Vaguess : en vidéo et en sueur

Vaguess . Le 27 février dernier, Still in Rock présentait le nouvel album de Vaguess en exclusivité intergalactique, j'ai nommé  G...


Vaguess. Le 27 février dernier, Still in Rock présentait le nouvel album de Vaguess en exclusivité intergalactique, j'ai nommé Guilt Ring. On se souvient que cet album de garage punk contenait de nombreux hits, tous en puissance, tous entre punk anglais 70's et slacker américain.


Le 18 juin dernier, le groupe était du côté de Modern Electric Studio - un shop de tattoo à Berkeley - et PressureDroptv s'est donc dit qu'il allait filmer une petite session, histoire de. L'idée est excellente, Vaguess est excellent et l'on se dit qu'il ne faudra pas manquer son premier passage en France. Sa recette est toujours la même, entre slacker Ramones et Clash. Il est donc toujours aussi efficace.


"Guilt Ring", le single de l'album, est déjà la promesse d'un monde plus violent et plus beau. Vaguess délivre ce punk nerveux avec le sourire d'une babydoll. Vient ensuite "Shoulda Died Young", la première mitraille de cette session. L'esprit Burger est là pour vous faire frémir dans vos summer camps dévergondés. Quant à "Great Indoors", c'est le slacker qui revient à grands pas. Vaguess est toujours aussi concis mais il trouve le temps de magnifier un peu le style dorky.


"Danny’s Park" fait pour sa part indéniablement partie des meilleurs titres de l'album. Il était donc attendu que Vaguess score très haut. C'est cheesy, c'est bon. "Sinkpisser" reprend le chemin du punk des Dictators avant que "Can’t Hang" ne nous rappelle que les New York Dolls ont aussi influencé une partie de la scène californienne. "Can Complain" va trop vite pour nous permettre de trouver l'âme soeur dans un pogo qui y serait dédié, mais heureusement, "Black Tar Blues" rappelle en nous tout l'amour que l'on a pour les Damned.


"Uncle Gretchen" introduit le trio final, toujours sans la moindre délicatesse que l'on ne voudrait pour rien au monde. Ce titre avait marqué la sortie de son album parce qu'il rappelait à nous le punk 70 des vieilles compilations de morceaux obscures. Vaguess aurait pu être de Guns, Dope, Fucking in the Street que l'on aurait trouvé ça normal. "Sober Cult" tombe alors à pic avec sa dédicace aux tattoos. Vaguess y traduit une nouvelle fois le slacker-trash de sa génération avec ce punk british décomplexé d'une vieille guerre entre les deux pays. "F Is for Fashion" clôt le tout sur une ultime note d'ironie. Je vois déjà le truc, Vaguess qui joue en fond à l'occasion d'un défilé de Saint Laurent. Ouais.



Vaguess est une formation nécessaire parce que Fidlar a mangé la scène US - pour notre plus grand plaisir - et qu'il semble faire de la résistance avec ses multiples références aux Dictators, aux Wire et à Royal Trux. Je n'ai de cesse de faire l'apologie d'un punk joyeux et volontairement idiot, mais force est de reconnaître qu'un peu de frénésie fait aussi du bien là où sa passe. Vaguess est véhément dans la bonne humeur, qu'il en soit toujours ainsi !

(mp3) Vaguess - Love Song
(mp3) Vaguess - Danny's Park

Tracklist : Session Vaguess (PressureDrop.tv, 2017)
1. Guilt Ring
2. Shoulda Died Young
3. Great Indoors
4. Danny’s Park
5. Sinkpisser
6. Can’t Hang
7. Can Complain
8. Black Tar Blues
9. Uncle Gretchen
10. Sober Cult
11. F Is for Fashion

Liens :
Article sur Guilt Ring
Article de présentation de Vaguess

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