mardi 5 mai 2015

EP Review : Mouth Reader - Hands (Psych Garage Rock)




Mouth Reader avait déjà fait le sucre de Still in Rock en octobre 2014. Le groupe vient de faire paraître son nouvel EP, Hands. Sorti pour l'occasion du Record Store Day, on y trouve 6 morceaux qui empruntent aux Oh Sees et au Punk Rock tout à fait saillant des quelques noms de la scène actuelle. 

Hands est un EP relativement uniforme qui a le mérite de poser les bases d'une véritable identité. "Out" est assurément l'un des morceaux les plus intéressants de la discographie des Mouth Reader. Faussement lascinant, il fait d'une balade garage un moment de recueillement avant l'explosion de son prochain. Sans jamais décoller à la façon de "Baby Yeah" de Pavement, le titre fait très bien le boulot en nous maintenant constamment en haleine.

"I Woke Up", dans le genre rock garage et psychédélique, est également réussi. Définitivement inspiré par les Oh Sees et plus largement par quelques sorties de Trouble Minds, Mouth Reader fait une bonne synthèse entre un son de garage bien heavy et quelques sonorités acides qui viennent ajouter à l'univers d'un vieux slasher. Reprenant un son très organique sur "Wasted Daze", le groupe donne une autre touche colorée à son EP, un peu à l'image de la pochette de ce dernier. La différence entre ce morceau est le premier n'est flagrante pour dire le moins, mais cela participe finalement à donner une identité au groupe d'autant plus que leurs précédentes sorties asseyaient déjà ce même garage à tendences psychédéliques. Il n'est jamais bien grave qu'un EP tende à l'uniformité de ses créations, l'écueil est bien meilleur que celui de vouloir trop en faire dans trop de styles différents, rien de pire pour tendre à l'oubli de l'auditeur. 

Au final, Mouth Reader est de ce fait en train de se créer une place dans le paysage sonore. Il manque toujours au groupe le hit qui lui permettra d'arriver sur scène avec la certitude de pouvoir déchaîner les foules, le hit qui lui permettra de gagner encore plus de reconnaissances en intégrant toutes les bonnes mixtapes et autres classements de fin d'année. Le monde de la musique est ainsi fait, mais pour une fois, il me serait bien difficile de le critiquer, après tout, les hits sont aussi et surtout une affaire d'auditeurs. 




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lundi 4 mai 2015

Still in Rock présente : Mean Jeans (Garage Punk)




Les amis, quoi de mieux qu'un groupe tout aussi cliché qu'intempérant pour entamer un nouveau mois de musique ?! Ce groupe, c'est Mean Jeans, un trio originaire de Portland. Disons le d'entrée, retracer toute la discographie de Mean Jeans serait compliqué. Le groupe l'indique lui-même sur son Facebook, ses maisons de disque ont été aussi nombreuses que Dirtnap, Trouble In Mind, Burger, Gnar Tapes, Goner, Big Neck, Portland Mutant Party, It's Alive, Rehab, P. Trash & Timmeheiehumme. Disons simplement que son premier EP, Stoned 2 The Bone, a vu le jour en 2008, et qu'il a depuis fait paraître 2 LPs et 7 EPs/7inch.

A la bonheur, Mean Jeans vient de faire paraître un album 'antologie' qui regroupe quelques titres qui font eux-mêmes l'anthologie de tout un style musical. Sorti via Dirtnap Records, on y trouve 20 morceaux qui jouent à fond la carte Punk teenager. Billy Jeans, le chanteur, résume tout le groupe en une seule phrase : "We jerk-off to Joey Ramone more than porn". Une fois que ça a été dit... Reprenant toujours (à l'extrême) de l'esprit Slacker des Ramones, Mean Jeans se fait une mission d'ajouter toujours plus de Dumb Punk à son univers. 

Malgré l'adrénaline maximale de la musique de Mean Jeans, cette anthologie démarre pourtant lentement. Les premiers titres nous mettent dans le bain (bouillant), mais aucun n'accroche vraiment. Il faut attendre le petit cinquième, "License 2 Chill", pour trouver un premier exemple de la puissance rock'n'roll des Mean Jeans. Ce morceau, qui aurait pu être le slogan du groupe, laisse place au crétinisme splendide dont Mean Jeans se réclame. Les choses s'enchaînent ensuite très vite. "Bogus Memories" déclanche une ébullition dans notre cerveau, les neurones sautent dans tout les sens à la façon des Reatards. Ce n'est d'ailleurs pas la première ni la dernière fois que Mean Jeans nous fait penser à Jay !

"I Think U Stink" est le genre de morceau tellement silly qu'on ne peut résister à l'envie de le chanter à tue-tête. "Tears In My Beers" et son petit interlude délicat et amer en fait également un essentiel des Mean Jeans. Difficile de suivre le rythme tant les titres d'un Garage Punk le plus parfait défilent rapidement, mais voilà le tour de "Cool 2 Drive". Sur fond de woh-ah woh-oh, Mean Jeans en fait la parfaite bande son pour les tournées d'été. "R U Mental" reprend pour sa part les codes du rock de stade pour les tourner à la dérision. Notre équipe à nous s'appelle M.J., et les pom pom sont beeeelles ! "Gonerfest Theme", réalisé pour le festival de Memphis, aura de quoi faire quelques jaloux.

Je voudrai également revenir un instant sur "Terminally Twisted". Le titre use de tous les tricks possibles et imaginables pour en faire une compo super efficace car super-clichée. Mean Jeans joue de ces derniers avec talent. C'est beau. Et puis, le final est à la hauteur de cet opus. "Keystone Light" fait la part belle à un son de guitare définitivement Ramones-esque. On se croirait en plein dans le lycée de Vince Lombardi (euh... allez tous donner votre 10/10 à ce film qu'il trust les classements IMDB).

Alors voilà, la musique de Mean Jeans est un exemple de ce que le punk et la musique slacker sont meilleurs amis. La musique de Mean Jeans nous rappelle à l'essentiel : le rock'n'roll est "the most invincible Superjoke in history", une vaste blague qui ne doit pas se prendre au sérieux. Mean Jeans nous rappelle que la musique peut et doit nous procurer des sensations fortes, et que si elle doit utiliser de mille clichés pour le faire, qu'il en soit ainsi. Seul le résultat compte.


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vendredi 1 mai 2015

Best of Still in Rock : Avril 2015


Avril 2015. Les amis, en faisant les listes pour ce best of du mois d'avril 2015, je me suis demandé s'il n'était pas le mois le plus complet de l'histoire de Still in Rock. Ne nous disputons pas pour des histoires de titre, une chose est sûre, avril 2015 aura été plein de découvertes ! De nombreux LP Reviews ont fleuri au fil des jours, sans oublier la poignée de "premiers articles". Teaser, le mois de Mai 2015 pourrait bien être le mois des interviews... et le best of qui suit en indique déjà la nature...






1. Warm Soda : un sommet de Glam' (ici)

Le dernier album de Warm Soda, son troisième, est le meilleur de toute la discographie de Matthew Melton. Voilà sans conteste ce qui se fait de mieux en matière de Power Pop actuelle. Symbolic Dream est un puits de Hits sans fond, de quoi nous accompagner de longues années durant.


2. Nic Hessler : enfant prodige, adulte prodige (ici)

Nic Hessler a longtemps officié sous plusieurs noms de scène. Il vient finalement de faire paraître son premier opus solo via Captured Tracks. Ce dernier, intitulé Soft Connections, nous réconcilie avec une pop joviale et novatrice. Surfant sur les clichés d'un genre qui souffre, comme sous nom l'indique, de vouloir être toujours plus pop-ulaire, Nic Hessler vient de démontrer qu'il était possible de viser les étoiles.


3. Violent Femmes : ah... l'amour (ici)

L'amour que nous portons ici à Violent Femmes est sans commune mesure. Le groupe constitue l'une des formations punk les plus influentes de l'histoire. En y ajoutant de la folk, Violent Femmes a toujours su comment nous indiquer les chemins de la connaissance... du bonheur. 15 ans plus tard, il revient avec une poignée de nouveaux morceaux. Et c'est toujours aussi bon.


4. Peach Kelli Pop : Bubblegum engagée (ici)

Peach Kelli Pop vient de faire paraître son troisième opus. Aidée par un de ses amis, elle vient de trouver le meilleur son de toute sa discographie. Cet LP, très catchy mais également très engagé, fait d'elle une des artistes les plus en vue de tout le Canada.


5. Les anachroniques : Buddy Holly et The Remains (ici et ici)

Un mois de musique ne serait pas complet sans les articles anachroniques. Ce mois-ci, Still in Rock a mis à l'honneur Buddy Holly, premier Punk de l'histoire, un des artistes les plus influents de l'histoire. Et puis, nous avons également abordé la British Invasion d'un groupe... américain.


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A également ne pas manquer : l'introduction de Death Valley Girls (ici) et de O Tortuga (ici), l'excellent album de John Krautner (ici), le premier article sur le War Punk à la Fugazi de Psychic Sex (ici), la review détaillée du premier Courtney Barrett (ici), l'excellent LP de Seasick Steve (ici), ainsi que les critiques du dernier Jacco Gardner (ici) et des frenchy Madcaps (ici).

jeudi 30 avril 2015

Still in Rock présente : The Pretty Greens (Surf Riot Grrrl)




The Pretty Greens est un groupe originaire de Philadelphie qui, le 21 avril dernier, a fait paraître une première cassette, Lonely Hearts Club "No Jerks Allowed", via Negative Fun Records. Ce trio formé en 2013 a pris le temps de la composition, de sorte à nous délivrer six morceaux solides qui ne délaissent pas l'aspect engagé que le Riot Grrrl impose. The Pretty Greens aborde ainsi de nombreux thèmes "sociaux", l'injustice, le rapport à sa communauté et le self-love.

Citant The Cookies, The Ronettes et les Shangri-La’s comme sources d'inspiration, on y reconnaît surtout celle des Raincoats et des Slits. D'une façon très intéressante, The Pretty Greens allie cette musique très nineties à des airs de surf music qui viennent réchauffer le tout. Le groupe utilise cette formule depuis quelque temps déjà, à l'image de ce qu'il avait fait sur "Jealous Waves" en 2014, un morceau au thème évident sorti à l'occasion de la Saint-Valentin.

L'introduction se fait avec "Elevator Eyes". Les premières ressemblances avec les Slits ne tardent pas à apparaître. The Pretty Greens a habilement placé un titre très rythmé en introduction. "Elevator Eyes" emprunte ce qu'il faut au Garage Pop pour en faire un des temps forts de l'EP. Et puis, parfois, le son demande à être étoffé. C'est le cas sur "Tiny Locket". Ce titre, qui évoque l'imagerie des Bratmobile, gagnerait à mon sens à trouver un peu plus de chaleur. Les Pretty Greens sont particulièrement pertinentes lorsqu'elles visent des mélodies plus surf et plus ensoleillées qui viennent s'entrelacer avec le spirit punk féminin. Le troisième titre de la tracklist, "Quilts", est le morceau le plus breezy de l'EP. S'il se démarque très clairement du précédent, je note que les Pretty Greens y sont plus efficaces. Le son y est plus novateur, parce qu'à la frontière entre Riot et sonorités à la Dick Dale. 

Vient alors le meilleur titre de la cassette, "First Time". Sorte de petit frère au titre "(It's My) First Time" des Bam Bams, ce morceau des Pretty Greens est la parfaite représentation de ce que le groupe peut faire de mieux. Reprennant les codes des teenage movies, il plane sur une musique surf de fin de journée. Deux titres viennent cconclure cet EP. "Once Before" consacre l'apparition de Mike Writes, un de leurs amis qui se trouve être rappeur. "Animal" reprend l'énergie du premier morceau, Chain & the Gang n'est plus très loin !

Au final, cet EP est fort prometteur. Les Pretty Greens se font les représentants d'un genre finalement trop peu exploité. Sans tomber dans la violence sonore (que l'on aime tant) des Perfect Pussy et autre Priests, les Pretty Greens parviennent à ajouter un peu de charme à la musique Riot Grrrl qui est, dans son ensemble, fortement masculinisé. Il ne reste qu'à s'assurer que leur premier LP suivent les mêmes traces et nous serons alors en présence d'une formation qui comptera !


(mp3) The Pretty Greens - First Time (2015)
(mp3) The Pretty Greens - Jealous Waves (2014)


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Article sur Bam Bams
Article sur le groupe Perfect Pussy

mercredi 29 avril 2015

LP Review : Peach Kelli Pop - Peach Kelli Pop III (Bubblegum Pop)




Peach Kelli Pop est une artiste que j'ai déjà eu l'occasion d'encenser plusieurs fois. Elle faisait récemment paraître le premier single de son nouvel album, Peach Kelli Pop III. Intitulé "Plastic Love", on y trouvait 'une petite pièce pétillante au milieu d'une scène qui recherche souvent un son toujours plus loud'. A l'évidence, Peach Kelli n'est pas dans cette optique, mais il serait triste de ne pas voir que le message qu'elle fait passer n'en demeure pas moins redoutable.

Ce nouvel opus, qui fait suite au numéro I paru en 2010 et au II paru en 2012, est un album plus abouti que les précédents. Peach Kelli Pop y a accepté de confier une partie de l'instrumental à un de ses amis. Pour la première fois, elle a enregistré le tout dans un véritable studio, au ARW studios. Le résultat est scintillant. Cet album contient un nombre très élevé de hits. Mais ce n'est pas tout. Peach Kelli Pop fait ce que seuls les grands savent faire : passer un message sous couvert de mélodies innocentes. Pour ce, Peach Kelli a mis toutes les paroles de son album à disposition sur son bandcamp, une initiative fort louable.

"Princess Castle 1987" est la parfaite introduction à la frontière entre Garage et Bubblegum. Le choix du titre introductif est toujours très important, et force est de constater qu'il est ici absolument parfait. Il est vrai que la musique de Peach Kelli Pop rappelle parfois l'époque des vieux jeux vidéos où joie rimait (pour certains d'entre nous) avec délivrance de la princesse Peach. Le titre capture cela, en un sens. "Shampoo" fait part au cheesy que tout bon album de garage doit nécessairement contenir. Tout aussi bref que le premier, il participe à créer une introduction à fond la caisse. Pourtant, ce titre fait déjà place à des thèmes plus politiques (celui de la dénonciation de la société magazine-féminin, "Trying to be pure, perfect and clean I'll be the best girl you've ever seen"). Ce n'est alors que le début. 

Vient ensuite celui que j'imaginerai volontiers être le générique d'une série des années '90, "Heart Eyes". A vrai dire, Peach Kelli a même refusé d'inscrire les paroles sur son bandcamp, "too embarrassing to post". Respectons le choix de l'artiste, je vous laisse entre les bonnes mains de cette mélodie pour les déchiffrer. Un "Bat Wing" qui "uses ultrasonic waves to find your grave" plus loin, Peach Kelli revient en force avec le single (décrypté ici), j'ai nommé "Plastic Love". Et si l'amour s'accomodait finalement d'une perfection pastique ? C'est le message que Peach Kelli fait encore (tré)passer, "Perfect 10, ageless, firm". 

La doo-wah pop éclair revient sur "Nude Beach", un titre qui emprunte au punk des Ramones pour nous ramener sur terre, au pays du topless. "Big Man" joue sur le même terrain, côté Nobunny. Après avoir asséné son "he calls me ugly when I say no", Peach Kelli Pop nous rappelle que la virilité vraie  pourrait se cacher dans le slip kangourou de l'artiste précité (euh). Après tout, il est juste que ce petit moment de féminisme (était-il vraiment nécessaire pour faire passer le message de l'album, Peach, la question est posée) fasse penser à la scène de Nobunny.

"Sailor Moon" est quant à lui l'un des morceaux les plus pop de tout l'opus. Egalement le plus court, Peach Kelli Pop parvient à nous emmener avec elle sur le bateau où les pizzas et autres bud' jonchent le sol par dizaine. Vient ensuite "New Moon", l'un des titres les plus aboutis de tout l'album. Peach Kelli Pop y est plus en contrôle et elle amorce le petit dernier sur une phrase finale, "You left me no light, you're out of sight". C'est alors qu'elle réédite la performance sur "Please Come Home". Constituant un des titres les plus personnels de l'album, Peach Kelli Pop y trouve un souffle nouveau. Ce titre n'a aucun équivalent dans toute sa discographie. Elle avait déjà évoqué le thème de l'amour impossible sur "Plastic Love", et voilà que l'obsession revient avec ce dernier titre qui semble finaliser l'impossibilité. C'est splendide, voilà tout.

Au final, Peach Kelli Pop III est indéniablement le meilleur album de Peach Kelli Pop. Alors qu'il contient toujours ces mêmes sonorités très cheesy, Peach Kelli Pop a fait le choix de l'engagement. Alors certes, Peach Kelli Pop n'est pas la première à dénoncé le culte de la femme mannequin. Mais elle est l'une des premières à le faire avec tant de grâce Bubblegum. 

D'un strict point de vue mélodique, notons que l'album n'est jamais aussi bon que lorsque les titres sont concis. Sans hésitation, Peach Kelli Pop III concourra dans la catégorie de meilleur album de pop de l'année. L'album encapsule une grande partie du son Burger, et c'est très bien ainsi. Peach Kelli Pop le sublime avec toute la tendresse que sa voix apporte à l'univers trash du label. Et puis, politiser Burger n'est pas une si mauvaise idée lorsque c'est fait avec tant de justesse. Peach, well done!


(mp3) Peach Kelli Pop - Princess Castle 1987
(mp3) Peach Kelli Pop - Please Come Home


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Article sur le single "Plastic Love"
Article sur son single "Dreamphone"


mardi 28 avril 2015

LP Review : Jacco Gardner - Hypnophobia (Psych Baroque Pop)




Jacco Gardner. Le poète hollandais amoureux de pop baroque est de retour. Après un premier album paru en 2013, le bien nommé Cabinet of Curiosities, Jacco revient avec Hypnophobia, via Polyvinyl Records. Déjà à l'époque, tout n'était pas à garder. Le constat est le même pour Hypnophobia, bien que la majorité des titres soit plus intéressante qu'elle ne l'était en 2013.

Qu'on se le dise, Jacco Gardner joue toujours sur le terrain de la pop baroque. Alors, parfois, Jacco Gardner tourne un peu en rond, comme sur "Outside Forever", trop féerico-magico-gardnerien. On s'y perd, c'est trop semblable à ce qu'il faisait déjà en 2013. Même constat pour "Grey Lanes" où l'aspect très enfantin y est presque dérangeant. 

D'autres fois, à l'inverse, Jacco trouve un nouvel élan, plus minimaliste et plus noir. C'est là où il est le meilleur. L'identité sonore de "Another You" est suffisamment forte pour en faire une très bonne introduction, rien à redire la desssus. Voilà un titre comme seul Jacco Gardner peut en délivrer. Mais là n'est pas le plus intéressant. On s'approche des meilleurs titres avec "Brightly". Jacco Gardner s'inscrit en plein dans la mouvance de la pop psychédélique des seventies. Feignant de slalomer entre The 13th Floor et Left Banke, Jacco explore un son trop peu représenté sur la scène actuelle. Il cite pour sa part Billy Nicholls et Curt Boettcher comme influences majeurs, deux inspirations que l'on retrouve sans conteste.

C'est bien entendu "Find Yourself", le single que nous avons déjà décrypté ici (article), qui est le premier révélateur de ce que Jacco Gardner sait faire de mieux. On trouve une plage sonore très reposante avec "Face To Face". Jacco Gardner semble s'approcher du minimalisme que j'appelle de mes vœux. Ce morceau n'en fait pas trop, et pourtant, il conserve toute sa puissance neo-psychédélique. Et puis, parce que l'on a toujours tendance à être captivé par la pièce musicale la plus longue d'un opus, "Before The Dawn" attise notre curiosité. Jacco Garnder se donne 8 minutes pour nous transporter dans un pays Baudelerien. Qu'en fait-il ? Un titre proto-psych-pop très mécanique qui transforme l'essai haut la main. Comme le penchant pop du dernier King Gizzard, Jacco Gardner trouve un bon équilibre entre patchwork sonore et simplicité de la structure. Ce titre amorce déjà son successeur, "Hypnophobia", dans un univers plus noir. C'est la force du dernier cité, un titre plus énigmatique que féerique. Il est, à mon sens, le deuxième meilleur morceau de cet LP.

Jacco Gardner a de nombreuses fois exprimé son amour pour les films noirs. "I've ended up watching a lot of really good movies that I hadn't watched before, and that definitely did have a lot of influence on the new album. Especially lots of '70s and '80s stuff that is kind of scary. Dark movies that are supposed to be for kids. Disney movies like Something Wicked This Way Comes, or Return to Oz or Labyrinth", confiait-il récemment dans une interview. Cette influence est indéniable, et elle est la bienvenue. Jacco aurait tout à gagner à l'accentuer encore plus, de sorte à nous présenter un son caverneux et mystérieux. En attendant (et espérant) un troisième LP plus dérangé, on appréciera d'ores et déjà les belles étendues de l'Hypnophobia.


(mp3) Jacco Gardner - Find Yourself
(mp3) Jacco Gardner - Hypnophobia


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Article sur le titre "Find Yourself"
LP Review de son album Cabinet of Curiosities

lundi 27 avril 2015

Still in Rock présente : Death Valley Girls (Garage Punk)




Death Valley Girls est un groupe originaire de Los Angeles (encore un), un all girl band tout à fait atypique. Le groupe décrit sa musique comme étant du "Rock 'n' Roll, Dystopian Punk, Doom Boogie". J'y vois surtout un Punk sensuel sans équivalent. Ce même punk rappelle le son originaire de l'année '77 (mixtape), celle du CBGB où la jeunesse se ruait vers des salles de concerts noirâtres. Everybody's gotta be in a gang.. nous dit Death Valley Girls et ce spirit à l'ancienne se ressent immédiatement dans sa musique. 

Le groupe a fait paraître son premier album en 2014 via Burger Records. Intitulé Street Venom, on y avait trouvé 9 titres relativement solides. La fuzz à fond, Death Valley Girls avait délivré quelques morceaux plus intenses que les autres dont "Arrow" parce que brusque et incisif. "Paradise Blues", la pièce psychédélique, était également fort réussie. Enfin, "Run Run Rocky", pour son aspect raw et lo-fi, se trouvait en haut de la liste. Dans l'ensemble, cet opus manquait encore de ce qui commence à faire et de ce qui fera le succès du groupe : la sensualité. Et puis, très Garage Punk, l'album ne laissait encore que peu de place à l'aspect surf qui fait la réussite des morceaux qui le succèdent. 

Depuis cet opus, le groupe a montré d'un cran. Le dernier 7inch en date est paru en décembre dernier via Lolipop Records. On y trouve le titre "Electric High", un morceau de Punk tout à fait détonnant. Plus rock seventies que les autres, ce morceau n'en demeure pas moins bouru. Il contient l'un des plus beaux solos de guitare du groupe, avis aux amateurs. Son final est une belle pièce psychédélique. En bref, ce titre rappelle les excellents morceaux de Meatbodies, version féminine. Le b-side est "Gettin Hard". J'ai un attachement tout particulier à ce dernier depuis la session Jam in the Van, mais je vais y revenir. Death Valley Girls met son sens du rythme au service d'un morceau plus proto-punk que les autres. 

Le dernier morceau du groupe s'appelle "Summertime" et a vu le jour le 2 avril dernier. Logiquement, le titre aurait tendance à tirer sur de la surf music, bien qu'il maintienne le cap sur le punk originel du groupe. Death Valley Girls semble surtout avoir accentué la suavité de l'ensemble. Au final, le titre est un exemple de ce qu'il peut faire de mieux : c'est raw, c'est sensuel, c'est bon. 

J'en parlais rapidement, il serait criminel de louper la fabuleuse session Jam in The Van qui a été mise en ligne en février dernier. Death Valley Girls y interpète trois morceaux, "Gettin' Hard", "Sanitarium Blues" et "Seis Seis Seis". "Gettin' Hard" est à mon sens le parfait combo de Death Valley Girls, la voix d'Eleanor Friedberger en lead singer, Bonnie en renfort, un son lancinant et brut à la fois... "Sanitarium Blues", tiré du premier LP, tire logiquement sur du blues rock sans délaisser le côté bestial de la musique des DVG. Quant à "Seis Seis Seis", il n'a pour l'heure pas encore fait l'objet d'une release studio. Le titre est extrêmement noir, punk et psychédélique, c'est un sommet. 

Death Valley Girls a un rêve, celui d'intégrer le "Kim Fowley's Hollywood". Il ne reste plus qu'à attendre qu'une série B soit à la recherche d'une bande son un peu abrupt pour que ce rêve devienne réalité. Un film sur un bang de bikers serait absolument parfait.







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samedi 25 avril 2015

LP Review : Nic Hessler - Soft Connections (Indie Pop)




Nic Hessler. On a parfois l'impression qu'il faut renoncer à l'envie de vouloir faire danser ses amis lorsque l'on s'évertue à vouloir écouter une musique qui respecte son auditeur. Cette époque serait-elle révolue ? Peut-être en partie. La musique de Nic Hessler, un des nouveaux venus chez Captured Tracks, est particulièrement fascinante en ce qu'elle oscille entre ringardes façon années '80 et brillance Power Pop. Avec de faux airs d'Elvis Costello, sa musique n'est jamais bien éloignée de cette figure de l'histoire pop. Et puis, sa grande romance assumée le rapproche incontestablement de Nick Lowe. Le titre "All in the Night", par exemple, aurait pu être l'oeuvre du Génie du Cool, lui qui a aussi bien fait danser les foules de clubs undergrounds que celles de stades. 

Le premier titre, "I Feel Again", illustre le caractère dual de la musique de Nic Hessler. Le son de la batterie nous rappelle ces films de danse eighties où deux danseurs s'enlacent sur fond de couché de soleil. Les paroles, un 'I Feel Again' répété over and over, ne sont pas la marque d'un génie lyric à la Nick Drake. Et pourtant, ce titre est déjà captivant. Et puis, Nic Hessler s'y démarque de la masse underground. Fidèle à la ligne Captured Tracks, Nic Hessler fait partie de ces artistes qui lancent et relancent les scènes. "Hearts, Repeating", le petit deuxième, répond aux mêmes critères. Parce qu'il le fallait, on franchit un cap avec "Expel Me". La musique de Nic Hessler y est moins fouillis et centrée sur l'ensentiel. Le titre penche vers la Bubblegum, cette fois-ci façon Lolipop Records. Il y a du Quick, du Shoes et un peu de Jags. C'est coloré et ces quelques minutes assument en plein le revival Power Pop.

C'est alors qu'apparaît, "Permanent", un des meilleurs titres de l'année. Ce morceau-là a tout de la grande Power Pop façon Big Star. En plein dans la magie d'une musique qui recherche le côté féérique avant tout, ce titre s'inscrit dans la tradition Alex Chilton / Chris Bell, le meilleur duo de Pop de l'histoire. Nic Hessler vient de scorer pour l'histoire. Et puis, "All in the Night", dans une mouvance également très dancefloor eighties, donne une large place à sa voix. Bien entendu, il y parle d'amour (c'est la première ballade romantique de l'opus) et son rythme dansant aurait pu être le hit d'une soirée, dans un monde parallèle où Riha*na n'existerait pas (ah, doux monde parallèle...). Cette même envie de danser se retrouve sur "(Please) Don't Break Me", à mon sens l'un des grands morceaux de cet opus. Nic Hessler y réussit une nouvelle fois l'exploit de délivrer un pop très catchy, façon Paley Brothers, sans pour autant nous laisser sur notre faim quelques écoutes plus tard. Le petit passage instrumental nous rappelle les quelques fulgurances des Sweet, là où la pop est tropicale.

Sur des airs semblables à ceux d'un Phoenix qui faisait encore de la musique, "All Around You" donne le là. La dernière phase est irréprochable. Parfois, Nic se rapproche de trop près du groupe précité, j'en veux pour exemple "Into the Twilight", et c'est alors raté. Heureusement, cet album est majoritairement shiny et parfaitement exécuté, ce qui fait oublier ses quelques défauts.

Soft Connections contient également une chanson d'amour un peu cheesy qui moque l'univers de Britney Spears et qui répond au doux nom de "Do You Ever?". "Soon You'll See, Kristine", pour sa part, aurait pu être l'oeuvre d'un girls band nineties. Pourtant, Nic Hessler parvient à lui donner ses lettres de noblesses. C'est un tour de force. Le dernier titre de la tracklist officielle, "Soft Connections", est l'un des plus recherché de l'opus. Relativement obscure, Nic Hessler s'en sert pour expérimenter d'autres horizons. Le résultat est brillant, ce titre est (potentiellement) le deuxième plus réussi de tout l'opus.

Au final, la musique de Nic Hessler est touchante parce qu'il assume son romantisme. Et puis, Nic Hessler est un de ses besogneux de la mélodie, club de quelques rares acharnés qui n'enregistrent jamais un titre sans être sur de présenter quelques choses d'original. Soft Connections est un de ces albums à part, fidèle à ce que Captured Tracks sait faire de mieux. Il est sans conteste un album de genre qui s'essaye peu ou prou à un seul style, qui en reprend tous les codes et qui parvient à le sublimer. Nic Hessler vise à une pop dansante et colorée, sans trop calculer ce que le cool lui imposerait de faire. Il reprend le style de nombreux artistes qui se démarquaient très légèrement de la Power Pop pour flirter avec les limites du commercial. Soft Connections est souvent borderline, mais ses mélodies et les centaines d'heures de travail qui s'y cachent en fond un opus très réussi qui marquera le genre. Nic Hessler fait passer un formidable message : il est possible d'assumer en plein l'envie de faire danser les foules sans pour autant tomber dans une singerie inaudible. Peu d'artistes ont un message à faire passer, alors, lorsque les rares qui s'y essaient parviennent à transformer l'essai... je tire mon chapeau. Soft Connections est assurément un indispensable de 2015 qui fait honneur à la line-up de son label, le grand Captured Tracks.


(mp3) Nic Hessler - Permanent
(mp3) Nic Hessler - Soft Connections


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Article sur Nick Lowe
Article sur le groupe The Sweet

jeudi 23 avril 2015

Still in Rock présente : O Tortuga (Garage Surf Pop)




O Tortuga est un groupe origiaire de México City qui vient de faire paraître son premier LP via Casete México. Surfant littéralement sur la vague garage rock, le groupe surprend par sa constance. Full disclosure, j'ai déjà eu l'occasion de l'interviewer pour d'autres horizons. J'y avais découvert un groupe à mi chemin entre cheesy et réfléchi. A l'époque, O Tortuga n'avait sorti que quelques singles/EPs éparses. On retrouve bon nombre de ces titres sur ce Long Play coloré. 

C'est assez rare pour être noté, cet opus de garage n'a finalement qu'assez peu de déchets. Dans l'ensemble, l'album remplit parfaitement son objectif : nous donner la (surf)-patate. Les titres sont super rythmés et les textes écrits en espagnols rajoutent un exotisme auquel on est peu habituer dans le monde du garage. De plus, O Tortuga sait comment écrire de bons titres de surf music, sans (trop) tomber dans la facilité du genre qui impose souvent des titres très uniformes. 

C'est à "Mi Amor Es El Mar" que revient l'honneur d'ouvrir l'album. Dans un style pop lo-fi à la DIIV, le titre est suffisamment franc du collier pour que l'on s'y retrouve facilement : la musique O Tortuga sent l'écume des vagues. "Palma Linda", le deuxième morceau de la tracklist, était et demeure un hit du groupe. O Tortuga déblatère ses paroles à toutes vitesse, comme pour suivre le rythme de la vague qui s'approche. Il est, sans hésitation, est des grands temps forts de l'opus. Vient alors "Estu", une super création en ce qu'elle fait ressortir le son jangle pop du groupe. O Tortuga s'éprend également pour une petite envolée plus slacker. Ce titre est à mon sens LA grande surprise de l'album. On y trouve une des touches très personnelles de cet opus, sa capacité à mêler un vieux son pop des années '70 à une production lo-fi qui tire vers du surf garage. 

Dans un style similaire à celui de Surfer Blood (qui, soit dit en passant, tourne maintenant avec Alex Calder), "Ferrari" est un autre titre de surf pop qui laisse, sur la toute fin, apercevoir ce que pourrait être l'avenir du groupe. O Tortuga semble maitraiser les phases plus psychédélique, je serai curieux d'entendre de ce donnerait un titre plus expérimental. "Cool" prend ensuite le relais. C'était le dernier single en date paru en septembre dernier. Le titre est plus punk que les autres, intéressant. Mais à l'évidence, ce sont les titres à l'image de "Siempre Vago" qui sont les plus tranchants. O Tortuga sait indéniablement comment dénicher de belles mélodies et celles-ci ne sont jamais si bien misent en valeur que lorsque le groupe a longuement travaillé la production. L'album se conclut enfin sur un titre qui combine punk et surf music, j'ai nommé "Nena Palida". Ce morceau est l'un des plus anciens du groupe, paru en mai 2013 sur l'EP Palma Linda. La boucle est bouclée.

Finalement, (et pour une fois), la pochette de l'album traduit assez bien ce que ce dernier contient : il y a la mer (à l'évidence), des couleurs fortes et le trash ensanglanté qui est porté sur la police de caractère. O Tortuga a réussi son pari, l'album est festif et nous prépare à la caliente rock'n'roll. Leurs amis de Los Blenders peuvent être fiers. 




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mercredi 22 avril 2015

EP Review : Violent Femmes - Happy New Year (Punk Folk)




Violent Femmes. Lorsque j'ai appris que Violent Femmes allait faire paraître quelques nouveaux morceaux, j'ai d'abord cru à un poisson d'avril. Seulement, un poisson d'avril le 18 du mois, c'est un peu étrange. Lorsque je me suis afin apprêté à écouter les quelques nouveaux morceaux de Violent Femmes, je me suis dit que j'allais indéniablement être déçu. Je suis par nature réticent à tout retour, c'est comme ça, et cette intuition s'est souvent avérée bien fondée. Et puis, après tout, il s'agit d'un des meilleurs groupes de tous les temps, un pionnier du punk et de la déconne, un véritable pilier des années '90. Lorsque j'ai enfin eu fini d'écouter ces quelques nouveaux morceaux, je me suis dit que la face de 2015 venait définitivement de changer. 

Violent Femmes n'avait pas fait paraître de nouveaux titres depuis 15 ans. Nous en étions ainsi restés à Freak Magnet, un album qui ne se démarquait pas vraiment du lot (à part pour le titre "Happiness Is"). Son nouvel EP, Happy New Year (qui tire son nom du jour de son enregistrement), vient finalement de voir le jour via Add It Up Productions. Un constat, Violent Femmes n'a pas pris une ride. Et si le poids du temps qui passe se fait parfois ressentir, le groupe parvient à le tourner à son avantage, contrairement à la plupart des (vieux) groupes qui ne parviennent qu'à recréer une bien faible réplique d'eux-mêmes. 

L'EP, sorti pour l'occasion du Record Store Day, s'ouvre sur "Happy New Year Next Year". La formule est excellente. Violent Femmes nous rappelle la force de sa guitare acoustique et qu'une autre forme de Punk est possible, une musique véritablement alternative. La voix nasillarde de Gordon Gano est absolument inimitable. "Love Love Love Love Love" est un titre plus folk dans la lignée de l'album éponyme de 1982.

Vient alors "Good At/For Nothin", le grand frère du génialissime "I'm Nothing". On y retrouve cette même obsession d'exister, un thème récurent dans la discographie des Violent Femmes. Et puis, la fin très cuivrée nous rappelle l'adoration des Violent Femmes pour le style, "Black Girls" l'avait si bien démontré. Violent Femmes assène un Samual Says un peu obscur, comme pour nous convaincre qu'il évoque en fait le précieux Adams. Le petit dernier est "Fast Horses", un titre qui reprend l'univers de Calvin Johnson, auquel Violent Femmes ajoute toute la bouffonnerie qu'on attendait. Après un There's Nothing John Lennon Never Wrote, Violent Femmes développe sa belle tirade. On retrouve l'esprit décalé d'Add It Up, bien que ce titre pu sans conteste s'inscrire sur la tracklist de New Times. Ce morceau, c'est un moment d'amour punk, prennons-nous tous dans nos bras, oh non, les papillons nous encerclent ! Ce morceau, c'est du Violent Femmes comme on l'adore.

Au final, il n'est pas certain que ces 4 titres soient retenus dans un ultimate best of du groupe, mais force est de constater que 1/ ils sont terriblement bons, 2/ ça fait énormément plaisir de réentendre la voix nasillarde de ce bon vieux Gordon. La question est maintenant de savoir comment se procurer ces quelques morceaux en vinyle. Et précisement parce que la femme sur la pochette boit du champagne, le groupe a décidé de presser l'EP sur un vinyle de la couleur de cette boisson. C'est tellement cheesy que ça en devient génial.

Ces quelques morceaux nous rappellent toute la dérision que Violent Femmes véhiculait (véhicule). Cette dérision était réelle et non pas une histoire feintée comme on la rencontre souvent aujourd'hui (voir l'article sur Jimmy Whispers). Et puis, Violent Femmes a toujours su garder un certain contrôle sur sa musique, sans avoir besoin de partir dans un Punk Slacker qui prône l'absolutisme d'une scène toujours plus trash. En bref, Violent Femmes est et demeurera l'un des tous meilleurs groupes Punk de l'histoire du genre.

Je ne doute pas que certains railleront, par principe et par snobisme, c'était mieux avant. Mais le groupe vient également d'annoncer une grande tournée dans les Etats-Unis et quel plaisir que de constater que l’appétence pour ce groupe n'a pas baissé d'un cran. Et pour ceux qui, avec effroi, découvriraient le groupe, il vous reste toujours la lecture de notre article daté de 2011 (ici).