mardi 31 janvier 2012

Best of Still in Rock : Janvier 2012


Janvier 2012. Premier mois de l'année écoulé et un record absolu de fréquentation sur Still in Rock. Ces 31 jours auront été marqués par les trois articles sur Youth Lagoon, la chronique de Lana Del Rey et le retour de Jack White. Février s'annonce chargé, concentration maximale.




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1. Youth Lagoon : le spleen californien, entre grâce et fragilité (articles ici, ici et ici)

Une alternance de ballades ensoleillées et nébuleuses mélodies pour une musique qui effleure tout juste votre peau : Youth Lagoon est l'auteur d'un premier album qui vous possède entièrement, totalement.


2. Jack White : le pape du rock est de retour (article ici)

Depuis la séparation des White Stripes, nos coeurs étaient endoloris et le rock attendait le retour de son enfant génie. Voilà qui est chose faite avec un premier single venu en éclaireur.


3. King Krule : pourquoi, comment, vraiment ? (article ici)

Une nouvelle vidéo vient étayer ma thèse du génie musical. Archy Marshall est l'artiste en qui je crois le plus, un joyau de la couronne d'Angleterre qui se polit à vue d'oeil.


4. Chairlift : de la pop colorée (article ici)

Comment résister à la voix de Charlotte Polachek ? Ce deuxième opus du groupe, "Something", contient deux titres pop qui touchent l'excellence du genre.


5. tUnE-yarDs : afro-rock expérimental, irrésistible (article ici)

La force dégagée par la musique de tUnE-yarDs est digne des plus grandes tribus africaines. C'est absolument imparable, avec l'un des meilleurs arrangements studio jamais entendus.


À également ne pas manquer : La descente aux enfers de Lana Del Rey auteur d'un album écoeurant (ici), le rock qui vous prend aux tripes de Cloud Nothing (ici), l'article rétrospectif sur The The Tallest Man On Earth (ici) ainsi que ceux sur Local Natives (ici) et Delta Spirit (ici).

New : Jack White - Blunderbuss Project (Indie Rock Acoustic)



Dieu est de retour (non je ne l'idolâtre pas, faux). Nous en rêvions, il l'a fait. Jack White sortira le 23 avril prochain son premier album solo, "Blunderbuss", opus tant attendu depuis la séparation des White Stripes.

L'autre bonne nouvelle du jour est que le premier single est d'ores et déjà disponible, il s'agit de "Love Interruption" titre acoustique dont on ne sait pas encore s'il sera ou non conforme au reste de l'album. Disponible le 31 janvier (aujourd'hui même) en version numérique et le 7 février en vinyle, ce titre fait état d'un Jack White soft aux allures de bluesman entêtant. Je précise également qu'un autre titre ("Machine Gun Silhouette"), BSide celui-ci, sera de la partie pour la sortie de cet EP.

Lorsque Jack époque ce premier album solo à venir, il confie que Blunderbuss sera "an album I couldn’t have released until now. I’ve put off making records under my own name for a long time but these songs feel like they could only be presented under my name. These songs were written from scratch, had nothing to do with anyone or anything else but my own expression, my own colors on my own canvas".

Je ne demande qu'à entendre plus de la propre expression de Jack, découvrir sa palette de couleur et voir de quoi sa toile sera faite. Pour m'intéresser à l'artiste depuis de nombreuses années à travers sa multitude de projets, nous sommes quasi assuré d'une chose, cet opus sera de très bonne qualité. Espérons une guitare électrique et que la voix féminine laisse place à l'unique et authentique voix de Jack. En attendant, place aux spéculations, et parce que Jack White est un homme qui use du rasoir à lame d'acier, on s'incline définitivement.


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lundi 30 janvier 2012

Bonus : Youth Lagoon - Bobby & Ghost To Me (Dream Pop)




Youth Lagoon. Mes amis, pour conclure avec les news concernant ce groupe, voici deux titres bonus qui merveilleusement complètent un "The Year Of Hibernation" de toute beauté (voir Album Review).


Voici le troisième article évoquant Youth Lagoon en ce mois de janvier, non pas que je veuille faire du bourrage de crâne, mais en fait si. Il faut dire que cette formation est brillante et ces deux titres particulièrement à la hauteur de ces éloges. À ma gauche, nous avons "Bobby", titre enjoué nanti d'un rythme sémillant, le tout au service d'une mélodie seigneuriale. À ma droite, "Ghost To Me", titre de haut vol qui ne manquera pas de vous obséder, il est grand, exquis et doté lui d'une mélodie princière. Tous deux viennent ainsi affirmer la grandeur d'une des formations les plus remarquables de ces derniers temps.


Je vous laisse à présent profiter de ces B-Sides en toute quiétude.





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Article et vidéo du titre "July"

Album Review de Youth Lagoon


vendredi 27 janvier 2012

Album Review : Delta Spirit - I Think I've Found It (Folk Rock)




Delta Spirit. Une formation qui, depuis plusieurs années, me séduit par une folk très rock, une folk efficace et singulière. Déjà présenté sur Still in Rock le 19 septembre 2010 (eh oui), Delta Spirit continue tranquillement son bonhomme de chemin, à l'abri des regards et des flashs, un groupe qui depuis sa San Diego natale délivre une musique pittoresque marquée par la voix de Matthew Vasquez, lui qui avait rejoint le groupe après avoir subjugué les membres d'alors par une prestation vocale sur un banc de la ville.

Delta Spirit s'inscrit dans la lignée d'artistes tels que Bob Dylan, Neil Young ou encore Johnny Cash. Pour ce qui est des références plus récentes, on ne peut penser qu'à Cold War Kids, à la différence que Delta Spirit, sur scène, s'accompagne bien souvent de poubelles pour réaliser les percus. Pour quelques autres détails croustillants, on se reporte à l'interview NPR.

Alors qu'un nouvel album, le troisième, verra le jour en 2012, le groupe nous a offert cette semaine ses deux EP par le biais de son blog (ici ici ici). Je me consacrerai aujourd'hui à commenter leur tout premier, "I Think I've Found It", il me sera bien utile de vous renvoyer à cette critique lors de l'Album Review dans quelques semaines. As asual, place à la critique détaillée :

  • Gimme Some Motivation : Une chose est sure, la motivation est au rendez-vous durant et après l'écoute de ce premier titre. Le rythme vous saisit immédiatement, une belle façon d'introduire le groupe.
  • Streetwalker : Voix éraillée, guitare en superbe accompagnement, paroles efficace, un titre de folk-rock réussi. "Streetwalker" est enjoué, morceau pêchu qu'aurait pu écrire Creedence Clearwater Revival.
  • When In Roam : Ce titre vous donne envie de prendre la route, vous évader de la capitale de votre vie et vous perdre sur des sentiers terreux en compagnie d'un Delta Spirit enivrant. Le jeu de double guitare à la 4ème minute est digne d'une grande lignée d'artistes folk.
  • Crippler King : Le titre le plus sautillant de l'EP, "Crippler King" est ce qu'il vous faut pour affronter un réveil difficile. On s'imagine courir sur ce chemin, et puis rentrer chez soi, insouciant, du baume à l'âme.
  • French Quarter : C'est French et on en est fier. Matthew Vasquez nous délivre sa voix la plus nasillarde façon Bob Dylan, c'est un titre plus réfléchi que les autres, un morceau qui n'en perd pas moins son engouement. "French Quarter" est réellement de ces titres qui vous collent à la peau et ne vous lâchent pas des semaines durant. La guitare à la 4ème minute est divine. Puissance et profondeur les amis.
  • People, Turn Around! : Harmonica à la Dylan, la nonchalance des héros folk sixties, un titre sans prétention.

C'est ainsi que Delta Spirit s'est présenté au monde de la musique, muni d'un EP flamboyant. Je ne saurai trop ne pas vous recommander l'écoute du titre "John Henry", titre présent sur "The Waits Room", l'autre EP offert par le groupe. L'écoute, c'est par ici. Et puisqu'on y est, voici une session Concert à Emporter tournée dans le tramway de Frisco, un petit bijou. Vous ne pourrez pas dire que je ne vous aurai pas prévenu.

jeudi 26 janvier 2012

À surveiller : Cloud Nothings (Rock Lo-Fi)




Cloud Nothings. Groupe originaire de Cleveland né en 2009, il est le projet de Dylan Baldi, jeune artiste dont la pop et le rock semblent être, autant que le punk, des sources d'inspiration. Si les débuts de Cloud Nothings se font dans la cave des parents de Dylan, muni d'un vieil ordinateur et d'un micro bien cheap, bien du chemin a depuis été parcouru.

Ce dernier vient de faire paraitre un nouvel opus, le troisième, nommé "Attack on Memory". Formé de huit pièces, deux méritent cette chronique lorsque le reste se trouve être peu convaincant. "Wasted Days" et "No Future/No Past" sont ici fers de lance, deux titres à la puissance peu commune qui réellement marquent ce début de 2012.

"Wasted Days" choisit de vous laisser divaguer quelque peu pour vous attaquer à la 4ème minute, là où tout commence véritablement, là où une étonnante puissance psychédélique va commencer son ascension. "No Future/No Past" est quant à lui un titre d'indie rock progressif extraordinaire. La voix de Dylan est une pure merveille qui ne peut laisser indifférent son auditeur. La basse qui surgit à la troisième minute est tout simplement essentielle, elle tire l'auditeur dans d'obscures profondeurs. Une merveille.

Cloud Nothings signe ainsi deux titres qui m'émeuvent particulièrement. Pour écouter cela, chers amis, on se munit d'un casque, sinon, à ce stade-là, c'est pécher.

mercredi 25 janvier 2012

Video : Tame Impala - Your's Truly (Rock Psyche)




Accrochez vos deltaplanes, Tame Impala est de retour sur Still in Rock. Ce groupe australien ne bénéficiait à ce jour que d'un seul article sur Still in Rock, une immense injustice tant il influence mes choix. Leur seul et unique album sorti à ce jour, "Innerspeaker", rentrerait dans mon top 20 albums, il est inlassable, une nouvelle vague de riffs vous entraine à chaque fois au plus profond de votre esprit.


Si le groupe défini sa musique comme étant "a steady flowing psychedelic groove rock band that emphasizes dream-like melody", "psychedelic hypno-groove melodic rock music", je me plairai à évoquer une nouvelle fois le parallèle entre le phoenix d'une mélodie qui renait sans cesse de ses cendres et les effluves de rock psyché que nous livre Tame Impala.


Je profite de cet article pour vous présenter deux vidéos, deux sessions Your's Truly tournées en plein milieu d'une forêt Américaine. Deux titres sont joués, "Solitude is Bliss" et "Why Don't You Make Up Your Mind?", deux titres à la puissance incroyable. La réalisation est non seulement d'une grande qualité - couleurs, angles de vue -, mais aussi, la guitare du groupe délivre un son rond et enivrant qui m'obsède et m'obsèdera longtemps. Alors se laisse porter par les mélodies d'un grand groupe de rock et on donne un peu de liberté à un esprit parfois trop formaté. Tame Impala, c'est différent.










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Article de présentation du groupe

mardi 24 janvier 2012

À surveiller : Chairlift - Something (Pop Électronique)




Chairlift. C'est l'histoire d'un projet de deux amis, Caroline Polachek et Aaron Pfenning, né à l'Université du Colorado en 2005, une histoire qui connait un nouveau chapitre puisque c'est aujourd'hui même que sort le deuxième opus du groupe, "Something".

Vous le savez, chers amis, j'aime la clarté. Alors pour le dire crûment, cet album n'est pas réussi. En effet, le potentiel de la formation laissait désirer un opus bien meilleur. Beaucoup des titres sont plats et semblent peu travaillés. Mais, et il est de taille, deux excellents titres doivent mériter votre plus grande attention. Il s'agit respectivement de "Sildewalk Safari" et "Amanaemonesia" doit voici la description.

"Sildewalk Safari" fait partie de ces titres pop ultra catchy qui s'inscrivent instantanément parmi ceux indémodables. Chairlift y fait des merveilles, c'est un vague de joie et autre guitare lo-fi qui nous envahi, un morceau fait de soleil avec sincérité. Les amateurs de sons vintage ne seront pas déçus de ce voyage coloré.

"Amanaemonesia" met magnifiquement en valeur la voix de Caroline. Plus new-wave que le titre précédent, on y trouve des influences communes à l'excellentissime groupe français La Femme, Taxi Girl a dû passer par là. En ressort un titre éclatant de bonne humeur.

Nul ne pourra douter après une brève écoute que l'on retrouvera certains titres de cet album dans les plus folles soirées rétro-pop. Mesdames, préparez vos déhanchés et aiguisez vos taillons, ça va swinguer.




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lundi 23 janvier 2012

Bonus : Local Natives de retour (Indie Pop Rock)




Local Natives. Quel plaisir que commencer un billet, après tant de temps, par ce nom de groupe. Chers amis, cet article vient officiellement vous annoncer la sortie d'un nouvel album. Le groupe affiche en effet son sur site officiel la preuve de cette bonne nouvelle. Espérons une parution pour l'année 2012, je vous tiendrai informé de la moindre information par le FaceBook de Still in Rock ou par un article plus détaillé, selon.

Maintenant le prétexte pour cet article sur les Local Natives évincé, voici quelques perles que je tenais à vous livrer. Je commence par deux titres qui ne figurent ni l'un ni l'autre sur leur seul et unique album, "Gorilla Manor". Le premier s'intitule "Only Son", dans la lignée des titres de l'opus, les coeurs font des merveilles. Le second, "Clothed And Open Eyed" laisse la part belle à une orchestration enjouée et un magnifique interlude.



J'avais également à coeur de vous livrer quelques titres issus d'une Black Session (France Inter) datant de 2010. Plus lo-fi que sur l'album, les morceaux résonnent à merveille, j'en veux pour preuve "Warning Sign" et "Cubism Dream", deux des plus splendides titres de leur album.



Enfin, deux versions live enregistrées le 29 juillet 2009 à la Barnstormer I Riverhouse Barn, époque où Local Natives n'avait à vendre qu'un EP à "five box". Les versions jouées ressemblaient alors plus à des démos, on y retrouve une formation brute et sans concession, un diamant qui s'est au fil du temps parfaitement poli. Voici les deux titres les plus catchy de "Gorilla Manor". Un régal.



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samedi 21 janvier 2012

New : Arctic Monkeys - You & I (Indie Rock)





Arctic Monkeys. Rien n'est trop beau pour vous les amis, alors je profite d'avoir un peu de temps ce week-end pour vous livrer un article un samedi après-midi. Il faut dire que celui-ci me tient à coeur.

Arctic Monkeys va faire paraitre le 21 février prochain le single "Black Treacle". Je disais à propos de ce titre lors de l'album review de "Suck It And See", qu'à mi-chemin entre plusieurs titres de l'album, "Black Treacle" est peut-être celui qui, situé en quasi-introduction de cet opus inimaginable, vient faire le point sur l'évolution du groupe. Les riffs révèlent toujours autant de puissance et de précision lorsque la voix d'Alex Turner, plus suave qu'auparavant, colore à la perfection des titres (dont Black Treacle) d'un niveau impensable.

Mais le véritable intérêt de l'article du jour est le b-side de cet EP, "You & I", titre réalisé en featuring avec Richard Hawley, membre du groupe Pulp. Si les premières secondes surprennent, s'ensuivent de longues envolées de guitares qui ne pourront que ravir la foule. Arctic Monkeys, après l'excellent b-side "Evil Twin" vient confirmer que ce à quoi il touche se transforme en bombe rock. Imparable.




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vendredi 20 janvier 2012

Album Review : Lana Del Rey - Born To Die (Glam Pop)





Album Review : Lana Del Rey

" Born To Die "



Lana Del Rey. Ne fait pas un bon album qui veut, en 2012 le buzz suffit peut être à produire des stars, il ne produit pas des artistes, Lana Del Rey, la preuve par quatre.


Vous le savez, je ne chronique sur Still in Rock que les artistes qui me séduisent. Toutefois, il m'arrive aussi de faire état de quelques déceptions lorsque les artistes sont de ceux que j'estime où en qui j'ai, fut un temps, placé quelques espérances. Soyons clairs et immédiats, "Born To Die" est un album mauvais, plus encore, décevant.


Certes, les deux premiers titres dévoilés durant l'été 2011, ceux ayant fait de Lana ce qu'elle est aujourd'hui, sont excellents. J'en disais que "Lana Del Rey évoque une époque où Kennedy était au pouvoir, époque où le drapeau américain flottait très haut et des divas venaient le gratifier de quelques chansons". Tous les autres, sans aucune exception, sont ratés. Sa voix nasillarde est soustraite à la jolie voix sensuelle qu'on lui connaissait, l'orchestration est soit d'une ridicule grandiloquence soit bien trop pauvres pour mériter votre attention, bref, une catastrophe.


Qu'on ne me jette pas la première pierre, ni la deuxième d'ailleurs, j'ai commencé à chroniquer Lana Del Rey dès l'été dernier, exprimant tantôt des doutes tantôt beaucoup d'espoirs, je ne suis (n'étais) donc pas un anti-LDR primaire. Voilà que je suis à présent un fervent défenseur de la mort artistique de "l'artiste", qu'on ne me parle plus de cet ersatz, ce leurre, s(i)ongerie qui en aura trompé plus d'un. Il est triste d'en arrive là, les EPs étaient pourtant prometteur, et même si les titres d'alors figurent sur cet album, ils se trouvent noyés, oubliés. Beaucoup j'en suis sur, défendrons cet album, aveuglés par de vaines espérances. Gageons que cet opus sera malgré tout décrié comme il se doit, objectivement et impavidement. Place à la critique détaillée :

  • Born To Die : Une voix relativement édulcorée, noyée dans une orchestration grandiloquente qui ne produite que peu d'effet. Une bien curieuse façon d'introduire l'album, Die to reborn ? Malheureusement pas.

  • Off to The Races : Sur fond d'hip-hop, Lana Del Rey innove et nous livre finalement un titre avec très peu d'intérêt. Sa voix tire trop dans les aigus pour ne pas être nasillarde, et lorsqu'arrive le refrain, c'est en courant que nos oreilles prennent la fuite.
  • Blue Jeans : Voici un titre pop d'excellente facture. La voix sensuelle produit là tout son effet, l'orchestration n'en fait pas des tonnes, elle est non seulement originale, mais aussi en adéquation avec les ambitions de la chanteuse.

  • Video Games : Le titre absolu, le meilleur de l'album. Même si l'on peut regretter que l'on connaisse depuis depuis déjà sept mois, "Video Games" demeure un hymne puissant et gracieux. Un doute toutefois, serait-ce le plagiat d'une chanteuse grecque ? (ici).

  • Diet Mtn Dew : D'un style hip-pop, "Diet Mtn Dew" s'écoute sans pour autant émouvoir ou provoquer la moindre émotion. C'est plat, certes pas désagréable, mais je me questionne toujours : pourquoi cette voix nasillarde au détriment de la Lana Del Rey sensuelle des premiers titres dévoilés ?

  • National Anthem : Un refrain agressif, des couplets ratés en bouilli sonore façon Rihanna, help.

  • Dark Paradise : Une fois encore la magie n'opère plus. Ce demi-beat hip-hop ne lui réussi assurément pas, et lorsqu'arrive le refrain grandiloquent, on pleure. Lana, pourquoi ?

  • Radio : Enfin un titre où Lana semble s'être souvenu de la recette de son succès. En apparence tout au moins, car le refrain, une fois encore, ressemble à ce que les radios grand public nous proposent depuis 20 ans.

  • Carmen : Ennuyeux, fastidieux, insipide, lassant, monotone, plat, répétitif, et soporifique. Vous préférez lequel ?

  • Million Dollar Man : Un titre qui s'inscrit dans la lignée des deux plus fameux. "Million Dollar Man", bien que doté d'une orchestration qui en fait un poil trop, demeure un morceau intéressant.

  • Summertime Sadness : La voix mille fois retouchée à l'ordinateur ne produit que peu d'effet, cette mélodie façon pop sensuelle peut ramollir votre sens artistique, faites attention.

  • This Is What Makes Us Girls : Et nous sommes repartis une fois encore pour un titre fait d'une boite à rythmes identique à l'ensemble des autres morceaux et un refrain où Lana dédouble sa voix sur plusieurs pistes, quelle originalité.
  • Without You : J'en perds mon latin. Toujours la même recette, je ne sais qu'en dire. C'est nul, est-ce assez clair ? Une musique avec si peu de recherche ne mérite pas plus de détails critiques.
  • Lolita : Lolita présente un intérêt tout particulier : ce titre nous apprend que Lana sait lire puisqu'elle sait épeler le mot Lolita. À moins que cela aussi soit faux ?
  • Lucky Ones : Dernier titre qui vient confirmer avec panache que nous nous étions trompés sur le potentiel de Lana. Elle n'avait dans son escarcelle que quelques tours de manche en réalité bien désuets.


C'est ainsi que Lana Del Rey s'est tiré une balle dans le pied, balle qui je l'espère lui sera fatidique. Il paraitrait que Lana, suite aux diverses critiques tenant au "plus horrible live de l'histoire du Saturday Night Live" (ici) pense déjà à arrêter la musique, pourvu que ce soit vrai. "Born To Die" intègre le fléau des mauvais albums pop, il banalise une chanteuse qui avait pourtant tout fait pour introduire un peu de magie dans un univers impitoyable. Finalement, seul un lapin éborgné sort du chapeau, une métaphore bien clémente. Alors, quittons Lana sur une dernière photo, une sorte d'adieu, je risque de ne pas en reparler souvent.




Les deux seuls titres à écouter.

(mp3) Lana Del Rey - Blue Jeans
(mp3) Lana Del Rey - Video Games


Note : 5,1 / 10 (barème)



jeudi 19 janvier 2012

À surveiller : tUnE-yarDs (Afro-rock Experimental)




tUnE-yarDs. J'avais décidé de bouder tUnE-yarDs. J'avais bien tort. J'avais décidé qu'une seule écoute de plusieurs de leurs titres suffisait, je décide de ne plus jamais décider de telles choses. Beaucoup des titres de ce "W H O K I L L" sont d'une extrême richesse, une musique expérimentale qui repousse les frontières du possible. Cet opus grouille de bonnes idées, il est une mine d'or que tout aficionado se doit d'avoir en sa possession. Bien loin de la musique que l'on a l'habitude d'entendre, on pourrait qualifier celle-ci d'afro-rock expérimental, que l'artiste vienne de Nouvelle-Angleterre ou pas.


Le titre "Gangsta" est le premier à frapper un grand coup, le premier à clairement élever tUnE-yarDs bien au dessus de la foule des artistes expérimentaux actuels. "Bizness", premier single, vient ensuite confirmer l'incommensurable potentiel créatif de l'artiste. À écouter en stéréo, le mixage est stupéfiant, l'un des meilleurs qu'il m'ait été donné d'entendre. "You Yes You" quant à lui, tuerie sur fond hybride de rock psyché et afro-pop ne peut qu'emporter votre adhésion, titre où - une fois encore - les effets studios produisent un résultat bluffant. En somme, tUnE-yarDs est de ces formations qui forgent une culture musicale, forme l'oreille, et fait bouger les masses. Indispensable.







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Site Internet

mercredi 18 janvier 2012

À surveiller : Houndmouth (Folk Rock)




Houndmouth. Outre une fascination pour les lustres que je confesse aisément (la faute à Vampire Weekend), Houndmouth retient mon attention pour tout un tas d'autres raisons.

Originaire de New Albany, cette formation produit le folk rock d'une Amérique profonde, "lowland plains and farmlands of Indiana and Kentucky" comme ils le disent eux même. On descelle également dans leur musique une profonde base blues due à une rythmique très binaire, ainsi qu'une évidente soul, la voix de la chanteuse y étant pour beaucoup.

Ce sont les amoureux du "Father, Son, Holy Ghosh" de Girls qui trouveront leur compte dans cette jeune formation, des racines musicales pleinement assumées, hommage à l'histoire d'un pays. La guitare de "Houston Train" est une absolue réussite, le titre qui plus que les deux autres révèle la richesse de ce Houndmouth. En attendant plus de matières à écouter, le groupe nous souhaite la bienvenue au pays de l'oncle Sam.






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mardi 17 janvier 2012

À surveiller : Balthazar (Pop Alternative)




Balthazar. Premier groupe belge a pénétré l'antre de Still in Rock, cette récente découverte m'a très agréablement surpris, en voici donc la substance.

Formé en 2004 (en Flandre-Occidentale), le groupe a sorti son premier album nommé "Applause" en 2010, le dernier à ce jour. Sur des airs de Cajun Dance Party et autre Wise Blood, c'est un résultat surprenant et non attendu qui nous est livré. Le potentiel de ce groupe est de taille, il semble trouver le ton juste à chaque essai, une aubaine tant Balthazar joue de différents styles.

Cette musique, catchy et immédiate, donne une entière satisfaction à qui sait se contenter de moments de simples dégustations musicales. Nous ne sommes pas en présence d'un château Cheval Blanc, certes, mais ce nom de domaine Balthazar mérite largement ces quelques honneurs.



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MySpace

lundi 16 janvier 2012

Video : Youth Lagoon - July (Dream Pop)




Youth Lagoon. L'album "The Year Of Hibernation" est à ce jour le dernier chroniqué par Still in Rock (ici). Parce que j'aime les belles choses, voici une autre émanation de cette fabuleuse formation avec le clip du titre "July", tout juste sorti.

Comme je l'évoquais dans l'album review, "July" ose dévoiler rapidement d'épineuses richesses. Cette gracile mélodie, étrange farandole qui vous emmène avec elle dans les bois, ne peut que conquérir votre coeur. Le clip, dans la lignée du premier (voir article précédent), ne fait qu'accentuer cette sensation mélancolique. D'une superbe réalisation (Tyler T. Williams aux manettes), Youth Lagoon affirme le potentiel graphique et lyrique de la formation. Je vous laisse en compagnie de cette quelques minutes élégiaques qui vous tendent les bras.






En concert le 25 février au Point Ephémère (Paris).


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Album Review de "The Year Of Hibernation"

samedi 14 janvier 2012

Dossier Still in Rock : Paul Simon - Covers




Chers lecteurs, alors que le vendredi est habituellement consacré à l'Album Review de la semaine, je profite de celui-ci pour vous présenter une compilation de reprises de Paul Simon, un article que je tiens à vous présenter depuis longtemps.

Paul Simon, membre du groupe Simon & Garfunkel qui, durant les années 60, délivrera une pop folk qui marquera l'histoire, continuera à faire longtemps parler de lui, notamment avec la sortie en 1971 d'un album tout juste remarquable. Cet artiste, qui a influencé des milliers d'autres, fait l'hommage de multiples covers par les artistes actuels, en voici les meilleurs. Je profite donc de ce billet pour vous présenter Paul Simon et vous rappeler le bon souvenir de ces artistes contemporains. Beaucoup de mes formations préférées se trouvent ici réunies, un article que je chéris particulièrement. Place à la critique détaillée.

  • Mother and Child Reunion par The Morning Benders : l'écoute de cette version de "Mother and Child Reunion" permit instantanément de se rappeler que les Morning Benders était le meilleur groupe de l'année 2010 (ici). Le titre s'en trouve grandi, meilleur que l'original ?! (original).
  • Graceland par Dan Rossen : une voix sur double piste façon Grizzly Bear, un arpège délicat, quelques frottements de guitare et autres sons lo-fi pour venir accompagner le tout, un moment de grâce. (original).

  • Peace Like a River par Spoon : Paul Simon façon Spoon est une idée géniale, ce titre est un magnifique hommage rendu à l'artiste, il fait état de la force des notes originales que l'artiste s'approprie merveilleusement. (original).
    • Graceland par The Tallest Man on Earth : le banjo du Tallest Man on Earth est non seulement splendide, mais plus que tout, c'est la voix de Jens Kristian Mattsson qui marque les esprits. Une reprise divine. (original).
    • You Can Call Me Al par Jens Lekman : c'est une interprétation enjouée et sensible que nous délivre Jens Lekman, artiste habitué aux sonorités plus ensoleillées. Le refrain est une réussite sans faille. (original).
      • Me and Julio par Peter Bjorn and John : une belle histoire contée par Peter Bjorn and John, une guitare à peine effleurée et quelques percus gaiment données. (original).
      • Cecilia par Local Natives : les Local Natives opèrent en coeur comme à leur habitude. Le titre Cecilia s'en trouve plus vivant, morceau à la bonne humeur communicative. (original).
        • Papa Hobo par Vampire Weekend : Ezra Koenig qui s'intéresse de près à Paul Simon, voilà qui avait fait beaucoup parler. Ce "Papa Hobo" s'appréhende avant le temps, une interprétation burlesque et sensible.

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