dimanche 21 décembre 2014

Interview Still in Rock : Ultimate Painting

Ultimate Painting is one of the greatest revelations of the year. Best first act of 2014, the band was able to breathe a new life into the Velvet. It isn't a surprise to read an analytical interview where answers are the result of true thoughts and can not be reduced to the usual "we made rock'n'roll and we have no idea why". There is a real philosophy in Ultimate Painting's music, a true message. This is what is lacking to the scene, and what we found here. Oh, and also, Ultimate was the last interview of the year...

Ultimate Painting est l'une des plus grandes révélations de l'année. Meilleur premier album de 2014, le groupe a su donner une énième vie aux Velvet. On ne sera donc pas étonné de lire un interview analytique où les réponses sont véritablement pensées et ne se résument pas au flot habituel sur fond de "on fait du rock et on se fou du reste". Il y a une véritable philosophie à toute la musique d'Ultimate Painting. Un message. C'est ce qui manque à une grande majorité de groupe, et ce que l'on trouve ici. Ultimate, c'était le dernier interview de l'année...





INTRODUCTION


First thing first, who is the ultimate painter? 
Commençons par le commencement. Qui est le peintre ultime ?

Vincent Van Gogh.

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Now, how would you describe your music to someone who has not heard about you yet? 
Comment décrirez-tu ta musique à quelqu’un qui ne la connait pas ?

Music influenced by the 1960's. Recorded on tape, played on guitars.  
C’est une musique influencée par les années ’60, enregistrée sur cassette, à base de guitares.

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You are getting quite some big hype recently. Do you feel that it might, in some ways, alter your music? 

Vous devenez de plus en plus populaire. Penses-tu que cela puisses, d’une façon ou d’une autre, influencer ta musique ?

I don't think so, the album was recorded in my bedroom, as the next one will be. There is less pressure in a situation like that than going to an expensive studio where time is money. If people like the music you make it's always a bonus. I imagine we'd make the same music regardless of who was into it. 

Je ne pense pas. L’album a été enregistré dans ma chambre, et le prochain le sera également. Il y a moins de pression a procéder de la sorte, plutôt que d’aller dans un studio d’enregistrement qui coûte cher. Si les gens aiment la musique que tu fais, alors c’est un bonus. J’imagine que nous ferons toujours la même musique indépendamment du public.

jeudi 18 décembre 2014

Live Report: King Tuff au Point Ephémère




King Tuff. Le 10 novembre et après une tournée américaine épique l'ayant emmené de Nashville à Chicago, King Tuff lançait un avertissement au Vieux-continent : "Europe, we are coming for you !". La seule vue de ce slogan suffisait à exciter nos sens et à libérer une grande quantité de dopamine dans notre cortex cérébral. Et pour cause, le trio emmené par Kyle Thomas est la quintessence même du rock'n'roll ! Lester Bangs disait du rock qu'il se doit d'être absurde, frivole et authentique avec une dose d'auto-dérision, un live de King Tuff c'est tout cela à la fois. Face à un public de connaisseurs, parsemé de t-shirt Burger Records, pas de temps d'adaptation, le live démarre en trombe avec "Black Moon Spell". 

La salle, déjà électrifiée, s'apprête à vivre un grand moment. La spontanéité du groupe et l'authentique plaisir qu'ils prennent à être sur scène contaminent allègrement quiconque est doté d'un minimum de sensibilité. Les titres du dernier LP s’enchaînent, passant de "Eddie's Song" et son hymne forever young repris en cœur, au plus intimiste "Staircase Of Diamonds". Mais le pic d'intensité est atteint sur "Headbanger". Rarement un titre n'aura si bien porté son nom, bien aidé par les solos enivrants dont Kyle Thomas conserve le secret, bien à l'abri sous sa casquette. 

Après plus d'une heure d'un live en tout point remarquable, qui aura aussi fait la part belle aux titres plus anciens tels que "Alone & Stoned" et "Wild Desire", King Tuff nous gratifie d'un rappel avec l'excellent "I Love You Ugly". Authenticité, auto-dérision, frivolité, la boucle est bouclée et les moustachus du Vermont peuvent savourer une ovation bien méritée. Avec King Tuff, l'esprit rock est en lieu sûr.




(mp3) King Tuff - I Love You Ugly (version studio)


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mercredi 17 décembre 2014

Still in Rock présente : Milk Dick (Slacker Pop)




Milk Dick, c'est un trio originaire de Brooklyn qui vient de faire paraître son premier LP après quelques démos qui avaient déjà fait un peu parler. Enregistré au Gallery Recording Studio, cet album de 10 morceaux contient plus qu'il ne le laisse paraître. It Grows On You a quelque chose de Slacker Pop qui lui donne une force très New-Yorkaise. Dans l'ensemble, l'album est extrêmement joyeux, à l'image de son second titre, "Rhythm Rock", un titre inventif et super catchy, le seul qui se rapproche vraiment du Garage Rock. Mais déjà, le premier morceau, "Bathroom Door", a tout du titre de Garage brooklynite. Si Milk Dick était un produit (avouons que ce serait bizarre), son slogan serait assurément 'Fun time above all'. Voilà quel est le leitmotiv que l'on retrouve à travers tous ces morceaux qui parviennent sans mal à nous décrocher un sourire. 

"Makeup Makeup" s'inscrit dans cette veine scuzzy, avec une guitare super simpliste qui vient porter un morceau enjoué.  Et puis, certains titres sont clairement là pour nous faire rire sur fond de Garage Pop, de la Slacker Pop en plein. Je pense à "Wolves <3 U", ou le petit dernier, "Kids On The Corner". On trouve un son très saturé qui explose à de multiples reprises sur "Beach Needles (Coney)". C'est la même formule que Milk Dick utilise sur "Grey Shapes (Grapes Already)". Il s'agit de son expression artistique la plus convaincante. 

En bref, It Grows On You n'a clairement rien de révolutionnaire. L'album est pleins de clichés, et ça tombe bien, car il les exploite à merveille. Sans prétention, il délivre finalement quelques-uns des meilleurs titres du genre de l'année 2014. On y sent presque l'odeur des bars de Brooklyn, là où Milk Dick joue constamment et y forge sa musique. Peut-être devrais-je après tout décrire la musique du groupe comme étant de la Bushwick Pop...

Le groupe fera paraître un nouvel album, Romantic Superstore, en janvier prochain via les Infinity Cat Cassette Series ! Le premier single, "Renassiance Faire", est d'ores et déjà disponible. On y retrouve le même détachement et cette envie de passer un bon moment autour d'une guitare ou deux. Le groupe jouera à Baby's All Right le 10 janvier prochain (le bar, en autre, du manager de Murals), pour ceux qui sont dans les parages... 


(mp3) Milk Dick - Bathroom Door
(mp3) Milk Dick - Rhythm Rock


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Bandcamp
Article sur Volage (Garage Pop)

mardi 16 décembre 2014

Still in Rock présente : Ultimate Painting (Indie Pop)




Ultimate Painting est un groupe anglais ("Ultimate Painting is a band from earth") qui vient de faire paraître son premier album, Ultimate Painting, via Trouble in Mind (le label de Morgan Delt, des Resonars, de Ty Segall de Fuzz et j'en passe) le 18 août dernier.

Quelle claque ! Ultimate Painting fait partie sans conteste des tous meilleurs premiers albums de l'année. Lorsque l'alchimie opère, il n'y a parfois pas besoin de se questionner bien plus. Ultimate Painting place tous les éléments exactement là où ils doivent être, nous surprenant, nous enjouant, créant en nous l'excitation continue des premières écoutes.

On a beaucoup parlé de ces artistes lo-fi qui, en 2014, sont passés du côté hi-fi de la force, notamment à travers Ty Segall. Certains y ont perdu en authenticité (lire l'article sur Lester Bangs). D'autres, à l'image d'Ultimate Painting, y trouvent une force sans commune mesure. Cet album n'eut pas gagné à être lo-fi, la richesse d'Ultimate réside précisément dans sa science du détail. Alors, je ne peux qu'encenser cette qualité de l'enregistrement qui sublime chaque seconde de l'opus. Dans un style parfois similaire à celui de Sonny & The Sunsets, Ultimate Painting est un groupe chill et relax qui se concentre avant tout sur ses créations. Le groupe ne s'embête pas d'un compte Facebook ni de trop de communication. Le message passe dans sa musique.

Ultimate Painting regorge de mélodies absolument splendides. C'est le statement de l'album : ne se soucier que de la mélodie, recherche l'arrangement parfait dans une volonté proche de la musique classique. Et le résultat s'en fait immédiatement sentir : cet album d'Ultimate Painting est la plus belle révélation Pop de l'année. Il est également le meilleur premier album de 2014.

Le premier titre de cet album est "Ultimate Painting", une des meilleures créations d'Indie Pop de l'année. Trente écoutes plus loin, il conserve la même force que celles des premiers amours. "Can't You See?" nous force à prendre le temps de l'écoute. En deux morceaux, Ultimate Painting prouve déjà que sa panoplie est plus étendue que celles de nombreux autres groupes. Vient ensuite "Central Park Blues", un des titres les plus rythmés de tout l'album. La simplicité de son instru' lui donne des airs de Velvet Underground qui le rende immortel. Un excellent morceau à la croisée des chemins entre dream pop, bedroom et Indie plus enjouée. On notera que, bien qu'Ultimate Painting soit anglais, le groupe choisit de chanter sur l'Amérique. Nous y reviendrons, bientôt. Ultimate Painting alterne à nouveau avec "Riverside", un titre plus slow qui, sans nous jeter des accords plein les yeux, fait preuve d'une maîtrise absolument parfaite.

"Ten Street" pourrait bien être l'ultime single de cet opus. Tout en finesse, il trouve le parfait équilibre entre pop catchy et pop de créateur. La sensation est agréable et planante, on se dit qu'Ultimate Painting a trouvé la formule secrète du titre inlassable. Pour la première fois de l'album, le final du morceau tourne vers un psychédélisme de velours. Immédiatement après vient "Rolling In The Deep End", titre qui détient peut-être la plus belle mélodie de tout l'album. Il s'agit là d'un morceau tout à fait remarquable, qui nous convainc paisiblement que la musique est affaire de séduction.

"Three Piers" est une ballade à deux temps qui n'en finit pas de bercer mes longues marches dans le quartier de Montmartre. Une fois encore, Ultimate Painting nous transporte très loin avec lui. J'y retrouve toute la poésie de Murals, avec un piano qui nous injecte un spleen immédiat, très sixties. Que ce soit clairement dit et écrit, l'écoute de "Three Piers" est INDISPENSABLE. Le morceau, dans la plus grande simplicité, nous fait tomber amoureux en 1 minute à peine. Un coup de foudre pour tout le réalisme d'Ultimate Painting.

"Jane" est la dernière partition d'Indie Pop de l'album. Sous des airs aguicheurs, le titre est en réalité un composé de chanson d'amour et d'ensoleillement. "She's A Bomb" est probablement plus intéressant encore. Le titre alterne le son jusqu'à l'irradiation, à l'image de cette pochette énigmatique. C'est finalement "Winter In Your Heart" qui vient boucler la marche. Une nouvelle preuve donnée par Ultimate Painting que la Bedroom Pop est un style musical tout aussi romantique que proustien.

Au final, cet album contient deux styles de morceaux. Le premier s'inscrit en plein dans cet univers de la Bedroom Pop. On se rappelle alors l'existence de Dylan Shearer, de certains Cass McCombs, Ducktails et autres Tomorrows Tulips (sans pour autant jamais donner dans la surf pop). Le second est plus proche d'une pop plus colorée, comme les Velvet le voulaient. Mais peu importe là où Ultimate Painting se situe, l'écoute de l'album révèle toujours une retenue pop qui brille par sa finesse.

Ultimate Painting est un album quasi-irréprochable. On ressort de son écoute en se disant que le groupe vient de parvenir à réaliser ce que d'autres groupes ont tenté de faire, sans succès. Je pense au dernier Tomorrows Tulips et Donovan Blanc, par exemple. Ultimate Painting est un album pour l'automne. On y sent le soleil chauffer doucement notre peau, on y voit les feuilles roussir et tomber petit à petit sur "Three Piers", on y ressent l'excitation des derniers rayons du soleil qui nous rappelle l'été passé sur "Ten Street". Ultimate Painting, c'est l'une des plus belles surprises Pop de l'année, et elle est anglaise !



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Article sur Donovan Blanc
Article sur le dernier Tomorrows Tulips

lundi 15 décembre 2014

LP Review: Doug Gillard - Parade On (Indie Rock)




Doug Gillard. Je vous le disais dans l’article sur Parkay Quarts, le mois de décembre s’annonce très chargé. Alors qu’il ne reste plus qu’une (grosse) semaine de critiques, le rythme va largement s’accélérer. Certains albums, qui mériteraient un Album Review complet, seront gratifiés d’un simple article. Parade On, le deuxième opus solo de Doug Gillard, est assurément un de ceux qui auraient mérité quelques lignes supplémentaires.

Doug Gillard a sans conteste l’un des CV les plus impressionnants de la toute la scène, ce qui se ressent indéniablement dans sa musique. Les influences y sont nombreuses, et la synthèse qu’il en fait est tout à fait brillanter. Membre de Guided by Voices, Death Of Samantha, Yuji Oniki, Gem, Cobra Verde, Richard Buckner, Children's Crusade, Starvation Army, My Dad is Dead, The Mice, Bill Fox, Zest Of Yore, Fence Lions, Stewart Pack, Nada Surf, et du The Oranges Band, Doug Gillard a de quoi puiser de nombreuses sources d'inspiration. Entre les refrains Power Pop et les phases de rock expérimental, Parade On est un album riche qui se décrypte au prix de nombreuses écoutes, à l'image de son premier album solo, Call From Restricted, paru en 2009.

Parade On est introduit par "Ready For Death" où on y entend les refrains du style D.I.Y. Teenage Kicks. Vient ensuite "Angel X" qui, sur une introduction plus proche de l’univers de Guided by Voices, est un morceau dynamique qui rappelle les origines de scène de Doug Gillard, l’Indie Rock. "Your Eyes" est l’un (le?) des titres les plus intéressants de tout l’album. Doug Gillard parvient à faire ce que Phoenix recherche en vain, tout en y ajoutant un refrain Power Pop qui rappelle son amour pour Cheap Trick. Comme tout bon album, Parade On trouve là sa chanson d’amour.

Même remarque sur "Your Eyes" pour "Upper Hand", ce titre d’Indie Pop est une petite merveille que toute la scène devrait envier. Ce titre fait apparaître le génie créatif de Doug Gillard qui place toujours ses notes là où on l’attend le moins. Et puis, "I Shalt Not Want", qui a tout de la ballade pop classique, opère une nouvelle variation avant que ne vienne "Come Out And Show Me", un titre de plus de 7 minutes, fait rare pour un ancien membre de GBV. La fin de l’album est un peu plus faible avec "No Perspective" et "On Target". Heureusement, "Parade On", le titre self-titled, vient renforcer notre impression Pop seventies façon The Boys, The Last et autre Radiators. Au final, on ressort de l’écoute de Parade On des étoiles plein les yeux. Ces 11 titres nous baladent dans tellement d’univers différents qu’on ne sait plus par où entamer une deuxième écoute.

En attendant justement que GBV entre au Rock and Roll Hall of Fame, cet album de Doug Gillard nous rappelle certains éclats du groupe, tout en s’éloignant suffisamment de son univers pour que l’on puisse apprécier sa valeur et se plonger dans son écoute sans comparaison malsaine avec Guided et son leader Robert Pollard.

Nul doute que Parade On passera en dessous de bien des radars. Doug est un personnage discret de la scène, et il faut dire que la multiplication des projets a toujours la suspicion de la critique (à raison). Pourtant, cet album est l'un de ceux qui font 2014. Après Call From Restricted, Doug délivre là son meilleur essai solo. Et le meilleur d'un ancien de Guided by Voices mérite nécessairement l'attention de tous.


(mp3) Doug Gillard - Your Eyes
(mp3) Doug Gillard - Ready For Death


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Album Review de Cool Planet (2014)
Album Review de Motivational Jumpsuit (2014)

vendredi 12 décembre 2014

LP Review: Jack White - Lazaretto (Indie Rock)




Jack White. La parution très tardive de cet article a de quoi surprendre. Lazaretto, son deuxième album solo, est paru en juin 2014 via Third Man Records. De dizaines de milliers de lignes ont été écrite sur le sujet, tout et n'importe quoi a été dit (une comparaison avec Bob Marley, really?) et vos écoutes sont consommées depuis bien longtemps. Dans le même temps, le vinyle de Lazaretto a battu le nombre record de ventes réalisé depuis le Vitalogy de Pearl Jam en 1994. C'est une excellente chose, Jack White parvient à réintroduire un peu de matériel et d'analogique dans un monde de la musique qui en manque cruellement (article à lire). 

Pourtant, c'est justement sur ce terrain que l'on peut reprocher à Lazaretto l'une de ses faiblesses majeures : l'album est comme surproduit et on perd souvent la spontanéité d'un Jack White qui a toujours détesté les sons trop électroniques et trop polis. Cela va sans dire, mais les quelques génies de la scène se détachent justement des autres grâce à leurs instinct hors pair, leur sens de l'intuition musicale. Lazaretto ne la fait pas franchement apparaître. Deux titres l'illustrent, "That Black Bat Licorice", une sorte de copie des Dead Weathers et "Just One Drink", weak dans de nombreux départements. Et puis, et c'est là le principal reproche que je ferai à cet opus, force est de constater que Jack White ne s'est pas réinventé. Blunderbuss avait été une superbe claque parce qu'il avait révélé un nouveau visage de Jack White, celui d'un crooner amoureux de l'Amérique du sud, de belles mélodies ensoleillées assenées à coup de bottleneck. On retrouve ce même esprit sur Lazaretto, dans un style légèrement moins puissant, et si le résultat est fort agréable, je ne saurai surement pas me contenter de cela de la part de celui qui a révolutionné le rock'n'roll. Jack White a su, à la fin des années '90, trouver le chemin nécessaire à la création d'un nouveau son. La dichotomie était alors simple : Hendrix avait marqué l'histoire de la musique car il avait inventé le son rock, et Jack White, 30 années plus tard, avait prouvé à toute la scène qu'il était encore possible de créer quelque chose de véritablement nouveau. Et c'est ce que l'on peut attendre de Jack White : des révélations. Ces mêmes révélations que l'on ne trouve pas sur Lazaretto.

Je passerai rapidement sur ce que contient l'album, sur ses inspirations, sa nouvelle coupe de cheveux et la finition brillante du A-Side du vinyle. Je me contenterai de relever que l'album a pourtant de nombreuses qualités. Premièrement, il parvient sans mal à créer un univers chaleureux qui nous conduit tout droit au comptoir d'un vieux saloon texan. Trop peu d'albums savent transporter son auditeur dans un tableau si point défini. C'est la touche Jack White par excellence. Deuxièmement, l'album est très mélodieux. Les morceaux insufflent un bon rythme, à l'image de l'introduction de "Three Women", ce qui a pour immense avantage de révéler le travail de recherche mélodique. Troisièmement, les titres sont parfaitement construits. Point de paresse dans le processus créatif de Jack White. Les titres ne se contentent jamais de quelques répétitions et les variations sont rarement là où on les attend. Quatrièmement, les textes sont touchants et sonnent l'heure de la vérité (voir "Would You Fight For My Love" qui pour le coup est assez surprenant). Jack White fait partie de ces rares songwriters à pouvoir nous faire rêver et réfléchir. Le nombre d'albums de cette catégorie en 2014 ? Pas plus de 5 ! Dernièrement, on trouve quelques moments de fulgurances qui font que l'on se précipite sur l'écoute de phases inimitables. Je pense à "High Ball Stepper" (qui aurait gagné à ne pas faire résonner cette sirène agaçante), au solo de "Lazaretto" ou à la douceur du précité "Would You Fight For My Love".

Malgré tout ça, Lazaretto n'est pas l'album coup de point qui suscite en nous des palpitations d'excitation. La parution très tardive de cet article n'a d'autres explications que ma bonne croyance dans le Jack White tout puissant. Peut-être avais-je manqué quelque chose, peut-être que la révolution n'était pas là où je l'attendais, il fallait donc que je m'en assure, sans me précipiter sur une rédaction trop hative. Au final, cet article est profondément injuste, car croyez bien que Lazaretto eut été encensé s'il était l'œuvre de l'un des 99% des autres artistes de la scène. Mais tachons de ne pas oublier que Jack White est l'un des musiciens les plus importants de l'histoire du rock'n'roll. 


(mp3) Jack White - Three Woman
(mp3) Jack White - High Ball Stepper


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Article sur Blunderbuss (2012)
Article sur Thee Maximators (façon White Stripes)

jeudi 11 décembre 2014

New : Big Star - Live In Memphis (Power Pop)




Big Star. Peu de groupes entrent dans mon Top 5 (duh'). Encore moins nombreux sont ceux de ce Top 5 qui n'ont que trois albums. Alors, lorsqu'un nouvel album live de Big Star paraît, un article s'impose.

Enregistré à Memphis le 29 octobre 1994, il aura fallu attendre le 4 novembre dernier pour qu'Omnivore Recordings soit le premier label a y prêter attention. Notons que Live In Memphis est le seul live de Big Star à avoir été entièrement filmé. Une version DVD est désormais disponible via Omnivore. Ce concert symbolise les dernières heures de la deuxième vie du groupe, entamée à sa reformation le 25 avril 1993. Jody Stephens, le batteur du groupe, explique d'ailleurs que cette deuxième aventure avec Big Star avait pour objectif de contenter avant tout les membres du groupe. La magie d'être ensemble avait justifié une reformation, et ça s'entend. Alex Chilton semblait y renaître.

On parle souvent d'alchimie dans la musique, d'une certaine magie que les groupes arriveraient à attraper par-ci par-là. On dit, également, que le romantisme se perd, et que les bastions de Power Pop constituent l'un des derniers remparts contre cette disparition. Il y a du vrai dans tout cela. Mais comment ne pas voir qu'il n'est rien de parler de magie sans évoquer Big Star ? Comment ne pas y voir la première incarnation de toute la peinture d'Ingres et de la littérature poétique de James Macpherson ? Big Star était avant tout une question d'émotions et de sentiments. Ce sont ces deux ressentis qui ont d'ailleurs conduit à la disparition du groupe, voir, à la mort de ses membres.

Alors certes, la qualité de l'enregistrement de ce live n'est pas souvent optimale. Mais comment résister à l'interprétation de tous ces morceaux de légende ? On y entend notamment une belle version du titre de Chris Bell, alors décédé, "I Am The Cosmos". "Daisy Glaze" nous rappelle à la profonde mélancolie d'Alex Chilton. La version de "September Gurls" y est particulièrement réussie où le son de la guitare est plus brut que sur la version studio. Pour insister sur le fait que les catégories musicales ne sont jamais que des étiquettes, et que Big Star est après tout l'un des plus grands groupes de rock de tous les temps, il conclut sur "Slut". Entre-temps, plusieurs titres sont d'une qualité bien moyenne, les voix ne ressortent pas, elles sont parfois fausses, et le son de la guitare est étouffé. En bref, vous l'aurez compris, la parution de ce live est plus un prétexte qu'autre chose afin d'évoquer Big Star. Il contient certaines partitions intéressantes, mais il serait inconcevable de débuter avec le groupe par cet album, ne serait-ce qu'à cause de l'absence du légendaire Chris Bell.

Big Star fait à mon sens partie de ces groupes qui sont essentiels à une éducation musicale. Comme Pavement, il permet d'ouvrir les perspectives de son auditeur. Surtout, la musique de Big Star est enchanteresse. Triste et mélancolique, sous couvert d'une Power Pop souvent catchy, elle laisse souvent apparaître l'agonie de ses protagonistes. C'est en cela que Big Star était un statement, à la façon du Hurt Me de Johnny Thunders. Une partie de l'histoire du groupe est contée dans le fabuleux documentaire Big Star: Nothing Can Hurt Me. Un immanquable, au même titre que ce groupe qui aura changé la perspective musicale comme peu l'auront fait.


(mp3) Big Star - I Am The Cosmos (live, 1994)
(mp3) Big Star - September Gurls (live, 1994)


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Article de présentation de Big Star
Article sur Chris Bell, ancien membre du groupe

mercredi 10 décembre 2014

Still in Rock présente : Nots (Riot grrrl)




Nots, c'est un groupe originaire de Memphis qui vient de faire paraître son premier album via Goner. La chanteuse du groupe n'est autre que Nathalie Hoffmann, la bassiste des Ex-Cult, à qui il faut ajouter Charlotte Watson (du groupe Manatees), et Laurel Ferdon (de Moving Finger). Après avoir fait paraître un premier EP, Dust Red, le groupe a sorti son premier essai le 11 novembre dernier. On y retrouve ce même esprit Garage Punk très brut. Enregistré par Doug Easley, lui qui a aussi bossé sur le Wowee Zowee de Pavement (!!!), avec Sonic Youth, avec Tav Falco, les Oblivians et Guided by Voices, cet album est une belle addition à une année 2014 qui aura définitivement laissé une place de choix à la musique Riot grrrl. 

Dans la tradition très direct des Slits (déjà citées dans l'article sur Priests...), la musique de Nots flirte constamment avec un Punk rentre dedans. En réalité, elle embrasse plus encore la mouvance nineties du Riot grrrl. Au final, la musique DIY des Nots a pour faiblesse d'être souvent trop homogène, mais on ressort indéniablement de l'écoute de We Are Nots totalement galvanisé. Les 26 minutes qui le composent nous rappellent la puissance all girl band des Liliput et autre Kleenex. Et puis, le groupe avoue lui-même sa volonté de créer une musique répétitive qui finit par s'inscrire dans notre ADN.

Fidèle à un vieux single du groupe ("Fix"), "Insect Eyes" introduit l'album sur des notes post-apocalyptiques qui suscite l'intérêt de l'auditeur dans les plus grandes proportions. Ce titre fait penser à la puissance des Courtneys, voir Black Tambourine. On y trouve quelques airs de Post Punk, un mélange des genres intéressant. Cette dichotomie réapparaît sur "Black Mold". Tous les codes du genre Riot grrrl sont respectés sur "Decadence" et "Reactor". Comment ne pas y entendre l'audace de Maggie Estep. Il est intéressant de constater le virage clairement opéré par Nots vers ce style de musique. Ses précédents singles étaient bien plus Punk, à l'image de "Dust Red". Pour autant, Nots y a conservé toute son énergie primaire, un mot qui revient constamment de ses interviews. Référence ou non à Lester Bangs (et son White Noise Supremacists), on trouve ensuite "White Noise", un titre logiquement plus noisy que les précédents. Comme pour marquer une rupture, le groupe délivre ensuite des sons plus électroniques sur "Televangelist" et "Talk Show". Le contraste est saisissant, c'est l'un des temps forts de l'opus.

Au final, je le disais en introduction de cet article, 2014 aura été l'année du retour en force du Riot grrrl, ce style musical né à Washington au début des années 1990 en réponse à la scène très masculine qui se développait alors avec les Brain Dead et autre Nation of Ulysses. Priests, Perfect Pussy, et Nots sont les trois fers de lance de ce mouvement qui, j'en prend le pari, va gagner la scène dans des proportions encore inimaginées.





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mardi 9 décembre 2014

LP Review : The Memories - Hot Afternoon (Slacker Pop)




The Memories. Alors qu'il a déjà fait paraître Touched by an Angel en 2014, via Burger, The Memories revient avec un nouvel opus nommé Hot Afternoon.

The Memories, c'est un groupe qui joue sur les clichés. Originaire de Portland, il cherche à exploiter tout le spirit de l'état où les "jeunes vont en retraite". Et il le fait bien. Jusqu'à présent, les membres des Memories enregistraient eux même leurs albums (3 albums et 7 EPs). Le résultat était très lo-fi et souvent inconstant. Mais cette fois ci, The Memories a fait appel à un ami afin d'enregistrer ces quelques morceaux. Cet ami n'est autre que Sonny Smith du groupe Sonny & The Sunsets. Les titres d'Hot Afternoon ont ainsi été enregistrés à sa maison, à San Rafael (Californie). Le résultat est incontestablement meilleur que celui des anciens opus. On y trouve le spirit des Memories exprimé d'une façon plus convaincante. Erik Gage et Kyle Handley, les deux membres de White Fang, viennent de produire de la belle pop qui se distingue clairement de leur premier groupe.

Hot Afternoon est un opus d'été. L'appellation de l'album colle parfaitement à l'univers que les Memories ont toujours défendu. Mais, force est de constater que cet album est plus varié que les précédents. Plus concentrée, la musique du groupe tire tout le potentiel de cette essence parfaitement paresseuse. L'album s'introduit sur "It Was A Hot Afternoon", le meilleur titre de l'opus. "Dad's Not Home" illustre fidèlement ce qu'est The Memories : un groupe un peu goofy qui fait ne s'encombre pas de milliers de sessions studio, au profit d'une musique plus évidente. Les titres les plus courts, "Cryin' Tomorrow", "Labour Of Love", "We Can Call It Whatever" et "Mine Tonight" sont particulièrement intéressants. Tous batti sur une structure très simple, ils finissent pas faire ressortir la touche Sonny Smith avec un brio pop qu'il est difficile de contester.

"I'm So High" est incontestablement l'un des temps forts de l'album. Titre le plus rythmé de l'album, les Memories y embrassent un côté plus Slacker Pop que sur ces anciens opus. Erik Gage fait une brève présentation de ses amis Memories avant d'attaquer la dernière partie de l'album. Le dernier titre, "Do You", est finalement une excellente illustration de ce qu'est Hot Afternoon : un moment chaleureux, chill, et sans prétention. Un moment dans lequel on se sent bien, entouré de sons familiers. Parce qu'il est easy going, pourquoi ne pas jouer à fond la carte des clichés ? C'est que les Memories font avec "True Love Will Find You In The End". En réalité, le titre est une reprise de Daniel Johnston, une des figures underground les plus influentes de la scène. Ce morceau est emblématique de tout ce que représentent les Memories : la recherche d'un bonheur très simple, ce qui revient constamment dans les paroles de tous ses titres.

En somme, cet album est plus consistant que les autres Memories. Erik Gage et Kyle Handley y ont regroupé de nombreux éléments qui font que cette musique un véritable guilty pleasure. On y trouve logiquement des paroles imbéciles, une musique simpliste centré autour de riffs répétitifs et des refrains par dizaines. C'est ce que devrait être tout bon album de pop indépendante. La bande à Burger, Gnar et Lolipop peut être fier de ces Memories là. Spiffy.


(mp3) The Memories - It Was A Hot Afternoon


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Article de présentation du groupe
Album Review du dernier Sonny & The Sunsets

lundi 8 décembre 2014

Anachronique : Love (Psych Pop)




Love était un groupe originaire de Memphis, formé en 1965 et qui (sous sa formation initiale) aura fait paraître trois albums. Il aura notamment donné naissance à la légende de son leader, Arthur Lee. Ce dernier, accroc aux drogues dures, fera et défera de nombreuses fois son groupe, avant d'affirmer être la réincarnation de Jimi Hendrix et de servir 6 années en prison. Mais Love était également le groupe de Bryan MacLean, le guitariste qui composera de nombreux hits de la formation. Au final, l'équilibre parfait ne durera que peu, mais il ne fait aucun doute que la magie de ces quelques années a été encapsulée dans les albums du groupe. 

L'année 1966 aura été marquée par la confirmation de grands noms, les Beach Boys avec Pet Sounds, les Stones avec Aftermath, Dylan avec Blonde on Blonde. Pendant ce temps, Love faisait son apparition, en toute discrétion. Il faut dire que le rock psychédélique commençait à se développer de toute part. D'autres groupes en faisaient une excellente exploitation en le couplant à des sons Garage, je pense à Count Five, aux Electric Prunes, et aux Seeds. De l'autre côté, des groupes s'en donnaient à cœur joie dans la pop psychée, avec bien évidemment The 13th Floor Elevators, mais également The Lovin' Spoonful  et le Chocolate Watchband. Et puis, l'expérimentation gagnait la scène, les Velvet faisaient paraître les deux singles "All Tomorrow's Parties" / "I'll Be Your Mirror", les Fugs explosaientt avec leur opus self-titled, sans compter sur Hendrix ("Hey Joe") qui expérimentait avec ses dents. 

Au final, Love demeure l'un des meilleures représentations du spirit des années 1960. L'écoute de cette musique fait immédiatement ressortir tous les fantasmes de l'époque, les premiers textes sur la drogue, les premières mélodies psychédéliques, et la mystification d'un leader charismatique. Le premier album du groupe, Love, parait en 1966. Il est enregistré entre le 24 et le 27 janvier de cette année là, au Sunset Sound Recorders, à l'abri d'une influence trop grande de tous les groupes précités. Il est souvent décrit comme étant un opus trop peu original pour véritablement exister aux côtés des deuxième et troisième albums. J'y trouve, au contraire, un LP très rythmé qui, sous l'influence des Byrds, rescelle de mélodies fabuleuses. Certes, Love ne peut prétendre à la puissance de l'album Pet Sounds des Beach Boys mais, dans un style parfaitement différent, Love y a introduit certaines des belles mélodies de la décennie.

Love laisse moins de place à la mouvance pop psychédélique que le groupe embrassera sur Forever Changes en 1967. Il n'en demeure pas moins que la force mélodique de cet album est supérieure à celle des albums ultérieurs. De plus, il est un album très important qui, probablement aussi parce que paru sur  Elektra Records, influencera plusieurs grands noms de la scène. Je pense par exemple à la guitare de "My Little Red Bookque Syd Barrett reproduira sur "Interstellar Overdrive".

"My Little Red Book" justement, le titre introductif, peut être tenu comme symbole de cette scène de l'année 1966. Sorte de Proto-Rock psychédélique, il marquera une partie de cette année charnière en ce qu'il affirme que le psychédélisme ne rime pas forcément avec un déconstructivisme musical forcené. Plus après, "No Matter What You Do" réintroduit ce même rock psychédélique, que l'on retrouvera aussi sur "Gazing". Dans un style similaire à celui de The 13th Floor Elevators (article), Love semble se ruer sur le refrain super entêtant. 

D'autres fois, Love donne dans une pop plus sereine. C'est le cas sur "Signed D.C.", l'hymne anti-drogue du groupe. C'est également l'une des créations les plus touchantes jamais composées par Love. 'Sometimes I feel so lonely', 'No one cares for me', une première phrase qui continue avec de résonner. Love fait également dans la ballade pop avec "Message To A Pretty". Quant à "Softly To Me", il aurait pu être un grand titre des Beatles. Rarement cité, ce titre est pourtant un petit miracle psychédélique. Il transporte avec lui tout un univers qui, à la Vanilla Fudge, s'impose toujours à nous.
Quant à "You'll Be Following", il fait partie de ces quelques morceaux qui, sans la voix d'Arthur Lee, n'aurait probablement que peu d'intérêt. Les Byrds avaient déjà tracé la route de ce genre de pop pre-psychée mais encore trop structurée. Pourtant, ces quelques minutes sont convaincantes, et pour cause, Arthur habite ce morceau avec détachement. "Colored Balls Falling" illustre l'état encore pre-psychédélique de la scène. La guitare fait une timide intrusion dans le morceau, avant de se dissoudre dans les dernières secondes. 

Au final, on ne sera pas étonné de constater que de nombreux titres de cet album parlent d'amour. L'album est rempli de ce sentiment béat qui colle parfaitement à la rondeur du son de Love. La basse y est particulièrement profonde, un exemple pour tous les musiciens à la recherche de chaleur musicale.

Pour ne rien bouder de notre plaisir, avouons que l'article serait bancale sans avoir citer plusieurs titres des albums suivants. Par exemple, "Stephanie Knows Who", sorte de réponse très Jazz au "Stephanie Says" des Velvet, et "She Comes In Colors", sont deux beaux morceaux de Da Capo (1967). On y trouve également des compositions très sincères, comme sur "Orange Skies". J'insiste particulièrement sur ce titre tant je pense qu'il est l'un de ceux qui gagnent le plus à être écouté. Il faut aussi donner un peu de son attention à "The Castle" qui a tout du morceau enchanteur, avant que "She Comes In Colors", le titre qui a inspiré "She's A Rainbow" des Rolling Stones, ne viennent boucler la boucle. Mais l'album est avant tout marqué par "Revelation", titre de 19 minutes (quasi inédit pour l'époque).

Forever Changes est bien plus fidèle au mouvement hippy. La production y est encore plus soignée que sur les deux premiers albums. "Alone Again Or ?" laisse déjà transparaître le mystère qui plane sur cet album. D'où viennent ces sons de flamenco, que signifient ces paroles ? "Bummer In The Summer" est un autre single inévitable de Love.
La douceur du très bedroom Pop "The Red Telephone" constitue également une pièce discrète mais essentielle de la discographie du groupe. Même remarque pour "The Good Humor Man He Sees Everything Like This". L'album semble en cela plus proche du Revolver des Beatles que jamais. Une fois encore, ces deux albums sont constamment encensés, et il est évident qu'ils méritent bien plus que ces quelques lignes. Mais Love fait à mon sens partie de ces groupes dont il faut commencer l'écoute dans l'ordre chronologique, je ne saurai trop insister là dessus. 

Au final, l'année où Lennon affirma que les Beatles étaient
 "plus populaires que Jésus" a de multiples facettes à découvrir. Love en est une. Est-ce que "Michelle" méritait véritablement le titre de meilleur morceau de l'année 1966 ? Pas si sûr... 


(mp3) Love - My Little Red Book (1966)

(mp3) Love - Signed D.C. (1966)
(mp3) Love - No Matter What You Do (1966)


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