Live Report : Eagulls, Parquet Courts, The Jesus and Mary Chain

Le festival des InRocks réunit chaque année une partie de la scène indépendante, si tant est que cette étiquette veuille dire encore ...




Le festival des InRocks réunit chaque année une partie de la scène indépendante, si tant est que cette étiquette veuille dire encore quelque chose. Voici le live report de Still in Rock.

Le vendredi, on retiendra surtout la performance de Parquet Courts qui a fait résonner un punk souvent expérimental. Mené par un son de batterie très puissant, on y a tout aussi bien retrouvé les influences de Television que celles de Pavement et autre Wire. Force est de constater que Parquet Courts a parfaitement su jongler entre un indie rock nineties et le son forcené de l’année ’77. Un must-see.




Le dimanche, la première bonne nouvelle est venue d’Eagulls qui a su comment recréer l’ambiance noire qui sied si bien à la version studio de son dernier opus. Brute et primitive, la musique du groupe nous a rappelé l’état embryonnaire du post-punk. Il a transporté avec lui toute l’opacité que Wu Lyf savait si bien manier, à la différence que le charisme de George Mitchell est autrement plus marqué. Moralité ? Les clichés de la musique anglaise sont toujours aussi efficaces. Royal Blood a ensuite pris la scène avec une musique à la croisée des chemins entre celle de Jack White et de tous les clichés que le rock US a créé. Sur fond de pop punk, il a au moins eu le mérite de nous replonger dans nos années lycées. Mais là n’était pas l’essentiel.




Quel fût notre soulagement de voir enfin arriver sur scène la formation la plus légendaire de tout le festival, j’ai nommé The Jesus and Mary Chain. En version studio, la musique de JAMC est un curieux mélange de noisy, de psychédélisme et de particules pop. En live, chacun de ces traits sont démultipliés. La première partie de leur set nous a inévitablement évoqué les Replacements. Avec son t-shirt hommage aux Modern Lovers, Jim Reid est parvenu a recréer le romantisme eighties que la mouvance shoegaze traduisait si bien. Et puis, JAMC nous a finalement asséné le fuzz lo-fi pour lequel nous étions tous venus. Comme un poison, il s’est divinement infiltré dans le psyché de chaque témoin de la démonstration. 

L’expérience a finalement été particulièrement forte. Le son de JAMC est souvent anti-émotionnel. Très aride, il ne laisse que peu de place à l’humanité que la musique requiert souvent au profit d’un son industriel très marqué. Mais cette réalité était contrebalancée par la communion d’une Cigale remplie à craquer. On y ressentait le poids de l’histoire, celui de voir jouer un groupe qui a été le pionnier de tant de mouvances. Avec son look de vieil érudit du Larsen, I Heart est heureux d’affirmer que JAMC n’a rien perdu de sa superbe.


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