LP : together PANGEA - Badillac (Garage Punk Rock)

together PANGEA n'est rien de moins que PANGEA, le groupe interviewé par Still in Rock en 2013 (lire l'Interview ). Le groupe ...




together PANGEA n'est rien de moins que PANGEA, le groupe interviewé par Still in Rock en 2013 (lire l'Interview). Le groupe vient tout juste de faire paraître son deuxième opus, Badillac. Ce dernier aurait bien mérité un Album Review très complet, mais 2014 est telle que la liste d'attente était trop longue pour ce bon album. Ce groupe qui nous confiait que "Ty est notre père à tous" n'a rien perdu de son mordant. Cet album nous en envoie plein la vue, un peu comme le premier opus du groupe paru en 2011, le Living Dummy. together PANGEA a pour l'occasion laissé tomber Burger Records pour aller voir ce qu'il se passait du côté de Harvest Records.

Ecrire des reviews sur des opus tels que Badillac fait partie des exercices les plus jouissifs. Ces opus dégagent une telle énergie, une telle brutalité, qu'il est impossible de ne pas se laisser prendre au jeu de l'article un peu pervers, un peu sick et bien étrange.

Les premières secondes de "Alive" ne laissent planer aucun doute sur la nature de cet album : ça va cogner fort fort fort. Et afin que l'on ne pense surtout pas que Badillac a laissé l'aspect mélodique de côté, together PANGEA s'est bien appliqué à ce que ce premier titre reste en tête des heures durant. Le deuxième morceau, "Make Myself True", contient l'un des meilleurs refrains de l'album. together PANGEA fait crisser ses guitares à la Nobunny (article). On retrouve un peu de sérénité avec "Badillac". Une autre claque vient avec "Does He Really Care", un titre lo-fi de quasi Power Rock, où le Punk qui transparaissait dans leurs précédentes créations trouve ici une véritable place. On y retrouve toute l'anxiété de Pangea, celle du malade mental à qui on aurait donné un micro un peu trop tôt. Et puis, on y retrouve "River", le titre que Still in Rock avait classé 10ème de l'année 2012 (voir le classement). Je dois m'avouer plus convaincu par les arrangements de la version originale, mais enfin, ce titre demeure la tuerie que nous connaissions.

On attaque la deuxième moitié de l'opus avec "Offer", un titre où la voix de William Keegan est plus posée. La deuxième partie du titre est particulièrement intéressante, on y entend une des rares apparitions de son plus smoooth, plus pop. Mais on procède en réalité à l'écoute de Badillac pour des titres comme "Depress". Celui-ci est particulièrement génial. On y retrouve le Pangea du dernier EP, tel un fou enfermé dans sa cellule de prison depuis bien trop longtemps. "Depress" est l'un des tout meilleurs titres de l'album. C'est raw, c'est punk, c'est parfait. On enchaîne avec "Sick Shit", morceau aux paroles si douces. together PANGEA réaffirme qu'il est un groupe dont la raison d'être réside avant tout dans la guitare bien puissante, celle qui fait plisser les yeux. La plus belle partition se trouve incontestablement sur ce morceau. Encore un moment de perfection, on commence à les enchaîner. "Cat Man" n'est pas le nouveau single de Ian Svenonious, mais c'est tout comme. On ressort nos vinyles de The Make-Up (article anachronique). Peut-être le morceau le plus sick de tous, "Cat Man" est un ticket pour l'enfer, celui qui brûlera les âmes les plus pures qui n'ont rien à faire à écouter cet opus.

On approche doucement de la fin de l'album avec "Why". together PANGEA fait sembler de temporiser un temps avant de lâcher les chevaux. La première guitare acoustique apparaît sur "No Way Out". PANGEA est suffisamment malin pour réussir à nous attendrir un peu, avant El Grande Finale. Le voilà donc qui arrive avec "When The Night Ends". Seul titre d'une durée supérieure à 6 minutes, il était bien évident que together PANGEA allait nous réserver du très grand pour la fin. Les trois premières minutes font apparaître un together PANGEA moins saisissant que sur le reste de l'opus. Et puis, après près de 30 secondes de silence, William Keegan revient nous asséner ses dernières paroles d'amours. Ah, together PANGEA, c'est si beau, si délicat.



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