lundi 30 avril 2012

Best Of Still in Rock : Avril 2012


Avril 2012. Chers amis, je ne vais pas me répéter sur l'augmentation de la fréquentation, etc etc. Non, ce mois-ci, les faits sont biens plus préoccupants : 2012 a connu son plus beau mois, Still in Rock l'un de ses tout meilleur. Jack White, Beach House, Ty Segall & White Fence, ces seules Album Review se suffisent à elles-mêmes alors qu'Andrew Bird, Yellow Ostrich, Dirty Projectors et j'en passe ont eux aussi marqué l'actualité. Quel plaisir que d'être ici avec vous pour commenter tout ça.





----


1. Jack White : consécration du plus grand (article ici)

D'ores et déjà l'un des articles les plus populaires de Still in Rock. L'intégralité des titres de cet opus devient, après quelques écoutes seulement, un véritable classique. Blunderbuss marquera cette année et celles à venir. MAJESTUEUX.


2. Beach House : la dream pop à son sommet (article ici)

Cet album de Beach House s'inscrira lui aussi parmi les tout meilleur de l'année. L'écoute de Bloom vous apaise autant que vous procure de magnifiques sensations. La messe est dite.


3. Ty Segall & White Fence : explosion auditive (article ici)

La rencontre de deux des meilleurs groupes de rock garage actuels aura été à la hauteur de nos espérances. Explosif, dynamité et dangereux, cet opus nommé Hair vous recoiffe définitivement.


4. Dirty Projectors : la folk tient son album (article ici)

"Gun Has No Trigger" est le premier titre du nouvel album des Dirty Projectors : Swing Lo Magellan. Alors que celui-ci sortira en juillet, l'un des meilleurs titres de l'année semble déjà en notre possession : vivement plus.


5. Andrew Bird : expérience visuelle non identifiée (article ici)

Andrew Bird s'est déjà fait remarqué en cette année 2012 pour avoir fait paraitre le très beau et très complexe Break It Yourself. C'était sans compter sur une vidéo qui marquera les esprits. Jamais vous n'en aviez vu une de la sorte.


À également ne pas manquer : L'Album Review de Father John Misty (ici), auteur d'une folk pleine de sincérité. Le Live Review de Baxter Dury pour les amoureux de dandysme (ici) et une toute nouvelle vidéo des excellents Yellow Ostrich (ici).

vendredi 27 avril 2012

Album Review : Ty Segall & White Fence - Hair (Garage Rock)





Album Review : Ty Segall & White Fence

" Hair "



" Danger, explosion "
" Une extase sonore, synthèse d'une génération "


Ty Segall & White Fence. À ma gauche se trouve l'un des tout meilleurs groupes de Garage Rock au monde. Récemment auteur de Goodbye Bread et Single 2007-2010, il est le projet d'un seul homme multi-instrumentaliste et s'affirme à travers la scène indie depuis maintenant plusieurs années. Il est, en un mot, l'archétype de ce que produit la Bay Area depuis plusieurs générations. À ma droite, White Fence, projet de Tim Presley, groupe souvent auteur d'un rock sauvage et sans concession, ils sont connus de la scène mondiale pour flirter sans équivoque avec un son sixties toujours plus rétro.

Hair est le nouvel opus fait en collaboration par ces deux formations. Alors qu'il est dans les bacs depuis le 24 avril, les riffs de cet album résonnent à travers les meilleurs boutiques de disquaire. Ce genre d'album doit être perçu et écouté telle une déclaration d'amour à l'histoire d'un punk qui semble animer de plus en plus de mémoires. Les deux groupes y font effort commun pour parvenir à une très belle pièce de musique, une aubaine.

Je prends avec vous le pari que cet album tournera encore sur nos platines une fois Noël venu, ces titres sont trop jouissifs et trop bien fournis pour s'en lasser, sûrement les collaborations de Strange Boys et The Men n'y sont pas étrangères. Pas un n'est en trop, on ne peut que regretter quelques autres morceaux, on s'habitue vite à l'excellence. Place à la critique détaillée :

  • Time : Quelle introduction magistrale. Après un faux départ bien amorcé, Ty Segall et White Fence nous emmène avec eux back to the sixties. Deux guitares pour deux groupes amoureux de sons vintage, "Time" est un très bon titre introductif. Et ce final, ce final. Nous connaissions les deux guitares d'Albert King et Stevie Ray Vaughan (ici), nous connaitrons désormais celle de Ty Segall et Tim Presley.
  • I Am Not A Game : Seul et unique titre d'ores et déjà connu de nos chères oreilles, elles ne pouvaient que redemander une portion de riffs si bien acérés. Les guitares crissent à merveille et nos oreilles sifflent plus que jamais, une extase sonore.
  • Easy Ryder : Il est du genre de titres qui vous rappellent aux racines les plus brutes de la musique. Très Ty Segall version Single 2007-2010, voici bienvenues plus de deux minutes d'une romance punk fort plaisante.
  • The Black Glove / Rag : Une voix façon Why? pour une ballade en charmante compagnie. La guitare résonne en background tel un vieux tube des Who. Et puis, soudainement, le tout se corse, le punk ravageur de nos compères reprend le dessus, pour notre plus grand plaisir. Rag qu'ils disent. Écoute stéréo indispensable.
  • Crybaby : Acouphènes sonores garantis, satisfait et sourd, ou sourd. Voilà quel devrait être le slogan d'une collaboration dynamitée. Ces quasi deux minutes sur fond de punk-rock Bay Area ne sont jamais que la synthèse d'une génération.
  • (I Can't) Get Around You : Rythme implacable, paroles entêtantes, orchestration barrée, mon tout est "(I Can't) Get Around You". Parmi les titres les plus efficaces de l'album, si tant est que certains ne le soient pas, on fleurète avec la mémoire d'un Keith Richard façon "2000 Light Years From Home".
  • Scissor People : Ce titre mérite bien des honneurs, merveilleusement déstructuré, "Scissor People" est un single punk en acier trempé. Le titre le plus déjanté de tous, voilà qu'on y explore merveilleusement l'univers punk le plus psyché. Le patchwork radio américaine des années 60' est quant à lui une pure merveille. Ty Segall y fait pleurer sa guitare, venez écouter, c'est jouissif.
  • Tongues : Extraordinaire guitare pour extraordinaire batterie. Lorsque les voix des deux chanteurs deviennent à ce point psyché qu'elles croisent la route de celle des guitares, "Tongues" est enfin la.

Amoureux de productions bien finies et autres guitares proprettes, passez votre route. Hair se présente à nous telle une bombe punk faite d'indie rock et psyché fait en tout genre. Les guitares y sont mises à mal autant que nos tympans et c'est précisément pour cette performance que l'on procède encore et encore à l'écoute d'un Hair de bien belle qualité.

Sans jamais laisser retomber la pression que "Time" et "I Am Not A Game" introduisent, cette demi-heure de musique est un combustible avec lequel je vous déconseille de trop jouer. Danger, explosion. Ma référence aux Stones n'était également pas hasardeuse, c'est avec beaucoup de plaisir que l'on reconnaît la touche mancunienne. Lorsque l'on sait que Ty Segall fera paraître un opus dans les semaines à venir, on se délecte plus encore de ces quelques perles pour en sentir d'ores et déjà l'odeur. Hair ne fera très certainement que peu de bruits et je doute que beaucoup en parlent. Qu'importe. Il génère tellement de bruits dans nos oreilles qu'on ne saurait s'inquiéter du reste du monde, que chacun vive en conscience.


Notation : 8,1 / 10 (barème)

(mp3) Ty Segall & White Fence - Scissor People

jeudi 26 avril 2012

Premier article : Indian Rebound (Indie Rock)




Indian Rebound. Ils sont trois, ils viennent de New York et produisent de l'Indie Rock. Jusqu'à présent, rien de plus banal. Seulement, le chanteur, Ethan Levenson, est la synthèse de la voix d'Alex Turner et Peter Doherty. Voilà que les choses deviennent intéressantes.

Indian Rebound produit un son conventionnel terriblement efficace. Sans prétention, cette musique vient égayer votre journée et vous rappelle que l'Indie Rock continue d'attirer les foules. Certes, le manque d'originalité saute aux oreilles, on y retrouve une guitare très inspirée d'Arctic Monkeys autant que des Vaccines. Notons que leur single "The Wooden Ones" a été enregistré avec Ted Young, celui même qui enregistre les titres de Sonic Youth et Kurt Vile. Le groupe est encore jeune, laissons-lui le temps de faire ses armes. En première partie de groupe de plus en plus importants (Free Energy en dernière date), je reviendrai vers lui d'ici quelques mois, let's see.




Lien afférent :

mercredi 25 avril 2012

Video : Andrew Bird - Near Death Experience Experience (Indie Folk)




Andrew Bird, en boucle. Voici l'extraordinaire projet de la Blogothèque qui décidément multiplie les initiatives en tout genre.

L'idée est la suivante : faire jouer à Andrew Bird une version de son titre "Near Death Experience Experience", puis encore, puis encore et encore, jusqu'à obtenir suffisamment de versions pour pouvoir les coller et les jouer toutes ensembles. Le résultat est absolument divin, son interprétation y est non seulement gracile et très mélodieuse, mais plus encore, ces différents angles de vue donnent d'incroyables allures à une vidéo à conserver précieusement.

Un site internet a été créé pour l'occasion. On y trouve une version dite traditionnelle qui ouvre une vidéo sous un format habituel. On y trouve également, et là réside tout l'intérêt de ce projet, une vidéo interactive qui vous laissera bouche bée. Libre à vous d'y fermer les fenêtres que vous voulez, les réorganiser, un patchwork façon Andrew Bird voyez. Les amis, félicitons la Blogothèque une nouvelle fois et délectons nous de ces 8 minutes d'envolées musicales.





Liens afférents :

mardi 24 avril 2012

Live Review : Baxter Dury au Trianon (Pop Psych)





Baxter Dury est l'excellence de la pop anglaise. Si Oscar Wilde avait une incarnation musicale, ce serait lui. Si Ian Dury avait dû puiser son "sex drugs and rock 'n' roll" quelque part sur terre, ce serait chez son fils. Si la musique devait avoir un empereur du dandysme, ce serait Baxter Dury. Si Baxter Dury devait rester dans les mémoires, ce serait pour "Happy Soup", son dernier album.

En concert au Trianon dimanche dernier, 22 avril 2012, son "Happy Soup" n'a jamais semblé si majestueux. Ça tombe bien, nous étions là pour en témoigner.


Dès son arrivée sur scène, costume taillé sur mesure et verre de vin à la main, on ne peut s'empêcher d'esquisser un sourire. Ce sont les titres "Claire" et "Isabelle" qui viennent, après quelques pas de danse dont on se souviendra, sonner le début des hostilités. Jouant avec son public, l'ambiance s'électrise très rapidement au bon vouloir d'un guitariste lui aussi bien décidé à marquer les esprits. L'intégralité du dernier opus de Baxter défile alors, un set fait de versions souvent bien éloignées de celles studios, le bonheur de tout aficionado. Lentement, le public y perd possession de ses gestes, nous savions être là sans réellement croire en être, nous étions en réalité partout à la fois, là où le groupe nous emmenait en nous tenant par la main.

D'un flegme hors pair, Baxter Dury attaque un second verre pendant que ses musiciens réalisent de véritables prouesses, tout le symbole du concert. Fort de son accent cockney et d'un charisme inimitable, c'est au piano qu'il s'installa tranquillement, temporisant avec le très convaincant "Hotel in Brixton". Souriant, décontracté, l'oeil rieur autant que les mains déliées, le Trianon ne put s'empêcher de faire trembler un parquet pourtant centenaire. Après avoir faussement fait ses adieux à une salle galvanisée, le come-back sur fond de "Cocaine Man" sera le paroxysme d'une soirée bien plus virevoltée qu'on ne l'aurait pensé. Baxter aura su mettre en émoi un hémicycle tout conquis à sa cause, il aura largement régalé son public, un groupe heureux d'être là qui à donné à son auditoire ce qu'il attendait : de la pop, un bon groove et une leçon de dandysme sans égal. À avoir tant survolté le Trianon, une question demeure, n'y avait-il pas aussi dans son verre quelques ampères bien trempés ?




Lien afférent :

lundi 23 avril 2012

Video : Youth Lagoon - The Hunt (Dream Pop)




Dur de se remettre de l'Album Review de Jack White, un seul était, en 2012, capable de nous en éloigner quelque peu : Youth Lagoon.

Enregistrée dans la ville de Deer Lodge dans le Montana, Youth Lagoon y interprète le titre "The Hunt". Loin des versions plus électroniques que Trevor délivre en live, émane de cette session Deer Lodge la même grâce que celle habituellement délivrée, une facilité déconcertante à en faire pâlir plus d'un. À l'image de ce décor alternant forêt et pleine plus désertique, la musique de Youth Lagoon nous transporte loin dans un imaginaire paradoxal où les émotions n'ont plus vraiment d'identité. Les amis, bienvenus dans le monde d'un artiste à part.





(mp3) Youth Lagoon - The Hunt



Liens afférents :
Youth Lagoon en Daytrotter Session
Album Review de The Year of Hibernation

vendredi 20 avril 2012

Album Review : Jack White - Blunderbuss (Indie Rock)






Album Review : Jack White

" Blunderbuss "



" Le plus grand musicien du 21ème siècle so far "


Jack White. Depuis l'un des premiers articles de Still in Rock jusqu'aujourd'hui, Jack White n'en aura pas fini de créer l'actualité. Collaborations en tout genre - avec Beck, Danger Mouse, Tom Jones et j'en passe énormement -, production - Seasick Steve, Karen Elson, Alabama Shakes, Jeff The Brotherhood, The Black Belles et bien d'autres encore -, développement de son label Third Man Record, il est partout et toujours là où on ne l'attend pas. Cet album, Blunderbuss est son premier album solo. Loin d'être du White Stripes remanié comme on le lira sûrement, il est celui d'un Jack White libre de choisir sa ligne artiste, celui d'un Jack White au sommet, comme à son habitude.

À cent lieues des sentiers battus et de ce que 2012 à a nous offrir, le rock de Jack White est plus marqué que les autres, on y retrouve indubitablement la touche des très grands. Ses compositions ne sont pas hasardeuses, un véritable leitmotiv habite Jack White, celui de créer un album à l'univers complexe et déterminé, un opus qui marque les esprits et en inspire beaucoup. Sa volonté de faire un album qui ne ressemble pas au Kinks ne peut être mieux menée à terme. Nous dirons dans 20 ans que certains artistes font du Jack White.

Plus Jack continue à s'essayer à différents styles et plus nous sommes impatients du temps qui passe : vite, que les albums défilent et qu'une fois pour toutes l'histoire musicale du 20ème siècle ait sa discographie référence. Vous trouvez trop cher le prix du billet pour vous rendre dans l'Ouest Américain ? Il ne vous coutera qu'un vinyle de Blunderbuss pour un voyage plus beau encore. Plus de 40 minutes durant, Jack White nous emmène avec lui à la recherche d'un son d'excellence, une recherche qui vite trouve plus étonnant encore que ce à quoi on pouvait s'attendre.

Le piano n'a jamais été aussi présent dans aucun des albums de Jack White, et n'y voyez pas le signe du hasard : s'il est de loin le meilleur guitariste actuel, capable de transcender un instrument qui depuis des dizaines d'années fait l'objet de toutes les attentions, il est aussi le meilleur songwritter de sa génération et le piano laisse différemment place à des paroles plénières et authentiques. Notons que deux groupes accompagneront Jack sur scène, l'un entièrement composé de femmes, l'autre entièrement composé d'hommes. Pour créer cet album, Jack confie avoir travaillé un jour avec l'un pour, le lendemain, revisiter le tout avec l'autre, d'où l'extrême richesse de ces compositions. Et puis, comme il le dit, travailler avec des femmes change "the entire mood". Mais je crois qu'il est à présent temps de laisser place à la critique détaillée :



  • Missing Pieces : Un titre très introductif qui plante le décor : Jack White 2.0 est parmi nous. Les crissements de guitare annoncent la couleur, ce Blunderbuss en a beaucoup sous le pied, préparons-nous au meilleur.
  • Sixteen Saltines : Titre dévoilé avant la sortie de l'album, "Sixteen Saltines" est doté d'une incroyable énergie dont le final n'est que le paroxysme. La voix sur double piste est un pur bonheur à la hauteur de ce final pharaonique.
  • Freedom at 21 : Ce titre est exceptionnel, le plus nerveux de l'album, sans conteste. Parmi les meilleurs jamais composés par Jack White, seule une écoute stéréo vous permettra d'accéder au Saint Graal, car c'est bien de ça qu'il s'agit.
  • Love Interruption : Ce titre, le premier divulgué, fait à présent partie de nos meubles. "Love Interruption" est de ces classiques qui forgent l'extraordinaire carrière de Jack White. Il y est dans son élément, et nous aussi. Detroit n'a jamais semblé si proche, America, here we come.
  • Blunderbuss : Jack White renoue avec ces premièrs amours : un piano acoustique, quelques interludes et d'énormes slides de bottleneck. Musicalement très riche, Jack varie les instruments comme jamais. Titre éponyme, c'est après quelques écoutes que l'on comprend la cohérence de ces quelques minutes. Si "Doing What People Need Is Never on The Menu", voilà en tout cas bien ce que nous voulions. Déjà l'un de mes titres préférés.
  • Hypocritical Kiss : Des paroles très directes signe d'un Jack White inspiré un piano pour accompagnement et toujours le même soin apporté au final. Ce titre, avec "Blunderbuss", semble revisiter le terroir américain avec gaité. Le final nous transporte au pays de l'oncle Sam.
  • Weep Themselves to Sleep : Autre titre très coloré, façon The Raconteurs, Jack White y renoue avec la fougue de Consolers Of The Lonely. La présence continue du piano, cette fois-ci pièce maitresse, vient très agréablement ponctuer quelques riffs acidulés. Avez-vous seulement déjà entendu une guitare crisser de la sorte ? Les deux dernières minutes viennent rappeler qui est le boss du rock mondial.
  • I'm Shakin' : L'indie Rock-Gospel, vous connaissiez ? Abandonnez boisson énergétique et autres excitants, "I'm Shakin" se suffit à lui même. Le groove de ce titre est absolument implacable. C'est dès l'introduction que l'on comprend à quel titre nous avons à faire, décollage imminent.
  • Trash Tongue Talker : On reconnaît la façon de jouer du piano de Jack dès les premières secondes, puis viennent sa fougue, son audace, cette folie qui fait de lui à un artiste au dessus du lot.
  • Hip (Eponymous) Poor Boy : Entendre Jack White avec un banjo, ce n'était pas joué d'avance. On s'y balade dans sa ferme, à la recherche d'une paille à se mettre sous la dent. Poor boy.
  • I Guess I Should Go to Sleep : Contrebasse et insouciance, nonchalance et autodérision, voilà bien un artiste qui sait se jouer des codes.
  • On and On and On : Poussiereux, "On and On and On" aborde d'un air de far-ouest qui ne donne qu'une envie : enfourcher son cheval et partir explorer les canyons. La guitare qui surgit à la 3ème minute ne pourra que nous aider dans cette quête de l'impossible rêve américain.
  • Take Me with You When You Go : Ce titre est le plus parfait résumé de ce nouveau Jack White : d'abord dans l'Ouest américain, on y retrouve des riffs acérés au service de vos tympans les plus solides. Lorsque Jack lâche les tigres, c'est un des meilleurs moments de l'opus qui s'offre à vous, pour un final de toute beauté.

"This record was always there". L'intégralité des titres de cet opus devient, après quelques écoutes seulement, un véritable classique. Indémodable, cet opus marque le début d'une carrière solo dont nos arrières petits enfants parleront. Dès à présent, vous pouvez dire que vous y étiez, là, attentif à la sortie du premier opus solo du plus grand musicien du 21ème siècle so far ...

Si Blunderbuss parait non pas sur le label de Jack White, Third Man Record, mais sur Columbia, Jack s'en explique très librement. Meilleur label pour les artistes solo, c'est aussi historiquement le premier de tous et celui qui dispose de la plus grande distribution, nulle volonté de créer de l'indie. Et puis, comme il le dit si bien, tous ses artistes préférés étaient sur des labels majors, les Sex Pistols, les Ramones, Robert Johnson ... Il est par ailleurs intéressant de noter que la maquette de l'album a été particulièrement soignée, quel titre pour introduire la face A, la conclure, idem pour la face B. Aussi, si Jack confie ne jamais savoir lequel va susciter le plus d'engouement façon "Seven Nation Army", il serait périlleux de s'y essayer.

L'écoute de cet album pourrait bien changer notre perception de la matière indie. Il serait fou de ne pas y voir un incroyable tour de force, le témoignage du plus grand des génies, virtuose d'une génération passé maître absolu dans l'air de créer une matière qui échappe à la substance musique pour plus encore s'enchâsser en nous. On le dit trop peu, mais la voix de Jack White est l'une des plus belles signatures vocales qu'il nous soit donné d'entendre. Que d'appréhension, des années d'attente, Jack White et un album solo, j'en rêvais, il l'aura fait. Blunderbuss, parce Jacques le vaut bien.




Notation : 9,4 / 10 (barème)
Premier article écrit sur Blunderbuss

jeudi 19 avril 2012

Premier article : Mikhael Paskalev - I Spy (Indie Pop)




Le 25 mars dernier était la journée norvégienne du Nouveau Casino, l'occasion de manger du saumon et boire du champagne, le tout entrecoupé (à moins que ce ne soit l'inverse) de diffusion de clips, courts métrages et autre concert.

À l'évidence, l'un de ceux qui aura le plus fait parler aura été Mikhael Paskalev. Ce titre pop et catchy, d'un esprit similaire à celui de Givers aura surtout marqué pour sa vidéo digne d'un Tom Cruise dans Risky Business. Faite d'un slow motion partiel, c'est avec grâce et élégance qu'on y voit valser les différents objets de la pièce, un pur bonheur. Sous la direction d'Andre Chocron, Mikhael Paskalev semble avoir trouvé les bonnes images pour faire parler de lui. Alors, puisque ça vient tout juste de paraitre, on ne saurait s'en priver, voici ce qui se fait de mieux en matière d'indie pop norvégienne.







Lien afférent :
MySpace

mercredi 18 avril 2012

Premier article : Fletcher C. Johnson – Messin’ Up My Mind (Indie Rock)




Fletcher C. Johnson. Un trio venu de Brooklyn, un de plus. Un nouvel EP est sorti le 10 avril dernier, nommé "White Iris", contenant deux titres, respectivement "Messin’ Up My Mind" en face A et "Lost My Head" en face B.

Le premier, "Messin’ Up My Mind", est de ces titres qu'il fera bon écouter cet été, une fois la nuit d'encre bien installée. Tout en nonchalance, ce trio délivre un indie rock qui certes ne révolutionne pas le genre mais viendra agréablement pimenter nos playlists. Leur popularité commence à se répandre à travers la côte Est des États-Unis, voilà de quoi se sentir ricain une fois encore.




Liens afférents :

lundi 16 avril 2012

Bonus : Tame Impala - Extraspeaker (Rock Psyche)




Tame Impala. Parce que ce groupe va, en cette année 2012, faire paraitre un album qui fera énormément parler de lui, voici au préalable, chers amis, quelques B-Side à absolument posséder.

À l'occasion de la réédition de son divin Innerspeaker, un deuxième album entièrement composé de titres bonus, pour le notre grand plaisir, a vu le jour. Si certains titres sont en fait ceux qui composaient le premier EP de Tame Impala, je pense ici à "Hall Full Glass of Wine", "Remember Me" et "Sundown Syndrome", d'autres sont des Rework des titres album, d'autres encore de véritables nouveautés.

Entièrement fait d'un rock ô combien psyché, ces quelques titres de Tame Impala vient rappeler la puissance sans commune mesure de la formation. Les sons de chacun de ces titres semblent étirés au maximum de leurs possibilités, mâchés, piétinés, retravaillés sans cesse, un travail studio incommensurable.

Les deux titres dévoilés par cette version Extraspeaker, "Wander" et "Canyons Sunrise Reprise" ne dérogent pas à la logique Tame Impala, le son y est ce qu'il se fait de mieux en matière de rock psyché. Le deuxième cité semble particulièrement prendre plaisir à faire des nos oreilles un terrain de jeu à défricher fougueusement. Les trois autres titres précités, issus de leur précédent EP, à la hauteur des titres d'Innerspeaker, ne peuvent que vous envoyer en l'air. Deuxième opus, nous t'attendons.



Liens afférents :


vendredi 13 avril 2012

Album Review : Beach House - Bloom (Dream Pop)





Album Review : Beach House

" Bloom "



" La Dream Pop atteint son sommet "


Beach House. Le quatrième album du duo composé de Victoria Legrand et Alex Scally, Bloom, à paraitre le 14 mai, va ensoleiller votre printemps comme rarement il l'aura été.

Alors que Teen Dream - le dernier opus en date - avait enchanté public et critique, les attentes étaient grandes. Ces espoirs ne seront pas déçus, qu'on se le dise, Bloom est un excellent opus. À l'écoute de cette musique suave, altérée de dilection, un sentiment de toute puissance s'empare inévitablement de son auditeur. Quelle plus agréable sensation ?

La recette musicale de Beach House ne varie que sensiblement et c'est avec toujours autant d'appétit que l'on procède à une écoute en boucle de ces quelques compositions. Si écrire cet Album Review sans y faire paraitre le terme de 'magie' était inconcevable, comment ne pas évoquer l'univers gracile d'une formation qui en guide plus d'une. Place à la critique détaillée :

  • Myth : Premier single dévoilé, "Myth" se bonifie avec le temps pour prendre des allures d'hymne invariable. La puissance de ces quelques accords est sans fin.
  • Wild : Ce titre n'est qu'un des nombreux exemples de la puissance de cet opus : alors qu'une première écoute ne révèle que peu de richesse, il en va tout autrement des suivantes. Le résultat ? Ce titre vous semble être un de ces classiques que vous avez toujours fréquentés. Ces légères percussions y sont à l'évidence pour quelque chose.
  • Lazuli : C'est un son très girly que nous propose Beach House, un titre aux allures très 80', tout teinté de fluo. "Lazuli" n'est certes pas l'utilme chef d'oeuvre de l'opus, n'en demeure pas moins cinq minutes d'une pop à l'élégance volatile dont le refrain est signe de décollage imminent. Savoureux.
  • Other People : Voilà bien un grand classique. S'inscrivant parmi les tout meilleurs titres de l'album, "Other People", mérite bien des honneurs. Le refrain vous procurera une sensation de plénitude comme rarement. L'écoute de ce titre relève la rareté de tels moments.
  • The Hours : Écoutez cette lazy guitare qui surgit dès la vingtième seconde : elle ne vous lâchera pas. Alors que la voix de Victoria arbore des airs graves, "The Hours" et son incroyable refrain forment un tout idyllique.
  • Troublemaker : Une fois encore c'est par la puissance de son refrain que Beach House parvient à conquérir entièrement son auditeur. "Troublemaker" est d'une mélancolie qu'il fait bon côtoyer, le lo-fi de la guitare donnant à son tout d'étranges allures vinage.
  • New Year : Alors que la première écoute de "New Year" se révèle très pauvre en sensation, je puis vous assurer que ce titre ne recèle pas moins de trésors que ses alter ego.
  • Wishes : Parmi les meilleurs morceaux de Bloom, "Wishes" est plus entêtant encore que les titres qui le précèdent. On ne saurait passer à côté d'un tel rythme. Le synthé de Victoria et sa voix sublimée méritent bien des distinctions.
  • On the Sea : Plus minimalise que les autres, "On the Sea" fait état de la force tranquille de Beach House.
  • Irene : Voilà l'ultime chef-d'oeuvre de l'opus. "Irene" est un titre à inscrire dans vos petits papiers, il traversera avec vous les années comme seul l'amour que l'on porte à un objet précieux peut le faire. Plus que ça, il est une présence à conserver dans le coin de son esprit. La batterie y est d'une telle puissance, ce sont des vagues d'extase qui vous envahissent.

Délicieuse, cette musique pourrait être bien l'ambroisie de vos semaines à venir, procurant jouissance et immortalité. On ressort de l'écoute de cet album apaisé et définitivement pacifié, Bloom - floraison - fait de son auditeur une personne meilleure.

Usant en toute simplicité d'une orchestration avant-gardiste, la voix de Victoria Legrand en parfaite harmonie vient couronner un opus de haut vol. Toujours idéalement placée, c'est une splendide corrélation avec chaque mélodie qui marque son auditeur. Chaque titre fait état d'un refrain frôlant la perfection, cela faisait bien longtemps qu'un artiste ne semblait pas y avoir attaché autant d'importance. Cette particularité fera de Bloom un album qui traversera les années sans prendre une ride.

Si Teen Dream avait fait de Beach House une formation de tout premier plan, Bloom ne pourra que consacrer le talent d'un duo bien céleste. Rêver d'une meilleure Dream Pop est impossible, et lorsqu'un genre musical atteint son sommet, on ne peut que craindre l'apparition de pâles copies. Tachons de nous souvenir que Beach House, avait, un 14 mai, fait paraitre l'album qui consacrait le genre, c'est le moins que l'on puisse faire.


Notation : 8,3 / 10 (barème)