Album Review : Cass McCombs - Wit's End (Pop Alternative)

Cass McCombs . À l'inverse de ce qui a pu se passer avec Metronomy ( article ), l'écoute prolongée de Cass McCombs a finalement ...




Cass McCombs. À l'inverse de ce qui a pu se passer avec Metronomy (article), l'écoute prolongée de Cass McCombs a finalement eu raison d'une première approche difficile. À l'inverse de la musique de Metronomy à écouter au soleil, celle de Cass McCombs s'écoute à la tombée de la nuit dans une pièce sombre (il faut parfois savoir se la jouer mélo).

Pour la petite histoire (on les aime toujours), avant de devenir musicien, Cass McCombs a travaillé dans un vieux cinéma situé en Californie, du style de ceux qui ne passe que des films en noir et blanc. Ceci explique cela, on comprend bien mieux sa musique une fois cette petite anecdote bien en tête. Il a ensuite voyagé de nombreuses fois à travers les États-Unis, méthode Beat Generation façon Jack Kerouac. Autre explication quant à la profondeur et la vertigineuse diversité de ses textes.

Pour les artistes avec qui il a déjà performé en voici une liste très réduite : Band of Horses, Ariel Pink's Haunted Graffiti, Cat Power, Andrew Bird, Blonde Redhead, Modest Mouse, Girls, Beach House, The Decemberists, Arcade Fire, Peter Bjorn and John, Papercuts, The Shins ... The Walkmen et j'en passe. Voilà enfin pour les influences possibles. En réalité, je crois surtout au talent très pur de Cass McCombs et la suffisance d'une créativité débordante lui permettant d'imager ces titres de façon très spontanée pour un travail ensuite très

Son dernier album, "Wit's End", jouit d'une incroyable pureté, lancinantes et térébrantes, chaque chanson est une introjection musicale dont on ne saurait se priver. Plus d'un sera déconcerté à l'écoute de ce nouvel opus, il faut prendre le recul nécessaire et apaiser sa personne afin d'en apprécier l'essence, et croyez-moi, cet album est alors une chance extraordinaire, majestueuse et solennelle. Place à la critique détaillée :

  • County Line : un titre qui annonce parfaitement la couleur de l'album : lancinant, fascinant, palpitant.
  • The Lonely Doll : une berceuse tout simplement radieuse. Cass McCombs semble avoir tout compris : minimalisme et réussite. Un très beau titre tout en douceur.
  • Buried Alive : encore du minimalisme, encore un titre qui sait capter toute votre attention, Buried Alive est fait d'une mélodie si douce que l'on se croirait venu au paradis.
  • Saturday Song : l'un des titres les plus géniaux de l'album. Impossible de ne pas être hypnotisé par la complexité de ce titre si simple en apparence. Saturday Song subjugue bien plus qu'il ne vous ait possible de l'imaginer aux premières secondes d'écoutes.
  • Memory's Stain : une première partie dans la lignée des précédents titres, calme et puissant sous fond de Sufjan Stevens. Puis viennent plus de trois minutes de clarinette basse pour conclure un titre splendide.
  • Hermit's Cave : plus guilleret, Hermit's Cave fait preuve d'une autre qualité : vous emmenez dans un petit gite en bois au fin fond de la forêt de Yellowstone et vous y faire sentir bien. Quel meilleur hôte que Cass McCombs au coin du feu ?
  • Pleasant Shadow Song : on y entend l'influence de Sufjan Stevens et les Dirty Projectors, ce titre délaisse le piano pour donner plus de force à une délicate guitare.
  • A Knock Upon The Door : 8ème et dernier titre, plus de 9 minutes une fois encore très relaxantes, des minutes que l'on voudrait étirer un peu plus, des minutes d'une pop qui tire vers un smooth jazz splendide.

Une fois la lecture de cet opus amorcée, il vous sera simplement impossible d'en arrêter le cours. Sans aucune fioriture ni aucun son électronique, Cass McCombs exprime son art en toute simplicité.

Ce petit chef-d'oeuvre vient affirmer avec encore un peu plus de force que 2011 est l'année du minimalisme (souvenez-vous les déclarations de Still in Rock quant à Zoo Kid : ici). Cass McCombs frappe un grand coup sans trop faire de bruit dans le monde très fermé de la scène alternative. En attendant plus d'écho, on se délecte de ce "Wit's End" de toute beauté.

Note : 8,3 / 10 (barème)



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