lundi 30 mars 2015

7inch: La Luz / Habibi (Indie Pop)




La Luz / Habibi. C'est dans le cadre du Volcom Entertainment Vinyle Club, sorte d'abonnement qui donne droit à recevoir des 7inch exclusifs, que deux groupes de la scène se sont alliés afin de donner le meilleur d'eux-mêmes : La Luz et Habibi. Les titres que ces formations délivrent sont tout deux très bons, et, dans un style différent, nous régalent de quelques belles mélodies. Difficile de dire lequel est meilleur que l'autre. Sobre et efficace, ces quelques minutes de pop nous rappellent, une fois encore, que rien ne vaut la grande et belle simplicité.

Rien à dire, "I'll Be True", interprété par La Luz, est un très bon morceau de pop qui emprunte agréablement quelques sonorités de surf music. La guitare et la voix de Shana Cleveland nous prennent par les sentiments. Charmeur et envoutant, ce titre à de belles soirées d'été devant lui. Le passage instrumental du final est parfaitement dosé, voilà une maitrise pop absolue. On comprend facilement pourquoi, à l'occasion de son interview avec Still in Rock, The Resonars nous avait confié son amour pour La Luz.

La face B est "Misunderstood", le titre d'Habibi. Plus rythmé, plus brut avec un léger aspect garage et plus rock'n'roll, voilà qu'il fait aussi très bien le travail. Les voix d'Habibi produisent toujours le même effet que sur leur single "Persepolis" lorsqu'elles sont si joliement mises en chorus. En bref, ce split de Volcom, 41ème de la série, est une franche réussite. Allé, pour le plaisir, quittons-nous le temps d'une journée avec une vidéo de La Luz, titre "Big Big Blood".







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jeudi 26 mars 2015

Single : Peach Kelli Pop - Plastic Love (Bubblegum Pop)




Peach Kelli Pop revient en force. Le premier article Still in Rock sur cette artiste originaire d'Ottawa date de décembre 2012. A l'époque, elle faisait paraître son deuxième opus et le titre "Dreamphone" lui servait de super premier single. Depuis, son nom a été référencé dans une vingtaine d'articles, dont ceux sur Sauna, les Silkies, Habibi ou encore récemment Winter, preuve que Peach Kelli Pop est une artiste qui marque les esprits.   

La revoilà enfin avec du nouveau. Un nouveau single vient d'apparaître sur la toile, il se nomme "Plastic Love" et laisse place à la même énergie Bubblegum Pop que celle à laquelle elle nous a habitué. Ce titre s'évertue à décrire le désastre de tomber amoureux de la mauvaise personne. Très sugary, comme elle dirait, voilà une petite pièce pétillante au milieu d'une scène qui recherche souvent un son toujours plus loud.

Il y a quelques jours à peine, Peach Kelli Pop était l'invité du cinquième épisode du Lolipip Connection Podcast (dont elle a réalisé le jingle). Elle en a logiquement profité pour donner quelques informations sur la sortie de son prochain LP. Ce dernier, intitulé III, verra le jour le 21 avril. Pour cet album, Peach Kelli Pop a accepté de faire rentrer d'autres musiciens avec elle en studio. L'objectif affiché est d'obtenir un son plus abouti dont on pourra bientôt juger du résultat. D'ores et déjà, comment ne pas voir que "Plastic Love" est à la hauteur de ses meilleures créations ?!

Peach Kelli Pop a également annoncé une tournée imminente dans toute l'Amérique du Nord. Espérons que la scène la porte suffisamment pour qu'elle puisse venir nous rendre visite en Europe. 



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mercredi 25 mars 2015

Still in Rock présente : Cal and the Calories (Punk)




Cal and the Calories. Musclons un peu les débats. Un p'tit groupe de Punk sur Still in Rock, ça faisait longtemps. Cal and the Calories, c'est un groupe originaire d'Urbana dans l'Illinois. S'il n'en est encore qu'à ses débuts, il a déjà quelques faits d'armes à son actif. 

Cal and the Calories a récemment fait paraître deux titres via Rat King Records. Le premier, "Plop", rappelle le Punk primaire des seventies. Mais c'est surtout "Splish Splash (Bobby Darin)" qui retient notre attention. On y retrouve toute la nonchalence des meilleurs morceaux de Punk. Splish Splash s'en donne à cœur joie, du Punk de gentils pour les gentils. Pour la petite histoire, il semblerait que le groupe Lumpy and the Dumpers ait rejeté les quelques morceaux présenté par Cal and the Calories, parce que "too poppy". Et c'est justement ce qui est si bon dans la musique du groupe, la bonne humeur apparente qui accompagne toujours une musique sale et noisy.

Cal and the Calories a depuis fait paraître un nouveau titre pour un split avec Midnite Snaxxx. "Bastard In A Yellow Suit", paru en octobre dernier via Total Punk Records, a tout du vieux morceau de punk pas vraiment dépoussiéré.

Inscrit en plein dans une autre époque, dont il n'est pas impossible qu'elle soit en fait celle des nineties à Washington, Cal and the Calories revendique son Punk de l'Illinois auquel il ajoute ses mélodies, un peu slacker et bien jouissives. Alors, vous voulez votre propre K7 de Cal and the Calories ? C'est simple, appelez Cal au 618-477-2745. Pour de vrai. 


(mp3) Cal and the Calories - Splish Splash (Bobby Darin)


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mardi 24 mars 2015

EPs: Alex Calder Demos 2014 / 2015 (Spectral Pop)




Alex Calder. Hier, Alex Calder a posté le message suivant sur sa page Facebook : "Here's some demos off of the new record I've been working on. Record will be done soon. Penis fire!". Je profite ainsi de ne pas encore avoir écrit d'article en 2015 sur cet artiste d'exception pour faire paraître quelques lignes sur ces fameuses démos. 

Composé de six morceaux, Alex Calder Demos 2015 ne surprendra pas les fins connaisseurs. Toujours dans ce même univers de pop spectrale qui laisse présumer l'arrivée des body snatchers, ces titres sont une nouvelle occasion de se rappeler à quel point son opus éponyme, paru sur Captured Tracks l'an dernier, est une merveille du genre. Alors, on se laisse accrocher par "Garretts Basement", un titre plus rythmé que les autres. qui, pour la première fois, donne un peu d'espace à des sonorités tropicales. La force d'Alex Calder est d'arriver à nous émerveiller de la moindre variation, ce qu'il fait avec brio, une fois encore. "End of Time" reprend la problématique de son tout premier EP avant que "Bend" ne fasse ressortir une dernière fois un son de guitare super jangle pop. 

Un mois plus tôt, en février dernier, Alex Calder faisait paraître Alex Calder Demos 2014, à mon sens un cran dessus des démos de 2015On y trouve un morceau à inscrire parmi les tout meilleurs : "Media Man", une création particulièrement lymphatique qui se rapproche de ses toutes premières créations. Attention toutefois, Alex Calder continue de jouer la confusion avec son autre projet sobrement nommé Mold Boy. "Media Man" est en effet paru en octobre dernier sur son EP Floater. Vient ensuite "Beguine", titre qui aurait pu être de Strange Dreams. "Out of Tune", toujours façon Sade endiablée, est lui aussi un des meilleurs titres de toute la discographie d'Alex Calder. On retrouve enfin "Fade" et "The Sounds" qui étaient tout deux sur l'EP Fade de Mold Boy. Mais force est de constater que l'écoute suscite toujours le même plaisir.

Alex Calder continue d'être cet artiste qui réalise le sans-faute, un véritable pilier qui, dès qu'il fait paraître quelques titres, nous régale forcément de magnifiques créations. Roi absolu de ce que je qualifierai de Pop Spectrale, Alex Calder a déjà marqué les deux années écoulées, et je ne doute pas qu'il fasse de même en 2015. Un peu à l'image de cette photo qui illustre l'article, on se prend à s'imaginer un Alex Calder affalé sur son canapé et qui compose ses morceaux avec une facilité concertante. Simple image ou réalité, le fait est que le résultat est toujours à la hauteur de nos espérances.




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lundi 23 mars 2015

Anachronique : The Soft Boys (Alternative Punk)




The Soft Boys était un groupe originaire de Cambridge formé en 1976 et mené par Robyn Hitchcock. Il fera paraître deux albums studios, A Can of Bees (1979) et Underwater Moonlight (1980) avant de se séparer dû à un manque de succès. Pourtant, le groupe s'était rapidement produit en première partie d'Elvis Costello et des Damned (article). Composé dès 1977,  A Can of Bees ne verra le jour que deux années plus tard, à cause de plusieurs désaccords artistiques avec son label de l'époque. The Soft Boys parvient ainsi à encapsuler une partie de ce qu'était le punk anglais, sans pour autant tomber dans la caricature des Sex Pistols. Le deuxième album est plus pop, jouant même sur le terrain de la Power Pop que Still in Rock chérit tant. Pourtant, c'est bel et bien le premier opus du groupe qui retiendra notre attention, car plus franc, plus percutant, et plus novateur. 

Sur une tendance Proto Punk, A Can of Bees est un album qui sert en réalité de support à de nombreux styles de musiques. Les titres sont non seulement très différents les uns des autres, mais chacun d'entre eux laisse également place à diverses influences, ce qui a pour effet incontestable de créer des morceaux à la fois inattendus et, à bien des égards, avant-gardistes. 

The Soft Boys, c'est un des exemples de ce qu'un groupe inconnu durant son existence peut devenir culte. Certes, les premiers pressages des vinyles du groupe s'arrachent dans les cercles fermés, mais comment ne pas voir, à l'écoute des deux Soft Boys, que la scène des années 2000 a tout emprunté à ce que Robyn Hitchcock avait réussi à déterrer. Au final, The Soft Boys s'impose comme l'un des premiers groupes qui vient en tête lorsque le mot underrated est prononcé.

Ecoutez les 10 premières secondes du premier titre de "Give It to the Soft Boys" et passez votre chemin si l'envie d'en savoir plus sur ce groupe depuis devenu mythique ne vous prend pas. "The Pigworker", le deuxième, est plus métallique encore. Ce titre se rapproche clairement de l'univers de Television, et le compliment doit être pris à sa juste mesure. Pour rajouter encore plus de confusion sur la provenance du groupe, les Soft Boys introduisent ensuite "Human Music". Au final, il s'agit d'un des titres les plus mélodiques de tous. Et puis, le groupe poursuit sa course infernale sur "Leppo and the Jooves". C'est le son de guitare ultra balancé de Gang of Four! (article) qui revient une fois encore. Nul doute que The Soft Boys était également un groupe de son époque, ce qui transparaît sur le son punk de "Leppo and the Jooves". La puissance Punk de ce genre de morceau agrandit encore sur le mystère sur l'échec des Soft Boys auprès du public. Surement fallait-il alors produire un son moins fourni et plus ravageur. 

Et puis, parfois, les Soft Boys vont dans un son quasi-expérimental qui inspirera sans doute Sonic Youth. C'est le cas sur "Do the Chisel", un morceau qui fait place à une musique industrielle qui reflètent son époque en engagent déjà la voie vers le Post Punk. "Sandra's Having Her Brain Out", qui suit immédiatement, est resté l'un des morceaux les plus connus des Soft Boys. Cette fois-ci, les Soft Boys introduisent toute l'ironie que le punk de l'époque demandait. Sans oublier d'y ajouter une touche à la Feelies, ce titre est un essentiel. Enfin, "Cold Turkey" vient boucler la dance. Sou couvert d'une nouvelle partition très enjouée, The Soft Boys délivre ses paroles les plus graves, I wish I was a junkie, I wish I was dead. Alors qu'il nous rappelle The Only Ones, Robyn Hitchcock fait briller un dernier solo avant de s'emporter sur le final. 

Et puis, c'est avec joie que l'on trouve de nombreux titres live sur la réédition Yep Roc de 2010. "Skool Dinner Blues" introduit la dance. Le titre laisse place à un nouveau solo, une phisolophie pourtant opposée avec celle du Punk. L'espace de quelques secondes, The Soft Boys se lance même dans un Blues Rock fifties. C'est peut être le meilleur titre du groupe. On se rend alors compte que cette deuxième moitié de l'opus est au moins aussi bonne que la première, preuve s'il en est que les Soft Boys n'étaient pas de ceux à jouer les ras de studio. "Wading Through a Ventilator", lui aussi live, est l'un des plus incisifs de tout l'opus. Il tire rapidement sur une sorte de punk dansant, celui qui inspirera la scène du début des années 2000. "Fatman's Son", titre studio, un l'un de ces morceaux 'tout pour la guitare'. 

Les Soft Boys sont remarquables en ce qu'ils ont toujours tourné autour du Punk, sans réellement l'embrasser en plein, et qu'ils sont tout de même parvenu à en influencer son dénouement. Les premiers opus du groupe, dans un genre différent, participe de cette mouvance. Invisible Hits, album non-officiel qui verra le jour en 1983 dans le but de rassembler plusieurs titres inédits du groupe, ne doit pas être négligé. Lui aussi contient ses hits qui seront restés inaperçus. Lui aussi prolonge notre admiration pour les Soft Boys. 

Si je devais regrouper les artistes présentés dans la rubrique anachronique, je dirai qu'il y a les stars incontestables (voir la semaine dernière), les inconnus du groupe public et qui n'ont pas véritablement influencé la scène, et puis, ceux dont le travail à éclabousser d'autres créateurs, à l'image des Soft Boys. Aujourd'hui, les groupes qui découvrent l'existence de The Soft Boys viennent vers moi en me demandant si j'en connais également l'existence, ébloui par tant de maîtrise. C'est encore ce qui m'est arrivé samedi soir dernier. Je me suis dit qu'il était temps de consacrer quelques lignes "anachroniques" a ce groupe qui fait la parfaite synthèse entre Television et Gang of Four




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Article anachronique sur Television
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vendredi 20 mars 2015

Mixtape Still in Rock #6 : Half A Century Ago





Les amis, Still in Rock est heureux de vous présenter sa sixième mixtape. Son thème, 1965. Sa consigne, ne mettre en l'honneur que des titres sortis cette année-là. 

Vous le savez, l'explosion du garage rock est datée de 1966. Alors, par esprit de contradiction autant que par envie de dénicher ce qu'une année largement moins mythique nous réservait, je me suis plongé en plein dans l'année 1965. 50 ans après, on se rend compte que les meilleurs titres de cette année sont toujours aussi géniaux. Ils continuent de créer ce même sentiment d'invincibilité que la jeunesse de l'époque portait aux points. Alors certes, cette mixtape exclue volontairement quelques hits, je pense à "Satisfaction", mais l'idée était de créer 40 minutes qui encapsulent le mieux possible ce qu'était le rock'n'roll avant que la scène n'explose. Entre groupes devenus légendaires (comment écarter les Beatles et les Who ?!) et quelques autres que l'histoire a décidé de bouder, j'espère que ces quelques minutes seront vous éblouir par la sincérité de quelques artistes qui ont participé à créer le rock actuel.

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My friends, Still in Rock is proud to introduce its sixth official mixtape. Its them: the year of 1965. Its instructions: to feature tracks from 1965 only.

As you know, the true garage rock explosion is dated from 1966. My desire to explore some less obvious music drove me right in 1965. 50 years later, we realize that the best tracks from this year remain among the greatest. They keep generating the same feeling of invincibility experienced by the youth of the sixties. Sure, this mixtape deliberately excludes some hits, I think of "Satisfaction" for instance, but the idea was to create 40 minutes that could encapsulate what rock'n'roll was few months before its epiphany. With the help of some legendary bands (how not to feature the Beatles and The Who) and few others that history has decided to boycott, I hope that these few minutes will dazzle you as they should.


1. Kim Fowley - The Trip  (00:00)
2. The Eyes - When the Night Falls  (01:59)
3. The Standells - Dirty Water  (04:27)
4. The Castaways - Liar, Liar  (07:17)
5. The Kinks - I Need You  (09:06)
6. The Byrds - Mr. Tambourine Man  (11:28)
7. The Beach Boys - Do You Wanna Dance  (13:52)
8. The Rivieras - California Sun '65  (15:49)
9. The Lovin' Spoonful - Do You Believe In Magic  (18:21)
10. Dovers - What Am I Going To Do  (20:18)
11. The Beatles - Girl  (22:53)
12. The Strangeloves - Night Time  (25:16)
13. The Who - My Generation  (27:42)
14. The Sonics - Psycho  (30:55)
15. The Poets - That's the Way It's Got to Be  (33:05)



(mp3) Mixtape Still in Rock #6 - Half A Century Ago
(aussi sur Mixcloud)

jeudi 19 mars 2015

Single : The Courtneys - Mars Attacks (Slacker Pop)




The Courtneys est décidément un groupe atypique. En février dernier, il est revenu à la charge avec la vidéo d'un nouveau single : "Mars Attacks". Alors que le groupe nous a déjà fait le coup en 2014, ne faisant paraître cette année que quelques singles (dont "Lost Boys" qui a atteint la 6ème place de l'année sur le classement Still in Rock), le voilà qu'il réitère en 2015. Et force est de constater que toutes ses sorties sont excellentes.

Toujours en plein dans sa Slacker Pop façon Black Tambourine, comment ne pas voir en The Courtneys le meilleur espoir féminin de cette scène souvent peu reconnue. "Mars Attacks" reprend ainsi les recettes préférées du groupe, avec une première phase finalement assez puriste, une guitare sur lequel un faible effet de saturation est appliqué, pour nous mener finalement vers un refrain poussé en chœur. On y voit et entend également Young Braised, un rappeur originaire de Vancouver, qui fait une belle addition à ce morceau sinon très fidèle aux Courtneys. 

Espérons qu'un LP voit rapidement le jour. L'exercice d'écrire des papiers sur un seul single pourrait s'avérer lassant. Un peu de matière ne fera pas de mal. En espérant que je ne sois pas le seul à réclamer notre dû, car la qualité de ces morceaux doit, je l'espère, susciter un peu d'impatience/agacement. 






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Article sur le single "Lost Boys"
Classement Still in Rock des 77 meilleurs titres de 2014

mercredi 18 mars 2015

Critique d'une Presse Méprisable à travers Jimmy Whispers





French version
(english below)


Jimmy Whispers, ou plutôt devrai-je dire l'escroquerie Jimmy Whispers. 

Chers lecteurs. Vous le savez, Still in Rock est avant tout un lieu convivial. Seules les critiques positives sont publiées et les groupes sont encensés parce que nous estimons qu'ils le méritent. Seulement, je crois qu'il faut parfois profiter de cet espace pour dénoncer ce qui doit l'être.

Je profite ainsi de cet article pour dénoncer une partie de la presse (musicale). Je profite du fait que des centaines d'articles n'aient pas encore été écrits sur Jimmy Whispers pour porter un avis objectif et non influencé, autant que faire se peut. Nul doute en effet que le web va s'affoler autour de la personne de Jimmy Whispers. Il faut dire que l'opération de com' est parfaitement calibrée. Son charisme est largement mis en avant, le secret a longtemps été gardé sur ce que contiendrait cet opus et l'image est placée avant la musique (façon David Bowie, erk). Pourtant, la musique ne doit pas être affaire d'image. Des photographes existent pour cela. Des peintres, des sculpteurs, des architectes et j'en passe, sont là pour nous éblouir. Les musiciens sont des créateurs de sonorités. Si une musique d'exception est accompagnée d'un bon visuel, tant mieux, mais ce visuel n'est jamais là que pour suppléer la musique, et aider à sa mise en perspective.

Seulement voilà, Jimmy Whispers a été fait star, et ce parce qu'il l'a voulu. La musique doit vomir ceux qui recherchent d'abord à être stars. Lorsque je tape son nom dans Google, déjà 3 550 000 résultats apparaissent. Parions sur 5 000 000 dans quelques jours à peine (essayez donc). De nombreux magazines ont déjà consacré des colonnes entières à Jimmy Whispers, sur le seul fait d'une vidéo à Chic-A-Go-Go, où Jimmy Whispers n'était franchement pas éblouissant (jugez par vous-même). Cet artiste qui s'est pris pour Mac DeMarco n'a rien en commun avec le précité. Il n'est pas le seul, et je ne lui jette pas plus la pierre qu'à d'autres. Seulement, comment ne pas être fatigué de ce système qui veut starifier avant de laisser place à l'art, véritablement. 

Jimmy Whispers et de nombreux autres artistes prennent la chose à l'envers. Ces artistes sont des descendants de la Blank Generation (explications). Des commerciaux et publicitaires les remplissent de tout ce qu'il faut pour en faire un phénomène. Jimmy Whispers est ainsi le cliché de l'artiste maudit, ironique, qui semble détaché de son art. Il dit "shit" parce que ouais lui c'est un mec comme ça, il chante faux parce que what the fuck, il se ballade en teddy parce que c'est quand même sacrément vendeur, et sa musique ne crée rien. Aucune des mélodies de son premier LP n'est suffisamment aboutie pour retenir notre attention. Les paroles sont déplorables, et l'interprétation n'a rien de sincère.

Alors certes, Jimmy Whispers, je m'excuse auprès de toi pour ces quelques lignes que tu ne liras probablement pas, et qui seront de toute façon noyées dans la presse qui cherche le cool et qui t'encensera. Je pense à Pitchfork et Vice, ces deux magazines qui font l'apologie du pourri, pourri parce qu'ils encensent ce qu'ils pensent atteindra la masse, de sorte à pouvoir dire : "ah, on vous l'avez bien dit que Jimmy Whispers serait un hit, voyez, on est super avant-gardiste". Ce même cool qu'ils tuent d'ailleurs en procédant de la sorte (voir ce dossier). Cette même presse qui a surtout tué la critique musicale, parce qu'un compliment est maintenant soupçonné de traduire des intérêts autres que celui qui devrait toujours rester seul et unique : le plaisir de la musique. Ces temples du cool ont tué la critique et tuent par la même l'émergence d'artistes véritables, alors me suis-je promis de toujours faire partie de ceux qui les dénonceront, les critiqueront, et n'auront de cesse de dire à quel point ils sont nuls. Et dire que j'entends déjà leurs rires, graissés par les billets de cette apologie de l'abjecte. 

Maintenant, pour en revenir rapidement à ce que contient l'album de Jimmy Whispers (il faut quand même, non ?) qui verra le jour le 23 mars prochain via Moniker Records et qui est d'ores et déjà disponible en streaming, comment ne pas dire que les titres sont peu garnis. Certains écriront que c'est la force de la Bedroom Pop (puisqu'il paraît que Jimmy Whispers s'en réclame), une musique dépouillée qui se concentre sur le minimalisme ("disarming in its lo-fi simplicity" qu'on peut lire, comme ci simplicité et fainéantise étaient synonymes). C'est vrai. Mais en réalité, les titres de Jimmy Whispers manquent cruellement de travail. L'aspect lo-fi est mis en avant comme un argument marketing. Il lui sert également à se cacher, comme sur "Hearbeat" où lui-même semble avoir honte du résultat. L'instru', pour sa part, est similaire sur l'ensemble des morceaux. Quelle lassitude !

La seule force de cet LP réside dans la voix de Jimmy Whispers, fausse et souvent mal placée, mais qui, de rares fois, laisse place au peu d'émotions qui pourrait nous intéresser. "Summer in Pain" fait partie de ces seuls morceaux qui méritent que l'on s'y arrête. La mélodie, pour une fois, laisse place à quelque chose d'intéressant, mais rien qui puissent justifier toute la presse d'avant LP, et celle qui arrivera demain.

Alors certes, je sais que cet article déplaira à certains. Mais qu'importe. Que l'on ne s'étonne pas que les blogs aient pris la place de nombreux médias sur la découverte. Certains, dont j'exclus Still in Rock, représentent l'un des derniers bastions où l'on peut encore dire, écouter, et critiquer l'art pour l'art. 

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English version


Criticism of a Despicable Press through Jimmy Whispers


Jimmy Whispers, or should I say, the scam of Jimmy Whispers.

Dear readers. As you know, Still in Rock tries to be a friendly place; we endeavour to publish positive reviews and praise bands when we believe they deserve it. However, sometimes when necessary, it seems fair to also use this space to castigate. 

With this article, I would like to take the opportunity to denounce a part of the (musical) press. There is no doubt that the world wide web will soon be in love with Jimmy Whispers, the communication plan is perfectly calibrated. Whispers’ charisma is widely emphasised and the secret has long been kept as to what his first LP would contain, his image emphasised significantly more than his music (in a David Bowie fashion, erk). Yet, music is not a question of visual. Photographers exist for that, painters, sculptors, architects and so on, are here to dazzle us visually. But musicians are creators of sound. If great music is accompanied by great visuals, fair enough, but let’s remember that the visual aspect is just here to accompany the music.

Jimmy Whispers was made a star because he wanted to be one. But music should defeat those who first seek to be stars. When I Google his name, 3,550,000 results appear, and I am willing to bet that more than 5,000,000 results will be found in few days (try it). Many magazines have devoted columns to Jimmy Whispers, and this is merely because of a Chic-A-Go-Go video, where Jimmy Whispers was frankly not very dazzling (see for yourself). This artist who believes to be Mac DeMarco, has nothing in common with him. He is not the only one, and I am not throwing more rocks at him than I do others. But how are we not tired of a system that endeavours to create stars rather than reward true art. 

Jimmy Whispers was made a star because he wanted so. And music should throw those who first seek to be stars. When I Google his name, 3,550,000 results already appear. I am willing to bet that more than 5,000,000 results will be found in few days (try it). Many magazines have devoted their columns to Jimmy Whispers, and this, on the mere fact of a Chic-A-Go-Go video, where Jimmy Whispers was frankly not very dazzling (see for yourself). This artist who believes to be Mac DeMarco has nothing in common with him. He is not the only one, and I am not throwing him more rocks than I do to others. But how not to be tired of this system that wants to create stars more than reward true art.

Jimmy Whispers and many other artists take the problem upside down. These artists are descendants of the Blank Generation (explanations). Sales people and advertisers assist them in every way to make them become a phenomenon. Jimmy Whispers plays on the cliché of the cursed artist, ironic, who seems to be distanced from his own art. He says "shit" because yeah, he's a guy like that. He sings off-key because what the fuck. He wears a Teddy because it's a damn good way to sell more; and in the end, his music creates nothing. There isn’t a single melody made well enough to hold our attention. The lyrics are deplorable, and his interpretation is anything but sincere. Jimmy, sure I apologise for these few lines that you will probably never read, and anyway, they will be buried by the laudatory press you’ll soon receive. 

This press includes Pitchfork and Vice, two magazines that glorify rotten shit! Rotten because they praise what they think will reach the masses, so that they can say "hey, we told you that Jimmy Whispers is cool and would be a hit, see, we are so forward-thinking”. That same cool that they kill by doing so (see this feature). The same press that kills music criticism, because every compliment is now suspected to have an ulterior motive, other than the one that should always remain the only one: the pleasure of music. These are churches of cool that kill criticism and kill the emergence of real artists. So I’ve promised myself to always be a part of those who denounce them, criticise them, and will not cease to say how bad they are. Ah, I can already hear their laughs, lubricated by the money generated by this apology of the abject. 

This press includes Pitchfork and Vice, two magazines that glorify rotten shits, rotten because they praise what they think will reach the masses, so that they can say "hey, we told you that Jimmy Whispers is cool and would be a hit, see, we are so forward-thinking. " That same cool that they kill by doing so (see this feature). The same press which kills music criticism because every compliment is now suspected to translate interests other than the one that should always remain the only one: the pleasure of music. These churches of cool that kill criticism and also kill the emergence of real artists. So I promised myself to always be part of those who denounce them, criticize them, and will not cease to say how bad they are. Ah, I can already hear their laughs, lubricated by the money generated by this apology of the abject.

Now, getting quickly back to what the ‘Jimmy Whispers’ first LP contains, (we have to, right?) which is due to appear on March 23 via Moniker Records (and is already available for streaming). How could I not mention that these tracks are poorly made. Some write that the strength of Bedroom Pop (which is apparently the scene Jimmy Whispers pretends to be part of), is to be a music that focuses on minimalism ("disarming in its lo-fi simplicity" as we can read, as if simplicity was synonymous with laziness). That is true, but in reality, Jimmy Whispers’ songs are simply incomplete. The lo-fi aspect is highlighted as a marketing argument. He also uses it to hide, as in "Heartbeat" in which even he seems to be ashamed of the result. As for the orchestration, it is similar on all pieces, how strange! 

The only strength of this LP resides in Jimmy Whispers' voice, off-key and often misplaced, but which, in some rare instances, omits a little emotion, which might interest us. "Summer in Pain" is one of the only songs that deserve our attention. The melody, for once, gives off something interesting, but nothing that can justify all the press that Jimmy Whispers has already had, and all that he’ll soon receive.

Sure, I know that this article will displease some of you. But whatever, let’s not be surprised that blogs have replaced much of the media when it comes to the discovery process. Some, of which I exclude Still in Rock, represent one of the last bastions where by you can still say, listen and critic the art for the art.

(Thanks Alex Wateridge for your precious help) 


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Paper on Lester Bangs

mardi 17 mars 2015

Still in Rock présente : Winter (Dream Pop)




Winter est un groupe formé en Boston en 2012 par deux étudiants, Samira Winter et Nolan Eley. Ce dernier avait fait paraître son premier EP, Daydreaming, en décembre de la même année. Les titres y étaient tous entrainants et prometteurs. On y remarquait notamment le très bon "Bedroom Philosophies", morceau de Dream Pop très californien. Depuis relocalisé à Los Angeles et quelques Summer Singles plus tard, le groupe vient de faire paraître son premier LP, Supreme Blue Dream. Pressé début mars via Lolipop Records, cet album vient confirmer tous les espoirs que l'on avait placés. 

Ne nous voilons pas la face, cet opus de Winter passera en deça de beaucoup de radards, et que c'est un tort qu'il faut d'ores et déjà s'empresser de réparer. Cet album est emprunt de beaucoup de nostalgie. Il rappelle de nombreuses expériences de notre adolescence, un thème avec lequel il flirte de nombreuses fois. Winter parvient à romancer cette grande période de nos vies. Les titres sont autant de petites créations pop qui n'hésitent pas à viser une musique délicate, sans tomber dans les travers de la pop mielleuse que la scène pseudo folk tente de développer. Point de "cupcake-girls" avec Winter, le groupe fait plus largement partie de la scène Peach Kelli Pop & co, côté dreamy.

L'album s'ouvre sur "Someone Like You", un morceau surprenant qui opère une rupture avec le premier EP. Ce titre rappelle les boums des années '80, façon Summer Camp. Et puis, on se tourne très rapidement vers "Crazy". Meilleur titre de l'album, ce morceau splendide est à ce jour le meilleur que Winter ait produit. La voix de Samira Winter est parfaitement utilisée dans un univers Dream Pop qui s'écarte largement du froid que le genre peut parfois imposer. On retrouve cette même sensation sur "Waiting for The Summer". D'autres morceaux, à l'image de "Like I Do", sont volontairement plus glacials. C'est tout aussi réussi.

Et puis, Winter vient nous surprendre avec "Pretender". Le titre joue sur les cordes que l'on connaît bien et que l'on adore : la pop lo-fi pleines de reverbs. Emmené par une intrusion de pop noisy, Winter prouve là qu'il n'est pas un groupe de genre. Notre étonnement n'est qu'amplifier avec "Some Kind of Surprise", irrésistible à cause de sa douceur jazzy. 

Si d'autres créations sont moins originales, elles ont toutes le mérite de nous projeter dans ce Supreme Blue Dream qui a beaucoup à nous offrir. Winter a su prendre le temps nécessaire à la création de son premier LP. Peu d'artistes se permettent ce luxe pour un premier album. Et ce dernier est disponible en "name your price" sur bandcamp, alors, pourquoi s'en priver ?




(mp3) Winter - Crazy (2015)


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lundi 16 mars 2015

Anachronique : The Sonics (Garage Sixties)




De temps en temps, la section anachronique de Still in Rock s'intéresse à une légende reconnue comme telle. Il en va de la légitimité (supposée) de cette série. Aujourd'hui, Still in Rock a donc décidé de mettre à l'honneur un des premiers - et également des meilleurs - groupes de Garage de tous les temps : The Sonics, formé à Tacoma (dans l'ouest, Etat de Washington). De deux choses l'une : (i) vous êtes des fans inconditionnels des Sonics et vous ne m'en voudrez donc pas de consacrer l'article anachronique de la semaine à cette étoile du Garage, (ii) ou bien vous, n'avez jamais consacré les 3 minutes nécessaires à réaliser le génie du groupe et je vois déjà votre sourire à l'idée de rentrer chez vous ce soir et écouter cette musique sans contrôle.

Une fois le groupe sélectionné, il était impossible de ne pas opter pour chroniquer Here Are The Sonics!!!, le premier album du groupe paru en 1965. Cet opus, composé de 16 morceaux, autant de titres pharaoniques, est l'un des pionniers du Garage Rock. Here Are The Sonics!!! dégage une énergie depuis inimitée. Sans aller jusqu'à l'exubérance des Mummies, les Sonics ont toujours su comment interpréter un psycho avec ingéniosité. Seuls quatre morceaux sont des originaux : "The Witch", "Boss Hoss", "Psycho", et "Strychnine". Je serai tout de même tenté de relever que les autres sont tout aussi originaux tant l'interprétation des Sonics est la plus disruptive qui soit. Enregistrés avec le son des enceintes à fond, des crayons plantés dedans pour saturer le tout, les Sonics se distinguent par cette violence inouïe qui inspirera plus tard tous les groupes de Garage. A ce titre, et considérant la ligne de Still in Rock, The Sonics est probablement le groupe le plus important de toute la série anachronique.

Questionné sur les Sonics, Kurt Cobain himself admettait "they still got the most amazing drum sound I ever heart. Still to this day, it's my favorite drum sound. It sound like he is hiting harder than everyone I ever know". C'est en effet l'une des caractéristiques principales des Sonics. Mais n'oublions pas de mentionner la voix de Gerry Roslie, tout aussi percutante que la batterie.

"The Witch", premier titre et déjà premier hit, embrume l'esprit avec 5 notes qui se répètent tout le long. On y entend déjà le son de guitare qui fera tout le succès du groupe. Et comment ne pas déjà citer à nouveau la voix de Gerry Roslie, dont les cordes vocales semblent être faites pour l'attaque. "Do You Love Me" représente le passage obligatoire de l'époque sur les chansons d'amour. Les Sonics en font une version toute à fait legit, sorte de Power Garage qui ne réduit jamais en intensité. Et puis, le groupe se frotte ensuite au rock'n'roll fifties sur "Roll Over Beethoven". Titre composé par Chuck Berry, il est l'un des rares titres Sonics où les voix sont disposées en choeur. "Dirty Robber" donne dans un style similaire.

Vient alors le grand, l'immense "Have Love Will Travel". Hit ultime des Sonics, avec celui-ci qui suit, voilà sans conteste ce que l'on appelle un titre immortel. Non seulement indémodable, il sert également de baromètre : quelqu'un qui n'y voit pas la force sixties dans toute sa splendeur est quelqu'un de mauvais. La deuxième moitié nous emporte en plein dans l'univers d'un Tarantino. On y trouve ce même plaisir de jouissance. Et puis, je l'ai dit, "Psycho" vient ensuite réinjecter deux minutes de Garage. Lorsque je vous disais que le groupe est inégalable. Ce titre est le plus emblématique de toute l'histoire de cette formation, un des 20 meilleurs titres Garage de l'histoire.

"Money" souffre de son placement dans la tracklist, alors qu'il décoiffe mémé, lui aussi. "Strychnine" n'est pas en reste. Les Sonics y trouvent un nouvel élan, celui qui inspirera la scène Blues Rock bien des années plus tard. Les early Black Keys et Jon Spencer doivent tout à ce genre de morceaux. "Don't Believe In Christmas", déjà présent dans la mixtape Christmas is Cancelled de Still in Rock, est assurément l'un des meilleurs titres de noël de l'histoire. Rien que ça. Le groupe enchaînait d'ailleurs avec "Santa Claus", pour finir sur le son du traîneau du père noël avec "The Village Idiot". Il est vrai que le gros moustachu méritait bien les derniers cris de Gerry Roslie. Un titre pour la naissance du rock ironico-n'roll.

N'étant pas à un contraste près, Here Are The Sonics!!! joue énormément sur des structures rock'n'roll très classiques. Pourtant, à une époque où les coupes de cheveux sont toutes au bol, le groupe ne se gêne pas pour délivrer un son dont on peine encore à aspirer toute la poussière. D'un point de vue technique, les Sonics ont a mon sens créé l'un des tous meilleurs sons de l'histoire. En somme, The Sonics est l'une des plus grandes formations post-modernes (elle a d'ailleurs toujours un temps d'avance sur la scène actuelle) qui travaillait les codes de son époque. Disruptive et avant-gardiste, la musique des Sonics présente ce paradoxe que peu on réussi à exploiter. Peut être peut-on citer les Velvet, les Ramones, Pavement et Big Star, mais qui d'autre vraiment ?

50 ans après, la musique des Sonics n'en finit toujours pas de nous surprendre. Le groupe ne rééditera plus le même exploit. Il faut dire que Here Are The Sonics!!! est un cran au-dessous de tout ce qui est sorti cette année-là (je sais, Rubber Soul est également de 1965). Alors, Psycho ?


(mp3) The Sonics - Psycho (1965)
(mp3) The Sonics - Have Love Will Travel (1965)


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Mixtape Still in Rock Christmas is Cancelled