Noogy: coma éthylique!

Noogy , c'est le joyeux bordel (texan) de la rentrée 2018. Déjà auteur de deux EPs, il fait paraître son troisième essai ces jours-c...


Noogy, c'est le joyeux bordel (texan) de la rentrée 2018. Déjà auteur de deux EPs, il fait paraître son troisième essai ces jours-ci avec l'espoir de susciter en nous quelques espoirs pop punk. Il faut dire que l'on ne sait pas trop si Noogy est un fan de Fidlar ou de Blink 182, mais le fait est que sa musique, souvent à la frontière entre ces deux styles, rend un bel hommage au college punk.

Plus l'écoute de son EP avance, et plus on se demande si le groupe a un jour considéré ralentir la cadence. Comme l'illustre son Mickey-doigt-d'honneur, Noogy est un bourrin qui s'assume. Il est vulgaire et fun. Voyez plutôt :



"Whatever" est un sacré farceur. Introduit par Donald Trump - une joke ?! - il se tourne rapidement vers ce qu'il y a de plus slacker en 2018. Le niveau d'adrénaline est maximal, Tony Dork a donc des potes du côté du Texas. Le combat à distance US - Australie est relancée dans le plus beau de tous les élans. La tendance est aux cris, après celle des "wo", aucun groupe ne pas se réclamer slacker sans gueuler tout ce qu'il sait dans un micro. C'est le résultat de l'influence Fidlar.

"New Crew" en rajoute une couche niveau dumb punk. Noogy sait aller plus vite que la musique et plus vite que les scud d'insultes qu'il balance entre quelques références à son mode de vie. La deuxième partie franchit le pas pop-punk. Et puis vient "Studcounter", c'est alors que l'on réalise que l'on est bloqué dans une machine à handbangers. Noogy est probablement le p'tit nom d'un nouveau model de rouleau compresseur. Ici, la frat' du campus est réputée pour le nombre de comas éthyliques plus que les conquêtes dans la chambre du haut.

Si on a compris à ce stade que Noogy voulait nous faire du bien en nous faisant mal, "2017" est son plus parfait allié. Sur le même rythme que les deux précédents, Noogy ne semble s'encombrer du respect d'aucun code : à quoi bon varier lorsque tout ce qui compte, c'est l'orgie punk. Et "Closeminded" de venir me donner un peu de grain à moudre : à quoi bon être ouvert d'esprit lorsque cela nous force à écouter les merdes des autres. Noogy s'en tient à son college punk pour dumb students, et rien d'autre ne l'intéresse. C'est très bien ainsi.


Au final, dire que Demo ne fait pas dans la dentelle est un minimum. Sans jamais départir de sa ligne initiale, Noogy fait de son EP le rouleau compresseur qui vient mettre K.O. tous les autres groupes qui auront le malheur d'être programmés une même soirée que ces types-là. 

Le groupe joue parfaitement le coup. Le fait d'introduire son EP avec Donald Trump nous force à écouter ce qu'il se cache derrière, histoire de jauger du niveau de cynisme. Maintenant que nous sommes conquis par ce contenu pour teenage retarded, on attend l'album avec impatience. Il ne tardera pas : "we will be putting out a full length record with all our best shit on it in about 6 to 9 months", qu'ils disent.

(mp3) Noogy - 2017

Tracklist : Demo (EP, 2018)
1. Whatever
2. New Crew
3. Studcounter
4. 2017
5. Closeminded

Liens :
Article sur Jim Shorts
Article sur Blake Babies

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