Interview : Corte Real (Indie Rock)

L'été arrive et avec lui l'envie quasi frénétique de s'évader, de parcourir le globe à la recherche de quelque chose d'au...



L'été arrive et avec lui l'envie quasi frénétique de s'évader, de parcourir le globe à la recherche de quelque chose d'autre. Et quelle meilleure manière d'y parvenir que d'embarquer à bord d'un grand voilier, plein de promesses, à la fois puissant et fragile. Quand on y pense former un groupe, c'est un peu comme partir au large, vers l'horizon lointain, partagé entre l'excitation et la peur de l'inconnu.


Aujourd'hui nous embarquons sur le Corte Real, groupe qui a vu le jour dans la belle Versailles, ville dont il puise son inspiration comme le vent gonfle les voiles des bateaux.


À son bord, il n'y a pas de capitaine, mais ce sont six amis qui tiennent la barre. Ensemble depuis l'enfance, c'est dans le quartier de Saint-Louis que le groupe se crée un véritable univers. " Ça a été un immense plaisir d'y grandir. C'est un lieu assez magique pour nous. Tous les mythes, les histoires, les chansons anglaises que nous avons découverts enfant, nous les avons projetées dans ce quartier. Aujourd'hui c'est encore dans cet imaginaire que nous vivons et c'est de là que viennent nos chansons ".


Quant au choix d'écrire en Anglais, il est dicté par la nécessaire musicalité inhérente à la langue de Shakespeare. " La langue est un instrument, on ne chante pas en Français comme en Anglais, l'anglais peut être bafouillé et incompréhensible, le Français doit être articulé. Il faut carrément adapter la musique pour ça colle avec du Français. Dans cet exercice Gainsbourg est un maître absolu ".


L'anglais comme une évidence donc pour ceux qui furent bercés par les Kinks, Bob Dylan et autres Johnny Cash. Mais le groupe n'oublie cependant pas sa langue natale. " On va essayer de faire un peu plus de Français tout en conservant l'Anglais " et se réserve même quelques fantaisies propres à leur imaginaire. " Nous sommes même en train de faire une chanson sur la forêt noire et nous nous sommes décidés à caser un mot en Allemand. De toute façon, ce sera toujours le foutoir, un vrai bric-à-brac, et ça, ce n’est pas prêt de changer ".


Le groupe a déjà enregistré un EP de 6 titres au studio CBE à Paris et se lance maintenant à la recherche d'un label. Still in rock leur souhaite le meilleur en espérant les retrouver, sur ces pages, pour évoquer leur premier album !


(mp3) Corte Real - Ligne 15

(mp3) Corte Real - Navigator


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