où chaque détail dévient visible. C'est dans cette ambiance, digne de l'exposition Anywhere, anywhere out of the world que le concert va commencer. Et c'est bien hors de notre monde que les deux guitaristes vont nous transporter.

Lunettes noires, chapeau noir, et accompagné de sa Rickenbacker, c'est Pall Jenkins qui nous rejoint le premier. L'ancien leader des Black Heart Procession a des allures de compteur d'histoires, de celles qui se racontent à la guitare aux creux des oreilles attentives. Enchaînant ses compositions avec habileté, il parvient même à nous surprendre en abandonnant sa guitare pour une scie musicale pendant deux titres. Mais toutes les histoires ont une fin et l'heure est venue pour le natif de San Diego de laisser place à celui que tout le monde attend, non sans recevoir une ovation à la hauteur de son talent.

Comme à son habitude, c'est le visage à moitié caché par sa longue chevelure que Kurt Vile monte sur scène. Il s'installe sur la chaise, entouré de ses guitares comme un enfant entouré de ses jouets. Il est prêt et nous aussi, le voyage peut commencer. Durant plus d'une heure, il va nous emmener avec magie à travers sa discographie, passant d'une guitare à l'autre au grès de ses envies. Alternant entre les titres de son dernier album comme "Girl Called Alex" ou "Goldtone" et ceux plus anciens tels que "Tomboy" et "My Best Friend", il n'hésite pas à sortir un banjo le temps d'une chanson. Une chose est sûre, l'immense talent de ce fan de Pavement et Sonic Youth se dévoile encore un peu plus en acoustique. C'est par "Baby's Arms", joué en guise de rappel et avec le retour de Pall Jenkins à la scie musicale, que Kurt Vile achève ce voyage hors du temps. Mais finalement, c'est un ami qui résume le mieux le tour de magie opéré ce soir. "Kurt Vile ou comment un type fait regarder la télé et un gars en Adidas à 400 personnes pas fan de foot...".


(un grand merci à Laurent pour la vidéo)


(mp3) Kurt Vile - My Best's Friends (Version Café de la Danse)
(mp3) Kurt Vile - Tomboy / Girl Called Alex (Version Café de la Danse)


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Album Review de Wakin On A Pretty Daze
Article sur les premières créations de Kurt Vile

mardi 15 avril 2014

EP : Mold Boy - Fade (Dream Pop)




Mold Boy. Il est trop fort. Tout simplement trop fort. Tous les 15 jours, Still in Rock publie un nouvel article sur Mold Boy qui sera largement l'artiste le plus représenté de l'année 2014. Et à chaque nouvel EP, on se dit que de nouveaux trésors nous attendent tant Mold Boy n'a JAMAIS fait paraître le moindre titre décevant. Fade ne déroge pas à la règle. Ces titres, très récemment composés et mixés-maison, perpétuent à merveille la tradition Mold Boy.

Fade contient six morceaux, ce qui porte à 18 le nombre de titres sorti en 2014 (ajoutez-y les 6 de son EP Years parus fin 2013 et chroniqués ici en 2014). Ce nouvel EP s'ouvre sur "Strange Dreams", et là, c'est déjà trop fort. Vient rapidement "The Sounds", probablement à ce jour le titre le plus long jamais composé par Mold Boy (presque 7 minutes). "The Sounds" explore les fonds marins avec émerveillement. La guitare qui réattaque soudainement est absolument parfaite. Ce titre est l'une des pièces centrales de la discographie d'Alex Calder. Et puis, après le "Lola" de Warm Soda, voici celui de Mold Boy. On y retrouve la pop fantomatique de Jackson Scott. Un plaisir. Mold Boy surprend ensuite tout le monde avec "Retract", titre qui contient de légères sonorités afro pop. C'est qu'il excelle également dans ce style, mais où va le monde. L'EP se conclut enfin sur "Born In Another Time".

Mac DeMarco vient certes de publier un superbe album (Album Review), mais son meilleur pote, Alex Calder, n'est surement pas en reste. Simplement plus discret. Le mois dernier, Mold Boy avait explosé les compteurs avec un "Disease Freak Alternate" dont on ne se remet toujours pô. Fade continue d'attiser notre étonnement quant à la capacité d'Alex à produire tant de titres d'une telle qualité. A ce jour, le premier LP de Mold Boy est toujours en stand-by. Il pourrait contenir une collection des meilleurs titres sortis sur tous ces EPs, ou bien des titres inédits. Une chose est certaine, Alex Calder y travaille durement. Les négociations avec les labels sont en cours, et en attendant, il se pourrait bien que quelques nouveaux titres déjà prêts soient diffusés très bientôt...


(mp3) Mold Boy - Retract
(mp3) Mold Boy - The Sounds


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Article sur son EP Someone (mars 2014)
Interview d'Alex Calder par Still in Rock

lundi 14 avril 2014

Anachronique : Vanilla Fudge (Psych Rock)




Vanilla Fudge, un peu de Dad Rock pour l'article anachronique du jour, un peu d'épique. Vanilla Fudge est un groupe américain (New York) de rock psychédélique, formé en 1966 et disparu (avant d'être reformé) en 1970. Durant cette période, Vanilla Fudge fera paraître 5 opus qui laisseront leurs traces sur l'histoire de la musique psychédélique. Souvent présenté comme une introduction au Stoner, ce groupe alliait Pop et Heavy Metal à la perfection pour en faire une musique très accessible et démocratiser un genre qui se voulait très élitiste. Dans la mouvance de Blue Cheer (article anachronique), Vanilla Fudge est un groupe qui ouvre l'esprit à de nouveaux horizons, le genre de groupe qui fait aimer de nouveaux sons, de nouveaux univers. Bienvenu dans les caves ensorcelées de Salem pour une musique à écouter les soirs de pleine lune.

Le premier album du groupe est, je trouve, particulièrement susceptible de faire comprendre tout le génie des Vanilla Fudge. Uniquement composé de reprises, Vanilla Fudge est un album trop souvent oublié. Les autres opus du groupe sont excellents, et permettront d'ailleurs à Vanilla Fudge de tourner avec Jimi Hendrix, Cream, ou encore Led Zeppelin. Pourtant, c'est le premier opus du groupe qui sera #6 du Billboard américain. C'est également ce premier opus qui contient les plus grands hits de l'Histoire des Vanilla. Si Vanilla Fudge est un album particulièrement génial, c'est notamment parce que le groupe réussi a donner une nouvelle lumière à plusieurs des plus grands morceaux de leur époque. Vanilla Fudge injecte une dose de Blues dans quelques merveilles Pop pour en faire ses propres classiques.

L'album s'ouvre sur un "Ticket To Ride" (Beatles) assurément épique. La voix de Mark Stein part dans les hautes sphères de la musique psychée que seul l'orgue accompagne. "People Get Ready" (The Impressions) opère un clair changement par rapport à sa version originale. Vanilla Fudge nous plonge en plein Salem, à la messe du Curé nouvellement vampirisé. C'est le titre le plus posé de tous l'opus. "She's Not There" (The Zombies) introduit les premiers égarements de Carmine Appice à la batterie. Le titre prend tout son sens dans la dernière minute. Et puis, on attaque le dur avec "Bang Bang" (Sonny & Cher) où Vanilla Fudge transforme l'un des plus grands hits Pop en une matière psychédélique fantomatique. Les "Illusions Of My Childhood - Part One", "Part Two et "Part Three" viennent ensuite bercer nos oreilles avides d'un Rock bluesy. Vanilla Fudge continu dans sa toute grandiloquence avec "You Keep Me Hanging' On" (The Supremes). Il s'agit là des derniers accords pre-Stoner de l'opus. Ensuite, Vanilla flirte avec une pop très fleurie, à l'image de "Take Me For A Little While" (Trade Martin). Vanilla Fudge se conclut sur le grand classique du groupe, la reprise de "Eleanor Rigby" (Beatles). Et là, dès l'introduction, on sait à quoi on a à faire : du GRAND, du LOURD, du TRÈS BON.

Bon, pour le plaisir alors, voici un petit topo (ne m'en voulez pas de laisser de côté des dizaines de hits) des autres titres du groupe à ne pas louper. Pour commencer, la reprise de "The Windmills of Your Mind", la démonstration de batterie de "Break Song" (un titre de presque 20 minutes, héhé), et le "Shotgun" de Jr. Walker and the All-Stars. Oh, mais ne nous arrêtons pas là. L'album Near The Beginning est un absolu sans faute. Tout le dramatique de Vanilla Fudge se retrouve dans "Some Velvet Morning", un titre épique à la plus parfaite image du groupe. Et puis la voix de Mark Stein ne ressort jamais aussi bien que sur "Thoughts". On ne peut manquer les deux titres très horror psychédélique que sont "Paradise" et "That's What Makes A Man". Dans l'ensemble, disons que Renaissance est probablement l'autre l'indispensable du groupe. "Faceless People" et la FABULEUSE reprise de "Look Of Love" en sont de beaux exemples. Et puis pour la route, ne manquez pas non plus "Where Is My Mind". Ces quelques titres s'inscrivent dans les tous meilleurs de l'histoire du rock psyché des années '60. Les rééditions de tous les albums de Vanilla regorgent de versions inédites, de démos magnifiques et d'autres trésors. Ne les manquez pas, à l'image d'une des réédition de leur premier album qui contient leur single de 1967, "Season of The Witch" (présent sur la mixtape "What Ever Happened to Baby Jane Mixtape?" de Still in Rock). Je vous laisse à présent le plaisir d'aller chercher et découvrir toutes ces merveilles psychédéliques.

Après la séparation de Vanilla Fudge, les membres du groupe rejoindront quelques autres formations de légende, à l'image de Cactus, Jeff Beck et Beck, Bogert & Appice. Mais nous avions alors perdu l'un des plus grands groupes de musique psychédélique. Bien des styles de musique peuvent être reconnaissant au Fudge pour les avoir exporter au plus grand nombre. Vanilla Fudge, une histoire pour la vie de la musique. L'influence du groupe, sur Steppenwolf, sur Frank Zappa, sur Deep Purple, et même les Doors, lui a permis de façonner la musique comme il l'entendait : belle et éhontée.




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vendredi 11 avril 2014

Album Review : Mac DeMarco - Salad Days (Blue Wave)





Album Review : Mac DeMarco

Salad Days



Mac DeMarco est toujours aussi génial. Merci au revoir.

Tout bien pensé, il y a sûrement plus à dire. Vernor Winfield McBriare Smith IV, aka Mac DeMarco, n'est plus l'artiste que Still in Rock chroniquait en 2012. Son niveau de hype a considérablement grimpé et il remplit à présent les salles les plus trendy du monde entier. Malgré ça, Mac DeMarco reste et restera toujours Mac DeMarco : un artiste je-m'en-foutiste qui, avant toute chose, exprime son art pour se faire plaisir. Loin de tout calcul, il joue et compose ce qui lui vient sans se soucier ce qu'on attend de lui. Et ça s'entend immédiatement.

Il y avait dans 2, son premier LP paru sur Captured Tracks en 2012, une joie très communicative qui faisait de cet opus un véritable souffle nouveau. On avait trouvé en Mac de Marco le parfait compagnon de canapé, là où "le son de la guitare, à travers l'ensemble des titres, sembl(ait) avoir fondu quelque part au soleil, altéré par les lourdes radiations d'un monde apathique". Avec Salad Days, une partie de cette allégresse a parfois disparu pour laisser place à un Mac plus grisé. Les nuances sont infimes, mais voilà ce qui sépare à mon sens 2 de Salad Days. Sous couvert de mélodies similaires à celle de son premier LP, le Ferris Bueller's de la Pop s'est transformé, l'histoire de quelques secondes, en un clown triste que l'on a presque envie de câliner.

Et puis, Mac de Marco opère comme un retour aux sources, un son plus proche de son Rock and Roll Night Club. Il est certain que ceux qui ont détesté son premier EP (mais qui sont-ils ?) détesteront Salad Days. Mais si, une fois encore, Mac DeMarco n’a en apparence rien changer à sa formule secrète, je dois confesser que l'écriture de cet Album Review a nécessité plusieurs semaines d'écoutes au cours desquelles j'ai eu de nombreux doutes. Aujourd'hui, je crois pouvoir dire que toutes mes questions ont enfin leurs réponses. Je crois pouvoir dire que Salad Days est du niveau de 2, et que, dans plusieurs années, on dira de ces deux albums qu'ils constituent des indispensables de toutes bonnes bibliothèques. Place à la track-by-track :

  • Salad Days (ici) : Introduire son album sur des enfantillages, il le fallait. La première sensation est celle du soulagement à l'idée d'enfin retrouver la voix de notre Mac DeMarco posée sur de nouveaux titres. Et cette petite guitare, toujours frétillante d’impatience à l’idée de trouver enfin l’heure de la sieste. Le son de guitare est toujours aussi Jangle Pop et la voix de Mac est posée à la façon Rock and Roll Night Club.
  • Blue Boy : Ce titre renoue avec l’aspect éternel des créations de 2, reprenant pleinement les recettes de cet album tout à fait fascinant. A vrai dire, "Blue Boy" est probablement l'ultime Hit de Salad Days. On en ferait d'ailleurs volontiers le surnom de Mac DeMarco. Le soldat DeMarco a capturé l'universel, une fois de plus.
  • Brother (ici) : C'est finalement assez simple. L'introduction de "Brother" est évidente, immédiate. Mac DeMarco fait du son de sa guitare une ode à la bonne vie. En réalité, "Brother" est un titre mélancolique qui oscille entre tranquillité et chagrin en toute sincérité. Ce son de guitare très Jangle Pop délivré au ralenti crée son effet léthargique bien comme on l'aime. C'est psychédélique pile ce qu'il fallait, un sacré numéro d’équilibriste.
  • Let Her Go : Peut-être la mélodie la plus évidente de toutes. Ce titre illustre le changement de ton opéré entre 2 et Salad Days. Sous couvert d'une musique qui emprunte tout autant à la Jangle Pop que sur son premier opus, Salad Days révèle des textes plus profonds. On passe de la farniente absolue de 2 à un spleen plus ou moins assumé. Une fois encore, on retrouve le Mac de Marco de son premier EP, plus mélancolique, plus noir. Le refrain y est particulièrement splendide.
  • Goodbye Weekend : Des accords distillés à la vitesse de croisière de la Reine d’Angleterre, une basse paisible, "Goodbye Weekend" porte bien son nom. Voilà enfin cette légère brise que nous attentions tant. Les petites envolées de Mac DeMarco sont toujours un pur bonheur. "Goodbye Weekend" donne la place centrale à la guitare pour la toute première fois de l'album.
  • Let My Baby Stay : De fortes ressemblances avec "Still Together" dès l'introduction. Mais elle est où Kiki ? "Let My Baby Stay" instaure un nouveau dialogue entre Mac DeMarco et son for intérieur. C'est ce qui fait que Salad Days est parfois un album plus profond que ne l'est 2, habillé de ses petites remises en cause, de ses doutes.
  • Passing Out Pieces (ici) : C’est l’un des titres que nous connaissions déjà, l’un des temps forts de l’album avec cette orchestration rétro-nostalgique reconnaissable parmi toutes. Indéniablement l'un des killers de l'album. Le travail du synthé fait que Mac s'éloigne doucement de sa Jangle Pop chérie sans même que cela nous dérange vraiment.
  • Treat Her Better : Le DeMarco spirit, une guitare distordue pour la fainéantise la plus complète. Surement l'une des meilleures partitions de guitare de tout l'opus. Rapidement, Mac DeMarco introduit ses premiers accords de surf guitare, et là, c’est Dick Dale pour tous !! Plus, la dernière minute est vraiment au-dessus du lot. Que rajouter sinon que Mac est le meilleur de tous à ce jeu-là. Si plusieurs titres de l'opus créent ce léger blues, "Treat Her Better" joue des cartes diamétralement opposées. 
  • Chamber of Reflection : Oh ?! Un petit caprice de Mac, un titre qui surprend. La basse de Pierce McGarry trouve une belle sonorité. C'est assurément un titre intéressant, mais il n'en demeure pas moins qu'il ne représente pas là où Mac excelle le plus. 
  • Go Easy : Le minimum que l’on puisse attendre de la part de Mac DeMarco. Un titre chill, qui serait le hit de biens d’autres artistes. Peut-être trop évident, il manque soit l'attrait de la nouveauté, soit une mélodie plus fouillée. Bien entendu, le refrain est splendide, du Mac qui, même lorsqu'il connait un coup de moins bien, demeure constant dans son génie.
  • Jonny : Un titre instrumental pour conclure ces journées de salades. "Jonny" est un peu à l’image de cet opus, complexe et addictif.

En somme, Salad Days fait souvent le pont entre les titres/textes brumeux de Rock and Roll Night Club et la musique chill de son album 2. En ressort un LP difficile à cerner... très difficile à cerner. Aucune véritable constante de s'en dégage, ce qui pousse à une écoute humble et reposée. Mac DeMarco semble y instaurer un véritable dialogue avec lui-même. L'appellation de ces titres traduit largement cela, Mac donne des ordres, Mac doute, Mac Mac Mac. Et c'est peut-être ce côté très voyeur de Salad Days qui en dérangera certains. Il faut dire que le personnage Mac DeMarco est exubérant. Certains s'en offusquent lorsque d'autres y voient une opportunité pour décrédibiliser sa musique. Pourtant, ne nous y trompons pas, Mac DeMarco vient de signer un GRAND deuxième album.

Les comparaisons permanentes avec 2 sont, quoi qu'il en soit, bien la preuve que son album de 2012 a marqué les esprits. Si "Blue Boy" s'impose comme l'ultime hymne de ce Salad Days, je suis convaincu qu'il fera partie de ceux qui marqueront encore 2016. La musique de Mac DeMarco est un long fleuve tranquille qui n'en finit pas de créer des addictions. Preuve que Salad Days est un grand album, de nombreux titres deviennent nos favoris à tour de rôle (aujourd'hui "Treat Her Better", demain "Let Her Go" ?). 23 ans et déjà toutes ses dents, Blue Boy est un artiste accompli qui pourra maintenant se targuer de ne pas faire partie du club des artistes ayant pour fer de lance qu'un seul bon opus.


(mp3) Mac DeMarco - Blue Boy
(mp3) Mac DeMarco - Treat Her Better


Note : 8,8 / 10 (barème)




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Album Review de son album 2
Article sur ses démos de l'album 2

jeudi 10 avril 2014

Still in Rock présente : Last Year’s Men (Garage Rock)




Last Year’s Men pour un slogan : "four wasted dudes, five wasted years". Last Year’s Men est un groupe originaire de Chapel Hill qui a fait paraître un premier album de Garage sur Churchkey Records en 2010. Le groupe est revenu l'an dernier avec un nouveau 45 via Sophomore Lounge Records. Et cette fois-ci, on ne les loupera pas. 

Le premier titre "Clawless Paw" est une perle de Garage Rock comme on en trouve rarement. Ce n'est pas faute de ne pas vouloir éviter une Ty-isation des articles, mais il faut dire que ce morceau rappelle fortement le Twins de notre ami aux boucles d'or. La force tranquille qui s'en dégage, dans la veine de ScotDrakula, en fait un titre hautement addictif. Créé et enregistré en 6 heures, over the course of a few too many drinks (je cite le label), Last Year’s Men vient de s'assurer les écoutes futures de toutes personnes ayant un jour croisé la route de ce titre. Vient ensuite "What I Can Get", un titre plus Pop-Punk-ish. Le son de la guitare, moins crunchy, laisse place à une orchestration plus fournie, plus Tim Presley. On notera que rares sont finalement les groupes de Garage si inventifs. Cet EP vient annonce un nouvel opus qui ne devrait pas tarder. Il était prévu pour fin 2013, mais 2014 devrait définitivement nous donner quelque chose à nous mettre sous la dent.


(mp3) Last Year’s Men - Clawless Paw


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Bandcamp
Album Review de Twins (Ty Segall)

mercredi 9 avril 2014

New : Chain and the Gang - Devitalize (Indie Pop)




Chain and the Gang. Ce sera l'un des événements de l'année. Le 14 avril prochain paraîtra Minimum Rock 'N' Roll, le quatrième opus de Ian Svenonius sous l'appellation de Chain and the Gang. Déjà, Still in Rock retraçait sa carrière dans un long article anachronique publié le 3 septembre dernier. Véritable légende vivante et membre du club de tous meilleurs performeurs sur terre, Svenonius semble, une nouvelle fois, s'être appliqué à la lettre tous les conseils du très bon Supernatural Strategies for Making a Rock 'n' Roll Group: a How-To Guide.

Le groupe a récemment dévoilé "Devitalize". Plus proche de l'univers de The Make-Up que du dernier Chain and the Gang, la diction de Ian produit toujours ce même effet galvanisant. Un autre single, "I'm A Choice (Not A Child)", a également été dévoilé. La voix de Ian gagne ici en sensibilité. Il est d'ailleurs marrant de constater quelques ressemblances avec celle de Christopher Owens. Dans l'ensemble, le son de la guitare est moins entubé que sur In Cool Blood. Quant aux paroles, c'est du Svenonius tout craché. On attend simplement l'arrivée de ses théories conspirationnistes sur fond de Psychic Soviet. Ah, il est loin le temps de Nation of Ulysses. Mais rien de nouveau à cela. Et puis, notre Ian Pop, on l'aime comme ça ! En attendant plus de nouvelles du film qu'il est en train de produire, jetez-vous sur le trailer de cet opus, et un Album Review arrivera bien assez vite.

mardi 8 avril 2014

LP : Burn Ones - Gift (Psych Pop)




Burnt Ones est un groupe originaire de la Bay Area sur lequel Still in Rock a déjà eu l'occasion d'écrire deux trois petites choses. Présenté comme un chouchou du Castle Face de John Dwyer, il y fait paraître son nouvel album, Gift. Après être passé par le Fuzz City de Matthew Melton et nos amis de chez Burger, le groupe n'en finit pas de truster les meilleures écuries au monde. 

Avec Gift, Burnt Ones se rapproche de l'univers White Fence. Beaucoup de morceaux sont très fournis et laissent de côté l'aspect ritournelle infernale des précédentes créations, à l'image de "Spell Breakers", un titre qui aurait pu intégrer le Family Perfume. Le groupe continue dans la pop psychédélique de haut vol avec "Is It Over", un morceau fouillé où Burnt Ones semble enfin y trouver un son original qui lui convienne parfaitement. Un des sons les plus reconnaissables de l'album est incontestablement celui de "New Heroes Of Subscription Services", où le groupe démontre finalement que son amour pop demeure intact, dans des sphères qui ressemblent à celles de Morgan Delt. Malgré quelques créations sans trop d'intérêt ("Sleeping Inn" porte bien son nom) - il y en a toujours dans les albums de Burnt Ones -, le groupe revient fort sur un "US Wheels" qui imprime un rythme éloquent. Au final, Burnt Ones parvient à modifier le son qui l'a fait connaître tout en restant dans la continuité de son univers. A écouter, pour sûr.




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lundi 7 avril 2014

Anachronique : The Feelies (New Wave)




The Feelies, 1980. Le premier album du groupe, Crazy Rhythms, sort en 1980 via Stiff America. Il faudra ensuite attendre 6 années pour que le groupe fasse paraître un successeur répondant au doux nom de The Good EarthCrazy Rhythms paraît déjà 4 ans après la formation du groupe dans la ville de Haledon, dans le contexte d'une période Post-Punk qui envahit les quartiers underground de la ville de New York. A l'occasion des premiers lives du groupe, Village Voice en dira qu'il s'agissait du "Best Underground Band in New York". Et Dieu sait que la concurrence était plutôt énorme. Sans entrer dans ces considérations du meilleur ou du plus whatever, on peut assurément dire que The Feelies est l'un des groupes majeurs de l'Histoire de la pop New Yorkaise.

Pourtant, The Feelies est probablement l'un des artistes 'anachroniqués' les moins connus. Il n'en demeure pas moins que la Pop de ce groupe soit absolument sensationnelle.

La Pop des Feelies est délicate. La Pop des Feelies, sous ses airs de Math Music, s'appréhende avec précaution. Il ne faut pas se laisser duper par certains de ses aspects Punk/New Wave.

L'introduction de Crazy Rhythms a tout pour attiser notre curiosité. Les 5 minutes de "The Boy with the Perpetual Nervousness" plante le décors d'une Math Pop énergique, un classique. "Fa Cé-La", le titre le plus court de l'opus, donne place à une guitare électrique que l'on ne retrouvera pas si proéminente sur le reste de l'album. Mais très vite, le Crazy Rhythms revêt sa robe de légende avec "Loveless Love". La profondeur de ce morceau fait véritablement se questionner sur le pourquoi des groupes capables de produire un titre d'une telle qualité tout en restant dans l'anonymat. "Loveless Love", titre de Pop progressive, est tout simplement l'une des plus belles créations du genre de toute sa décennie. "The story asking ; Could we be together tonight" et ses deux guitares simultanées, sa vitesse féline qui se mue en pop prédatrice, une pop au pas léger, tout est là, c'est implacable, irremplaçable.

Immédiatement, The Feelies délivre un titre d'un niveau semblable, "Forces at Work", un éclair de lucidité. La combinaison de ce morceau et son prédécesseur fait de Crazy Rhythms un album gravé dans l'histoire. Facile à présent de le comprendre, cet album frôle la perfection en permanence. Alors, lorsque "Original Love" débute, on se sait confronté à une nouvelle pièce musicale à part. Et puis, The Feelies nous donne une reprise des Beatles, "Everybody's Got Something to Hide Except Me and My Monkey". Bien entendu, le groupe y a ajouté une forte touche New Wave, Punk, faisant de ce titre un nouveau killer. "Moscow Nights" continue dans la même veine un peu nerveuse pour que "Raised Eyebrows" trouve un souffle nouveau. Finalement, "Crazy Rhythms", titre éponyme, vient donner ses dernières notes à ce bel opus. Toujours aussi énergique, The Feelies démontre une nouvelle fois sa capacité à faire du Punk ambiant une musique Pop supra catchy. A noter, une reprise de "Paint It Black" des Stones apparaîtra sur la version A&M Records de 1990. D'autres titres bonus font leur apparition sur la version 2009 de Domino. 

Le groupe avait, à l'époque de Crazy Rhythms, refusé l'aide de tous producteurs extérieurs à leur cercle. Cela lui a valu de ne pas recevoir l'appui d'un Major. C'est pour cette raison que Stiff, un label anglais, a finalement récupéré le bébé. Et puis, à force de trop insister pour que le groupe produise un hit, ses membres sont allés voir ailleurs, avant de se réunir à nouveau en 1986. Mais plus rien ne sera jamais comme avant. Crazy Rhythms capture quelque chose d'indescriptible, ce que les tous meilleurs albums font. Peut-être est-ce de la magie.




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jeudi 3 avril 2014

Interview Still in Rock : Real Estate (Breeze Pop)

Everybody knows how good Real Estate is. The band, already top-ranked in Brooklyn hype closed circles after its Days LP (2011) just came back with a flawless album. This Atlas, as we said in the Album Review (here), is a great sailing trip where Real Estate's Breeze Pop is echoed in the sound of the sails. Ahh, poetry poetry... Still Rock proudly present its interview with a band that'll left its mark in 2014, and much more.

Real Estate n'ait inconnu de personne. Le groupe, déjà au sommet de la hype brooklynienne après son opus Days de 2011, vient de faire paraître un album sans faille. Cet Atlas, nous le disions dans l'Album Review (ici), est l'occasion d'une formidable voyage en voilier, là où la Breeze Pop du groupe trouve son égal dans la douceur du vent qui guide notre direction. Ahhh, que de poésie ! C'est donc avec fierté que Still in Rock s'en est allé interviewer ce groupe qui marquera 2014, et plus encore.





TO BEGIN


How did you meet each other? Is the story saying that you created Real Estate based on your love for Weezer, Built to Spill, and Pavement true?

Comment vous êtes-vous rencontrés ? La rumeur dit que Real Estate a été crée en raison de votre attirance commune pour des groupes tels que Weeze, Built to Spill et Pavement. Vrai ?

I mean, yes and no. Matt Martin and I went to high school together, so we met that way. We bonded early over our love of music, and played in many bands together.

Oui et non. On est allé à l'école ensemble avec Matt Martin, là on s'est rencontré. Notre amour pour la musique nous a rapidement rapproché et on a joué dans de nombreux groupes ensemble.

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You’re from New Jersey but you now live in Brooklyn. Is it easier to compose music and meet people here? What do you think of the BK spirit, and the transformation of it the past 2/3 years?

Vous êtes natifs du New Jersey, mais vivez désormais à Brooklyn. Est-ce plus facile de composer et rencontrer des gens ici ? Donnez-nous votre sentiment sur l'esprit qui règne à BK et la transformation qui s'y opère depuis 2/3 ans.

There are more young people in our neighborhood in Brooklyn then their were in our suburban neighborhood. We all were all living in our parents houses in NJ so the move seemed natural. In terms of the gentrification of north Brooklyn, that was really inevitable. If I'm being honest, we were a part of it. That's the way things go in New York, always has been. People who are guilty of gentrification... getting up in arms about how much the neighborhood has changed. It's like a snake eating it's own tail.

Il y a plus de jeunes dans notre quartier à Brooklyn qu'il n'y en avait dans toute la banlieue au New Jersey. On vivait tous chez nos parents dans le NJ, alors l'emménagement à Brooklyn nous a semblé naturel. Pour ce qui est de l'embourgeoisement du nord de Brooklyn, c'était vraiment inévitable. Pour être honnête, on fait partie de cet embourgeoisement. Les choses ont toujours fonctionné de cette manière à New York. Les personnes responsables de l'embourgeoisement d'un quartier sont souvent les premiers à regretter que le quartier ait changé. C'est le serpent qui se mord la queue.




Ducktails is the solo project of Matt Mondanile, guitarist for Real Estate. How do you (does he) manage to have both bands at the same time ? Is there one of the two band more influenced by the other? And I guess I have the same question for Alex Bleeker and the Freaks.

Matt Mondanile, guitariste de Real Estate, a également un projet solo nommé Ducktails. Comment vous en sortez vous pour gérer les deux groupes en même temps ? L'un des deux groupes est-il musicalement influencé par l'autre ? La même question se pose d'ailleurs pour Alex Bleeker and the Freaks.

It has never really been a point of stress. Matt and I make time for our other bands when Real Estate is taking time off.

Ça n'a jamais vraiment été un problème. Avec Matt, on prend le temps nécessaire pour nos autres groupes lorsque Real Estate fait une pause.

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You’ve been compared to a lot of great bands: The Feelies, Yo La Tengo, Galaxie 500, R.E.M…. Which one do you feel the closer to?

Vous avez été comparés à de nombreux groupes: The Feelies, Yo La Tengo, Galaxie 500, R.E.M... Duquel vous sentez-vous le plus proche ?

The Feelies because they are from the same place as us and we have a personal relationship with them.
The Feelies parce qu'ils viennent du même endroit et que nous avons une relation personnelle avec eux.

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There is A LOT of hype around Real Estate. How do you live that? Do you think it creates any effect on your music?

Il y a une grande hystérie autour de Real Estate. Comment le vivez-vous ? Pensez-vous que cela puisse avoir un effet sur votre musique ?

It's important not to believe your own hype too much I think. By the same token, it's also important not to believe your biggest critics.

C'est important de ne pas trop penser à ta hype. En même temps, il est également important de ne pas écouter ce que disent tes plus grands détraqueurs.

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You have a live LP called "Live at 285 Kent Ave". I’m sure you heart that the place recently closed (here's a documentary about it). It’s very sad, isn’t it ?

L'un de vos LP s'appelle "Live at 285 Kent Ave". Vous avez surement au vent du fait que cet espace a récemment fermé (il y a d'ailleurs un documentaire à ce sujet). C'est triste, n'est-ce pas ?

You know a lot of people had a lot of love for that space, but I'm not one of those people. It sounded like shit, and it wasn't really the best place to hang out. There were other DIY venues that were much closer to my heart that went quietly into the night, long forgotten. The media frenzy surrounding the closing of 285 struck me as a bit sensationalized.

Tu sais, beaucoup de gens avaient de l'affection pour ce lieu, mais ce n'était pas mon cas. C'était de la merde et ce n'était vraiment pas le meilleur endroit où traîner. À l'époque il y avait d'autres lieux issus du mouvement DIY qui m'étaient bien plus chers et qui ont disparu depuis longtemps sans faire de bruit. La frénésie médiatique qui a entouré la fermeture du 285 me paraît un peu trop importante.

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Speaking about venue, I saw you live at St. Ann's & the Holy Trinity in 2012 (video), the Occupy Sandy show. Do you remember that day?

Puisqu'on parle des salles de concert, je vous ai vu jouer a St. Ann's & the Holy Trinity en 2012 (video), the Occupy Sandy show. Vous vous rappelez de cette journée ?

Yup. Yup.





ATLAS


I believe Atlas is more complete than your two first LP. It’s very universal. And minimalist. How did you compose these tracks? Was it at the same time for all, is there any old creations you reworked on?

Je trouve Atlas plus complet que vos deux premiers LP. Plus universel. Et minimaliste. Comment avez-vous composé ces titres ? Etait-ce au même moment pour tous ou il y a-t-il des vieilles créations que vous avez retravaillées ?

For the most part we wrote the record all together over a sustained creative period. We were working very collaboratively.

Pour la plupart des titres, nous les avons écrits tous ensemble pendant une période de création très intense. Nous avons travaillé de façon très collaborative.

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What is Atlas really about?
De quoi Atlas parle-t-il vraiment ?

Whatever you want it to be about
Il parle de ce que tu veux.

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What is your favorite song on it?
Quel est votre titre préféré ?


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Do you have a different intention while composing instrumental tracks like "April’s Song"? Do you want to create a different feeling?

Avez-vous une différente intention quand vous composez des titres instrumentaux comme "April's Song" ? Recherchez-vous à créer un sentiment différent ?

We just like putting instrumentals on our records. We do it on each record.
On aime simplement mettre des titres instrumentaux sur nos albums. On le fait pour chacun d'entre eux.




TO CONCLUDE


Any project for a new LP?
Des projets pour un nouvel album ?

Eventually.
Un jour.

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Which other bands are you listening to at the moment?
Quels autres groupes écoutez-vous en ce moment ?


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Any good old music to advice us to listen to?
Un peu de vieille musique à nous conseiller ?

Nilsson sings Newman, Miles Davis - get up with it

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What is the coolest band you played with?
Quel est le groupe le plus cool avez lequel vous avez déjà joué ?


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A word to conclude?
Le mot de la fin ?

Oof.