Uranium Club: la critique simple

Uranium Club , c'est un groupe originaire de Minneapolis (ben ouais, l'autre nom du groupe c'est... The Minneapolis Uranium ...


Uranium Club, c'est un groupe originaire de Minneapolis (ben ouais, l'autre nom du groupe c'est... The Minneapolis Uranium Club). Le 15 mars dernier, il a fait paraître son nouvel album, The Cosmo Cleaners, via Static Shock Records.

Ce qui caractérise le mieux le groupe, c'est qu'il a (et a toujours eu)
 10.000 idées à la seconde, ce qu'il a encore du mal à canaliser. Ce que je propose donc, c'est qu'il se concentre sur... le post-skate qu'il fait bien, lorsqu'il le fait. Non, le groupe ne doit pas être intégré à la liste dédiée au genre, parce que rappelez vous d'une règle très importante : "le battement par minute est au minimum de 170 BPM sur au moins la moitié des morceaux. A défaut, seuls les morceaux répondant aux canons sont considérés comme étant post-skate, mais l’album ne peut pas être labélisé ainsi (sinon, c’est très grave)". Mais il frôle parfois l'exploit.

Bref, je n'ai jamais parlé du groupe sur Still in Rock parce que je me suis toujours dit qu'il finirait par se trouver, et que j'écrirai à ce moment-là. Seulement, Uranium Club semble vouloir faire dans le patchwork post-punk, protopunk, punk rock, art punk, new wave : ce sont les tags de Television a qui il emprunte tant. OK.


Vous aurez déjà compris que la critique de cet album sera vite emballée. D'un côté, les titres qui tendent vers le post-skate tout en empruntant la guitare de Richard Hell (article) font un malheur. Il s'agit de "Grease Monkey" et "Geodesic Son". Si vous n'écoutez que ces deux-là, préparez-vous à la crise cardiaque.

De l'autre côté, il y a (tous) les morceaux que je veux qualifier de... "tentés". Uranium Club a tenté, il a échoué. C'est globalement le cas lorsqu'il est très influencé par la scène post-punk, voir "Michael's Soliloquy" et "Man Is The Loneliest Animal" qui feront certes plaisir à Television Personnalities, mais bon... Sur ce dernier, le trick du changement de rythme est à ce point énorme que l'on croirait entendre du LCD Soundsystem. Quant au dernier titre, il est carrément pompeux.

Voilà donc la clé de cet album. C'est simple, c'est direct, c'est presque trop dumb pour être vrai. C'est la première critique Still in Rock de l'Uranium Club.


TracklistThe Cosmo Cleaners (LP, Static Shock Records, 2019)
1. Flashback Arrestor
2. Definitely Infrared Radiation Sickness
3. Grease Monkey
4. Michael's Soliloquy
5. Man Is The Loneliest Animal
6. Geodesic Son
7. Interview With The Cosmo Cleaners


Lien :
Article sur le post skate



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