vendredi 30 mars 2012

Best of Still in Rock : Mars 2012


Mars 2012. Décidément, les mois de mars semblent tous plus beaux les uns que les autres. Alors que sortait l'an dernier l'album des Strokes, ce mois de mars 2012, à la différence de celui de février, aura réservé un énorme lot de nouveautés. L'année 2012 constitue peu à peu sa foison, et il semblerait, chers amis, que cela vous plaisent, la fréquentation de Still in Rock s'en porte à merveille. Gardons le cap', signé : votre commandant de bord.





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1. Yellow Ostrich : 2012 dotée d'un rock explosif (article ici)

Le dernier né, "Strange Land", est un opus à ne manquer sous aucun prétexte. Noté 8,3 , chaque titre semble trouver sa place au sein d'un concentré créatif rare et délicieux. Cette formation fera incontestablement partie des grandes révélations de 2012, un grand moment.


2. Weird Dreams : pop californienne idyllique (article ici)

La pop de Weird Dreams est de celle qui colore vos journées et vous emmène en des lieux où la notion temps laisse place à la simple beauté de la musique. Leur opus "Choreography" est l'âme d'artistes à la recherche d'ultimes subtilités.


3. Andrew Bird : une folk enivrante et créative (article ici et ici)

Andrew Bird est de ces hommes qui font preuve d'un instinct musical bien supérieur à celui de ces compères. Son opus "Break It Yourself" le hisse vers les sommets de la folk américaine, et nul ne doute que son fabuleux titre "Danse Carribe" traversera le temps.


4. Youth Lagoon : cet artiste est-il seulement humain ? (article ici et ici)

Je le disais hier et je le redis : "Croire en Trevor Powers, c'est simplement croire en l'avenir. Tout est dit". Dès lors, que rajouter ? Sa session Daytrotter est de ces pépites musicales qui doivent intégrer vos playlists pour les années à venir.


5. Work Drugs : l'un des groupes de l'été (article ici)

L'été 2012 a-t-il d'ores et déjà trouvé sa mascotte ? Le titre "License To Drive" est celui le plus ensoleillé de l'année, un de ses bonheurs simples que peut nous offrir la musique.


À également ne pas manquer : L'incroyablement puissant premier single de Ty Segall & White Fence (ici), Daniel Rossen qui chante dans une église (ici) et le clip pénétrant de Spiritualized (ici).

jeudi 29 mars 2012

Coup d'éclat : Youth Lagoon en Daytrotter Session (Dream Pop)




Youth Lagoon, où comment occuper l'espace internet tout en subtilité. Alors que les clips de cet incroyable artiste paraissent au compte goute, tous d'une beauté plus éclatante les uns que les autres, voici venue une session Daytrotter dont le seul intérêt est le suivant : vous procurer un très grand moment de musique.

Je crois que l'écoute de tant de délicatesse me surprendra toujours. Croire en Trevor Powers, c'est simplement croire en l'avenir. Tout est dit. Pour le reste, on se délecte de ces trois titres Session Daytrotter revisités avec justesse et perfection. La puissance minimaliste du titre "Montana" est telle que l'on tient là une des plus belles versions hors album que je n'ai jamais entendue. N'allez pas croire que "Afternoon" et "Ghost To Me" sont en reste, on atteint là les sommets de la création, façon Bon Iver à NPR. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas entendu quelque chose d'aussi beau, d'aussi puissant, d'aussi vibrant, en somme d'aussi extraordinaire. Monumentale, cette musique l'est de toute évidence.




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mercredi 28 mars 2012

À surveiller : Ty Segall & White Fence - I Am Not a Game (Rock Psyche)




Si je vous dis que Ty Segall va faire paraitre un nouvel opus en avril, quelle est votre réaction ? Si je vous dis que cet LP est, de surcroit, une collaboration avec White Fence, vous me dites quoi ? Et si j'ose ajouter les collaborations de Strange Boys, the Men et j'en passe, vous êtes toujours parmi nous ?

C'est bel et bien le 24 avril que cet album, "Hair", verra le jour. C'est à cette date que nous aurons en notre possession un album, fait de rock psyché version années 60', digne de ce nom. C'est également à ce jour que les petites soeurs de "I Am Not a Game" viendront bercer nos nuits. Oui, car j'oubliais, le premier titre est d'ores et déjà disponible, et comment dire ? C'est monstrueux. Les guitares crissent à merveille et nos oreilles sifflent plus que jamais, une extase sonore.


(mp3) Ty Segall & White Fence - I Am Not a Game


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mardi 27 mars 2012

Video : Daniel Rossen - Saint Nothing (À l'Église)




Daniel Rossen. Les amis, j'avais à cœur d'insister sur la qualité du dernier EP de Daniel Rossen tout juste sorti, une sorte de complément à l'article en date du 14 mars.

Je profite en réalité de la parution d'une nouvelle vidéo mettant en scène Daniel Rossen pour vous vanter les mérites de l'artiste. C'est le titre "Saint Nothing" qui est à l'honneur, joué dans une Église, tout un concept. Une fois de plus, c'est l'esprit de Grizzly Bear qui transparait, une interprétation post-pop expérimentale. Son EP, "Silent Hour / Golden Mile", s'impose au même titre que celui d'Alex Turner l'an dernier, dans un style certes différent, mais faisant preuve de qualités individuelles communes.






(mp3) Daniel Rossen - Saint Nothing


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Article sur l'EP "Silent Hour / Golden Mile"

lundi 26 mars 2012

The Morning Benders devient POP ETC




The Morning Benders, voilà bien la dernière fois que j'écris ce nom sur Still in Rock. La raison ? Le groupe change de dénomination, une nouvelle qui mérite bien ce billet en hommage.

Maintenant POP ETC, la bande à Chris Chu, qui entend bien sortir son troisième album durant l'année, s'explique dans un email envoyé hier soir à l'ensemble de ses fans. La raison de ce changement ? La connotation argotique de 'Benders' en anglais, équivalent de Fags (terme péjoratif pour désigner les homosexuels), chose que le groupe à découvert à son arrivée en Europe - aux Etats Unis, 'Benders' signifie simplement cintreuses -. Alors voilà, The Morning Benders n'est plus, longue vie à POP ETC. Il va s'en dire que la formation demeure exactement la même, composée des mêmes membres, espérons alors que leur musique sera de même niveau (aucun commentaire sur le Soundcloud de POP ETC ne sera fait, prions pour qu'il ne s'agisse pas de titres album et nions l'existence de ces derniers).

Pour rappel, The Morning Benders c'est l'album n°1 de StillinRock pour l'année 2010, mais aussi la meilleure chanson de cette année là, tout comme bien des autres titres qui auront fait l'objet d'articles tous plus passionnels les uns que les autres. Sur ces quelques mots écrits à l'occasion du classement 2010, je vous laisse digérer la nouvelle, un nouveau groupe est né.

" J'espère un jour avoir la chance d'écouter à nouveau un album de cette qualité. Je suis morose à l'idée de me dire que cela nécessitera des heures, des jours, des semaines et des mois entiers d'écoute, à l'idée que le prochain des Morning Benders sera nécessairement de moindre qualité, à l'idée aussi de n'avoir pu partager cette sensation d'immortalité à l'écoute de "Big Echo" qu'avec trop peu de monde. Je me console en me disant que finalement, les sixties étaient peut-être la meilleure époque que la terre n'est jamais connue, mais qu’eux, ils n'avaient pas les Morning Benders. "




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jeudi 22 mars 2012

Premier article : Spiritualized - Hey Jane (Rock Psyche)




Spiritualized. Groupe formé en 1990 à Rugby en Angleterre et déjà auteur de 6 albums studios, dont Ladies and Gentlemen We Are Floating in Space, album qui connaitre un large succès en raison d'une très bonne qualité. Un nouvel opus paraitra le 16 avril prochain, nommé "Sweet Heart Sweet Light".

Souvent comparé à The Verve, Spiritualized est un groupe qui sait mettre les pieds dans le plat. Amateur de drogues et politiquement engagé, ce premier single, "Hey Jane", vient faire parler de lui pour sa musique convaincante et son clip provocateur.

Réalisé par AG Rojas, on y découvre un Spiritualized digne des grands moments des années 90', ne lésinant pas sur des rafales années 60' psyché à souhait. Lorsque la voix de Jason Pierce reprend à 6 minutes 30, les quelques minutes qui suivent (âmes sensibles s'abstenir, vraiment) s'apparentent à l'ode d'un rock psyché progressif puissant et redoutable. J'y reconnais également une influence de Beady Eye, cette Brit-Pop d'un autre temps. Les amis, attendons l'album avec curiosité.







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MySpace du groupe

mercredi 21 mars 2012

Bonus : Ty Segall - It's A Problem (Garage Rock)




Ty Segall. Deux Album Review dithyrambiques à l'égard de cette excellente formation californienne, celle de Goodbye Bread comme celle de Singles 2007-2010, et peu d'autres informations depuis à se mettre sous la dent.

À l'occasion de sa tournée américaine avec le groupe The Feeling of Love, Ty Segall vient de faire paraitre un vinyle édité à 550 exemplaires (vendu uniquement à Chicago par le label Permanent Records) contenant un nouveau titre, "It's A Problem". Digne de son brillant Goodbye Bread, ce morceau est un concentré de 4 minutes tout autant punk que rock garage, un titre qui vient agréablement réveiller nos sens en cruel manque de son brut. À ne pas en douter, la dernière minute d'écoute vous emmènera très loin, au pays des sourds et autres papis du rock ayant trop écouté de cette substance. Amen.



Et pour le plaisir :

(mp3) Ty Segall - My Head Explodes



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mardi 20 mars 2012

Bonus : Real Estate - Exactly Nothing (Indie Pop)




Real Estate. "Exactly Nothing", nouveau titre BSide de Real Estate, porte bien son nom. Et pourtant. D'une extrême lo-fi, il faut aborder ce titre sans trop d'attentes, le mettre en fond et se laisser bercer au soleil d'une terrasse, accompagné d'une bonne lecture (c'est précis).

Face B du single "Easy", titre pop que le temps révèle, je profite donc de ce billet pour vous révéler ledit morceau. Real Estate n'en finit pas de faire parler de lui, et bien qu'il demeure en deçà des Drums, il se forge une belle petite réputation.


Face B :

Face A :


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lundi 19 mars 2012

Premier article : Work Drugs - License To Drive (Dream Pop)




Work Drugs. Premier article d'un groupe qui me rappelle la découverte de Foster The People durant l'été 2010.

Originaire de Philadelphie, ce trio prépare actuellement un premier opus qui fera incontestablement parler de lui. Auteur d'un Dream Pop toujours plus ensoleillée, le titre du jour, "License To Drive", fait la part belle à un guitare lo-fi répétitive et terriblement entêtante. L'effet studio sur la voix donne à ces quelques minutes une touche vintage que l'on aime toujours entendre.

À ce jour le titre le plus pertinent proposé par Work Drugs, "License To Drive" mérite d'ores et déjà sa place sur nos bibliothèques musicales de cet été. Comptez sur Still in Rock pour vous tenir informé des nouveautés de cette jeune formation fort prometteuse.









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BandCamp du groupe
SoundCloud du groupe

vendredi 16 mars 2012

Album Review : Weird Dreams - Choreography (Indie Pop)





Album Review : Weird Dreams

" Choreography "




Weird Dreams. Originaire de l'East London, ce sont quatre artistes humbles et talentueux qui composent ce groupe pop dont le premier opus, "Choreography", sortira le 2 avril prochain.

À l'évidence, cette musique est moins éclectique que celle de l'Album Review de la semaine dernière lorsque j'encensais Yellow Ostrich. Il n'en reste pas moins que bien des aspects de la pop sont ici explorés. Si de nombreux titres sont faits d'une pop lo-fi très ensoleillées, façon pop californienne, on fleurte régulièrement à l'écoute de ce "Choreography" avec une pop psyché brumeuse et nébuleuse. Plus encore, on sera, tout au long de ce chemin en forêt, parfois étonné de croiser une pop-rock énergique, parfois surpris de croire à une résurgence des Beach Boys, Smiths, Stone Roses et autres groupes hippies.

Tellement peu de blogs et autres magazines parlent de Weird Dreams que ça en devient ... weird. À l'évidence, ce groupe manque de visibilité, car absolument rien n'est à envier à des groupes tels que Tennis, Beach Fossils, Big Deal, Givers en j'en passe (voir ce lien pour les groupes d'Indie Pop chroniqué par Still in Rock). Leur leader, Doran Edwards, évoque le groupe tel "a bitter sweet pop band with twists", et ce sont ces torsions qui donnent à Weird Dreams une couleur toute particulière qui mérite tous les honneurs.

Les paroles, très insouciantes et souvent en rapport avec le thème de l'adolescence, révèlent la légèreté apparente de l'opus. C'est en dégustant cet opus au soleil d'une terrasse du Jardin du Luxembourg que ces quelques mots sont apparus, je vous en livre l'intégralité, place à la critique détaillée :


  • Vague Hotel : Un titre étonnement proche de l'univers de Django Django pour entamer cet opus. C'est avec panache que Weird Dreams introduit ces douze titres.

  • Hurt So Bad : Moins efficace, moins pertinent, moins original. Ce titre, bien que plaisant, n'emportera pas les foules.

  • Holding Nails : De façon similaire à "Hurt So Bad", ce morceau est trop lo-fi et trop peu original pour marquer les mémoires. Il y a tout de même quelque chose de très Queen.

  • Faceless : Les premiers riffs de "Faceless" sonnent différemment, nous sommes en présence d'un titre qui définit très précisément le genre musical de Weird Dreams. C'est une psych-pop lo-fi ô combien méritante que le groupe nous délivre, un titre où la voix de Doran Edwards est plus mise en valeur, un titre que l'on aime écouter pour son rythme entrainant et catchy.

  • Little Girl : Quatre minutes et trente secondes d'un Weird Dreams auteur d'une excellente pop. "Little Girl" est l'un des premiers titres que l'on écoutera cet été, une mélodie qui, façon The Drums, séduit tout en subtilité. Les guitares y ont ce petit plus très envoutant.

  • Suburban Coated Creatures : Double jeu de guitares, un autre morceau convaincant dont on ne sait se défaire facilement. On s'y ballade à travers les différents genres de la pop, un plaisir.

  • 666.66 : À l'évidence l'un des titres les plus marquants de l'album. Ce "Did you see me" savamment distillé marque notre inconscient et réapparait joyeusement à chaque écoute. Un autre morceau pop de succulent dont toute l'ampleur se révèle à la 3ème minute.

  • River Of The Damned : L'un des titres les plus creux de l'album, curieuse sensation après l'écoute de "666.66". Bien que délicat, "River Of The Damned" est trop égal à lui même. Est-ce pour autant mauvais ? À l'évidence non, la force de Weird Dreams et d'une recette qui fonctionne.

  • Velvet Morning : L'on retrouve la pop très commune des premiers titres de cet opus, un lo-fi certes plaisant, mais qui s'avère trop peu travaillé.

  • Summer Black : Autre titre a écouté cet été, je m'y vois déjà, à écrire un article aux alentours du mois de juin, citant ces quelques propos comme preuve de mon avertissement, chiche ?

  • Michael : Ce morceau fait lui partie des meilleurs de l'opus, l'originalité se confond avec la créativité d'une formation décidément prometteuse.

  • Choreography : "Choreography", ou comment conclure en toute beauté. Une fois de plus, l'on écoute la voix de Doran Edwards, et on s'en délecte. Ces dernières minutes ne donnent qu'une envie : repartir pour une seconde écoute. La dernière d'entre elles est particulièrement divine.


C'est avec un "Choreography" extrêmement complet que la formation se présente à nous, un opus pour lequel j'ai le plus grand intérêt : tout amateur de pop music californienne sera comblé de découvrir une formation de cette qualité. Ce n'est pas tous les jours (ni toutes les semaines, ni même mois) que l'on rencontre des artistes capables d'autant de finesse musicale.


La pop de Weird Dreams est de haut vol lorsqu'on est en présence de "Little Girl", "666.66", "Summer Black" et "Michael". Sous le charme mes amis, je suis sous le charme. Je ne puis vous souhaiter qu'une seule chose : venir me rejoindre au pays des doux rêveurs.



Note : 8,1 / 10 (barème)


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jeudi 15 mars 2012

New : Jack White - Sixteen Saltines (Indie Rock)


(Jack White dans le fabuleux



Jack White, ça se précise. Après avoir dévoilé deux premiers titres - "Love Interruption" et "Machine Gun Silhouette" - de son Blunderbuss, un troisième voit confirmer nos espoirs : cet opus sera grand.

Intitulé "Sixteen Saltines", c'est un Jack White plus américain que jamais qui se présente à nous. À l'image de certains titres du brillantissime Elephant des White Stripes, c'est avec panache que l'on aborde ces quelques minutes de musique. Après quelques écoutes, on y découvre une musique fournie, un rock exhaustif et infaillible. Les White Stripes nous avaient habitué à un son brut et psyché, Jack, pour sa carrière solo, pourrait bien y ajouter quelques effets studio plus dignes des Raconteurs. Le 24 avril n'a jamais semblé si proche.








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mercredi 14 mars 2012

À surveiller : Daniel Rossen - Silent Hour / Golden Mile (Experimental Pop)




Daniel Rossen. La carrière solo du leader de Grizzly Bear, eux qui avaient marqué l'année 2009 avec un excellent "Veckatimest", est bel et bien lancée. Notre artiste vient de faire paraitre un premier EP nommé "Silent Hour / Golden Mile", cinq titres qui, attachés à l'univers de Grizzly Bear, font preuve de légèreté tout autant que de créativité.


Si les titres "Golden Mile" et "Up on High" ne sont véritablement mémorables, il en va tout autrement pour "Return to Form", "Saint Nothing" et "Silent Song".


  • Le premier, "Return to Form", est, fidèle au groupe précité ainsi qu'à l'univers des Dirty Projectors, un intégrant mix-up de pop expérimentale. Digne d'Animal Collective, c'est la force tranquille de Rossen qui s'exprime avec panache.

  • Le second, "Saint Nothing", sous forme de ballade, vient calmer les ardeurs de ses auditeurs. La voix de Daniel Rossen y est mise en avant comme rarement, on se complait à écouter ces quasi cinq minutes de tendresse.

  • Le troisième, "Silent Song", est le titre fort de cet EP. D'une production parfaite, c'est tout le génie de l'artiste qui s'exprime, la complexité de ses créations, la richesse de cet art éphémère. Le final y est superbe.


Étions-nous en mesure d'attendre plus ? Je le crois tant Danial Rossen est un homme d'éclat habitué à produire une musique grandiose. Toutefois, l'utilisation des cuivres demeure excellente et on ne saurait qu'attendre son premier opus avec un très grand intérêt. Voilà un artiste sur qui compter pour ne pas nous décevoir.



(mp3) Daniel Rossen - Silent Song

mardi 13 mars 2012

À surveiller : The Men - Open Your Heart (Punk Rock)




The Men. Un groupe originaire de Brooklyn et composé de 4 membres, la normale. "Open Your Heart", leur nouvel opus, façon premiers albums de Sonic Youth et autre Cramps, vient, depuis le 6 mars dernier, mettre nos tympans à rude épreuve.

Auteur d'un punk rock saturé comme il fait bon l'entendre, le groupe ne lésine jamais sur la distorsion et sait se montrer généreux. Seulement, beaucoup de titres le sont de trop ou pas assez, The Men semble avoir du mal à doser l'adrénaline injectée à chaque titre. Mais, ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain, quelques titres de ce nouvel opus parviennent à en faire un album intéressant.

Même si dans un genre similaire, Thee Oh Sees s'impose très largement, The Men, par sa puissance et son rock sans retenue gagne à imposer quelques mélodies. Ce deuxième album qui vient succéder "Leave Home" sombre lorsque les titres "Open Your Heart", "Candy" et "Cube" retentissent, une bouillie inaudible plus qu'un véritable travail artistique, savoir différencier le noisy de la musique est alors bien nécessaire. En revanche, lorsqu'arrivent "Oscillation" (d'un genre très Tame Impala) et "Turn It Around", c'est un punk rock déjanté qui vient nous animer. "Country Song" et "Presence", dans un genre qui m'évoque le fameux "Monkey 23" des Kills, morceaux de rock progressif, méritent aux aussi le détour. Enfin, "Ex-Dreams", dernier titre de l'album, vient nous laisser une très agréable sensation.

En somme, Open Your Heart est un opus qui, bien que prometteur, ne parvient pas à trouver le juste milieu. Il fournit quelques titres accrocheurs mais aucun qui ne puisse véritablement marquer nos mémoires. Il est un opus comme il s'en fait tant d'autres, pas de quoi vous alerter, mais définitivement à écouter.




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lundi 12 mars 2012

Video : Andrew Bird - Danse Carribe (Indie Folk)




Andrew Bird. Plus d'une semaine après l'Album Review, voici venu le temps d'un nouvel article sur cet artiste folk d'exception. C'est une vidéo du titre "Danse Carribe" qui vient créer l'actualité, non seulement meilleur morceau de son dernier opus, mais plus encore, véritable trouvaille.

Ces quelques images sont l'occasion d'y apercevoir Andrew, en session à Minneapolis, accompagné de ses musiciens, ainsi que de longs chemins dans les bois et autres survols de la terre. Si cette version de "Danse Carribe" diffère très légèrement de celle studio, on y retrouve une mélodie empreinte de tellement de grâce qu'il semble difficile de ne pas y succomber. Andrew n'en finit pas de forger son univers, il est un artiste bien au dessus de la masse actuelle, un plaisir.

vendredi 9 mars 2012

Album Review : Yellow Ostrich - Strange Land (Indie Rock)





Album Review : Yellow Ostrich

" Strange Land "



" Tout bonnement olympien "
" Un concentré d'idées brillantes "
" Une véritable attaque cérébrale "


Yellow Ostrich, c'est avant tout Alex Schaaf, un artiste-musicien et créateur hors pair. Originaire du Wisconsin, il commence à enregistrer ses premiers sons à New York et très tôt crée une musique hybride qui a tout pour marquer les esprits : indie rock, rock psyché, progressif, pop, power et afro-pop, blues, folk et plus encore.

Alors qu'en 2010 sort son premier opus, "The Mistress", peu en font l'écho. Son nouvel album, "Strange Land", mérite lui de connaître gloire et rayonnement, la consécration d'un artiste qui innove et ose s'écarter des sentiers battus. Une incommensurable énergie se dégage de ces dix titres, il s'y passe quelque chose de rare, quelque chose de grand. Accompagné de Jon Natchez, multi-instrumentaliste dont la rumeur veut qu'il ait soufflé dans pas moins de onze cors pour réaliser certaines séquences, et de Michael Tapper à la batterie, ces trois hommes font subir à 2012 une véritable attaque cérébrale.

Yellow Ostrich est un véritable coup de foudre, une formation qui après une seule minute d'écoute vous fait réaliser à quel point il vous était futile de vivre sans cette rencontre, une connaissance que vous n'êtes pas prêt d'oublier. Peu d'informations quant à cette formation sont, à l'heure où j'écris ces quelques lignes, encore disponibles. Il ne fait aucun doute qu'elles fleuriront très rapidement, tant être confronté à un opus de cette qualité est un événement notable. En attendant plus de précisions, on se concentre sur l'incroyable musique produite, et pour ce, nul besoin de biographie, nos sens parleront en lieu et place. Place à la critique détaillée.



  • Elephant King : Une très très belle production, titre impeccable, implacable. "Elephant King" est le titre d'ouverture d'un excellent opus, on y perçoit aisément les prémisses de la magie de Yellow Ostrich. Un final très Bon Iver.
  • Daughter : Ce titre prend tout son sens à sa moitié lorsque Yellow Ostrich temporise, laissant place à des percussions plus éparses, un chœur vocal très progressif et quelques cuivres superbement administrés.
  • Marathon Runner : Introduction véritable de la guitare à travers ce "Marathon Runner" et c'est alors que Strange Land prend une nouvelle tournure, il s'écarte définitivement des albums que l'on aime écouter et vite oublier. Les secondes qui suivent 1min45 nous font redécouvrir toute la puissance qu'est capable de procurer la musique.
  • I Got No Time For You : Un titre majestueux, à couper le souffle. Des airs de Pink Floyd évident lorsque nos compères se déchainent. Pour le reste, c'est tout en finesse que Yellow Ostrich vient vous cueillir. Attendez la 4ème minute comme le Messie.
  • Stay At Home : Ce morceau est ce que l'on appelle une power-pop parfaite. Rien n'est à jeter, les premières secondes vous saisissent par des percus ô combien détonantes pour ne jamais vous laisser revenir parmi les vôtres.
  • I Want Yr Love : L'archétype du titre progressif qui ne peut laisser indifférent. "I Want Yr Love" convaincra les plus cyniques d'entre nous que le rock peut être lieu d'amour. Roh, c'est beau.
  • The Shakedown : La master-piece de l'album, l'absolu indispensable qui s'impose à lui seul, titre qui marque une année de son empreinte, titre dont on ne se lasse pas. Cet Indie Rock Progressif (avec majuscules) est tout bonnement olympien.
  • Wear Suits : Premier titre à véritablement oser de la folk, "Wear Suits" est, au même titre que beaucoup d'autres morceaux de l'opus, une pièce maîtresse absolument indispensable au chef d'oeuvre que constitue "Strange Land".
  • Up In The Mountains : Double jeu de guitare pour introduire quatre minutes divines, ce titre d'afro-pop vient compléter un tableau musical extraordinairement fourni. Complètement déluré, nous sommes ici confrontés à du très, très haut vol.
  • When All Is Dead : Guitare acoustique, voix délicatement posée sur l'abum, cuivres, psychédélisme, "Whell All is Dead" vient résumer une partie de l'univers de Yellow Ostrich.

"Strange Land" est concentré d'idées brillantes à la production irréprochable, des sons qui jaillissent sans cesse et donnent une impression nouvelle à chaque écoute. L'utilisation massive de la batterie est un des véritables points forts de l'album lorsque les riffs de guitares sont si bien trouvés. Les voix ne sont pas en reste, une véritable signature qui fait d'ores et déjà de Yellow Ostrich un groupe sur qui compter pour les années à venir. Seul un univers musical plus poussé lui aurait permis de grappiller les quelques ultimes points de mon estime.

Il ne fait aucun doute que 2012 sera l'année de la consécration de Yellow Ostrich, ce nom sera dans toute les bouches et tous les esprits bien avant que Noël arrive. Façon Foster The People en 2010, et la comparaison n'est pas toujours hasardeuse, Still in Rock vous aura prévenu.


Note : 8,3 / 10 (barème)





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