Album Review : The Black Keys - El Camino (Blues Rock)

Album Review : The Black Keys " El Camino " The Black Keys . Alors là, 2011 vient de prendre une sérieuse claque. 2011, cet...





Album Review : The Black Keys

" El Camino "



The Black Keys. Alors là, 2011 vient de prendre une sérieuse claque. 2011, cette année musicale tellement riche vient en effet de subir un véritable attentat : les Black Keys rappellent avec un brio que je ne saurai qualifier, qui, parmi tous, sont les boss du rock mondial. The Black Keys, eux, les deux brothers d'Akron venus de l'Ohio, viennent de frapper un grand coup, un coup qui laissera tellement de traces que 2012 pourraient en subir les séquelles.


Voilà 10 ans que ces gars là nous font rêver. Ils créent un son sans cesse nouveau, ils explorent différents horizons et ne se contentent jamais de ce qu'ils parviennent à produire. Certes, tout n'a pas toujours était brillant, je pense notamment à leur album Brothers, n'en demeure pas moin qu'au final, ils se sont retrouvés et sont parvenus à diversifier encore un peu plus leur discographie avec brio.


Alors, lorsque le groupe annonce cet été la sortie d'un nouvel album, "El Camino", l'impatience se fait immédiate. Conscient du potentiel des Black Keys, j'étais anxieux, j'oser rêver au meilleur, jamais je ne rêvais à si bien. "El Camino" est de ce genre d'opus où nos préférences évoluent avec le temps, les titres recèlent tous de milles merveilles, on ne peut s'empêcher d'aduler la puissance de chacun, quelle soit rock ou plus blues. Est-ce leur meilleur album ? Il n'y a qu'un pas que je franchis.


L'écoute de cet opus ne révèle qu'une seule envie primaire : augmenter le volume, toujours plus fort, vous détruire les oreilles, les réduire en miettes. Après tout, tant pis pour les albums à venir toutes ces années futures, que cet opus soit la dernière chose qui vous soit donnée d'écouter, vous en acceptez la sentence. Si d'énormes acouphènes ne me le laisseront pas pendant presque 24h après ma première écoute, non pas que je n'ai pas pour habitude de maltraiter mes tympans (et je ne vous évoque pas les contusions et autres lésions cérébrales), je vous souhaite tout autant de bonheur et de problèmes auditifs.


Je ne saurai trop vous conseiller une pause après l'écoute de "Little Black Submarines", le 4ème titre de l'opus. La claque que vous prendrez sera tellement immense qu'il vous sera difficile de vous en remettre suffisamment vite pour apprécier la suite de l'opus qui mérite 1000% de votre attention. On notera à ce titre que "Lonely Boy", premier single dévoilé, ne sera donc pas le meilleur titre de l'album, c'est pour dire.


Saches, cher lecteur, que je défendrai cet album corps et âme jusqu'à que la mort m'en sépare. Ô, je n'aurai pas grand mal, il faut dire qu'il dispose d'arguments de tailles : un rythme implacable, une énergie comme 2011 n'en avez pas donné avec tant d'intensité, une voix à mi-chemin entre un blues toujours aussi déjanté et un rock clairement assumé, bref, "El Camino" est grand, tout autant que ce groupe d'anthologie. Place à la critique détaillée.



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  • Lonely Boy : L'un des tubes de l'année 2011, sans aucune contestation possible. Certains le compare à la puissance de ralliement de "Seven Nation Army" des White Stripes. Sans aller jusque-là, "Lonely Boy" s'impose et s'imposera. L'un des plus entêtants de 2011.

  • Dead And Gone : Rarement on avait entendu Dan Auerbach pousser la voix de la sorte. L'écoute de "Dead And Gone" ne serait être complète sans avoir atteint 1min40. Sur le même rythme que "Lonely Boy", on y trouve un Black Keys qui assume le son d'un vieux tube américain. Plus les écoutes passent et plus "Dead And Gone" gagne à être écouté.

  • Gold On The Ceiling : L'introduction de "Gold On The Ceiling" vous séduit immédiatement. Ce titre est une des grosses claques de l'album, le solo à 1min20 ne pourra que vous combler tant 2011 s'est montré avare en gros son de la sorte. Le final vous envoie simplement au 7ème ciel.

  • Little Black Submarines : Parce que l'acoustique des Black Keys est tout aussi jouissive que l'électrique, "Little Black Submarines" marque cet "El Camino" d'une touche plus sensible. En apparence tout au moins. Arrive à la 2ème minute une guitare électrique éclatante, qui, je dois l'avouer, m'a fait verser une larme lors de la première écoute. Je ne peux en dire plus. C'est un CHEF D'OEUVRE.

  • Money Maker : Voilà un Black Keys tout en puissance qui nous fonce dessus à toute vitesse. Cette guitare saturée de la 2ème minute ne peut que procurer l'ultime jouissance auditive.

  • Run Right Back : Deuxième titre déjà connu avant la sortie de l'album avec "Lonely Boy". D'un rock américain tout droit sorti de la pochette de l'album, "Run Right Back" à 1min40 donne à écouter la puissance d'une batterie terriblement efficace. Le final fait plaisir, et plus encore.

  • Sister : "Sister" joue dans une différente catégorie, tout en effet studio et guitare rythmée. Les voix en coeur viennent donner un effet gominé à un titre qui renie définitivement le blues des Black Keys. On aime quand même.

  • Hell Of A Season : On se demande dès l'introduction jusqu'où vont bien pouvoir nous emmener les Black Keys. C'est l'effet de "Lonely Boy" qui domine les premières secondes d'un titre qui vient amorcer le dernier tiers d'un album qui donne beaucoup trop d'excellentes choses pour apprécier ce morceau sans aucune pause.

  • Stop Stop : Voilà que les Black Keys renouent avec la grande tradition de l'introduction qui affole vos sens, du refrain qui produit en vous des secousses lorsque les couplets vous empêchent de rester immobile. Une tradition que seuls 8 titres produisaient jusqu'à présent sur cet opus. Et dire que ce n'est qu'à partir de la 3ème minute que tout prend son sens.

  • Nova Baby : Un titre plus consensuel, "Nova Baby" gagne en efficacité quant l'orgue laisse la place à un riff on ne peut plus simple et pourtant parfaitement distillé. Le solo de guitare du final fait penser à certains des Strokes, oui, des Strokes.

  • Mind Eraser : Comment finir autrement ? Ce titre est celui avec laquelle vous prendrez possession du van sur la pochette, allumerez le contact et partirez de votre village natal direction la Louisiane. On connaîtra bientôt les paroles de ce "Mind Eraser" comme les Black Keys connaissent leurs classiques.


Ainsi s'achève la lecture de cet opus. Plusieurs choix s'offrent alors à vous : rester là, bouche bée, étourdie et hébeté, où bien vous précipitez vous jeter de l'eau sur le visage pour vous assurez que cette écoute était belle et bien réelle, encore, vous pouvez téléphoner à l'ensemble de vos contacts pour leur annoncer la nouvelle : mieux que votre mariage, votre ultime affiliation musicale. Je conclurai sur ces mots de Nietzsche qui acquiert une saveur particulière, "sans musique la vie serait une erreur".





Note : 9,4 / 10 (barème)



Liens afférents :

Article sur "Lonely Boy"

Article sur "Run Right Back"



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