Johnny&TheDrumMachine: série B autrichienne

Johnny&TheDrumMachine   a une tête de français (rien de mal à cela), mais il est autrichien (rien de mal non plus, je le dis juste ...


Johnny&TheDrumMachine a une tête de français (rien de mal à cela), mais il est autrichien (rien de mal non plus, je le dis juste en passant). Le 30 décembre dernier, il a fait paraître son premier EP, DrumMachine. Projet solo, il fait effectivement un usage intensif de la DrumMachine, et pour le reste, il s'inscrit dans la lignée de nos géniaux Dusty Mush, Druggy Pizza et Modulator II. Bon, la concurrence est telle que Johnny n'aura jamais la palme d'or, mais cela ne l'empêche pas de faire quelque chose de plutôt bien bon.


Tout commence bizarrement avec "Intro". Le décor est ainsi planté : Johnny va un peu cogner, il va utiliser son matos pour se donner la consistance d'un groupe, et surtout, il va aller chercher des mélodies sur fond de fuzz et de trash. Il a donc notre attention, pari gagné.

Sur "Gold", il joue au mec weird. Il semble y avoir une armée quelque part pas loin, une guitare un brin expressive et de la série B à gogo. Johnny&TheDrumMachine est la bande-son du dernier slasher de John Carpenter. Et "DD11" n'en démord pas : c'est encore weird. Vient heureusement "I Borrowed My Stuff", le titre qu'il a choisi de mettre en avant sur son Bandcamp. C'est le meilleur de tous, probablement parce qu'il est garage. Voilà bien une direction qui m'intéresserait pour Johnny&TheDrumMachine, celle du garage-ala-Carpenter. Ils ne sont pas beaucoup à savoir en faire.

"DrumMachine" m'intéresse moins tant les ficelles sont grosses. On voudrait peut-être aussi qu'il cogne plus fort, que le fuzz tourne le truc en quelque chose de plus noisy. On voudrait qu'il vienne arracher notre admiration. A la place, il choisit la vitesse. Ça fonctionne, comme une bonne mécanique. Quant à "SpaceFuzz", il me rappelle à quel point les martiens sont devenus à la mode ces derniers mois. Johnny et sa Drum Machine s'inscrivent donc dans leur époque. Pour plus à ce sujet, allez voir l'article sur Deerhunter et Aldoux Huxley : ici.



Au final, DrumMachine a tout du bon premier EP : il donne l'envie de plus, il contient un tube et il plante le décor pour la suite des événements. Ici, entre UFO et zombies mon coeur balance. Johnny&TheDrumMachine semble bien destiné à faire dans la série B autrichienne. Excellent. On attend donc les cadavres morts-vivants sur la prochaine sortie. Cela passera, me semble-t-il, par des mélodies en boucle et du fuzz à en vomir.


TracklistDrumMachine (EP, 2018)
1. Intro
2. Gold
3. DD11
4. I Borrowed My Stuff
5. DrumMachine
6. SpaceFuzz


Liens :
Article sur Modulator II
Article sur le dernier Dusty Mush

You Might Also Like

0 commentaires