Still in Rock présente : The Pretty Greens (Surf Riot Grrrl)

The Pretty Greens est un groupe originaire de Philadelphie qui, le 21 avril dernier, a fait paraître une première cassette, Lonely He...




The Pretty Greens est un groupe originaire de Philadelphie qui, le 21 avril dernier, a fait paraître une première cassette, Lonely Hearts Club "No Jerks Allowed", via Negative Fun Records. Ce trio formé en 2013 a pris le temps de la composition, de sorte à nous délivrer six morceaux solides qui ne délaissent pas l'aspect engagé que le Riot Grrrl impose. The Pretty Greens aborde ainsi de nombreux thèmes "sociaux", l'injustice, le rapport à sa communauté et le self-love.

Citant The Cookies, The Ronettes et les Shangri-La’s comme sources d'inspiration, on y reconnaît surtout celle des Raincoats et des Slits. D'une façon très intéressante, The Pretty Greens allie cette musique très nineties à des airs de surf music qui viennent réchauffer le tout. Le groupe utilise cette formule depuis quelque temps déjà, à l'image de ce qu'il avait fait sur "Jealous Waves" en 2014, un morceau au thème évident sorti à l'occasion de la Saint-Valentin.

L'introduction se fait avec "Elevator Eyes". Les premières ressemblances avec les Slits ne tardent pas à apparaître. The Pretty Greens a habilement placé un titre très rythmé en introduction. "Elevator Eyes" emprunte ce qu'il faut au Garage Pop pour en faire un des temps forts de l'EP. Et puis, parfois, le son demande à être étoffé. C'est le cas sur "Tiny Locket". Ce titre, qui évoque l'imagerie des Bratmobile, gagnerait à mon sens à trouver un peu plus de chaleur. Les Pretty Greens sont particulièrement pertinentes lorsqu'elles visent des mélodies plus surf et plus ensoleillées qui viennent s'entrelacer avec le spirit punk féminin. Le troisième titre de la tracklist, "Quilts", est le morceau le plus breezy de l'EP. S'il se démarque très clairement du précédent, je note que les Pretty Greens y sont plus efficaces. Le son y est plus novateur, parce qu'à la frontière entre Riot et sonorités à la Dick Dale. 

Vient alors le meilleur titre de la cassette, "First Time". Sorte de petit frère au titre "(It's My) First Time" des Bam Bams, ce morceau des Pretty Greens est la parfaite représentation de ce que le groupe peut faire de mieux. Reprennant les codes des teenage movies, il plane sur une musique surf de fin de journée. Deux titres viennent cconclure cet EP. "Once Before" consacre l'apparition de Mike Writes, un de leurs amis qui se trouve être rappeur. "Animal" reprend l'énergie du premier morceau, Chain & the Gang n'est plus très loin !

Au final, cet EP est fort prometteur. Les Pretty Greens se font les représentants d'un genre finalement trop peu exploité. Sans tomber dans la violence sonore (que l'on aime tant) des Perfect Pussy et autre Priests, les Pretty Greens parviennent à ajouter un peu de charme à la musique Riot Grrrl qui est, dans son ensemble, fortement masculinisé. Il ne reste qu'à s'assurer que leur premier LP suivent les mêmes traces et nous serons alors en présence d'une formation qui comptera !


(mp3) The Pretty Greens - First Time (2015)
(mp3) The Pretty Greens - Jealous Waves (2014)


Liens afférents :
Article sur Bam Bams
Article sur le groupe Perfect Pussy

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