Delusions of January 2020 - Part 4

Dadar - To Take Out or Eat In LP, Lo-Fi Lo-Life, 15 January 2020 [garage punk] EN :  Dadar is a band on which I've already ...


Dadar - To Take Out or Eat In
LP, Lo-Fi Lo-Life, 15 January 2020
[garage punk]

ENDadar is a band on which I've already had the opportunity to write a few words. While he was recently going through a series of EPs, he has finally decided to gather his hits on an album that enters the presumed top 20 of 2020. It gathers quite a few songs we already knew about, but remains a huge garage punk explosion. It's only 18 minutes of destruction, but "Digital Degenerate", "Get Away" and others show that Dadar is a band on which we can count on for at least part of the decade. There's an urgency in Dadar's music which, added to the fun and the grip of a potty drum kit, kill grandmothers. The album is cut out for live performances, but the album version is already a live performance for those who can enjoy themselves without the help of a physical presence.

FRDadar, c'est un groupe sur lequel j'ai déjà eu l'occasion d'écrire quelques mots d'amour. Alors qu'il enchainait les EPs, il vient enfin de se décider à regrouper ses quelques hits sur un album qui entre le premier dans le top 20 présumé de 2020. Il regroupe certes beaucoup de morceaux que l'on connaissait déjà, mais cela n'en fait pas moins une énorme explosion garage punk. Il n'y en a que pour 18 minutes de destruction, mais comment ne pas voir dans "Digital Degenerate", "Get Away" et autres compères l'avénement d'un nouveau groupe sur qui compter pour une partie au moins de la décennie ? Il y a une urgence dans la musique de Dadar qui, ajouté au fun et à l'emprise d'une batterie pot-de-yaourt, fini d'achever mémé qui pensait passer un dimanche matin bien au chaud. L'album est taillé pour les lives, mais la version album est déjà un live pour qui sait jouir sans l'aide d'une présence physique.


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Blowout - No Beer, No Dad (Redux)
LP, Lauren Records, 10 January 2020
[pop punk / indie rock]

ENFormed in 2014, it took Blowout only two years to release No Beer, No Dad, an excellent pop punk-ish album in the tradition of Juliana Hatfield and the Blake Babies. The latter has recently been remastered, the opportunity to plunge into the universe of Sixteen Candles' new version. There is a very innocent side to Blowout's music, which is also found in the nineties and early 2000s. Laken Wright's voice adds in naivety, immersing us in the adolescence whose loss we have never really accepted. Tips: to access the entire album, click here: link.

FR: Formé en 2014, il n'aura fallu que deux ans à Blowout avant de faire paraître No Beer, No Dad, un excellent album de pop punk-ish dans la lignée de Juliana Hatfield et des Blake Babies. Ce dernier a été récemment remasteurisé, l'occasion de se plonger dans l'univers d'un Sixteen Candles nouvelle version. Il y a un côté très innocent dans la musique de Blowout, ce que l'on trouve également dans la musique nineties et early 2000s. L'album enchaine les hits comme Harold Shipman enchaine les victimes. La voix de Laken Wright ajoute en naïveté, nous revoilà plongés dans une adolescence dont on n'a véritablement jamais accepté la perte. Tips : pour accéder à l'album entier, c'est ici : lien.

 

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Cereal Killer - The Beginning & End of Cereal Killer
LP, Anti Fade Records, 28 June 2019
[war punk]

ENCereal Killer is a band from Geelong (Australia, again) who, on June 28th, released an excellent debut album via Anti Face Records (the house of Vintage Crop, Civic, The Living Eyes and way more). Producing a war punk very different from the DC scene of the 90s, Cereal Killer seems to worship noisy patchworks that end up knocking out McGregor. For 20 minutes, Cereal Killer delivers the soundtrack that would resonate a week before the end of the world, when earth will be blood and fire, when the bikers will have taken control of society, when the big guns will be fun, when death will be fun, when anarchy will have taken precedence over fake news democracy. Yeah, Cereal Killer, that's a Rodriguez movie all by itself. The hits are... deadly, as evidenced by "Being Cool", "Electric Sheep" and "Should Punks Be Allies". 

FRCereal Killer, c'est un groupe originaire de Geelong (Australie, encore) qui, le 28 juin dernier, a fait paraître un excellent premier album via Anti Face Records (la maison de Vintage Crop, Civic, The Living Eyes et j'en passe). Faisant dans un war punk fort différent de celui de la scène DC des années 90s, Cereal Killer, lui, semble adorer le patchwork noisy qui fini de mettre McGregor K.O. Pendant 20 minutes, Cereal Killer délivre la bande-son qui retentira une semaine avant la fin du monde, lorsque la terre sera à sang et à feu, que les bikers auront pris le contrôle de la société, que les guns seront fun, que les morts seront un amusement et que l'anarchie aura pris le pas sur la démocratie biberonnée à la fake news. Ouais, Cereal Killer, c'est un film de Rodriguez à lui tout seul. Ses hits sont logiquement mortels, preuve en est avec "Being Cool", "Electric Sheep" et "Should Punks Be Allies".

 


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The Huile - The Huile
LP, 17 January 2020
[surf punk]

ENThe Huile is little Gregory's new project, I think. We recognize Théo from the band Johnny Mafia, and three movie actors (see the YouTube video down below) who also know how to play the Instrument (see the album). On January 17th, the band released its debut album, The Huile. It is a kind of Wavves who meets the voice of Naomi Punk, album Yellow (2017). Logically inspired by California, overgrown palm trees and skateparks full of babes, The Huile is for the moment too predictable to work in the long term. The band's music is, in fact, a bit like Kaamelott, the TV show: ironic without being a joke, not completely finished, and in the end, very 2000s without being futuristic. The release of Kaamelott's the movie is expected for summer 2020, a great opportunity for the band to release a more innovative EP?

FRThe Huile, c'est le nouveau projet du petit Grégory, je crois (voir la description bandcamp). On y reconnait bien évidemment Théo du groupe Johnny Mafia, qui est accompagné de trois acteurs de cinéma (voir la vidéo YouTube) qui savent aussi jouer de l'Instrument (voir l'album). Le 17 janvier dernier, il a fait paraître son premier LP, The Huile. C'est une sorte de Wavves qui rencontre la voix de Naomi Punk, album Yellow (2017). Logiquement inspiré de la Californie, des palmiers trop grands et des skateparks à babes, The Huile est pour l'heure un brin trop prévisible pour fonctionner sur le long terme. Et pour cause, The Huile, c'est un peu le Kaamelott de la scène française : ironique sans être du foutage de gueule, bien senti sans être complètement achevé, et finalement, années 2000s sans être futuriste. Je note toutefois, sans vouloir jeter The Huile sur le feu (obligé), que la sortie du film Kaamelott se murmure pour l'été 2020, l'occasion de sortir un EP plus engagé ?

 


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Bonus:

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