samedi 30 juin 2012

Best Of Still in Rock : Juin 2012


Juin 2012. Chers amis, ce mois de juin fut beau en ce qu'il révéla d'une part d'excellents albums et d'autre part laisse présager un très beau mois de juillet. La vidéo de Pond qui a fait l'objet d'un article le 15 juin est probablement la meilleure vidéo de rock que vous n'ayez jamais vu, l'aboutissement d'années de tâtonnement, dans les garages les plus créatifs au monde. Still in Rock aime votre compagnie, cap sur juillet.




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1. Pond : l'une des meilleures vidéos de rock ever (article ici)

Pond, encore eux à la tête d'un classement (après le best of de mai 2012). La vidéo dont l'article fait état est une session KEXP, vidéo qui transcende les limites du rock, près de 30 minutes qui font dire : "Stop, arrêtez tout. Une fois que vous aurez visionné cette vidéo, vous aurez vécu."


2. The Tallest Man On Earth : tant de grâce, tant de folk (article ici)

The Tallest Man On Earth est un artiste que le temps révélera. Son dernier opus, There's No Leaving Now, est splendide, une petite merveille de minimalisme folk. Jens Kristian Mattsson y réinvente sa folk suédoise, faisant de ces quelques morceaux des très belles pièces de musiques, supérieures à ce que, dans un genre similaire, Bob Dylan avait su faire.


3. Yellow Ostrich : Brooklyn renaît (article ici)

Yellow Ostrich qui opère dans un entrepôt situé à Brooklyn, c'est forcément beau/bon à voir. Interprétant le brillantissime "Marathon Runner", ce groupe démontre une nouvelle fois qu'il fait bien partie des révélations de 2012.


4. Fiona Apple : créativité, génies, efficacité (article ici)

Une voix qui marque à ce point votre esprit est quelque chose de rare. Les morceaux les plus jazzy de son dernier opus, The Idler Wheel, sont de véritables chef-d'oeuvres que l'on doit vénérer comme il se doit. Fiona Apple, l'autre Feist du 21ème siècle.


5. Dirty Projectors : encore eux, avant le grand saut (article ici)

Dirty Projectors fera paraitre un album qui est l'un des plus grands espoirs de 2012. En réalité, cette formation est d'ores et déjà réputée pour ses apparitions d'excellences, en atteste leur nouveau morceau, "Dance For You", tout simplement parfait en son genre.



À également ne pas manquer : Le superbe nouveau titre de Weird Dreams (ici) ainsi que leur interview par Still in Rock (ici), Jack White et Beck (ici), le très bon morceau de Grizzly Bear (ici) et le Live Review de Beach Fossils (ici).

vendredi 29 juin 2012

Album Review : Fiona Apple – The Idler Wheel (Pop Baroque)




Fiona Apple. Quatrième album en 12 ans de carrière, Fiona est une artiste à fleur de peau, sorte d'ovni parmi les siens, chanteuse à la voix directe capable de créer une étrange atmosphère dès la première résonance de ses cordes. La complexité de sa musique est son principal point fort, ses titres sont autant de petites périples où l'on découvre Fiona Apple autant qu'elle semble se découvrir. C'est ainsi que le 15 juin dernier nous découvrions son The Idler Wheel (je vous épargne le titre complet).

L'univers de Fiona Apple est tout aussi noir que déjanté. Cet opus est le formidable témoignage d'une artiste à la recherche d'un son novateur qui lui colle à la peau. Là se trouve la clé de l'album, lorsque Fiona laisserun total libre cour à son imagination, sa musique résonne comme nulle part ailleurs, on se trouve conquis et en présence de très beaux morceaux. Lorsque la pop plus habituelle des chanteuses du 21ème siècle reprend le dessus, les morceaux perdent alors en saveur.

Le parallèle avec le dernier album de Feist, Metals, n'est pas vain. Ces deux chanteuses sont dôtées d'extraordinaires voix et d'un talent créatif peu commun. Toutes deux attirées par un jazz qu'elles savent à merveille mêler à une indie pop colorée, c'est lorsqu'elles s'éloignent de leur univers respectif, parfois semblable l'un à l'autre, on y perd en qualité, en intensité. Voyons ce qu'il nous réserve, place à la critique détaillée :

  • Every Single Night : C'est tout en douceur que l'on pénètre l'univers de Fiona Apple avec un "Every Single Night" à l'enregistrement volontairement usé. Hésitante et palpitante, Fiona délivre un premier titre qui donne le La et fait passer beaucoup d'émotions. Sa voix s'impose dès les premiers instants, l'atout majeur de l'opus. Comment passer à côté de ce refrain si enchanteur ? Impossible.
  • Daredevil : Des airs jazzy pour accompagner un titre pop qui se révèle à la deuxième minute lorsque Fiona laisse échapper le fil de sa voix suave. "Daredevil" n'apparaît qu'en transparence, tout le jeu sera de retrouver la trace de ses pas.
  • Valentine : Un titre qui manque d'originalité. En fait, on regrette que Fiona ne saisisse pas l'opportunité de nous délivrer un morceau complètement décalé et loin des sentiers battus, en toute occasion, à chaque seconde. "Valentine" n'est pas un mauvais titre, seulement, à quoi bon ? Tant d'autres sont déjà passés par là.
  • Jonathan : Que l'univers de "Jonathan" est bien différent de tous les autres. Jazz autant que pop, on peine à en ressortir indemne, d'où la puissance de ces quelques minutes. Ses airs déstructurés en font une bizarrerie musical que l'on s'approprie dès la première écoute.
  • Left Alone : La véritable introduction des percussions se fait avec ce "Left Alone" qui, pétaradant, est une pièce essentielle de cet insubmersible Idler Wheel. Vous avez dit noir et difficilement saisissable ? Je dirai alors même plus, noir et difficilement saisissable.
  • Werewolf : Voilà que l'on alterne entre ce que Fiona Apple est capable de produire de plus original et d'autres couplets trop pop-américanisant pour perdurer. C'est lorsque sa voix use trop d'aigus que l'on perd toute la saveur de cette écoute.
  • Periphery : Ce piano-bar ne parvient pas à entretenir suffisamment le mystère pour marquer nos esprits. "Periphery" manque de variations, d'amplitude et d'ambition.
  • Regret : Ce titre exprime toute la puissance qu'est capable de communiquer la musique. Nulle part ailleurs nous ne pouvons entendre un morceau d'une telle envergure. La voix de Fiona Apple nous prend aux tripes, l'auditeur tout aussi alerte que possible.
  • Anything We Want : Contrasté, ce morceau fait la part belle à une instrumentalisation tout aussi variée que travaillée. Le moment fort du titre se trouve être lorsque le piano reprend les pleins pouvoirs, le final en étant la plus parfaite démonstration.
  • Hot Knife : Percussions et Fiona Apple sont deux concepts qui se marient à merveille. Ce titre en devient l'un des plus efficaces de l'album, un instant où il fait bon fermer les yeux et se laisser emmener dans les plaines neigeuses de l'Europe de l'Est, juste avant que le paysage se transforme en champ de bataille.

En somme, The Idler Wheel est un opus relativement facile à décrypter : les titres qui ne le sont justement pas et qui nécessitent des dizaines d'écoutes sont de petites pépites à se garder bien à chaud. On pense alors, non seulement aux deux brillants "Every Single Night" et "Regret", mais aussi à "Jonathan" et "Hot Knife" et "Anything We Want". Les autres, plus fidèle à ce que le 21ème à a nous offrir, doivent être considéré comme de petits interludes sans trop de prétention.

L'écoute répétée de l'opus révèle un piano bien plus important que la première impression ne le laisse penser. Souvent pièce centrale de chaque titre, tout semble être bâti autour de cet instrument, chaque structure pensée en fonction de son arrivée. La voix de Fiona Apple n'est finalement que le couronnement de belles mélodies, originales tout autant qu'entêtantes. Elle est l'écrin d'or que l'on pose délicatement sur une pierre précieuse. Tout n'est finalement qu'histoire de délicatesse au pays des géants de la musique.


Note : 7,8 / 10 (barème)



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mercredi 27 juin 2012

Premier article : Volage - Maddie EP (Rock Garage)




Volage. Voilà bien un groupe français dont vous feriez bien de retenir le nom.

Volage, c'est un quatuor originaire des quatre coins de la France et qui enregistre ses titres à Le Blanc, dans le centre de la France, au milieu de la verdure. En réalité, on doit surtout la folle énergie ainsi le côté très instinctif de chacun des morceaux au fait que Volage réalise chaque titre de A à Z, de la création au mixage. Le "Fuzz & Flowers", ces deux pédales souvent synonymes de rock psyché, est d'ailleurs la principale passion des membres du groupe, vous comprendrez mieux à l'écoute. Quant à son premier EP, Maddie, édité à 100 cassettes seulement, il vient tout juste de paraitre.

Bon nombre de qualificatifs nous viennent à l'écoute de Volage : psyché, garage-pop, garage-rock, indie-music (assurément), crunchy-pop, trash-pop et quelques autres encore. Mais que dire sinon que définir la musique qu'il produit est un exercice fort inutile tant tout se trouve dans l'intitulé du groupe : nous voici en présence d'une formation dynamitée au rock, les câbles électriques de la guitare mis à mal bien comme on l'aime.

Cinq titres composent cet EP, tous aussi survoltés les uns que les autres. L'influence des brillants Ty Segall y est évidente et l'on se dit qu'il y a bien longtemps qu'un groupe de l'hexagone n'a pas fait résonner sa guitare de la sorte. La musique de Volage gagnera rapidement en maturité, "Not Enuff" et "I'm a Fool" étant pour l'heure les deux titres les plus aboutis. Seule une mélodie catchy devrait leur suffire à marquer les esprits. Une nouvelle cassette verra le jour en octobre, celle du succès, à ne pas en douter. Souhaitons leur une ascension aussi rapide qu'Harlem, eux qui si vite avaient fait la première partie de Jack White.




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BandCamp du groupe (avec EP gratuit)

mardi 26 juin 2012

New : Peter Doherty - Siberian Fur & Down For The Outing (Indie Pop Rock)




Peter Doherty. Étonnant, mais voici le premier article de Still in Rock évoquant cet artiste. Il faut dire que lorsque le nom de Peter Doherty est prononcé, on est partagé entre excitation et crainte d'entendre quelques étrangetés à peu près inaudibles. Que l'on se rassure, il s'agit cette fois-ci de deux morceaux, issus de son futur album solo, de belle confection, et pourtant au seul stade de démo. Que l'on ne s'y trompe pas, Peter avance par tâtonnement, n'allons pas croire qu'il ait dans sa besace bien plus que ce que Still in Rock présente aujourd'hui.

"Siberian Fur" est un tube en devenir, morceau de ceux que l'on écoute quelques fois seulement avant de l'avoir toujours connu. L'orchestration y est plénière, travaillée et fort bien pensée. Le beat de Peter Doherty se révèle au fur et à mesure que le temps passe. Qu'il est bon de l'entendre en si bonne forme. D'ores et déjà l'un de ses meilleurs titres.

"Down For The Outing" est dans un état bien moins avancé. La voix de Peter résonne telle que sur son premier opus, Grace/Wastelands. Lorsque l'on sait à quel point il avait été de bon ton de le descendre en flèche, ne doutons pas que cette balade sera décriée comme il se doit. Soit. Peter y fait état d'une âme à fleur de peau, en toute simplicité, et l'on peut qu'encourager la démarche.

Les esprits les plus indie-underground s'en donneront à coeur joie d'évoquer les déboires de Peter Doherty, confondons vie (un bien grand mot) publique et artistique. Ces deux titres méritent pourtant bien des encouragements, il est bon d'entendre ce grand artiste, la reconstruction d'une légende qui n'a jamais véritablement cessé de l'être. Le premier morceau, plus novateur, doit être la route à suivre. Innove Peter, innove, et fais nous rêver.




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Tumblr d'Adem Hilmi, producteur du prochain opus.

lundi 25 juin 2012

À surveiller : Dylan Fox and The Wave - Splashmix (Indie Rock)




Dylan Fox and The Wave, c'est un des petits protégés de Still in Rock, groupe peu connu et qui pourtant produit un indie rock fort intéressant.

Le dernier article qui leur était consacré était l'interview de novembre dernier (ici) où l'on en apprenait plus sur les ressemblances avec les Black Keys, White Stripes et autres MGMT. Depuis, le groupe a parcouru du chemin, il se produit dorénavant à New York et vient de transmettre à Still in Rock un nouveau single qui vaut le détour.

Lorsque l'on passe ce "Splashmix" à la loupe, on s'aperçoit de deux choses. La première, que la musique de Dylan Fox and The Wave gagne encore en maturité. La seconde, qu'elle conserve pour autant son instinct primaire, aspect brut d'un rock assurément indie. Alors, on procède à l'écoute répétée de Dylan Fox and The Wave, attendant la sortie d'un premier opus qui viendra couronner ces mois de travail, donnant enfin à cette formation toute la lumière qu'elle mérite.




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vendredi 22 juin 2012

Bonus : Bon Iver en Session iTunes (Post Folk)




Bon Iver est un nom a jamais inscrit dans la mémoire de tout amateur de musique. Il est, avec son dernier opus, devenu le pape de la création musicale, un artiste capable, comme nul autre, de provoquer les plus profondes émotions. Justin Vernon est résolument au dessus du lot, loin de notre monde de commun des mortels.

En février dernier, Still in Rock vous présentait une session Jagjaguwar qui demeure l'une des plus belles vidéos de musique jamais enregistré. Alors, lorsqu'apparait une autre session, iTunes, on se demande ce que l'on a bien pu faire pour que le bon dieu nous aime autant.

Sept titres sont interprétés. Sept merveilles sont ainsi délivrées, prouvant, une énième fois, l'extraordinaire puissance de son opus. Certains résonnent mieux encore que les autres, on pense à "Hinnom, TX", "Holocene" et bien entendu, "Wash". Le dernier morceau, "Who Is It?" est une reprise de Bjork au final très jazzy éclatant d'originalité.

Dans l'ensemble, l'interprétation faites de ces quelques titres est très apparentée aux années 80', le ryhtme y est accéléré et l'orchestration contient plus de pathos, de grandiloquence. Le temps qui passe donne à son album Bon Iver toute la grandeur qu'il mérite. "L'amertume de adieux" de fin d'album que j'évoquais lors de l'Album Review, il y a déjà presque un an, trouve ici le réconfort nécessaire. A l'époque, nous avions découvert "un opus qui, probablement, marquera notre vie", aujourd'hui, cet opus vit encore, plus que jamais.


(mp3) Bon Iver - Wash. (iTunes Session)
(mp3) Bon Iver - Hinnom, TX (iTunes Session)


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mercredi 20 juin 2012

Interview Still in Rock : Weird Dreams




Weird Dreams est une des révélations de l'année 2012. Leur album, Choreography, est la plus parfaite expression d'une pop tout aussi brumeuse qu'ensoleillée, un paradoxe à ce point difficile à saisir qu'il en devient jouissif. Alors, un interview s'imposait. On y apprend ce que pense le groupe sur Freud, quel est son titre préféré de l'album, mais encore, l'influence de la crème solaire sur leur musique. Immanquable les amis, et spécialement fait pour vous.

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1. How would you describe your music to someone who has not heard about you yet?

Comment décrirez-vous votre musique à quelqu'un qui n'a jamais entendu parler de vous ?


Weird Guitar Pop.

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2. The pop Weird Dreams produces is as sunny as is it misty/hazy. How do you succeed in creating such a paradox?
La pop de Weird Dreams est ensoleillée tout autant que brumeuse. Comment réussirez-vous à créer un tel paradoxe ?

The juxtaposition is probably a byproduct of growing up on the Beach Boys but living in a mostly grey and cloudy England. We get a few weeks of insane sun (like right now) and then it’s mostly rain.

Other than the weather, I’ve always liked films / art / music that leaves you guessing. An element of mystery means that the ambiguity is interpreted differently depending on the person experiencing it. It’s that feeling of not entirely knowing that I find beautiful.

La paradoxe est probablement dû au fait que nous avons grandi avec les Beach Boys dans en Angleterre, un pays gris et nuageux. Depuis quelques semaines, nous avons du soleil, c'est assez fou.

Autre que le temps qu'il peut faire, j'ai toujours aimé les films / art / musique qui vous laissent dans l'incertitude. Un élément de mystère signifie que l'ambiguïté est interprétée différemment selon la personne qui la vit. C'est ce sentiment de ne pas réellement savoir que je trouve beau.

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3. Still in Rock, when reviewing Choreography, evoked references to Beach Boys, Smiths, Queen and Stone Roses. What do you think about this?
À l'occasion de l'Album Review de Choreography Still in Rock évoquait les références aux Beach Boys, Smiths, Queen et aux Stone Roses. Qu'en pensez-vous ?

Well we’ve had a huge list of comparisons so I didn’t think anything would surprise me, but I have to say I’ve not heard the Queen comparison yet! Maybe it’s my leather trousers and too much playing air guitar with the mic stand?! ;)

Nous avons une immense liste de comparaisons et je ne pense pas qu'une puisse me surprendre mais je dois dire que je n'avais jamais entendu la comparaison avec Queen. Peut-être est-ce dû à mon pantalon en cuir et au fait de jouer de l'air guitare avec le micro ?

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4. How come you named your album Choreography?
Comment vous est venu le nom Choreography ?

My mother was a Choreographer when I was young. I went to Nursery at the same place that my mum was teaching contemporary dance, a university campus where one of the buildings was a beautiful old mansion with rolling hills and lots of memories. She would choreograph pieces to music by people like Kate Bush and Phillip Glass and I remember being fascinated by the trust between the (usually) two dancers as they would seamlessly move together and fall onto one another.

There’s a lot of personal songs on the album, and I’ve always loved to lose myself in metaphors and so it felt like a choreography of words. Again, I also love the ambiguity.

Ma mère était une chorégraphe quand j'étais petit. Je suis allé à la crèche à l'endroit où ma mère a enseigné la danse contemporaine, dans un campus universitaire où l'un des bâtiments était une belle maison ancienne avec des collines et beaucoup de souvenirs. Elle a chorégraphié la musique de gens tels que Kate Bush et Phillip Glass, et je me souviens avoir été fasciné par la confiance entre les deux danseurs car ils se déplaçaient ensemble en toute délicatesse et tombaient finalement l'un sur l'autre.

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5. "Little Girl", "666.66", "Summer Black" and "Michael" are my favorite songs. Do you agree?
"Little Girls", "666.66", "Summer Black" et "Michael" sont mes titres préférés. Validez-vous ?

I think it’s hard for me to say which is my favorite as I wrote every single part for each track. I think if I achieve the right feeling and mood with the lyrics and textures in relation to the meaning of the song, it becomes very cathartic. So it’s hard for me to say objectively which my favourite is. Little Girl is definitely high on the list though!

Il est difficile pour moi de dire quel est mon titre préféré car j'ai écrit chaque partie de chacun d'entre eux. Quand je parviens à obtenir un bon feeling entre les paroles et la signification de la chanson, ça devient très libératoire. Il est donc difficile pour moi de dire objectivement quel est mon morceau préféré. Tout de même, "Little Girl" est certainement bien placé sur la liste !

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6. Doran Edwards considers your band a "bitter sweet pop band with twists". Which song from the album "twists" the most? And which is your favorite?
Doran Edwards considère que le groupe produit de la bitter sweet pop twistée. Quel titre de votre album twist le plus ? Et quel est votre titre favori ?

I think 666.66 is definitely the most ambiguous and enchanting. It’s about the strange events surrounding my grandma’s death and how certain numbers in these events were 666 and 666.66. I really got into Broadcast – Tender Buttons around a year into Weird Dreams. There’s something so dour and empty and yet compelling and beautiful about that album that really influenced certain songs on Choreography.

"666.66" est certainement le plus ambigu et le plus enchanteur de tous. J'ai écrit ce titre sur ​​les événements étranges entourant la mort de ma grand-mère et la façon dont certains numéros dans ces événements se référaient au 666. J'ai aussi énormément écouté Tender Buttons, il y a quelque chose de si austère et de tellement vide qui pourtant fascinant au sujet de cet album qui a vraiment influencé certaines chansons de Choreography.

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7. Your music sounds very Californian. Do you have a particular bond with this State?
Votre musique est très californienne. Avez-vous un lien particulier avec cet État ?

No. It’s a recycled inspiration from road trips with my dad to devon.
Aucun, c'est une source d'inspiration recyclée de trajets que j'ai eu avec mon père en allant à Devon.

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8. Weird Dreams indeed. Speaking of, what do you think of Freud?
Weird Dreams, certes. Mais parlant de ça, que pensez-vous de Freud ?

I read half of his book The Interpretation Of Dreams when I was younger and fond the ideas of “external sensory stimuli” and “internal sensory stimuli” really interesting. I don’t know enough of his work to fully judge though!

J'ai lu la moitié de son livre "L'interprétation des rêves" quand j'étais plus jeune et j'ai beaucoup aimé l'idée de «stimuli sensoriels externes» et «interne», c'était vraiment intéressant. Mais, je dois dire que je ne connais pas assez bien son travail pour pouvoir le juger pleinement !

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9. There is a forest on your album cover. How does living in the woods feeding on insects sound? I might be on something...
Votre pochette d'album représente une forêt. Que diriez-vous de vivre dans les bois en mangeant des insectes ? J'ai peut-être un plan ...

That sounds disgusting. When I was growing up we lived a few feet away from Epping Forest and the album cover was taken near there.
Ça semble dégoûtant. Quand je grandissais, nous avons vécu à quelques mètres de l'Epping Forest et la couverture de l'album a été prise près de là-bas.

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10. Which artists inspire you?
Quels artistes vous inspirent le plus ?

Old artists : Syl Johnson, Beach Boys, Rockin’ Ramrods, Sun Ra, Ryuichi Sakamoto, Eric Satie.
Modern artists : Women, Broadcast, Ariel Pink, The Fresh & Onlys, Connan Mockasin.

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11. What other bands do you listen to at the moment ?
Quels autres groupes écoutez-vous en ce moment ?

There’s a lot of new electronic music at the moment in London which isn’t really my thing anymore but, I really like that song "House by Kindness".
Il y a beaucoup de musique électronique en ce moment à Londres, ce qui n'est pas vraiment mon truc mais j'aime vraiment le titre "House by Kindness".

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12. Ask yourself any question on any subject matter and answer it.
Posez-vous une question sur n'importe quel sujet et répondez-y.

I’m currently drinking an ice cold beer in the sun on my roof and don’t have the capacity for such philosophical endeavors!
Je suis en ce moment même au soleil en train de boire une bière glacée, sur mon toit, et je n'ai donc pas la capacité de réaliser un tel travail philosophique !

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13. A final word ?
Le mot de la fin ?

Need to apply more sun cream.
J'ai besoin d'appliquer plus de crème solaire.


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mardi 19 juin 2012

Bonus : Weird Dreams - House of Secrets (Indie Pop)




Weird Dreams. Après la sortie de leur excellent Choreography, le groupe londonien est de retour avec un single qui devait absolument faire l'objet d'un article.

Voici la situation. D'un côté se trouve Girls Names, trio originaire de Belfast et qui fera paraitre un 7" le 25 juin prochain. De l'autre, nos bien-aimés Weird Dreams qui en profitent pour dévoiler le premier titre après leur album précité, "House of Secrets". Présent sur le 7" de Girls Name, ce morceau fait finalement état du même paradoxe que ceux présents sur leur opus : c'est brumeux et enivrant, on y perçoit comme un soleil voilé, un petit bout de paradis.

Weird Dreams confirme sa place dans la cour des grands. Choreography n'était pas le fruit d'un simple hasard, la guitare finale et ses délicieuses réverbs' nous en convainquent si facilement. Voici la parfaite occasion de se replonger dans cette écoute de mars dernier.


(mp3) Weird Dreams - House of Secrets



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vendredi 15 juin 2012

Valeur sure : Dirty Projectors - Dance For You (Experimental Pop Folk)




Dirty Projectors. Jusqu'où ira le groupe ? Après le brillantissime "Gun Has No Trigger", voici un nouveau venu : "Dance For You". Repoussant encore un peu plus les limites de la musique expérimentale qu'est la leur, ce morceau est une ballade qui, très emprunte de pop, se loge dans votre esprit pour le reste de la journée.

Issu de leur opus Swing Lo Magellan à paraitre le 10 juillet prochain, Dave Longstreth opère ici en solitaire, laissant ces charmantes comparses aux instruments. Soutirant le sourire à tout auditeur que s'y osera, "Dance For You" ne fait qu'accroitre un peu plus l'impatience liée à la sortie de leur album. Deux titres sont pour l'heure en notre possession, deux titres qui réalisent de véritables prouesses. Cet album s'annonce définitivement comme l'un des tout meilleurs de l'année.



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Coup d'éclat : Pond en session KEXP (Rock Psyche)




ERRATUM : La vidéo initialement postée n'était pas la bonne version, celle à présent en ligne est la seule et unique !

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Stop, arrêtez tout. Une fois que vous aurez visionné cette vidéo, vous aurez vécu.

Pond, c'est l'une des plus grandes révélations de l'année 2012. Leur album Beard, Wives, Denim n'est certes pas le premier de la formation, et les anciens contenaient eux aussi d'excellents titres : "Annie Orangetree", "Betty Davis", "Cloud City", et j'en passe, mais j'y reviendrai. Toutefois, leur dernier essaie est bel et bien le plus réussi de tous, l'opus de la consécration qui élève le rock psyché dans ses sphères que seul Tame Impala connait.

Alors, lorsqu'une vidéo de près de trente minute parait et qu'elle est en plus une session KEXP, on s'en délecte d'avance. A tort, et à raison. A raison puisque le groupe y fait des merveilles. À tort, justement parce que Pond réalise une prouesse qu'on ne pouvait à ce point anticiper, la délectation n'étant alors qu'une piètre forme d'excitation. Le véritable point d'orgue de cette vidéo se trouve être le titre "Eye Pattern Blindness". Meilleur titre studio de l'album, la version qu'interprète ici Pond est un concentré de tout ce qui se fait de mieux en matière d'indie rock : nous voilà parti pour 8 minutes de pure extase. N'allez pas penser que les trois autres titres sont en reste : "Pond In A Park", "You Broke My Cool" et "When It Explodes" sont tout autant de preuve du génie de la formation.

Soyons prévenu, Pond est un groupe capable d'atteindre les sommets du rock. Déstructurant ces morceaux à merveille, chaque membre du groupe semble jouer une partition libre pour former un tout résolument sublime. Une fois cette session visionnée, vous ne pourrez plus vous attendre à meilleur, seulement à égal. La messe est dite, le Dieu est là.





En exclusivité Still in Rock, les versions mp3, pour vous les amis :



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Article sur une reprise faite par Pond
Album Review de Beard, Wives, Denim

jeudi 14 juin 2012

Video : The Drums - If He Likes It Let Him Do It (Indie Pop)




The Drums. Leur dernier opus des Drums, Portamento, n'en finit pas de dévoiler ses richesses. "If He Likes It Let Him Do It" fait partie de ces titres qui révèlent une autre personnalité du groupe et je le souhaite la direction qui sera prise pour le troisième opus.

La vidéo du jour a été tournée à Echoplex, salle de concert de Los Angeles. S'en dégage une atmosphère très fidèle à ce que Portamento crée dès la première écoute, brumeuse et silencieuse, au service de la musique. Toujours très preppy, The Drums y fait état d'une maitrise absolue de sa pop décalée, sur fond de réalisation très avant-gardiste. Le final, toujours moment important, est à la hauteur du reste de la vidéo. Que vivent les Drums, que vive Portamento.





(mp3) The Drums - If He Likes It Let Him Do It


Pour le plaisir :

(mp3) The Drums - Days



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Album Review de Portamento
Article sur la vidéo du titre "Days"

mercredi 13 juin 2012

Video : Yellow Ostrich - Marathon Runner (in a Brooklyn set-design shop)




Yellow Ostrich, part 3. Après l'Album Review et l'extraordinaire vidéo du titre "Whale", voici un nouvel épisode : la version alternative de "Marathon Runner" tournée dans un atelier de design, à Brooklyn.

Le titre du jour fait partie des tout meilleurs du dernier opus nommé Strange Land. À l'évidence, toute la puissance de la version album est ici différemment exploitée, on y découvre une formation plus à l'écoute de la voix d'Alex Schaaf. Sans aucun artifice, Yellow Ostrich continue de s'imposer, et lorsque, à trois minutes dix le refrain reprend de plus belle, on se dit que 2012 a d'ores et déjà sauvé les meubles.





(mp3) Yellow Ostrich - Marathon Runner (Alternative Version)
(mp3) Yellow Ostrich - Marathon Runner (Album Version)


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mardi 12 juin 2012

Third Man Records : Jack White & Beck (Blue Series)




Lorsque l'on associe les noms de Jack White et Beck, deux des plus grands musiciens au monde, on ne peut savoir à quoi s'attendre. Invité par Third Man Record, le label du premier cité, ce second prend part à la fameuse Blue Series dont Tom Jones et Jeff The Brotherhood furent déjà les heureux participants.

D'un univers parfois très proche de celui de Blunderbuss, "I Just Started Hating Some People Today" est un morceau où l'univers des deux artistes transparait réellement. Beck est au chant et à l'harmonica et Jack White à la guitare, sans oublier Dean Fertita (membre des Dead Weather) à la basse.

Si les premières minutes sont faites d'un country rock très posé, c'est à l'approche de la quatrième minute que la voix de Jack White vient secouer nos neurones. Le final, façon James Bond-récompensé-de-son-incroyable-exploit, vient très agréablement conclure un titre à la hauteur de nos espérances. Que le monde de la musique est bien fait.