jeudi 23 février 2012

Real Estate en Session World Cafe (Indie Pop)




Real Estate. Certes nommée par StillinRock détendeur de la plus belle pochette de l'année, je n'avais, en 2011, pas daigné trop vanter les mérites de cette formation originaire du New Jersey.

Faites d'Indie Pop lancinante et fort bien travaillée, Real Estate parvient parfois à saisir la magie d'un son pastel, là ou il échoue d'autres fois. On apprend, dans cette session NPR, la peur qu'a le groupe de perdre le son qui l'a fait connaitre, preuve de la fragilité d'une musique tout en subtilité, façon Youth Lagoon. Ce sont les amateurs des Drums qui aimeront Real Estate, les puristes à la recherche d'une mélodie minimaliste et répétitive. Attention toutefois, le premier cité est d'un niveau bien plus élevé que nos artistes du jour, eux qui ont trop tendance à se perdre dans un lo-fi insignifiant. Il convient de ne pas s'y tromper, ce lo-fi de Real Estate produit également des merveilles, j'en veux pour preuve la version de "In My Car".

Sur des bases évidentes de beach-pop, Real Estate rend compte de la nostalgie des formations propre aux années 90 tout en n'oubliant jamais ses années 60 fétiches. "Days" est un album à écouter, ses richesses se révèlent délicatement, doucement. Les vagues du titre "Easy" parviennent, sur cette cession NPR, à capturer toute l'attention de son auditeur, ou plus exactement à lui ôter toute possibilité de concentration. C'est là toute la contradiction d'écouter Real Estate, un groupe fascinant qui déçoit pourtant. Ou plutôt, un groupe décevant qui fascine. Quoi qu'il en soit, cette session NPR est très largement réussie. Et après tout, si c'était leur marque de fabrique ?





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mercredi 22 février 2012

Third Man Records : Jack White & Tom Jones - Evil (Blues Rock)




Tom Jones. Jack White. Ce que je vous propose là, les amis, est de la grande musique, du grand rock comme il s'en fait trop peu. Une fois encore, Jack White démontre que ce à quoi il touche se transforme en or. Il faut dire qu'il est, au cas d'espèce, fort bien aidé.

Tom Jones, 71 ans et toutes ses dents (à vrai dire, faut-il vraiment le savoir ?), est l'un des artistes britanniques le plus connu au monde. Plus de 100 millions d'albums vendus dans le monde, près de 40 opus, élu artiste du millénaire par plusieurs journalistes, bref, une présentation à couper le souffle. Alors, lorsque vous rajouter à cette collaboration Patrick Keeler, le batteur des Raconteurs, et Carl Broemel, guitariste / saxophoniste de My Morning Jacket, le tout atteint des sommets très hauts placés.

Le titre interprété par ces joyeux lurons est "Evil", créé par le groupe Howlin' Wolf, dont le guitariste Hubert Sumlin est décédé le 4 décembre dernier. À 1min40 apparait une guitare qui vous rappelle que le rock fait plus que toute autre musique vibrer votre coeur. À 2min50, c'est la batterie et les cuivres qui laissent présager l'arrivée d'un riff absolument destructeur. Le final ne pouvait être qu'à la hauteur de ce titre d'exception, il l'est.

Le 19 mars, un nouveau titre issu de cette collaboration sera révélé. Il se murmure que Jack Lawrence, bassiste des Raconteurs et Dead Weather, sera de la partie. Le Blue Series de Jack White, volonté de faire coexister le rock et d'autres genres musicaux, n'a pas fini de faire parler de lui. Comptez sur moi pour vous informer de chaque nouveau titre, il est rare d'être confronté à une telle qualité.


(mp3) Tom Jones & Jack White - Evil



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lundi 20 février 2012

Video : The Drums - Days (Indie Pop)




The Drums. Lorsque le douzième meilleur titre de l'année 2011 est doté d'une vidéo, Still in Rock fait un article, rien de plus logique. Lorsque cette même vidéo est d'excellente facture, Still in Rock s'émeut, une logique tout aussi implacable.

Produites par Patrick Roberts, ces 4min30 d'un esprit très minimaliste représentent à elles seules l'évolution du groupe. Du même esprit que le clip de "Money", c'est, à l'image de la pochette de Portamento, un univers noir et intrigant dans lequel le groupe nous entraîne. Qu'il est loin le temps de "Let's Go Surfing", la pop des Drums est à présent travaillée à la perfection, chaque sonorité semble pesée, se trouver à sa juste place. "Days", meilleur titre de leur récent "Portamento", est ce qui se fait de mieux en matière d'indie pop, une production minutieuse au service d'une mélodie catchy et progressiste.

Alors, sur ces quelques mots délivrés à l'occasion du classement des meilleurs albums de 2011, je vous laisse profiter de ces images qui bougent, rappelant à notre mémoire ce splendide opus : "L

es Drums ne volent pas le statut de meilleur album pop de l'année, loin s'en faut. D'une subtilité peu commune, "Portamento" est l'apologie du sens du détail. Si les Drums sont les musiciens les plus post-hipsters de la scène mondiale, leur musique est à elle seule le modèle pop qui devrait guider les autres formations. L'équilibre parfait, obsessionnel."





(mp3) The Drums - Days




vendredi 17 février 2012

Video : Bon Iver en Session Jagjaguwar (Post Folk)




Bon Iver. Il m'aura fallu attendre quelques semaines pour évoquer à nouveau cet absolu génie, ce après quelques lignes bien élogieuses et fort sincères :


" Génie, prodige, virtuose. Bon Iver est un phénix, un artiste exceptionnel dont les qualités ne peuvent avoir commun pareil. "Bon Iver" (album) est lui aussi phénix, une mythologie qui vivra des siècles durant et renaitra de ses cendres. Si le phénix est également une constellation de l’hémisphère austral, cet opus crée à lui seul une constellation où perfection et musique sont meilleurs amis. Cet album fait croire à ce qu'il y a de plus mystique dans la musique, il la transcende et élève son pouvoir le plus divin en des sphères plus hautes encore. Il doit être vécu telle une chance de s'extraire de son fort intérieur. La palette de couleurs contenue dans ce "Bon Iver" est non seulement infinie, mais elle en crée plus encore de nouvelles plus resplendissantes que jamais. Un opus qui marquera votre vie. "


(voir classement albums 2011).




Notre virtuose est donc de retour, après deux Grammy Awards bien mérités, avec une incroyable session Jagjaguwar, ce label qui ne cesse de monter. Enregistrée le 16 octobre 2011 et diffusée seulement aujourd'hui, cinq titres sont à l'honneur : "Hinnom", "Wash", "I Can't Make You Love Me", "Babys", et "Beth/Rest". On reconnaitra donc des titres tirés de "Bon Iver", "Blood Bank" et une reprise de Bonnie Raitt, chanteuse américaine de blues.

Le lieu où fut enregistrée la session, le AIR Studio, est un bâtiment qui était à l'origine une église puis une école missionnaire, conçu en 1880 par le grand architecte victorien Alfred Waterhouse (concepteur de la Natural History Museum). En duo avec Sean Carey, l'un de ses bras droits, ressort de ces presque vingt-cinq minutes une beauté peu commune, un moment d'exception qui marque d'ores et déjà ma culture musicale. Les titres font l'objet d'un splendide travail de réinterprétation, Bon Iver capture la magie de chacun d'eux pour former d'autres moments sans égal. Lorsque le génie de son album rencontre le génie d'une interprétation sans faille, le résultat est l'un des plus beaux qui nous ait été donné de voir.

L'intensité dramatique de chacun de ses morceaux est impensable, la voix de Justin Vernon, comme à son habitude, touchée par une grâce divine. Quant à l'orchestration, entre romantisme et expérimentation, la confusion des genres vous transmet des vagues de frissons, vous donnant une raison de vivre.

L'histoire de la musique s'inscrit sous nos yeux, nos arrières petits enfants reconnaîtront en Bon Iver le génie d'un homme qui aura définitivement gravé son nom parmi les plus grands. Cette vidéo est, fort simplement, la preuve que la musique est le plus beau de tous les arts.




(à écouter au casque sinon rien)


En exclusivité pour vous les amis :



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Album Review de "Bon Iver"
Classement des meilleurs albums 2011, Bon Iver #1

Chairlift en Daytrotter Session (Pop Electronique)




Chairlift. Je souhaitais, chers amis, opérer un petit focus supplémentaire - à l'article du 24 janvier dernier - sur cette formation qui vaut véritablement le détour. À défaut d'opérer, comme chaque vendredi, un Album Review, voici un article qui je l'espère saura vous ravir.

En session Daytrotter le 13 février dernier, j'ai été agréablement surpris de constater qu'en l'absence même d'un travail studio que je croyais essentiel, Chairlift parvient à produire une musique tout aussi entrainante. Le titre "Sidewalk Safari", l'un des deux meilleurs de l'album, est, je crois, le révélateur le plus intéressant. Alors que la version album, je le disais, "fait des merveilles, une vague de joie et autre guitare lo-fi qui nous envahi, un morceau fait de soleil avec sincérité", cette version plus acoustique recèle de tout autant de richesses. Le titre "Ghost Tonight" n'est également pas en reste. La voix de Caroline Polachek y est délicieuse, une pop tout juste gazéifiée, un moment passé en sa compagnie tout à fait à part. Accompagnée d'un thé anglais et autre sucrerie, la musique de Chairlift fera le reste. Sur ce, chers amis, bon week-end à vous.


jeudi 16 février 2012

Valeur sure : The Kills - The Last Goodbye EP (Indie Rock)




The Kills. Alison Mosshart et Jamie Hince sont de retour, eux, auteurs d'un dernier opus, "Bood Pressures", sorti en avril dernier.

"The Last Goodbye", titre tiré de cet album, fait l'objet d'un nouvel EP du même nom. Tout droit tiré des années 50, je disais lors de l'Album Review qu'Alison y fait état de "sa plus belle voix grave pour accompagner un piano qui semble être resté des lustres sous la poussière d'une vieille église. Une chose est sure, Alison dispose d'une voix splendide comme jamais nous l'avions entendu". La vidéo de ce titre, tout récemment sortie, est fort réussie.

Si les qualités de ce titre n'en demeurent pas moins présentes après quelques mois, les trois autres titres de l'EP méritent notre attention. "Pale Blue Eyes" marque pour sa part un tournant à la moitié de sa durée, la guitare de Jamie Hince donne une nouvelle couleur à un titre résolument novateur. "One Silver Dollar" est un titre plus classique de la trempe du dernier opus.

Surtout, la raison de cet article, est le dernier titre présent, "Crazy", une petite merveille. C'est tout en sensualité qu'Alison nous délivre un titre prodigieux, une perle d'indie rock acoustique. Splendide. Ce titre vous colle à la peau, impossible de passer à côté, il réveille en vous les instincts les plus milieux. Quelle voix, mais quelle voix. Suave et langoureux, The Kills étoffe un peu plus ses directions musicales, on ne peut qu'apprécier.







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mercredi 15 février 2012

Live Review : Tennis au Point Ephémère (Indie Pop)




Tennis. Un premier article le 15 juillet 2010, quelques autres depuis, Tennis est définitivement une formation que Still in Rock apprécie, non seulement pour sa discrétion, mais aussi et surtout pour sa pop music très année 60', lo-fi et envoutante, dream-pop comme il s'en fait peu.

" Une femme et son mari, respectivement Alaina Moore et Patrick Riley. Ce couple nous vient de Denver, fait suffisamment rare (voir exclusif) pour être signalé. C'est après avoir fait des économies que nos deux amoureux se décident à acheter un voilier. Ils vont ainsi naviguer pendant 8 mois, période durant laquelle ils vont également écrire leur premier album, "South Carolina". Quelle belle histoire pour une si belle musique ".

Joyeux et ensoleillé, ce groupe est capable de produire une musique dont les versions albums révèlent richesse et travail de précision. J'attendais donc leur live au Point Ephémère avec impatience. Lorsque Alaina et Patrick arrivent sur scène, après un groupe en première partie simplement hors sujet, mauvaise interprétation de Jamie XX et James Blake, une synergie est immédiatement créée.

C'est muni d'un nouvel opus, "Young And Old", que le groupe introduit son live. Patrick Carney, batteur des Black Keys et producteur de l'album, fait ressentir son influence, une musique riche et pleine de référence historiques. Très vite, la pop vintage de Tennis séduit son auditoire, cette musique répétitive est délicieusement délivrée, la guitare lo-fi de Patrick Riley et la voix enrobée d'Alaina forment un tout suave et mélodieux. Les titres s'enchainent alors avec efficacité, le public sautille, se trémoussent, rien ne va plus, c'est la folie à bord. Puis, c'est une musique plus planante qui nous parvient, nous sommes alors envahis des effluves d'une voix idyllique, nous sommes conquis, charmés.

Une véritable bulle hors du temps se forme, chacun se retrouve face à lui-même, ses souvenirs, ses envies. Tennis, je dois l'avouer à mon étonnement, transit son public en fanatique de sonorités fleuries, façon Puro Instinct. Vint ensuite un essai plus jazzy, un inédit, titre plein de promesses.

Le constat s'impose, Tennis, après un rappel de toute beauté, a su transcender son "Young And Old", un album qui pourtant ne m'avait pas convaincu. Après avoir vécu cette expérience live, l'opus résonne de façon résolument différente, cette beach-pop illumine votre journée. Le fuzz de leurs morceaux résonnent en live comme jamais, et je persiste à croire que l'extraordinaire lieu qu'est le Point Ephémère y est pour quelque chose. Parce que je ne peux m'en empêcher, Tennis, ce soir-là, était le Jimmy Connors de la soirée, le show fut à la hauteur de nos attentes, et plus encore.



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lundi 13 février 2012

Concert à Emporter : King Krule - Baby Blue (Blue Wave)




King Krule. Ah ... ! Déjà 1 mois sans l'évoquer, on commençait à se sentir mal. Fort heureusement les amis, j'avais gardé sous la main une vidéo du jeune prodige, un concert à emporter du titre "Baby Blue".

Si Archy Marshall a composé son premier morceau à 8 ans, ce dernier décrit désormais sa musique comme de la Blue Wave, post-pop / post-rock planant agrémenté de jazz et autres dupstep. Le titre "Baby Blue" fait la synthèse de ces deux informations. Composé alors qu'il n'était encore que Zoo Kid, il est jouissif de savoir que ces quelques titres d'alors ne tomberont pas en désuétude, le génie est tel que le gâchis eut été de taille.

"Baby Blue", à l'image du premier "Out Getting Ribs", est un titre fait pour vous hypnotiser. Tournée à l'occasion du festival de Pitchfork, tout comme le fut celle de Wild Beasts, cette vidéo est une nouvelle preuve de cet extraordinaire instinct musical. Une merveille minimaliste.

vendredi 10 février 2012

Album Review : Django Django - Django Django (Electro Folk)





Album Review : Django Django

"Django Django"



Django Django. Ce groupe, c'est un quatuor originaire de Londres mais Irlando-Ecossais, une rencontre à la Art School d'Édimbourg, un album écrit dans la chambre londonienne de leur producteur, et leader, et batteur, David Maclean. Cet opus, "Django Django", c'est un ensemble excentrique, un vaste chantier de pop-folk électro où psyché et expérimental viennent très agréablement se lier à l'histoire. Véritable peinture, les couleurs primaires de la folk semble s'y être mélangée avec leurs copines électroniques plus pastel.


Django Django a fait paraitre son premier album self-titled le 30 janvier dernier. Produit par l'excellent label Rough Trade, l'opus joue de différents styles musicaux et assumé un style décalé. La grande force de Django est de faire sonner ses morceaux comme nuls ne la déjà fait, il semble emprunter aux grands noms de la folk et du rock américain pour n'en extraire que la substanfique moelle, production hybride irréprochable.


Cette production minutieuse me rappelle parfois le fabuleux "Déjà Vu" de Crosby, Stills, Nash & Young, tant chaque titre fait état d'une production peaufinée à l'extrême. L'omniprésence des percussions constitue le véritable fil rouge de l'opus, le groupe y voit lui "la créativité, l'expérimentation et la quête d'un nouveau son". Les mélodies sont non seulement toutes d'une justesse étonnante, mais aussi, la structure des titres étonnent pour donner à son auditeur ce qu'il attend de chaque seconde de l'album. Place à la critique détaillée.



  • Introduction : Une épopée musicale très western pour introduire un album à la hauteur de ce premier contact de haut vol. La puissance de ces deux minutes laisse présager un album qui vous emporte avec lui sans jamais vous laisser retomber.

  • Hail Bop : Titre inscrit dans la pleine continuité du premier, "Hail Bop" étonne dès ses premières secondes par l'extraordinaire qualité de sa production. Lorsqu'à la deuxième minute apparaissent les voix en quatuor pour la première fois de l'album, on comprend immédiatement que les 45 autres minutes de musique devant nous vont être jouissives, et plus si affinité.

  • Default : Rythme dévastateur, excellente production, "Default" est définitivement le titre qui s'impose avant tout autre. Je vois de grandes choses pour ce titre, très grandes. Django Django nous illumine d'une fraicheur toute nouvelle, le meilleur titre d'électro Folk depuis des lustres.

  • Firewater : La voix du chanteur est différemment mise en valeur, plus encore en avant, le changement d'octave à la 45ème seconde suffit à faire de "Firewater" un morceau génial. Seulement voilà, le reste de ces 4min50 est lui aussi à la hauteur d'un groupe qui est promis à beaucoup.

  • Waveforms : Les choeurs y sont splendides, entêtants, "Waveforms" représente l'excellence du titre capiteux qui ne révèle ses richesses qu'après plusieurs écoutes. Sur fond électronique, Django Django fait battre nos coeurs avec passion.

  • Zumm Zumm : "Zumm Zumm" dans nos oreilles, "Zumm Zumm" dans nos corps. Toute la réussite du titre se trouve à la 55ème seconde, lorsque Django Django commence à nous faire sautiller bêtement. Ce titre, le plus long de l'album, se révèle ensuite non seulement très riche, mais aussi très bien construit.

  • Hand of Man : "Seat down and talk to me". L'influence de Crosby Steve Nash and Young est ici évidente, "Hand of Man" puisse au plus profond de la folk pour un résultat dont les Fleet Foxes n'auraient pas boudé la paternité.

  • Love's Dart : Une merveille, bijou, œuvre maîtresse du groupe, trésor artistique. Ce titre est délicat, les voix y sont distillées avec amour.

  • Wor : Titre progressif aux allures égyptiennes, il est la traversée des pyramides comme une course poursuite à chameaux (on y croit), un titre ensoleillé et doté d'une pop énergique. "Wor" vient faire écho à l'introduction et les sirènes viennent nous prévenir de la fin imminente de l'opus, profitons pendant qu'il est encore temps.

  • Storm : Django, avec une force identique, nous délivre un nouveau titre où les voix en choeur et échos viennent structuré une orchestration inventive.

  • Life's a Beach : Jeu de mots pour le titre et jeu de guitares rieuses pour la musique, ce titre égaye trois minutes durant votre journée. Une fois de plus, le rythme du titre vient donner une belle consistance à un titre recherché.

  • Skies Over Cairo : Titre instrumental où sonorités orientales sur musique électronique viennent vous faire découvrir l'Égypte ancienne.

  • Silver Rays : Un beau final, "Silver Rays" est un condensé de cet opus de qualité, la folk électronique de Django Django y exprime toute sa richesse.



Cet album possède la marque des grands, il vous laisse béant, pantois. La première écoute surprend incontestablement, la seconde commence à enivrer l'esprit, lorsque les suivantes vous rendent absolument féru de chaque titre présent sur cet opus. Plus les écoutes passent, et plus j'y retrouve la folie des Gush, ces franchies pleins de ressources. Jamais la tension ne redescends, jamais le voltage de l'album ne s'écarte du Point Godwin.


"Django Django" est un album sans faille, chaque titre est à sa place, la maquette divinement bien faite. Certes, il eut été possible de réduire le nombre de morceaux à 10 (toujours ce même leitmotiv) sans dénaturer l'album, mais après tout, pourquoi se priver de trois perles supplémentaires ? Cet opus marque d'ores et déjà 2012, nul ne doute qu'on entendra rapidement parler de cette formation extrêmement prometteuse. Chers amis je vous laisse, sur ces quelques mots du producteur, déguster l'album à votre guise.



" La musique, c'est quelque chose de tellement fou, de tellement vaste et varié que l'éclectisme est pour nous la seule voix envisageable. " (David Maclean).






Note : 8,1 / 10 (barème)



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jeudi 9 février 2012

Video : Bear Hands - High Society (Indie Rock)




Bear Hands. Et dire que mon dernier article sur ce groupe génial remonte au 27 janvier 2011, lorsque je les interviewais. Quelle honte.

Bear Hands, c'est le 7eme meilleur titre de 2010 (ici), ainsi que le 5ème meilleur album de cette année-là (ici), place d'Arctic Monkeys en 2011. Si l'envie d'écrire ce billet m'a pris ce matin, c'est que Bear Hands est de ce genre de groupe qui emporte une très large adhésion dès la première écoute, un peu à la façon de Foster The People dont je gage que les fans adoreront la formation du jour. La fréquentation de Still in Rock étant en flèche, j'en profite donc pour vous rappeler la douce mémoire de cette formation, malin. Seulement voilà, alors que Foster The People connait à présent un succès fulgurant (on se rappelle avec nostalgie le premier article sur Still in Rock lorsqu'ils étaient inconnus), Bear Hands n'a clairement pas connu le même engouement. Est-ce pour autant bien grave ? La question ne saurait véritablement se poser, une différence de marketing ayant fait les choses telles qu'elles sont, et osons les mots, Bear Hands est de toute façon meilleur que Foster The People. Fans de MGMT, accrochez vous aussi vos ceintures.

"Burning Bush Supper Club" est un album qui recèle de mille merveilles, en atteste cette dernière vidéo de leur titre "High Society". Rythmes implacables, mélodies parfaitement trouvées, voix entêtantes, tels sont les principaux atouts d'un groupe capable de très grandes choses. Lo-fi et power-pop sont des termes qui à ne pas en douter, tel un mélange bien hybride, composent les influences du groupe.

Je profite de ce billet pour réitérer ces quelques mots, "nul ne doute (sauf tous ceux n'ayant jamais écouté l'album, c'est-à-dire quasiment tout le monde) qu'ils ne tarderont pas à conquérir le monde. Un album pareil c'est quelque chose de rare, très rare."






Ah oui, et aussi, ne passez surtout pas à côté de ce concert à Brooklyn dont l'article Still in Rock se trouve ici.