Best of Still in Rock : Janvier 2012

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Youth Lagoon. Mes amis, pour conclure avec les news concernant ce groupe, voici deux titres bonus qui merveilleusement complètent un "The Year Of Hibernation" de toute beauté (voir Album Review).
Voici le troisième article évoquant Youth Lagoon en ce mois de janvier, non pas que je veuille faire du bourrage de crâne, mais en fait si. Il faut dire que cette formation est brillante et ces deux titres particulièrement à la hauteur de ces éloges. À ma gauche, nous avons "Bobby", titre enjoué nanti d'un rythme sémillant, le tout au service d'une mélodie seigneuriale. À ma droite, "Ghost To Me", titre de haut vol qui ne manquera pas de vous obséder, il est grand, exquis et doté lui d'une mélodie princière. Tous deux viennent ainsi affirmer la grandeur d'une des formations les plus remarquables de ces derniers temps.
Je vous laisse à présent profiter de ces B-Sides en toute quiétude.
Liens afférents :
Article et vidéo du titre "July"



Accrochez vos deltaplanes, Tame Impala est de retour sur Still in Rock. Ce groupe australien ne bénéficiait à ce jour que d'un seul article sur Still in Rock, une immense injustice tant il influence mes choix. Leur seul et unique album sorti à ce jour, "Innerspeaker", rentrerait dans mon top 20 albums, il est inlassable, une nouvelle vague de riffs vous entraine à chaque fois au plus profond de votre esprit.
Si le groupe défini sa musique comme étant "a steady flowing psychedelic groove rock band that emphasizes dream-like melody", "psychedelic hypno-groove melodic rock music", je me plairai à évoquer une nouvelle fois le parallèle entre le phoenix d'une mélodie qui renait sans cesse de ses cendres et les effluves de rock psyché que nous livre Tame Impala.
Je profite de cet article pour vous présenter deux vidéos, deux sessions Your's Truly tournées en plein milieu d'une forêt Américaine. Deux titres sont joués, "Solitude is Bliss" et "Why Don't You Make Up Your Mind?", deux titres à la puissance incroyable. La réalisation est non seulement d'une grande qualité - couleurs, angles de vue -, mais aussi, la guitare du groupe délivre un son rond et enivrant qui m'obsède et m'obsèdera longtemps. Alors se laisse porter par les mélodies d'un grand groupe de rock et on donne un peu de liberté à un esprit parfois trop formaté. Tame Impala, c'est différent.




Album Review : Lana Del Rey
" Born To Die "
Vous le savez, je ne chronique sur Still in Rock que les artistes qui me séduisent. Toutefois, il m'arrive aussi de faire état de quelques déceptions lorsque les artistes sont de ceux que j'estime où en qui j'ai, fut un temps, placé quelques espérances. Soyons clairs et immédiats, "Born To Die" est un album mauvais, plus encore, décevant.
Certes, les deux premiers titres dévoilés durant l'été 2011, ceux ayant fait de Lana ce qu'elle est aujourd'hui, sont excellents. J'en disais que "Lana Del Rey évoque une époque où Kennedy était au pouvoir, époque où le drapeau américain flottait très haut et des divas venaient le gratifier de quelques chansons". Tous les autres, sans aucune exception, sont ratés. Sa voix nasillarde est soustraite à la jolie voix sensuelle qu'on lui connaissait, l'orchestration est soit d'une ridicule grandiloquence soit bien trop pauvres pour mériter votre attention, bref, une catastrophe.
Qu'on ne me jette pas la première pierre, ni la deuxième d'ailleurs, j'ai commencé à chroniquer Lana Del Rey dès l'été dernier, exprimant tantôt des doutes tantôt beaucoup d'espoirs, je ne suis (n'étais) donc pas un anti-LDR primaire. Voilà que je suis à présent un fervent défenseur de la mort artistique de "l'artiste", qu'on ne me parle plus de cet ersatz, ce leurre, s(i)ongerie qui en aura trompé plus d'un. Il est triste d'en arrive là, les EPs étaient pourtant prometteur, et même si les titres d'alors figurent sur cet album, ils se trouvent noyés, oubliés. Beaucoup j'en suis sur, défendrons cet album, aveuglés par de vaines espérances. Gageons que cet opus sera malgré tout décrié comme il se doit, objectivement et impavidement. Place à la critique détaillée :


tUnE-yarDs. J'avais décidé de bouder tUnE-yarDs. J'avais bien tort. J'avais décidé qu'une seule écoute de plusieurs de leurs titres suffisait, je décide de ne plus jamais décider de telles choses. Beaucoup des titres de ce "W H O K I L L" sont d'une extrême richesse, une musique expérimentale qui repousse les frontières du possible. Cet opus grouille de bonnes idées, il est une mine d'or que tout aficionado se doit d'avoir en sa possession. Bien loin de la musique que l'on a l'habitude d'entendre, on pourrait qualifier celle-ci d'afro-rock expérimental, que l'artiste vienne de Nouvelle-Angleterre ou pas.
Le titre "Gangsta" est le premier à frapper un grand coup, le premier à clairement élever tUnE-yarDs bien au dessus de la foule des artistes expérimentaux actuels. "Bizness", premier single, vient ensuite confirmer l'incommensurable potentiel créatif de l'artiste. À écouter en stéréo, le mixage est stupéfiant, l'un des meilleurs qu'il m'ait été donné d'entendre. "You Yes You" quant à lui, tuerie sur fond hybride de rock psyché et afro-pop ne peut qu'emporter votre adhésion, titre où - une fois encore - les effets studios produisent un résultat bluffant. En somme, tUnE-yarDs est de ces formations qui forgent une culture musicale, forme l'oreille, et fait bouger les masses. Indispensable.



