mercredi 31 août 2011

Best Of Still in Rock : Août 2011


Je le confiais il y a peu à un ami, le mois d'août aura été l'un des plus chargés de l'année so far, au même titre que le mois de mars (best of ici pour rappel). Le nombre de visites a été fort élevé pour ce mois de vacances, quelques partenariats ont vu le jour et vous seront bientôt dévoilés. Surtout, les découvertes musicales sont légion, en voici l'essentiel.





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1. Girls : la crème de San Francisco II (article ici et ici)


"Father, Son, Holy Ghost" aura été à la hauteur de toutes les attentes. Girls fait tout aussi bien sur ce second opus que sur son premier, se réinvente et perpétue cette tradition de la justesse. "Father, Son, Holy Ghost" est un grand album, à nous les mois d'écoute à venir.



2. Ty Segall : rock psyché et détonation (article ici)


Ty Segall et son "Goodbye Bread", Ty Segall et son rock à vous faire exploser la tête (d'où le titre du même nom). Ty Segall nous confirme que le rock psyché, aussi inaccessible soit-il, puisse ses sources au plus profond de la création. L'album qui, dans la même catégorie que Tame Impala en 2010, réveille vos sens.



3. Baxter Dury : vous avez dit anglais ? (article ici)


L'accent so british de Baxter Dury est à lui seul un bonheur que l'on ne peut se lasser de perpétuer. Son album, "Happy Soup", est révélateur de cette classe à l'anglaise, en témoigne l'excellent clip du titre "Claire".



4. Zoo Kid : encore et toujours (article ici)


Zoo Kid, dont les rumeurs vont bon vent sur un éventuel changement de formation, a donné à entendre un nouveau titre. Si je m'étonne à chaque article de la maturité impensable de Zoo Kid, une amie a peut être trouvé juste : serait-ce de l'instinct ?



5. The Drums : on en redemande (article ici)


The Drums, les revoilà. Après un premier album qui n'aura pas manqué de marquer notre été 2010 (article), un premier titre, "Money", vient annoncer un deuxième album qui, peut être, marquera notre autonome 2011.




À également ne pas manquer : l'hypnotique Lana Del Rey dont je ne manquerai pas de reparler (ici), les prémisses du retour de Feist (ici), et surtout, la review de Rock en Seine 2011 (ici).


mardi 30 août 2011

Show Review : Rock en Seine 2011 : le Compte Rendu




Rock en Seine 2011, une belle édition, StillinRock y était, voici le compte rendu. N'ayant pas assisté à la journée du dimanche, vous trouverez le meilleur du vendredi et samedi, avec en ligne de mire le show d'Arctic Monkeys. De quoi vous aiguiller sur les concerts à venir.


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Journée du vendredi

Seasick Steve (chronique album).


Cet homme est extraordinaire. Qui d'autre pour raconter sur scène comment avoir failli tirer une balle dans la tête de son beau père, finalement avoir quitter sa maison à 13 ans sans aucune éducation, une seule guitare sur le dos. À présent produit que Jack White, Seasick Steve commence son show par un final d'environ 30 secondes. Très fort. Alison Mosshart viendra ensuite en tant que guest pour encore un morceau très blues et très ... rock. Seasick Steve est un excellent performeur que je vous recommande, l'occasion en autre de voir ses guitares de prisonnier (véridique), sa Diddley Bo (video à voir) et son autre guitare faite d'un manche à balai et d'une casserole. Excellent.





General Elektriks
(tournée en France et le 30 novembre à la Cigale)


Quelle surprise. Je savais General Elektriks de très bons musiciens, mais de là à imaginer un show pareil. Imaginez un son digne des années 70' aux allures psyché, une excellente maquette (chansons du nouvel album et de l'ancien en alternance) et surtout un univers tellement particulier que vous croirait être revenu au temps de Led Zeppelin. General Elektriks produit une pop synthé tellement jouissive que le public ne savait plus que faire pour manifester sa joie.


The Kills (chronique album).
(tournée en France et le 12 novembre à l'Olympia)


Simplement déçu. The Kills en concert, c'est un peu comme écouter leur dernier album avec 20 enceintes Fender et 20.000 personnes. Non pas que ce ne soit pas agréable, mais connaissant le mordant d'Alison et le talent de Jamie Hince, on ne peut sortir de là que déçu que le groupe, une référence du genre, n'est pas su oser de plus de rock and roll.


Les autres artistes du vendredi : Herman Dune (article ici) qui a donné d'excellents solos de guitare, du folk comme on l'aime. Kid Cudi a fait un show millimétré, pile ce qu'on n'aime pas. Smith Westerns toujours aussi mauvais performeurs et Funeral Party qui ne fait pas bien mieux.


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Journée du samedi


Cage The Elephant


Cage The Elephant a donner un superbe show. Le chanteur, Matt Shultz, fut surement le plus déchainé de tout le festival. Originairement un groupe de musique créé au lycée, Cage The Elephant n'a pas perdu son esprit de déconne et de folie à l'américaine.


The Streets


Dernier concert en France ever pour The Streets. Alors que Mike Skinner commence le show en disant qu'il va mettre le feu comme jamais, la foule très vite va s'emporter et donner lieu à un concert qui restera dans les mémoires. Après avoir réalisé le plus grand pogo du festival, The Streets donne à écouter l'essentiel de son répertoire. Une expérience.




(le 2 novembre à la Cigale)

Je les attendais particulièrement et étais prêt à lancer d'acerbes critiques en cas de déception. En ressort que Wu Lyf est un futur TRÈS GRAND GROUPE, ces gars-là iront tellement loin que l'on oubliera qu'ils ont, un jour, donner des shows à Rock en Seine sur la plus petite scène. Loin de déplorer cette programmation sur la scène Pression Live, ce concert fut mythique au même titre que leur musique. Il faisait froid, la nuit venait de tomber, le brouillard gagner la forêt autour de nous, et Wu Lyf glaçait le sang, faisant pleurer et sauter tout à la fois. Excellentissime.




Arctic Monkeys (chronique d'album).


Je me souviens des shows de Phoenix et des Strokes de Lollapalooza (les plus anciens lecteurs connaissent l'article : ici) comme si c'était hier. Sans aucun doute, je me souviendrai de celui d'Arctic Monkeys dans plusieurs années encore avec détails et émotion. Déçu par les Kills la vieille, j'en attendais bien plus d'Arctic Monkeys, c'était, avec Wu Lyf, la raison de ma venue à Rock en Seine. Jamais ô grand jamais je n'aurai pu imaginer une telle expérience scénique. Arctic Monkeys est je crois, plus que tout autre, le groupe qui marquera sa génération. Tout leur répertoire y est passé, du premier album (en passant par "When the Sun Goes Down") jusqu'au dernier. Si j'ai probablement dépassé les 200 concerts depuis quelques années, voilà 3 jours que celui d'Arctic Monkeys est fini et que je ne cesse d'y penser. J'ai pour vous quelques vidéos, histoire de (à venir, promis). Ce concert, c'était 30.000 personnes, une foule qui ne fait qu'un, prête à affronter les ténèbres auxquels Arctic la confronte et qui finalement l'épouse, possédée par un groupe qui définitivement fait partie des meilleurs au monde.




Les autres artistes du samedi : CocoRosie qui use encore et toujours des mêmes astuces, les Hushpuppies qui refusent définitivement de grandir et faire gagner en maturité à leur musique, et les Wombats qui se révèlent exceptionnel sur scène, un beau moment de déconne.


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dimanche 28 août 2011

Album Review : Girls - Father, Son, Holy Ghost (Post-Punk)




Album Review : Girls

" Father, Son, Holy Ghost "


Girls. Leur prochain album, "Father, Son, Holy Ghost", sortira le 13 septembre. Après des semaines d'attente, je ne me sens le courage d'attendre plus longtemps de vous présenter la chronique de cet opus qui, disons le sans vergogne, marquera 2011.

Girls est encore un groupe tout jeune, "Father, Son, Holy Ghost" n'est jamais que le deuxième album d'une formation qui marque les esprits. Il est impressionnant de constater avec quelle facilité le groupe alterne entre lumière et égarement, gaité et amertume. Moins psychédélique que leur premier opus, "Father, Son, Holy Ghost" est bourré de références à l'histoire du rock américain, "Die" pour le rock stadium et "Love Like A River" pour le côté plus crooner. Tantôt surf-rock, tantôt blues, "Father, Son, Holy Ghost" est la parfaite juxtaposition de peine et de beauté. C'est cet équilibre si particulier qui fait de Girls le groupe leader du mouvement post-punk.

Si les années 60 semblaient marquer très fortement "Album", leur premier opus, celles-ci ont laissé place aux années 50. Plus électrique que son prédécesseur, les titres sont décousus et parfois seules quelques écumes des nombreuses vagues de guitare électrique semblent lier les tableaux. Toujours aussi vulnérable, Christopher Owens fait de cette guitare électrique une force nouvelle digne d'un Girls en concert. Place à la critique détaillée :


  • Honey Bunny : un titre très audacieux pour commencer cet album. "Honey Bunny", en apparence très volatile, nécessite en réalité de nombreuses écoutes pour en saisir dans le sens. Un pari risqué, les harmonies ensoleillées auront raison des hésitations des premières écoutes.

  • Alex : nonchalant, ce titre fait la part belle à de nombreuses guitares lo-fi qui surgissent au fur à mesure que les secondes s'écoulent.

  • Die : la mélancolie de Girls, un titre qui pousse à la réflexion et au retranchement. Si l'introduction est pêchue, l'absence de voix n'en fait pas moins un titre qui touche, la 3ème minute en étant le parfait témoin. The Queens of the Stone Age n'a jamais été si proche. Lorsque je vous disais que Girls c'était du post-punk.

  • Saying I Love You : titre pop digne d'un Girls 2009. "Saying I Love You" est entêtant et touchant, Chris Owens y fait une déclaration très immature et fort touchante. Une belle ballade. " How can I say I love you, now that you’ve said I love you/How can I say I need you, now that you’ve said I need you/How can I say I want you, now that you’ve said I want you/Now that you’ve said everything I said to you/To somebody new ".

  • My Ma : symbole du nouveau Girls, "My Ma" évoque une puissance peu commune, puissance due à la fébrilité d'Owens en opposition avec les lourdes vagues de guitare. Le premier classique de l'album.

  • Vomit : " Ce titre est d'ores et déjà l'un des meilleurs de l'année, l'un des plus riches et l'un des plus travaillés. Pour la première fois à l'écoute d'un titre version album de Girls, je ressens l'émotion des morceaux que l'on connait ainsi que la puissance dont la formation est capable en concert. "Vomit", à l'image d'un "Hellhole Ratrace", fait d'une simplicité textuelle une force qui, à travers les secondes et les tableaux, guide nos émotions. "

  • Just A Song : saisissant à en coupler le souffle. Arpèges d'une incroyable pureté et un Christopher Owens plus à fleur de peau que jamais. Un titre décousu qui n'a cependant pas perdu son fil conducteur. Aimer "Just A Song" c'est aimer le romantisme à travers ses diverses formes, peinture, littérature et musique.

  • Magic : autre morceau pop, "Magic" ne se lasse pas de ses rythmes sautillants et autres coeurs, l'une des nouveautés de cet album. Ça tombe bien, on en redemande.

  • Forgiveness : ce titre forme avec "Vomit" les deux chefs d'oeuvre de l'album. "Forgiveness" vous couple le souffle après vous avoir tenu en haleine de longues secondes. La phase finale est époustouflante, la plus belle de l'album.

  • Love Like A River : à mi-chemin entre pop et Girls-music, ce titre est ce qui se fait de mieux dans le genre. J'y entend les inspirations de Joe Cocker et d'une Amérique travailleuse. Les paroles sont dignes d'un bon blues, music by gentleman who speak about women. (cf : un musicien rencontré à Chicago).

  • Jamie Marie : la tendance se confirme définitivement : l'album, à partir de "My Ma", prend une dimension nouvelle qu'il ne perdra plus. "Jamie Marie" c'est la beauté de Girls, le doigté fébrile de Christopher Owens, un génie si purement donné.


L'approche de "Father, Son, Holy Ghost" est plus introspective que celle du premier album, cet opus est plein d'inattendus et je remercie le groupe d'oser prendre ses risques. Je vous garantis que vous écouterez cet album dans quelques mois encore, lorsque l'envie d'écouter une musique pleine de charme et de grâce vous prendra. En fait, Girls n'est finalement qu'une histoire de grâce.


Note : 8,9 / 10 (barème)


Et :



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jeudi 25 août 2011

Bon Iver & James Blake - Fall Creek Boys Choir




Bon Iver et James Blake. Les deux, sur un seul et même titre. Véridique. Bon Iver et son album "Bon Iver" (note : 9,5/10), James Blake et son album "James Blake" (note : 9/10).

Ils avaient annoncé sur leurs Twitter respectifs, il y a environ 15 jours, qu'une collaboration était programmée suite à leur rencontre au festival SXSW. Nul ne se doutait alors qu'un véritable titre verrait le jour, encore moins qu'il l'observerait si rapidement. Ce dernier s'intitule "Fall Creek Boys Choir". Créé par email, Bon Iver donne sa voix lorsque James Blake réalise une production très digne de son dernier album. Le résultat est pile ce à quoi on pouvait s'attendre, le mélange si parfait de deux genres continue de surprendre, une réussite.



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mercredi 24 août 2011

Valeur sure : Tom Waits - Bad As Me (Blues Rock)




Tom Waits. 61 ans et toujours là, peut-être plus que jamais. Cet homme est incroyable. Par où commencer ? 17 albums, des reprises par Bruce Springsteen, Rob Stewart, The Ramones, Johnny Cash, Elvis Costello, The Eagles et j'en passe, cet homme agite la scène américaine depuis si longtemps qu'il serait à présent inimaginable de la concevoir sans. Si c'est le producteur de Frank Zappa qui a produit ses premiers albums aux allures jazzy, Tom Waits ère à présent entre dans un sphère musicale d'une richesse incroyable.

Ses textes sont cyniques, décrivent personnages miteux et situations rocambolesques. Si j'écris ce billet, c'est qu'un album est prévu pour le 25 octobre prochain. Intitulé "Bad As Me", un premier titre nous est offert, petit avant gout qui attise fort bien nos papilles. Écouter Tom Waits c'est un peu comme écouter l'histoire de la musique, rajoutez-y une ambiance de club blues digne de Chicago et vous aurez une faible idée du résultat. Écoutez, vous verrez.


(mp3) Tom Waits - Bad As Me


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mardi 23 août 2011

À surveiller : Cass McCombs - The Same Thing (Pop Alternative)




Cass McCombs. Le 13 mai dernier, Still in Rock faisait la chronique de son nouvel album, "Wit's End", un recueil pop alternatif de toute beauté, reflets slow core et scintillement à la Johnny Cash. J'écrivais alors :


" Son dernier album jouit d'une incroyable pureté, lancinantes et térébrantes, chaque chanson est une introjection musicale dont on ne saurait se priver. Plus d'un sera déconcerté à l'écoute de ce nouvel opus, il faut prendre le recul nécessaire et apaiser sa personne afin d'en apprécier l'essence, et croyez-moi, cet album est alors une chance extraordinaire, majestueuse et solennelle ".


Cass McCombs vient d'annoncer la sortie imminente d'un nouvel opus, "Humor Risk", prévue pour le 8 novembre 2011. Deux albums dans la même année, une démarche digne des Beatles. Si "Wit's End" était très sombre, le nouveau venu sera bien plus jovial. Quelques inspirations Beach Boys pour le premier titre disponible à l'écoute, "The Same Thing", une mélodie marquée par les années 60 et un Cass McCombs sous un autre jour. Ce dernier a déclaré récemment "I would rather be ashes than dust!", déduisant ce que bon vous semble, pour ma part, j'attends le 8 novembre comme le nouveau Messie.



Titres de "Wit's End" :

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lundi 22 août 2011

À surveiller : The Drums - Money (Rock Lo Fi)




The Drums. Revoilà nos compères les plus stylés de la scène mondiale.

Deux titres en prélude de leur nouvel album, "Portamento", viennent de voir le jour. Pour le premier, "Money", c'est morceau très lo-fi surf pop rock qui est livré par le groupe, morceau qui certes ne révolutionne pas le genre mais contribue à son éclat actuel. Le second, "Blue Stripes", fait référence aux Drums 2.0, plus minimaliste et difficile d'accès. Gageons que les premiers clips à venir seront de même qualité que ceux du premier opus ainsi que du tout récent "Money", Jonathan Pierce et sa gestuelle si particulière.

Que ce soit leurs sonorités très sautillantes ou la facilité avec laquelle ils créent une véritable addiction dès les premières secondes, les Drums prétendent à la longévité. Plus les écoutes s'enchainent et plus leur musique se révèle riche, une chance. Nul ne doute que ce second opus sera plus abouti que le premier. Je mise sur une bonne tripotée de titres tels que "Book Of Stories" et "We Tried", à la fois très soigné et recherché. I'll keep you informed.

Edit : à regarder : "A candid and intimate glimpse inside of our studio." (The Drums)





(mp3) The Drums - Money
(mp3) The Drums - Blue Stripes


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vendredi 19 août 2011

Album Review : Baxter Dury - Happy Soup (Pop Psyché)




Ian Dury, chanteur anglais mort en l'an 2000 est le détenteur de la célèbre maxime "Sex, drugs and rock'n'roll". Baxter Dury, celui qui fait l'objet de l'article du jour, est le fils de Ian, le ton est ainsi donné. Baxter Dury a commencé à composer avec Ben Gallagher, fils non pas d'un des Oasis mais d'un membre des Clash. C'est le jour de l'enterrement de son père que Baxter donnera sa première prestation publique.


"Happy Soup" est son troisième album, lui qui a attendu 6 ans pour donner un successeur à "Floor Show". Nul ne doute que son label, l'excellent Rough Trade Records, boudera de n'avoir pu produire ce retour inattendu, Parlophone ayant chopé la mise après que Baxter et ces premiers se soient fâchés.


Cet opus est un anachronisme. Fort logiquement, on y retrouve beaucoup des influences de son père. Dès lors, Joy Division & co sont à l'honneur. Baxter renvoi de la sorte "The English Riviera" de Metronomy à ses classiques, de loin meilleur. Selon ses propres mots, Happy Sour est un "psychédélisme de bord de mer", je me permettrai de rajouter un élément temporel, celui d'une fin d'été. Côté collaboration, Madelaine Hart vient prêter sa voix sur bon nombre de titres. Ben Gallagher, ce vieil ami, est lui au songwriting. Enfin, la production revient à Craig Silvey (Arctic Monkeys, Portishead et les mauvais Arcade Fire).


"Happy Soup" s'impose comme bien plus qu'une pièce de musique : il est l'objet qui vous fera transiter vers un autonome grisâtre, l'objet qui, anachronique, fera de 2011 un bel bien espoir. Place à la critique détaillée :


  • Isabel : Baxter Dury au chant pour assurer l'essentiel : un titre minimaliste qui appelle tellement de souvenirs. Rayons de soleil et tombée de nuit au sein d'un summer camp, déception d'un été qui se termine, il faut dire que ma voisine de tente était si jolie. (joke).

  • Claire : un accent so british à faire fondre les coeurs. Ce titre est une pépite pop comme il ne s'en fait plus, une pop aux reflets années 80' tellement indispensable en 2011. L'influence du papa est indéniable. "Claire", l'évidence d'un excellent tube.

  • Leak At The Disco : si le potentiel du titre est évident, cette voix sur ce ton crooner me fait trop penser à Barry White pour m'accrocher l'oreille. On passe.

  • Afternoon : une fin d'après-midi qui tarde à laisser place à la soirée. La nuit guète pourtant, Baxter en témoigne avec sa voix sur le fil, comme étranglée, tel le soleil qui attend pour se coucher.

  • Happy Soup : le titre qui porte le nom de l'album est raté. Fait suffisamment rare pour être noté, Baxter fait ici dans le pathos le plus sévère : non.

  • Trellic : "Trellic" évolue dans le même registre que le titre "Isabel" mais avec moins de réussite. Le rythme est simplement moins évocateur.

  • Picnic On The Edge : "Picnic On The Edge" fait part à plus de psyché que les précédents titres, la guitare lo-fi y est pour beaucoup. On aime.

  • Hotel In Brixton : Dieu seul sait ce qu'il s'est passé dans cet hôtel de Brixton (connaissant le lieu, je doute que ce soit bien .. catholique), une chose est sûr, ça à sautillé et on a oublié l'histoire d'un instant la mélancolie ambiante pour se concentrer sur l'essentiel : la mélodie.

  • The Sun : le morceau officiel de la clôture de l'été 2011. Ah si, je vous assure, vous écouterez ce titre fin août (nous y sommes presque) et vous rendrez compte à quel point mélancolie et mélomanie rime si bien. "The Sun" me fait penser à un revival Birkin - Gainsbar, balade aux allures dépressives, une ballade étonnante de grâce.

  • Trophies : c'est un Baxter Dury sérieux et appliqué qui vient nous conter ces (ses) quelques mots (maux). Une guitare lo-fi pour venir couronner le tout, la Happy Soup n'est plus si joviale, c'est un éclat de morosité dans lequel on s'enfonce, lentement, très lentement.


Baxter Dury est un homme discret, peu reconnu, excepté par quelques-uns de ses pairs. Nonchalance à l'anglaise et excentricité, cet homme est distingué tout autant que sa musique. Cet opus qui préexistait à l'imagination de Baxter ne parait nullement désuet, l'évidence et la nécessité de beaucoup de titres donne trop le LA pour considérer cette oeuvre comme telle. Baxter un est homme libre et nonchalant, cet album l'est tout autant. Une franche réussite, nous n'attendions pas cet opus, nous avons finalement bien plus.



Note : 8,2 / 10 (barème)



(mp3) Baxter Dury - Claire
(mp3) Baxter Dury - The Sun



PS : en concert le 19 septembre au Point Ephémère (Paris).


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Site internet

L'excellentissime clip du titre "Claire"

jeudi 18 août 2011

À surveiller : Lana Del Rey - Video Games (Glam Music)




Quelque chose d'hypnotique chez Lana Del Rey. En réalité Lizzy Grant, voilà près de deux mois que j'ai en ma possession la vidéo du titre "Video Games", deux mois que, sans qu'elle ne parvienne à totalement me convaincre, elle m'attire et fait que je reviens vers elle (la vidéo, entendons nous bien). Et puis, il paraitrait que Lana Del Rey ait réalisé elle même ce clip.

Certes, je semble réaliser le grand écart entre le dernier album review de Ty Segall, très garage rock (lien ici) et la vidéo ci-dessous. Il en est ainsi, je saurai d'ici quelques semaines lorsque plus de titres fleuriront si Lana Del Rey en vaut la peine. Peut-être pourrez-vous vous forger un avis plus rapide que le mien. En attendant, je m'interroge : visage de poupée 2.0, des images de skateboard et explosions ... mais pourquoi ? Ce titre dramatique fascine et fait se questionner.