lundi 31 octobre 2011

Best Of Still in Rock : Octobre 2011


Octobre 2011, où le mois le plus diversifié depuis la création de Still in Rock. Tout y est passé : album review, découvertes, concerts, documentaires, émissions radios, bref, un festival de musique qui a pu ravir nos petites oreilles. Que rajouter ? Let's play again, voici le best of.




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1. Arctic Monkeys : ... et autres perfections (article ici)

"Evil Twin", le nouveau titre bside d'Arctic Monkeys est, à l'image de leur dernier album "Suck It And See", une tuerie. Dans ces conditions, difficile de rajouter quoi que ce soit, on lance l'écoute du morceau, on ouvre grand ses yeux et ses oreilles, et on plane dans les hautes sphères du rock.


2. The Black Keys : blues-black-rock-viral music (article ici)

The Black Keys vient de faire paraitre le premier single de leur prochain album, "El Camino". C'est blues, c'est rock, et c'est surtout doté d'un clip qui, comme à l'habitude du groupe, restera dans les annales.


3. James Blake : et ce n'est que le commencement (article ici)

Après son opus self-titled de février, voici un nouvel EP, "Enough Thunder", une franche réussite à la hauteur de l'artiste. Un autre EP est prévu pour décembre, lorsque je vous dis que ce n'est que le début.


4. Hanni el Khatib : c'est brut, c'est bon (article ici)

Un premier opus pour ce Californien qui vient déflorer nos oreilles de tous ces sons nouveaux et sophistiqués : Hanni produit un son brut, un son primaire, un rock comme on en veut plus.


5. Feist : retour jazzy d'une diva pop (article ici)

Nouvel opus pour Feist et une nouvelle ligne directrice. De très bons morceaux se trouvent cachés en ce "Metals", il ne faudrait pas passer à côté.


À également ne pas manquer : Les deux live review du mois à savoir Band Of Skulls et Connan Mockasin (ici et ici), l'album très fleuri de Puro Instinct (ici), le premier article sur Art Brut (ici), Jack White qui évoque ses différentes formations (ici), Zoo Kid qui devient King Krule (ici), Lana Del Rey en acoustique (ici), le documentaire sur Phoenix (ici) et les bonus de Summer Camp dont je reparle très vite (ici).

samedi 29 octobre 2011

Album Review : Hanni el Khatib - Will the Guns Come Out (Indie Rock)




Album Review : Hanni el Khatib

" Will the Guns Come Out "



Originaire de Los Angeles, Hanni le Khatib sort ces jours-ci un premier album intitulé "Will the Guns Come Out", paru sur le label Innovative Leisure Records. Si le père de notre artiste du jour est palestinien, sa mère vient des Philippines, un cocktail que l'artiste aborde fièrement. Hanni el Khatib a commencé dans la mode en tant que styliste pour la marque HUF, ayant toujours eu passion pour la musique, lui guitariste autodidacte depuis l'âge de 11 ans. Il sort aujourd'hui un premier album qui va faire parler, rock sixties pur et sans concession. On aime chez lui le fait qu'il ne renie pas un son puissant et granuleux, rock primaire qui vous saisit dès la première seconde et ne saurait vous lâcher facilement !

Écouter Hanni le Khatib c'est effectuer un retour aux sources en écoutant du neuf, cet artiste aux cheveux gominés sait comment s'y prendre pour puiser en vous l'énergie que vous recherchiez depuis longtemps. Des albums tels que "Will the Guns Come Out" fleurissent rarement, un artiste à son premier essaie et déjà tant de repères donnés sur un son qui lui appartient autant qu'il appartient à l'histoire du rock. Place à la critique détaillée.


  • Will the Guns Come Out : un grain de voix qui accroche l'oreille immédiatement, ce premier titre n'est pour l'essentiel pas dans la ligné de l'opus, il demeure une excellente introduction.

  • Build. Destroy. Rebuild. : un titre relativement moyen sauvé par un final où la guitare fait des siennes pour le plaisir de nos oreilles qui se préparent à accueillir plus sauvage.

  • Fuck It. You Win. : l'un meilleur titre de l'album, le voici le voilà. Hanni y étale sa science du son, la puissance d'un riff simple au service d'un rythme ravageur. C'est à partir de 2min40 que tout se corse, un joyeux bordel dont on retire une seule certitude : le rock, c'est bon.

  • Dead Wrong : un Hanni le Khatib avec plus de délicatesse, un Hanni le Khatib plus soul façon Jamie Lidell qui me séduit largement moins. Pas déplaisant toutefois.

  • Come Alive : ce titre marque l'album d'une bien belle empreinte : la voix sur double piste produit son effet sans difficulté, la guitare vient subtilement titiller vos tympans avant de vous envahir en fin de titre. C'est bon, très bon.

  • Loved One : un titre simpliste et bien pensé. "Loved One" manque toutefois de sophistication pour prétendre au niveau supérieur.

  • Heartbreak Hotel : à première vue, "Heartbreak Hotel" et sa voix microphonée (nouvel adjectif) présente tout du très bon morceau. Pourtant, jouissif aux premières secondes, le titre s'essouffle assez vite et manque de variations.

  • Wait. Wait. Wait. : "Wait. Wait. Wait." nous dit Hanni alors qu'une seule chose nous obsède : trouver le titre qui va enfin tour ravager et nous secouer le cocotier. Cette compo, en soi plutôt bonne, ne tombe pas à pic, sa mise en valeur est loin d'être optimale. Dommage.

  • Garbage City : les plus réactifs entendront le premier accord de "By The Way" des Red Hot (voilà qui ne nous rajeunit pas), "Garbage City" se révèle en fait décevant, le titre ne décolle véritablement qu'à 3min10, un peu trop tard, même s'il est vrai que le final psyché en vaut la chandelle.

  • You Rascal You : un titre explosif - fortement inspiré des Black Keys - comme on en voulait plus. Le potentiel d'Hanni en ce domaine est tout simplement immense, dommage que l'artiste ne l'utilise pas plus. Alors, on écoute "You Rascal You" avec un bonheur qu'on ne saurait cacher. Je signale au passage que ce titre est une reprise de l'immense Louis Prima, titre original datant de 1957 (lien) (thx John pour l'info).

  • I Got a Thing (Bonus Track) : titre bonus qui mérite amplement sa place sur un album parfois en manque de punch. "I Got a Thing" vous met immédiatement dans le bain, et Dieu sait que l'eau y est bouillante.


Cet album, comme c'est parfois le cas, fait état de qualités qui sont aussi ses défauts. Le son est brut, les riffs simples et les mélodies immédiatement saisissantes. C'est aussi cela qui fait que l'opus s'essouffle dès la deuxième écoute lancée, le manque de sophistication est décisif, il faut alors y revenir avec plus de recul, quelques heures plus tard. En fait, cet album qui se veut très brut et catchy ne semble pas oser jouer sa carte à fond. Quatre titres mènent la marche, "Come Alive", "You Rascal You", "I Got a Thing" et "Fuck It. You Win.", celui introductif aux côtés de "Loved One" ne lésine pas non plus sur la qualité lorsque les autres viennent ternir un opus qui aurait pu marquer au fer rouge l'année 2011. Voilà le point véritablement frustrant qui ressort d'une écoute prolongée de "Will the Guns Come Out" : le potentiel de l'artiste fait largement penser à celui des Black Keys et il ne semble oser pleinement assumer son statut de rockeur sans concession. On garde toutefois le meilleur pour cette fois-ci et on parie sur un second opus à la pleine hauteur de son talent. Hanni el Khatib, un nom à ne pas oublier, vous êtes prévenu.

Je signale l'existence d'un concert à emporter réaliser par l'artiste en octobre de cette année, c'est toujours aussi pur, un son propre et contrôlé à merveille. Une très belle réalisation pour couronner le tout, as asual (ici).



(clip de "Come Alive")




Note : 7,5 / 10 (barème)

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MySpace
Concert à emporter

vendredi 28 octobre 2011

Valeur sure : Arctic Monkeys - Evil Twin (Indie Rock)





Arctic Monkeys. Nouveau titre des nos saLes gosses d'outre-Manche tout juste sorti, un b-side à paraitre le 31 octobre, nom de code "Evil Twin". Matt Helders est une nouvelle fois au centre des attentions sur la vidéo de ce titre fort bien réussie, à l'image du très bon clip de "Suck It And See" (ici).

"Evil Twin" s'inscrit dans la pleine lignée du dernier album des Arctic, des riffs enragés pour une joute d'Alex Turner à 2min10 qui laissera des traces. Un titre d'une telle qualité et pourtant écarté de l'album démontre tout le potentiel de ce groupe, un potentiel qui n'échappe à présent plus à personne. Arctic Monkeys marquera sa génération, ils le font déjà.






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Critique d'Artic Monkeys en live
Album Review de "Suck It And See"

jeudi 27 octobre 2011

À suivre : The Black Keys - Lonely Boy (Blues Rock)




The Black Keys. Les revoilà, nos deux loubards, brothers au grand coeur, les revoilà avec un quatrième album nommé "El Camino" ô combien anticipé. Alors que sa sortie est prévue pour le 6 décembre, le premier single, "Lonely Boy", sortira lui le 25 novembre, accompagné d'une b-side called "Run Right Back". Depuis hier est disponible à l'écoute ce qui sera donc le premier indicateur de cet opus qui s'annonce, selon les termes du groupe lui-même, brut et sans fioriture, un back to basics.

"Lonely Boy" est un titre à l'image des Black Keys qu'on aime, un Black Keys qui sonne bien mieux que sur Brothers, leur dernière et moins bonne production. Ce morceau est bâti autour d'un riff sautillant très surf guitare, c'est catchy et bourré d'énergie. N'oublions pas que les Black Keys demeure le meilleur groupe de blues-rock au monde, voilà qui est une nouvelle fois démontré, si besoin était. L'orgue qui fait son apparition en fin de titre est révélateur de cette volonté de puiser au plus profond d'une ambiance décalée très digne de cette formation d'exception. On ne manquera pas de remarquer l'excellent merchandising dont fait preuve le groupe, pochettes et clip étant une nouvelle fois à la hauteur de ceux qui ont raflé le prix de la meilleure cover pour Brothers. The Black Keys est un très grand groupe et ce single est à la hauteur de ce qu'ils savent faire de mieux. Vivement la suite.






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Critique d'un live des Black Keys
Article sur le clip "Howlin' For You"

mercredi 26 octobre 2011

Summer Camp - Daytrotter Session & Down (Indie Pop)




Double news à propos de Summer Camp, nos british adorés qui sortiront "Welcome To Condale", leur premier album, le 8 novembre prochain sur le label Moshi Moshi Records. Bien du chemin a été parcouru par le groupe depuis le premier article en août 2010 (ici) et notre interview de décembre dernier (à lire ici). L'excellente nouvelle du jour est qu'il a emprunté la meilleure direction possible, en atteste les deux écoutes ici présentées.

La première concerne une session Daytrotter tout juste publiée, puisqu'enregistrée le 19 octobre. Vous connaissez le concept, le groupe se rend dans les studios Daytrotter et enregistre quelques titres en acoustique. Sont à l'honneur "Whole Wide World" (reprise), "Ghost Train", "Round The Moon" et "I Want You". C'est un Summer Camp très délicat que l'on découvre alors, l'acoustique leur scié à merveille.


La seconde concerne "Down", premier titre tiré du premier album de Summer Camp. Égal à lui même dans cette excellente pop vintage, Summer Camp continue à emprunter la voie promise. Voici également la pochette de l'album (ici), je dois m'avouer déçu que le côté vintage des photos trouvées dans la boite du grand-père ait disparu. Je m'en remettrai, sans aucun doute. Aussi, je vous soumets pour être complet la liste des titres présents sur l'album : " 01. Better Off Without You. 02. Brian Krakow. 03. I Want You. 04. Losing My Mind. 05. Summer Camp. 06. Nobody Knows You. 07. Down. 08. Welcome To Condale. 09. Done Forever. 10. Last American Virgin. 11. Ghost Train. 12. 1988 ".

Cet album sera "une lettre d'amour à l'adolescence" dixit le groupe himself. On se donne rendez-vous pour, vous l'aurez compris, un album review à venir très vite. Leur EP "Young" s'était classé 11ème du classement des meilleurs albums de l'année 2010 (classement), que d'impatience pour cet opus à paraitre.

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mardi 25 octobre 2011

Album Review : Pure Instinct - Headbangers In Ecstasy (Pop Lo-fi)


"Album Review" un mardi, comprenez par là celle de vendredi
dernier qui a sauté pour d'obscures raisons.




Album Review : Puro Instinct

" Headbangers In Ecstasy "



Puro Instinct, c'est un groupe tout droit venu de Los Angeles, composé de deux soeurs, Piper K. et Skylar K. Leur premier opus "Headbangers In Ecstasy" tout juste sorti impose déjà tant de choses à dire sur leur musique. Si le lo-fi d'une pop très seventies domine les débats, nous ne sommes pas en reste avec des allures post-punk et pop électronique qui ponctuent cette joute musicale. Aussi, on y entend l'influence de bons nombres d'artistes contemporains, Beach House, Au Revoir Simone, Best Coast et j'en passe, Blondie et Fleetwood Mac pour les plus anciens.

C'est une musique très colorée que nous présentent les deux soeurs californiennes, une musique girly ô combien intrigante. L'intrigue commence par un changement d'appellation, Pearl Harbor étant celle originaire avec laquelle elles commençaient à se faire un petit nom. On doit ensuite souligner le travail de Ariel Pink’s Haunted Grafitti sur cet album, l'album ayant été produit dans son studio personnel. Tous les deux ou trois morceaux, des "Kdod" d'environ dix secondes viennent entrecouper les titres d'une voix off grave et puissante. La ne s'arrête pas les intrigues, la musique elle-même produite par Piper K. et Skylar K. fait se questionner, il est rare qu'un premier album fasse état d'autant de détermination musicale. Place à la critique détaillée.


  • Everybody's Sick : premier titre qui vient non seulement planter le décor du groupe, mais en plus s'affirmer comme le meilleur de l'album. C'est lo-fi sans hésitation, très seventies, ode aux couleurs fluorescentes et autre ecsta - "Easy-listening arena rock for headbangers on ecstasy", disent-elles -. Psyche, "Everybody's Sick" vous emmène là-bas, la maison y brille de milles feux au milieu de la forêt, les riffs sont y sont déterminants.
  • Lost At Sea : un titre difficile à appréhender et qui se révèle au fil du temps bien plus riche qu'il n'y parait. "Lost At Sea" est généreux en ce que son univers girly est poussé à son paroxysme, un exercice de style au sein duquel Puro Instinct excelle.
  • Silky Eyes : un univers proche d'Au Revoir Simone pour ce titre classique, classieux et inclassable. La deuxième minute laisse la part belle à la basse puis au psychisme peu orthodoxe d'un album décidément décalé.
  • Slivers Of You : une introduction très années 80 qui me séduit moins, puis viennent des coeurs très bien sentis, justes et ordonnés. Le refrain, d'une simplicité déconcertante, ne manque pas de produire son effet. C'est avec ce titre que Puro c'est véritablement fait connaître (vidéo ici).
  • Stilyagi : peut-être le moins bon titre de l'album. Très et trop lancinantes, les voix ne semblent pas réussir à se relever de cette glue musicale peu travaillée.

  • Escape Forever : l'introduction la plus sexy de l'album, l'arrivée de cuivres et puis tout s'égard. Le reste du titre est à l'image de "Stilyagi", trop peu distinctif et distingué.
  • No Mames : adieu lo-fi, bonjour électronique. "No Mames" vient opérer la coupure attendue, non pas qu'il soit franchement convaincant, mais Puro Instinct y affirme sa volonté de diversifier ses sons. C'est l'étonnement qui nous gagne à 3min30 lorsque l'univers du groupe fond entre nos oreilles ébahies, sous la pression d'une basse qui opère table rase. Le meilleur final, aurait fait un excellent titre conclusif.
  • Vapor Girls : comme son nom l'indique, "Vapor Girls" ne lésine pas sur la texture brumeuse de ses sonorités. La voix de Piper K. vient je trouve banaliser ce titre qui pourtant avait du potentiel. Nous voilà en présence d'une piste trop semblable à ses premières.
  • California Shakedown : un titre très bien pensé, psyché et lo-fi tout à la fois, titre où les guitares semblent égarées dans la nuit d'un studio d'enregistrement peu habité. Puro Instinct y sublime son art, la frontière entre le banal de certains titres et la réussite de celui-ci est fine, toute une magie.
  • Luv Goon : un dernier titre plus sixties - 30 ans d'histoire de la musique pop lo-fi à travers ce "Headbangers In Ecstasy" -, "Luv Goon" vient conclure en rythme et électrique un opus qui doit se digérer lentement.

Beaucoup de belles choses au sein de ce "Headbangers In Ecstasy", clé vers un univers très lo-fi, coloré et gazeux. Je crains malheureusement pour nos belles que leur album soit trop perché pour atteindre le grand public. Il joue sa carte à fond, mais en ressort une impression d'uniformité trop importante. Certes, Puro Instinct ne tombe pas dans le pathos commun constituant à vouloir étaler sa science sur un premier opus fouillis et sans aucune direction artistique. Non, Puro Instinct joue d'un univers tellement bien défini qu'il semble à vrai dire parfois manquer en spontanéité. Le ventre mou de l'opus vient marquer le pas d'une production trop travaillée tant les titres se ressemblent et viennent couper la passion distillée par les premiers titres. Je ne doute toutefois absolument pas qu'un second opus viendra, dans la lignée indirecte de celui-ci, nous enchanter au plus haut point. Puro Instinct a un réel potentiel que certains des titres de "Headbangers In Ecstasy" exploitent. Ce sont pour ces derniers qu'une écoute s'impose. Et puis, elles sont soeurs.



Note : 7,3 / 10 (barème)


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BandCamp du groupe

lundi 24 octobre 2011

Video : M83 - Midnight City (Electro Pop)



Chers amis. Un article à part pour commencer la semaine. Je m'en vais parler d'un groupe français, M83, dont la popularité ne cesse de croitre aux États-Unis - beaucoup parlent de meilleur titre de l'année toutes catégories confondues, que d'exagération -. Que les choses soient immédiatement dites, leur nouvelle album, "Hurry Up, We're Dreaming", est monotone, égal à lui même dans la je-me-foule-pas-trop-à-créer-et-ça-suffit, pourtant, un titre se détache largement du lot, leur premier single, "Midnight City". Cela fait plusieurs semaines que le titre a été dévoilé, voilà que je me surprends à l'écouter occasionnellement, je me suis donc dit qu'un petit billet était nécessaire, qu'il était dommage de passer à côté d'un bon titre à cause d'un album plutôt mauvais. Je signale également, à y être, le potentiel du titre "Intro (ft Zola Jesus)".

"Midnight City", pour le décrire rapidement, est du genre de "Pumped Up Kicks" des Foster The People, simple à saisir et immédiatement efficace. Très familier, ce titre se glissera sans aucun doute dans pas mal de vos playlists, il est malléable et saura s'adapter à vos humeurs. À écouter, à posséder. Je vous laisse avec le clip lui tout récemment sorti et vous dit, chers amis, à demain.







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jeudi 20 octobre 2011

Live Review : Band Of Skulls (La Maroquinerie)




Mardi dernier, le 18 octobre 2011, la Maroquinerie accueillait Band Of Skulls. N'ayant, à mon étonnement, jamais évoqué ce groupe sur Still in Rock, en voici un bref portrait. Formé en 2004 à Southampton en Angleterre, Band Of Skulls officie sous ce nom depuis 2008 seulement. Leur premier album, "Baby Darling Doll Face Honey", est une petite bombe d'indie rock tant les ressemblances avec les White Stripes sont importantes. Un deuxième album est en finalisation, prévu pour le début de l'année 2012, ce dernier nous réserve bien des surprises, dont quelques-unes dévoilées seront lors du live dont il est ici question.

La première partie, groupe nommé The Broken Hands et originaire de Vancouver (Canada) se décrit sur son propre MySpace comme "a combination of Rock, Punk and Blues", à laquelle ils rajoutent du "punk-pounding pulses". En somme, The Broken Hands se revendique de plusieurs horizons et leur performance live fait transparaitre cette volonté. C'est un groupe jeune que l'on sent très influencé, un groupe plein de punch au jeu de guitare très efficace. Le chant n'est pas en reste lorsque les riffs laissent place une voix très propre, on regrette toutefois un abus de vibrato et des chants trop répétitifs avec des choeurs incessants de la part du lead-singer himself. Le tout demeure étonnamment bon pour une première partie qui gagne à être connue.

Puis arriva Band Of Skulls. La lumière se tamisa, et les trois Vikings entrèrent dans la salle. Dès les premières notes se mettent à résonner les nouveaux titres de leur second opus et on semble plus éloigné du son de Jack White que précédemment. La guitare de Russel Marsden résonne avec de belles montées vers l'Everest du rock, mais la salle peine à réagir, elle manque à l'évidence de répondant. Toute une première partie du concert va ainsi se dérouler, les Band Of Skulls sont trop collés à ce qui - cela se sent - sera leur version album, le rythme est constamment le même et le groove vient à manquer.

C'est alors qu'un titre, dont je n'ai pas le nom, vient réaliser la coupure. Band Of Skulls stop le jeu qui semblait s'essouffler, un calme avant la tempête dont chacun dans la salle pressent la survenance. Notre instinct ne nous trahis pas, Russel Marsden change de guitare et l'excellent jeu de lumière de la salle vient nous plonger au plus profond du rock, un noir d'encre dont on se délecte d'avance des moindres sursauts. Band Of Skulls présente alors un nouveau visage, bien plus psyché que sur la première partie de leur intervention, la salle se met en émoi, le public perd lentement possession de ses gestes lorsque le chant du groupe fait la part belle à bien plus de lâché prise, les riffs se distinguent les uns des autres avec puissance et les changements de rythmes viennent définitivement embraser un public conquis. Lorsque les titres du premier album viennent à retentir, "Light of the Morning" et "Death By Diamonds and Pearls" pour partie, l'audience demeure effarouchée par la transformation opérée sous nos yeux mêmes. Une vidéo du live atteste de cette excellente performance finale.

Bien moins lyrique que le concert de la semaine dernière (à savoir Connan Mockasin), Band Of Skulls est finalement parvenu à faire décoller les cheveux de mémé, alliant la puissance de solos de guitare de toute beauté à l'atmosphère d'un bateau viking hanté. Band Of Skulls sera la première partie des Black Keys, eux qui sortiront "El Camino" le 6 décembre, mais ça, c'est une autre histoire.



(plein écran, please. Appréciez le regard à l'objectif à 6min15.)


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Programme de la Maroquinerie
Clip de "The Devil Takes Care of His Own", prochain single.

mercredi 19 octobre 2011

Bonus : Jack White - World Cafe (Rock Psyche)



Si vous lisez Still in Rock, c'est qu'au minimum vous adulez Jack White, au mieux vous le vénérez. NPR à l'occasion des 20 ans de la très excellence World Café a publié quelques émissions dont il était le centre. Les interviews sont, comme à l'habitude, très bien construites, Jack y est sincère et exhaustif, une mine d'or.

On y apprend dans la première partie le pourquoi du succès des White Stripes, sa relation avec Loretta Lynn, l'explication de son aversion pour la technologie dans la musique ("not because it's new means better"). Le tout est ponctué par une version acoustique de "Lord, Send Me An Angel", "I Want To Be The Boy", et "The Big Three Killed My Baby".

Dans la seconde partie, Jack explique sa collaboration au sein des Raconteurs, son travail avec Brendan Benson et ses deux autres amis de Détroit, il nous honore d'un excellent "Steady As She Goes", et pour finir, du titre "Level". Immanquable.


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mardi 18 octobre 2011

Documentaire : Phoenix - From A Mess To The Masses (Indie Pop Rock)



Phoenix. Je vous en parlais mardi dernier, Arte a diffusé un reportage sur la dernière tournée de nos frenchy favoris, reportage nommé "From A Mess To The Masses" et réalisé par Antoine Wagner, directeur artistique du clip "Lisztomania". C'est pendant 53 minutes que nous accédons aux coulisses d'un groupe épique, en passant par la conception de l'album, les différents live à travers le monde, les doutes et la conquête du succès. Se trouve en point de mire les Grammy Award et le concert au Madison Square.

Hormis l'accent à couper au couteau (que Thomas Mars cache bien son jeu), je ne saurai trop vous conseiller de regarder ce reportage d'une grande qualité. Ce dernier confiait dans une interview donnée dans l'excellente One Shot Not qu'il était marqué par une phrase figurant sur la devanture d'un musée : " tout art à un jour été contemporain ". Phoenix, grands et déjà future légende, a lui aussi été un jour contemporain, ça tombe bien, c'est en ce moment.








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Article de présentation de ce reportage
Article sur Phoenix au Madison Square Garden

lundi 17 octobre 2011

À surveiller : Art Brut - Brilliant! Tragic! (Indie Rock)



Art Brut. Pour commencer la semaine en beauté, quoi de mieux qu'un peu de rock anglais ? Cette formation, étrangement peu connue et pourtant formée depuis 2003, m'inspire confort et plénitude. Que je suis bien vêtu de mon rock anglais, entouré de brumes et de briques rouges. Art Brut est un groupe de rock à l'accent cockney, un groupe de rock qui n'hésite pas à placer des riffs so british, groupe aux textes à la fois simples et accrocheurs.

Le titre du dernier album, "Brilliant! Tragic!", n'est pas à l'image du contenu, trop simple. Non, cet opus alterne en réalité entre bon et moyen, il se situe au middle de son appellation origine contrôlée. Deux titres mènent la danse, "Clever Clever Jazz" et "Bad Comedian", titres aux allures de vestes en cuirs et autres battes de baseball. Cet album, sorti durant la première partie de 2011, a été décrié par une partie de la critique. S'il est évident que leur premier, "Bang Bang Rock & Roll", est un cran au dessus, leur second "It's A Bit Complicated" est lui un cran en dessous. De belles choses sont à tirer de ce "Brilliant! Tragic!", il suffit simplement de se laisser aller et accepter le riff facile des refrains, catchy au possible. Qui dit catchy dit jouissif, pourquoi n'en voudriez-vous pas ?




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vendredi 14 octobre 2011

James Blake - Enough Thunder EP (Minimal Pop)




James Blake. Voici venue l'heure de la première sortie officielle depuis son génial "James Blake", album self-titled. Il s'agit d'un EP, "Enough Thunder", de sortie lundi 10 octobre dernier. Ils sont peu nombreux à posséder ce pouvoir d'ensorcellement, ceux à faire qu'écouter leur musique est comme entrer dans une église, un sanctuaire qui vous saisit entièrement. Si Bon Iver - en collaboration sur ce EP - fait partie de cette trempe, James Blake en est aussi un digne représentant, il vient nous l'affirmer encore un peu plus fort.

"Enough Thunder" contient bon nombre d'éléments dont nous avions déjà connaissance. "A Case of You" est une reprise de Joni Mitchell, artiste de l'époque Woodstock (voir article), "Fall Creek Boys Choir" pour titre avec Bon Iver dévoilé en septembre dernier (article ici), "Not Long Now" également dévoilé en fin de mois dernier (article ici). Place à la critique détaillée.

  • Once We All Agree : Le meilleur titre de l'EP. "Once We All Agree" est d'une puissance telle qu'il vous prend aux tripes dès la première seconde. C'est au fin fond d'un soumarin que ce titre se trouvait, James Blake y interprétait cette ode marine muni d'un scaphandre d'argent.
  • We Might Feel Unsound : "We Might Feel Unsound" c'est remettre son inventivité entre les mains de James Blake et obtenir en retour ce qu'il y a de très bon à dénicher en ce bas monde. C'est fouillé à l'extrême, tellement riche.
  • Fall Creek Boys Choir : Bon Iver et James Blake sur un seul et même titre, cela paraissait utopique, et pourtant. Créé par email, Bon Iver donne sa voix lorsque James Blake réalise une production à la hauteur de son dernier album. Le résultat est pile ce à quoi on pouvait s'attendre, le mélange si parfait de deux genres continue de surprendre, une réussite.
  • A Case of You : une reprise émouvante au texte poignant. Sans fioriture aucune ni en faire des tonnes, James Blake parvient à conserver trois minutes durant l'attention de son auditeur, un voix sensible en fil conducteur.
  • Not Long Now : "Not Long Now" symbolise l'osmose de la confusion des genres, la voix de James Blake et l'orchestration d'une part, musique électronique et créativité d'autre part. Ce titre hypnotise plus que les autres, de quoi vous rendre fou allié.
  • Enough Thunder : un titre tellement à l'image de James Blake qu'il en ferait pâlir les plus aficionados. Moins électronique que certains autres et dans la lignée de "A Case of You", c'est ce le piano de l'artiste qui, au côté d'un autre instrument, sa voix, forme un tout digne de ce nom, James Blake.

Si on garde à l'esprit que James Blake n'a que 23 ans et déjà un fantastique album ainsi qu'un bien bel EP à son actif, voilà de quoi donner le vertige. Je suis incapable en cette presque fin d'année 2011 de vous dire où cet artiste s'arrêtera. Sa musique déplace les frontières, je crois en lui plus qu'en beaucoup d'autres, il est de ceux qui feront évoluer les mentalités.



Note EP : 4,4 / 5


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Article sur "Not Long Now"
Album Review "James Blake"

jeudi 13 octobre 2011

Live Review : Connan Mockasin (La Maroquinerie)



Lundi soir, le 10 octobre 2011, Connan Mocassin donnait un concert à la Maroquinerie. Still in Rock y était et je crois savoir, pour en avoir de nombreux retours, que vous appréciez non seulement les découvertes d’artistes, mais aussi ces shows review pour vous aiguillez sur vos choix de concerts. Si je n’hésite pas à employer des mots durs lorsqu’il le faut (voir Panda Bear, MGMT et j'en passe), je serai dithyrambique lorsque nécessaire, et sans plus de suspens, cette critique s’inscrit largement au sein de la deuxième catégorie. Place au live review.

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Pour la traditionnelle première partie, c'est Leno Lovecraft qui s'y collait, groupe néo-zélandais aux allures de General Elektriks. Le rythme était sans faille pour une entrée en matière qui bougeait et remplissait plus que son rôle. Psyché et expérimentale, la guitare argentée du chanteur a fait résonner la pop électronique et candide de leur EP sorti le 25 avril de cette année. Pour une écoute de ce dernier, c'est par ici. Une formation à suivre même si je dois m’avouer moins convaincu par la version studio. Il faut dire qu’une première partie avec standing ovation, c’est du rarement vu !

Puis vint Connan Mocassin. Après les 15 minutes de battement conventionnelles, notre groupe du soir arrivera sur scène, verres de champagne à la main, sourires aux visages. Un premier constat, le groupe, composé de cinq membres, voyait trois d'entre eux coiffés d'un carré, un d'une coupe au bol, le dernier d'une frange. N'oublions pas les cinq moustaches. Ah, voilà que ça commence bien.

Dès les premières minutes de concert, une évidence s'impose : Connan Mockasin est bien décidé à ne pas se laisser enfermer entre les murs de sa version studio, non, Connan s’en ira explorer ce que le monde psychédélique qui l'entour a à lui offrir. Autre constat, le public est connaisseur, "such a respectful audience", le bénéfice de se trouver à la Maroquinerie, ce lieu si particulier fréquenté par les initiés. Et puis, forcément, Connan Mockasin parait difficile d’accès, il se déguste tel le verre de Roederer en leur possession, de quoi attirer les spécialistes du genre. L'univers est ainsi rapidement planté, Connan nous ensorcèle avec une voix sur le fil et le bassiste semble faire glisser ses mains sur sa guitare telle une luge sur la neige au coin du chalet où la cheminée réchauffe son monde. Nous sommes là, assistant à cette scène, sans réellement croire en être, nous sommes partout à la fois, là où le groupe nous emmène en nous tenant par la main.

« Forever Dolphin Love » pour une version proche des 7 minutes va secouer l'audience, un rythme effréné au service d'excellents musiciens. Quel exploit que parvenir à un tel résultat tout en gardant une musique à l'aspect gazeux et vaporeux ! C'est de la sorte que va se poursuivre le concert, dans ce monde parallèle au sous-sol de la Maroquinerie. « It's Choade My Dear» m’évoquera Chopin tant les notes flottaient à l’image d’une bulle de savon rythmée par le vent. «Faking Jazz Together», «Egon Hosford» et leurs comparses ne feront tout au long de la soirée qu’accroitre cette sensation d’irréelle, bercée par les frasques d’une formation bien décidée à nous marquer au fer rouge.

Après un premier rappel, Connan Mockasin revint bien décidé à sortir de son chapeau quelques artifices dont nous ne nous doutions pas encore de la richesse et de ses éclatantes couleurs. Nous allions avoir droit à deux démos inédites, dont une où l’audience finira tout en choeur ronronnant les paroles d’ores et déjà adorées. Nous aurions également droit à un véritable tour de force lorsque chaque membre échangera sa place avec celui à côté de lui, comprenez le Connan aux percus, le pianiste au chant, etc.

Connan Mockasin, en pleine osmose avec son public, a donné une belle illustration de ce que peut être le partage lié à la musique. Il donnait ses notes à entendre avec tant de délicatesse et de plaisir, le tout dans une salle de la Maroquinerie aux accents new-yorkais à ce point propice à de tels moments que l’instant était idyllique. Un grand moment de musique s'est produit lundi soir dernier, je vous recommande mille fois le Connan en concert (samedi à Marseille) ainsi que de checker la line-up (lien) à venir de la Maroquinerie, de belles choses nous attendent encore …






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mercredi 12 octobre 2011

Video : Lana Del Rey - Blue Jeans (Glam Music)




Alors que le premier article sur Lana Del Rey avait attendu plusieurs semaines avant d'être publié, si tôt la vidéo du jour dévoilée que me voilà venu avec un billet tout beau tout neuf. Lana Del Rey accompagnée d'une Gibson et d'un ampli Marshall JCM 900, une formule qui a du bon, très bon et plus encore.

Le titre, "Blue Jeans", dévoilé en septembre dernier, m'inspirait ces quelques paroles : "Lana Del Rey évoque une époque où Kennedy était au pouvoir, le drapeau américain flottait très haut et des divas venaient le gratifier de quelques chansons". Je concluais cependant en me questionnant sur la longévité à espérer d'un tel morceau, d'une telle artiste. Il semblerait aujourd'hui que j'ai ma réponse. Lana Del Rey fait non seulement fondre la gentes masculines mais enchante également celle féminine, un tour de force digne de OSS 117 (blague à part). Lana Del Rey est désormais une des révélations officielles de 2011.






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