vendredi 30 septembre 2011

Best Of Still in Rock : Septembre 2011


Septembre 2011 : Après un mois d'août de toute beauté, septembre fut plus apaisé. The Drums en tête d'affiche, leur dernier album est trop riche pour oser passer à côté sans plusieurs écoutes. Beaucoup de premier single ou b-side également. Septembre a été l'occasion de partenariats qui porteront leur fruit dès octobre et vous permettrons un contenu encore plus complet. Keep in.



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1. The Drums : l'indie pop de l'année (article ici)

The Drums viennent confirmer un premier opus très positivement accueilli par un second d'un tout autre niveau. "Portamento" est fait d'une pop minimale et sautillante, le travail est très soigneux et extrêmement addictif. Une très belle réussite.


2. Bon Iver : grâce et minimalisme (article ici)

Version acoustique d'un titre du nouveau Bon Iver, touché par la grâce, une voix divine et angélique mise au service d'une musique d'exception.


3. Francis Lung : création de la beat-generation musicale ? (article ici)

Premier single de Francis Lung, batteur des excellents Wu Lyf, l'une des révélations rock de 2011. Un titre intriguant à l'extrême, une poésie jaunit par le temps et les ondes d'une vieille guitare.

4. Lana Del Rey : glam music époque Kennedy (article ici)

Deuxième titre dévoilé par la déjà très prisée Lana Del Rey. Une force attractive évidente, impossible de rester insensible. Le glam de la chanteuse semble séduire par delà les frontières.

5. Robin Pecknold : Fleet Foxes et son leader (article ici)

Nouveau titre des Fleet Foxes où simple création solo de Robin Pecknold, ce morceau vous envoûte et vous transporte.


À également ne pas manquer : Un dossier très complet sur la carrière de Violent Femmes, meilleur groupe de punk ever (ici), l'article anniversaire de "Nevermind" de Nirvana (ici), une chronique du dernier album de Slow Club pour vous bercer (ici), et le dernier titre de Dylan Fox & The Waves, mais j'y reviendrai bientôt ... (ici).

Du nouveau : jj - your love (Post-pop)




jj. Le mystère entourant la post-pop de ces deux suédois depuis leur premier coup d'éclat en 2010 ne s'est jamais réellement dissipé. Si cette vidéo ne nous en apprendra pas davantage à leur sujet, il serait dommage de se priver d'une si jolie reprise.

Une vidéo faite de plans fixes, au travers desquels Elin Kastlander ne laisse quasiment rien transparaitre. Cachée derrière sa guitare et seulement éclairée à la lueur de quelques bougies, la suédoise semble à son aise. C'est là, au sein de cette forteresse de mystère, que son imaginaire semble prendre sa pleine mesure. Et de l'imagination elle n'en a pas manqué pour réaliser une reprise si personnelle et à ce point éloignée de la version originale du groupe des années 90 The Outfield - voyez par vous même, ici, on vous laisse apprécier le clip -.

Au final, on adhère à cet univers et notre curiosité s'efface laissant place au plaisir que procure l'écoute de sa voix, à la fois douce et éraillée. Du jj, en somme.




(mp3) jj - your love


jeudi 29 septembre 2011

Bonus : Alison Mosshart - What a Wonderful World



Alison Mosshart reprend Louis Armstrong. Je ne prête d'habitude que peu, voir aucune, importance à ce genre de reprise, il y en a trop et l'intérêt est fort limité. Toutefois, il me semble que cette reprise d'Alison Mosshart (Kills, Dead Weather) d'un certain Louis Armstrong, ça mérite bien un article.

Non seulement Alison démontre qu'elle sait fort autrement que dans la puissance, mais en plus, orgueilleuse au point de s'attaquer au grand Louis Armstrong himself, le résultat est non seulement touchant, mais aussi fort bien senti. En bref, une reprise de belle qualité, un bon petit moment. On ne boude pas les petits plaisirs de la scène indie.


(mp3) Alison Mosshart - What A Wonderful World


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Dernier Album des Kills


lundi 26 septembre 2011

Bonus : The Drums - Best Friend Iced Version (Indie Pop)




The Drums. Après une récente album review très flatteuse, leur "Portamento" étant l'une des très bonnes surprises de 2011, les revoilà avec une Iced version de "Best Friend", titre issu de leur premier album.

Le concept est simple : The Drums dans une chambre frigorifique, un titre à performer, deux guitares et puis c'est tout. Le résultat est ... glacial sans aucun doute, amusant et réussi sans plus d'hésitations. Voilà de quoi commencer la semaine sans trop de prétention, The Drums au service de notre bonne humeur.




(mp3) The Drums - Best Friend (Iced Version)

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Album Review de "Portamento"

samedi 24 septembre 2011

Annniversaire : Nirvana - Nevermind (Grunge)



Il y a, lorsque l'on est fan de rock, des rites, des obligations, un devoir de mémoire. Si vos statuts Facebook indiquent "Rock" à la question "croyance religieuse", vous vous devez de célébrer les dieux reconnus du culte. Il en est un que je veux aujourd'hui honorer, Kurt Kobain. Non pas que je veuille revenir sur la vie tourmentée du chanteur mort en 1994 ni même sur l'histoire de Nirvana (eux, les initiateurs du mouvement grunge), je veux simplement, le plus humblement du monde, rendre un hommage à "Nevermind", un album qui compte comme peu dans l'histoire de la musique, sorti le 24 septembre 1991, 20 ans jour pour jour.

Il a toujours été de la volonté de Nirvana de rompre avec le système, dénoncer sa corruption et ses excès. Pour preuve, la magnifique pochette de ce Nevermind, on ne peut plus symbolique. Cette philosophie du groupe se ressentait à l'époque de la sortie de cet album dès les premières écoutes, des textes forts au service d'un grunge explosif. Aujourd'hui, Nevermind est réédité et ses revendications sont toujours d'actualité. La force de Nirvana est d'avoir su mêler combat idéologique et musique, une combinaison à laquelle beaucoup s'essaient actuellement sans le moindre succès. Gardons malgré ce à l'esprit que Nirvana est avant tout un groupe qui a marqué sa génération et celles qui la succède, impossible de ne pas connaitre "Smells Like Teen Spirit", "Rape Me", "The Man Who Sold The World" ou le très mythique "Come As You Are". Les deux titres que j'ai choisis pour illustrer ce billet feront dire à certains, "ça me rappelle le lycée", "ça me rappelle le collège" à d'autres, "mes premières boum la dessus", "mes premières histoires", bref, une chose est sûre, d'aucuns ne sera pris au dépourvu disant "c'est quoi ça ?". Ça mérite bien de souffler quelques bougies.


(mp3) Nirvana - Lithium
(mp3) Nirvana - Smells Like Teen Spirit



jeudi 22 septembre 2011

À surveiller : Toyger - Karl’s Diary (Math-Pop)



Le 9 mai 2011, Still in Rock vous présentait Toyger, ce groupe tout droit venu de Newcastle pour enchanter nos oreilles d'une Math-pop très inspirée de Foals. Ah, c'était le bon temps où l'été commençait à se faire sentir, je vous sens nostalgique. Que nenni. Revoilà Toyger après un premier titre studio (avec les arrangements et tout et tout) qui vient à merveille corroborer mes propos d'alors : Karl's Diary, EP à venir, "va être absolument fantastique".

Prévu pour le 24 octobre prochain, "Karl's Diary", titre du même nom et d'ores et déjà disponible à l'écoute sera la face A dudit EP. "Purple Voices", encore non disponible, sera lui en face B. Si ce second titre contient la même dose d'énergie que le premier, nous tiendrons là une belle révélation de l'année 2011. Je vous laisse avec l'écoute d'un titre qui pourrait vous enchanter.

(mp3) Toyger - Karl's Diary


Republication de cette vidéo.


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Article de présentation du groupe

mercredi 21 septembre 2011

Critique : Kasabian - Velociraptor! (Indie Rock)




Kasabian. Groupe de rock anglais, souvent cité durant les années passées comme étant de la trempe d'Arctic Monkeys, vient de faire paraitre un 4eme album studio qui clairement vient confirmer leur nette infériorité au groupe précité.

"Velociraptor!" est à l'évidence moins poignant que les précédents, mais il est aussi bien plus ennuyeux, le travail effectué semble bâclé et le groupe vient définitivement entacher sa discographie. Vous le savez, je n'ai pas pour ligne éditoriale de parler des groupes que je n'apprécie pas (sinon, 40 articles par jour ?), seulement, j'apprécie le Kasabian de "West Ryder Pauper Lunatic Asylum", et pour n'écrire que des critiques positives, je crois qu'il est important que je dise cet avis lorsqu'une formation que je respecte me déçoit largement.

Un seul titre s'avère intéressant, "Re-wired", seul et unique où le groupe ne se fourvoie pas sur l'intérêt qu'il représente : une musique punchy où Tom Meighan vous empoigne d'une voie qui entend bien confirmer les espoirs qu'on lui porte. Le titre "La Fee Verte" est également à peu près tolérable. Si Kasabian affirmait que leur "Empire" est meilleur que "Definitely Maybe", le premier album d'Oasis, il est une évidence que "Velociraptor!" est loin de compte. Dommage que le groupe est confondu maturité et soupe, car c'est bien de ça qu'il s'agit.


(mp3) Kasabian - Re-wired


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mardi 20 septembre 2011

À surveiller : Tapenga (Indie Rock)




Je n'ai pas pour habitude d'être moins sévère avec les groupes qui me contactent. Je n'ai pas non plus une plus grande tolérance pour les groupes français, bien au contraire. Pourtant, Tapenga est un groupe qui mérite amplement ce billet (et d'autres encore), un groupe que je me dois d'encourager, il est de ceux dont je veux un succès parce qu'il le mérite, je tache donc d'apporter une pierre à l'édifice.

"Tv Slept Through My Education" est leur dernier EP. Sorti en mars dernier, il se revendique de multiples influences telles que Blur et Sonic Youth. En réalité, le groupe dispose d'un véritable univers et quel bonheur que de n'avoir à écouter une pop/rock édulcorée ou trop inspirée. Voyez, Tapenga est telle la boule de neige qui, au fur à mesure que le temps passe et la pente s'accélère, se nourrit des éléments qu'elle rencontre pour finalement, une fois arrivée au village, former un tout uniforme et parfaitement structuré.

Concernant les titres, pour ne parler que du meilleur, "Those things will happen today" fait état d'un très bon enregistrement vocal avec une orchestration fort convaincante. Le final est une franche réussite, à écouter bien fort. "Home Cooking" est de la même veine. "My hero Beck died in 90s" est un titre psyché à souhait (surtout à partir de 1min40), il ne nécessite absolument aucune retouche, un classique en devenir. L'interlude est excellent, juste et bien trouvé. La reprise (à 3min15) ne s'évoque même pas, trop jouissive. Pour l'aspect plus pop, il faut se reporter à "My girlfriend is a Superwoman", le lo-fi qui gagne le titre méritant lui aussi son attention.

En somme, ce sont des groupes tels que Tapenga qu'il faut encourager, une musique travaillée et profonde au service d'un rythme souvent catchy. L'énergie dégagée par cet EP ne vous laissera pas indifférent, une bouffée d'air frais tout droit venue des entrailles des concerts les plus déjantés des nineties.


(mp3) Tapenga - My hero Beck died in 90s
(mp3) Tapenga - My girlfriend is a Superwoman


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MySpace

lundi 19 septembre 2011

À surveiller : James Blake - Not Long Now (Minimal Pop)




James Blake est réellement de retour. Alors que son premier album, self-titled, continue d'émerveiller son petit monde, l'artiste fera paraitre un nouvel EP le 10 octobre, "Enough Thunder".

Le titre en collaboration avec Bon Iver dont je faisais état le 25 aout dernier sera présent sur cet EP (article), aussi figurera "Not Long Now", titre électronique d'une pop minimale, un titre à la hauteur de ceux du premier opus. "Not Long Now" symbolise l'osmose de la confusion des genres, la voix de James Blake et l'orchestration d'une part, musique électronique et créativité (qui sont quasi toujours antagoniste) d'autre part. Un nouveau vent de fraicheur soufflera le 10 octobre, James Blake définitivement à la tête d'un nouveau genre que l'on peine encore à décrire.



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vendredi 16 septembre 2011

La Chronique de Yes SIR : Slow Club (Pop Folk)




Slow Club. Après être tombé sous le charme de "Yeah so", Stillinrock a eu le privilège d'assister à la présentation de leur nouvel opus "Paradise" le 31 août dernier, dans le mythique studio Rough Trade, à Londres.

Parfois tout est question de chance, de bonne chance en l'occurrence. Si seulement ce vieux vendeur de vinyles ne m'avait pas prévenu, si les deux places restantes avaient été prises, si je ne l'avais pas rencontrée. Toujours est-il que j'étais bien présent lorsque Rebecca Taylor et Charles Watson ont annoncé qu'ils étaient plutôt terrifiés à l'idée de nous présenter leur nouveau-né.

Une appréhension compréhensible tant "Paradise" a quelque chose de plus pop, de plus rock que son prédécesseur. Sans révolutionner le style qui les a fait connaître, Slow Club évolue vers une musique plus profonde, plus riche, oubliant parfois leur folk originelle. C'est peut-être pour cela justement que plusieurs écoutes sont nécessaires afin appréhender le véritable éclat de ces dix titres. Pour la petite histoire, l'album a été produit par Luke Smith également à l'origine de "Total Life Forever", l'un des meilleurs albums de l'année 2010.

Alternant les rythmes à merveille, passant des émotions les plus sombres à celles plus rayonnantes en l'espace d'un silence, le live fut de grande qualité. Le lieu aidant, forcément. Au milieu des interminables étagères de vinyles, de livres cultes et entre ces murs ayant vu passer tant de groupes majeurs, j'ai accédé à leur paradis. "Paradise" est disponible depuis le 12 septembre et devrait gentiment s'incruster sur vos platines, sans lasser.


(mp3) Slow Club - Two Cousins
(mp3)
Slow Club - If We're Still Alive


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jeudi 15 septembre 2011

La Chronique de Yes SIR : The Graveltones ( Blues Rock )



Une claque ! C'est bien ce dont il s'agit lorsque l'on se trouve face à ce duo Australo-britannique. Sorti de nulle part sans vraiment savoir jusqu'où cela pourrait le mener, il demeure une incroyable découverte.

Programmés en première partie, un mardi soir, dans un pub du nord de Londres, a priori une soirée comme les autres. Les lumières s'éteignent, deux trentenaires s'avancent sur la scène d'un pas nonchalant. Mon voisin de droite me lance ironiquement « Tiens c'est drôle, une batterie, une guitare et un barbu, on va voir les Black Keys ! ». Il n'aurait jamais pensé si bien dire. Dès les premières secondes, l'on croirait reconnaître le blues rock des Américains. La batterie mène les débats d'une main de maître et la guitare relance à merveille. Les titres s'enchainent et l'impression reste, à un détail près. Sur les dernières chansons la guitare reprend le dessus et de quelle manière. Des riffs implacables à la Jack White, portant à la perfection la voix du chanteur, ponctués d'envolées instrumentales à la limite du soutenable.

L'assemblée, conquise, semble réaliser qu'elle vient d'assister à un grand moment de rock.

The Graveltones serait-il l'excitante synthèse des Black Keys et des White Stripes ? Impossible. Il me fallait une confirmation, je suis retourné les voir trois jours plus tard, cette fois à Proud Camden. Le constat reste le même, inimaginable qu'un tel groupe ne bénéficie pas d'une plus grande reconnaissance. D'après quelques rumeurs un EP devrait bientôt voir le jour. En attendant, libre à vous de vous faire une opinion sur ces quelques vidéos.





(mp3) The Graveltones - London I
(mp3) The Graveltones - London II

Interview du groupe par Stillinrock à venir.

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mercredi 14 septembre 2011

À surveiller : Francis Lung (Wu Lyf)



Wu Lyf a d'ores et déjà fortement marqué 2011 de son empreinte. Entre un premier album qui vous sort les tripes et des lives à couper le souffle comme rarement, ces gars de Manchester réaffirment la puissance créative anglaise. Dès lors, pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Francis Lung, batteur du groupe, construit peu à peu un projet solo qui pour la première fois prend forme.

Quiconque aura déjà croisé la route de la Beat Generation, Kerouac et Ginsberg en tête de file, comprendra dès les premières secondes de "The Night I Killed Tommy" que ces auteurs vagabonds se seraient délectés d'un tel titre.

Le rythme imposé par le texte est sans faille, soutenu et puissant, les mots marchent les uns sur les autres sans pour autant laisser d'empruntes, ils décrivent l'espoir d'une génération perdue, en guise de reconnaissance. Francis Lung sort ainsi la démo du premier titre, à figurer sur un album nommé "Buk in C". Ce projet un peu fou (le simple désordre du site de l'auteur suffit à s'en convaincre) en parallèle de Wu Lyf pourrait bien s'avérer être un formidable voyage.

Se trouve aussi un titre qui est une reprise de John Lennon, titre ne figurant pas sur l'album à venir.


(mp3) Francis Lung - The Night I Killed Tommy
(mp3)
Francis Lung - Oh My Love (John Lennon)


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mardi 13 septembre 2011

À surveiller : Lana Del Rey - Blue Jeans (Glam Music)




Nouveau titre et nouvelle vidéo de Lana Del Rey, et toujours le même questionnement : pourquoi ces (ses) titres attirent-ils tellement ? À ne pas en douter, le charme de Lizzy Grant n'est pas étranger à cet énorme buzz. Quoi d'autre ? Un look rétro tant dans la musique que dans le style vestimentaire, une voix avec une véritable signature, et peut-être surtout, des clips complètement rétro et qui intriguent au plus haut point.

Cette musique sonne tel un vieux générique rétro pour documentaire érotique d'Arte dans les années 90 (certains sont spécialistes), alors j'attends que le documentaire prenne plus de formes, en octobre, lorsque Stranger Records fera paraitre le premier single avec tout le packaging. Lana Del Rey évoque une époque où Kennedy était au pouvoir, le drapeau américain flottait très haut et des divas venaient le gratifier de quelques chansons. Elle aurait pu en faire partie. Cela suffira-t-il seulement ? Je ne sais encore.





(mp3) Lana Del Rey - Blue Jeans

lundi 12 septembre 2011

Bonus : Robin Pecknold - I Let You (Post Folk)




Robin Pecknold a délivré il y a peu un titre nouveau, "August Night" ou "I Let You", selon. Dès la première écoute, l'on comprend qu'il sera difficile de ne pas user ce titre des dizaines de fois. Les Fleet Foxes ne semblent pas être capable de titres moyens, chaque seconde du groupé passé sur scène ou en studio profite merveilleusement à leur talent, une chance inouïe. Le public de Seattle ce soir-là a été fort gâté, à présent, à notre tour de nos délecter de ce titre aux allures post folk tellement séduisantes et profondes.



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vendredi 9 septembre 2011

Chronique d'une carrière exceptionnelle : Violent Femmes (Punk)




Violent Femmes

Chronique d'une carrière exceptionnelle


C'est un honneur pour moi que de rédiger cet article sur ce groupe, un soulagement d'enfin pouvoir le faire, et surtout, une lourde charge que je vais m'efforcer d'honorer. Violent Femmes est (n'oubliez pas la maxime de Still in Rock, "parce que l'objectivité est le pire des défauts") le plus grand groupe de punk de l'histoire so far. Pas une semaine depuis environ 2 ans sans que je n'écoute Violent Femmes.

Formé à Milwaukee, cette petite ville au bord du lac Michigan dont le seul intérêt réside en la visite du musée d'art moderne, Violent Femmes résulte de la rencontre de Brian Ritchie et Victor DeLorenzo en 1981 (lui qui quittera le groupe entre 1993 et 2002). Puis, Gordon Gano va faire son apparition dans la formation, le Violent Femmes que l'on connaît est alors naît.

Les caractéristiques principales du groupe sont les suivantes : l'extraordinaire voix nasillarde de Gordon Gano, le doigté inimaginable de Brian Ritchie et l'incroyable puissance de Victor DeLorenzo. Surtout, une des forces majeurs de Violent Femmes réside dans un esprit psyché poussé à son paroxysme, les prestations live en étant le meilleur témoin. Écouter Violent Femmes révèle un état d'esprit à part, une capacité à se transcender à l'écoute de titres barrés, une lueur de folie qui tend à adorer les sons malsains, en bref, cet exercice est complément unique. Les paroles font aussi parties de la légende Violent Femmes : c'est toute l'histoire d'une génération qui est retracée à travers l'ensemble des albums, une vie entière de débauches et d'attentes. 10.000.000 d'albums déjà vendus à travers le monde, une grande majorité aux Etats-Unis, voilà de quoi me réconcilier avec l'auditeur de masse.

Je continuerai à présent cet article par une présentation binaire, consacrant une première partie aux albums studio et une seconde aux lives les plus mémorables.


Partie I : Les Albums Studio

Les albums studios se portent au nombre de 8 (+ une compilation). Voici un rapide portrait de chacun d'entre eux.


  • (1982) Violent Femmes - Violent Femmes : le premier album du groupe et son meilleur. Tous les titres sont destinés à être gravés dans l'histoire du punk et plus largement de la musique. D'après moi, le meilleur album punk de tous les temps ainsi que le meilleur album des années 1980, rien que ça. À noter : l'existence d'une version avec les démos, fameux.

  • (1984) Vioment Femmes - Hallowed Ground : un album tantôt noir et torturé, tantôt plus lyric. "Never Tell" et "Black Girls" illustrent un Violent Femmes plus punk que sur le premier opus : c'est psyché au possible, à essayer une fois au moins dans sa vie. Les autres titres dénotent assez étrangement, "I Know It's True But I'm Sorry" est le penchant obscur de Violent Femmes en ce que plus jamais ils ne se sont essayé à ce style, et c'est tant mieux.

  • (1986) Violent Femmes - The Blind Leading The Naked : l'album le plus country du groupe. Peut-être celui que j'apprécie le moins. Violent Femmes est plus consensuel, moins lui-même.

  • (1988) Violent Femmes - 3 : "3" pour un 4ème album. Rien que ce titre enseigne déjà beaucoup sur l'état d'esprit de cet album : un peu à côté de la plaque et ça tombe bien, on ne voulait pas de la plaque mais d'une bonne claque.

  • (1991) Violent Femmes - Why Do Birds Sing : voici un autre album de légende. Ce dernier contient bon nombre des meilleurs titres de Violent Femmes, je pense notamment à "American Music", "Out The Windows" et bien d'autres encore. Violent Femmes renoue avec son punk barré et psyché.

  • (1993) Violent Femme - Add It Up : pas un véritable album studio mais une compilation des meilleurs titres de tous les albums précédents. La sélection est très bien réalisée, fait suffisamment rare pour être souligné. "Add It Up" est un indispensable.

  • (1993) Violent Femmes - New Times : Violent nage entre plein psyché et punk plus contrôlé dans un album qui contient de très belles pièces dont "Breakin' Up", . Le Violent Femmes du premier album se fait parfois entendre comme sur l'excellentissime "4 Seasons" ainsi que "I'm Nothing".

  • (1995) Violent Femmes - Rock!!!!! : effectivement plus rock que les précédents, cet opus ne contient finalement que très peu de titres ayant contribué à la légende Violent Femmes, sans oublier tout de même "I Wanna See You Again".

  • (2000) Violent Femmes - Freak Magnet : l'un des albums le plus inaccessibles de Violent Femmes. Sans faire appel à leurs esprits dérangés, Violent Femmes délivre en 2000 un dernier album studio qui peine à convaincre. Attention tout de même, Freak Magnet pourrait bien vous surprendre, "Happiness Is".

Ne pas oublier "Viva Wisconsin" et "Somethings Wrong", albums live qui font l'objet d'un excellent aperçu de la puissance du groupe sur scène. Ces deux albums sont extraordinaires en ce qu'ils restituent mieux qu'il n'était possible de l'imaginer l'ambiance psyché d'un concert des Violent Femmes, appréciez la transition.


Partie II : Le Live

Dans beaucoup de live, Violent Femmes s'est accompagné de "Horns of Dilemma", collectif de musiciens dont fait partie un membre des Stooges (Steve Mackay), des amis, des artistes locaux et à peu près toutes personnes les approchant jugée suffisamment douée. Les instruments employés en live sont encore bien plus divers que sur les albums : saxo, trompettes, flute, clarinette, percussions diverses, trombones et j'en passe et des meilleurs. Le tout ainsi formé est joyeusement hétérogène, jouissif.

YouTube dispose de live à foison, voici une petite sélection opérée par mes soins qui vous assurera de ne pas louper l'essentiel. Non exhaustive, je pense y avoir concentré une belle panoplie (à travers deux concerts) de ce dont le groupe est capable sur leurs plus grands titres.

  • Lien : (1984) Live at Live at the Lyceum : "Gimme The Car" : Non seulement ce titre est légendaire, plus encore, je crois que cette prestation live doit faire partie de la mémoire de tous ceux se prétendant fan de rock et de punk. Rien que ça ? Rien que ça ! Tous les membres du groupe semblent ici surhumains, possédés et déments. Une chose est sure, jamais vous n'aurez vu jouer de la batterie de la sorte. Ni même concernant la guitare. Bref.

  • Lien : (1984) Live at Live at the Lyceum : "Blister In The Sun" : lorsque le public s'y met … et que Violent Femmes répond.
  • Lien : (1988) Live at Auckland's His Majestys Theatre : "Add It Up" : L'une des meilleures vidéos live de Violent Femmes, à partir de la troisième minute commence des solos incroyables. Violent Femmes se transforme en sorte de monstre musical flippant, "creepy" comme disent certains commentaires. Pour la petite histoire, ce concert fut le dernier donné dans cette salle avant sa démolition. Nul ne doute que de drôles d'esprits ont du alors surgir de ces lieux que Violent Femmes a définitivement rendu hanté.
  • Lien : (1988) Live at Auckland's His Majestys Theatre : "Kiss Off" : Une fois encore, Violent Femmes ne peut, à notre plus grand plaisir, s'empêcher de partir dans un monde parallèle où les instruments semblent parler et exprimer leur rage d'être à ce point maltraité !

Ainsi est inscrite la légende Violent Femmes. Groupe très célèbre aux États-Unis (à noter : "Good Feeling" est le titre préféré de Lily et Marshall de How I Met Your Mother, voilà comment convaincre les derniers réticents), il est séparé officiellement depuis 2009. Les artistes américains actuels n'ont de cesse de citer Violent Femmes comme source d'inspiration infinie, une nouvelle approche de la musique, un jeu sonore dont il est bon d'écraser les règles. Un mini documentaire circule sur internet pour les plus accrocs. Tachons de faire vivre la mémoire de cette formation pour des décennies, et gageons que nos descendants en feront autant, Violent Femmes ne peut connaître une autre destinée.


jeudi 8 septembre 2011

Nouveau : Wu Lyf - Go Tell Fire to the Mountain (Heavy Pop)



Un nouveau titre de Wu Lyf est quelque chose qui s'apprécie lentement, qui se déguste. Nommé "Go Tell Fire to the Mountain", le groupe dévoile sur son site qu'il fut toujours prévu que le morceau soit intégré à leur premier opus, Go Tell Fire to the Mountain. Finalement, la maquette a imposé de ne pas le faire figurer, le groupe ne trouvant aucune transition satisfaisante à son entrée en matière. Noble choix que de non renoncer à un titre qui semble leur être cher, d'autant plus que "Go Tell Fire to the Mountain" fait état avec toujours autant de profondeur de cette atmosphère brumeuse propre à Wu Lyf. Un plaisir que de l'avoir à présent entre nos mains et oreilles. Je ne saurai trop profiter de ce billet pour vous conseiller chaudement une réécoute de leur opus, une véritable merveille.


(mp3) Wu Lyf - Go Tell Fire to the Mountain


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mercredi 7 septembre 2011

À surveiller : Dylan Fox & The Wave - Running Like A Bull (Rock Garage)




Pas peu fier de vous avoir fait assister à la naissance d'un groupe, Dylan Fox & The Wave construit un solide edifice à son succès à venir, pierre par pierre, depuis les titres très Black Keys jusqu'à aujourd'hui.

Je retrace rapidement l'historique. Le premier article Still in Rock date du 12 janvier 2011 (article), Dylan Fox est alors très inspiré, produit un bon son mais qui ne lui correspond pas encore véritablement. Puis, le 4 avril 2011 (article), j'évoquais un "petit lifting fort appréciable", le groupe a enclenché le changement de ton. Le 19 mai dernier (article) fut écrit que "leur son est de plus en plus garage, noisy, tire vers des effets studios plus profonds, et les vocales se démultiplient sur plusieurs pistes". Enfin, le 2 aout (article), "le groupe semble s'être vraiment trouvé". Ce cheminement me plait énormément, Dylan Fox And The Wave ne fera pas partie de ces formations qui font un coup d'éclat et s'effacent à jamais de ne savoir se renouveller. Ces gars là bossent à s'améliorer jour après jour, leurs titres respirent ce travail et la sueur.

"Running Like A Bull" alie merveilleusement la puissance d'une guitare électrique à la touche légèrement punk de l'acoustique. Ce titre noisy régale une nouvelle fois, je lui trouve aussi d'étranges teintes MGMT, un bonheur. Tentez l'expérience au casque, les première secondes décoiffent lorsque la Fender s'active. Que ces gars continuent ainsi, ils sont sur le meilleur chemin qui soit.

Dylan Fox & The Wave sera en interview la semaine prochaine sur Still in Rock.



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