samedi 30 avril 2011

Best Of Still in Rock : Avril 2011


Après un mois de mars chargé (voir le best-of), le mois d'avril 2011 n'est pas en reste. Les Fleet Foxes viennent illuminer nos journées tandis que Panda Bear et La Femme assurent les interludes. Beaucoup de petites découvertes également, en bref, immanquable.



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1. Fleet Foxes : les papes de la folk (article ici)

Un nouvel album d'anthologie, une pièce rare et remarquable, les Fleet Foxes frappent un grand coup : la confirmation 2011, c'est eux.


2. Panda Bear : pièce maitresse expérimentale (article ici)

Une expérience plus encore qu'un album, écouter "Tomboy" c'est accepter de pénétrer un monde aux contours bien plus flous que le notre. Magique.


3. La Femme : nouveaux frenchies au sommet (article ici)

Ils sont français, chantent en français, et signent un EP qui marquera cet été. Les paroles sont minimalistes tout comme la musique, une bonne nouvelle que nous soyons capables de cela.


4. The Kills : un indie rock fort travaillé (article ici)

Nouvel album des Kills et nouvelle surprise : jamais là où on les attend, et si c'était ça finalement un grand groupe de musique ?


5. Tame Impala : psychédélisme à son paroxysme (article ici)

Aucune nouveauté, mais Tame Impala méritait d'être mis en lumière : amoureux de rock psyché, cet album est fait pour vous.


À également ne pas manquer : Le nouvel album des Beastie Boys (ici), l'afro-pop de Givers (ici), le nouveau titre des Arctic Monkeys (ici), et Woodkip autre frenchie à surveiller (ici).

vendredi 29 avril 2011

Album Review : Beastie Boys - Hot Sauce Committee Part Two (Hip Hop)




Beastie Boys. Un devoir moral que de parler de cet album. Certes, les Beastie Boys ne produisent pas du rock et n'en ont d'ailleurs jamais produit. Mais tout de même, leur son est (fut ?) trop percutant pour ne pas évoquer ce nouvel album de 3 quinquagénaire (et oui).


Si cet article intervient un samedi (et non pas le vendredi comme il se doit, faussement daté), la raison est simple : un voyage à Prague a retenu mon attention. Dès lors, les premières écoutes de l'album se sont faites dans l'avion, un contexte particulier qui probablement a pu influencer les quelques lignes à venir. Lorsque je commence l'écoute de l'album, une certitude s'impose : 16 titres, c'est trop. Qu'en est-il plus en détail ?


  • Make Some Noise : un son puissant pour entamer cet album, un son typiquement Beastie Boys. Une franche réussite, un excellent titre du groupe où phrasé hip-hop et son entêtant sont de la partie. Premier titre et meilleur titre par la même.

  • Nonstop Disco Powerpack : tellement moins percutant que le premier titre, les membres du groupe ont 50 ans et cela se ressent négativement dans ce titre : la voix cassée du chanteur et bien trop poussée, les effets robotiques sont de mauvais gout : ni inaudible ni réussi.

  • OK : À l'image de son intitulé, cette chanson impose l'adhésion. La touche Beastie Boys est indéniable, on regrettera cependant des refrains trop effacés.

  • Too Many Rappers [new reactionaries version] (featuring NAS) : l'un des meilleurs titres de l'album. Les membres du groupe se succèdent aux chants tels qu'ils le faisaient sur leurs plus grands hits ("So What'cha Want" par exemple). La musique plus percutante encore que les précédentes fait incroyablement penser à "Check Your Head".

  • Say It : quelle entrée en matière pour un titre qui s'essouffle en cours de route pour être trop répétitif et trop peu varié. Dommage, il y avait du potentiel.

  • The Bill Harper Collection : petit interlude pour réaliser une transition tout en douceur.

  • Don't Play No Game That I Can't Win (featuring Santigold) : la touche Santigold sur le son des Beastie Boys est loin d'être la meilleure idée que le groupe n'ait jamais eue. Trop plat pour convaincre.

  • Long Burn The Fire : autre titre trop peu convaincant. C'est trop brouillon, les sons ne se distinguent pas comme ils devraient et l'effet platine était déjà présent il y a 20 ans dans leurs premiers titres.

  • Funky Donkey : Revival de "Brass Monkey" ? Si la référence y est évidente, je doute que les deux titres s'inscrivent dans l'exacte même lignée. Et pour cause, si "Brass Monkey" restera parmi le top des Beastie Boys, "Funky Donkey" n'osera pas prétendre au même statut.

  • The Larry Routine : autre interlude pour conclure un ventre mou de l'album bien peu convaincant.

  • Tadlock's Glasses : le plus mauvais titre de l'album. Rien ne va : ni les voix, ni l'orchestration, pas plus de commentaires nécessaires.

  • Lee Majors Come Again : L'ombre de "Rock Hard" plane sur ce titre. Un retour aux sources, "Rock Hard" ayant été leur tout premier single. Là se trouve la principale vertu de "Lee Majors Come Again" qui probablement demeure trop moyen pour prospérer.

  • Multilateral Nuclear Disarmament : seul titre uniquement instrumental, "Multilateral Nuclear Disarmament" n'est pas mauvais sans être bon pour autant, c'est insignifiant.

  • Here's A Little Something For Ya : celui-ci me rappelle "Nonstop Disco Powerpack". Le genre de titre dont on se passe volontiers, bien qu'il soit vrai que "Here's A Little Something For Ya" fasse parfois plaisir.

  • Crazy Ass Shit : en voilà un autre qui, à l'approche de la fin d'album, vient redorer le blason du groupe. "Crazy Ass Shit" s'apparente parfois à "Hey Ladies" et c'est avec bonheur que l'on cherche à établir la ressemblance.

  • The Lisa LisaFull Force Routine : 49 secondes pour conclure avec les honneurs un opus qui, malgré le bien trop grand nombre de titres, laisse sur sa fin.


En somme, l'album est séparé en trois parties : la première qui parfois rappelle l'excellence du groupe, la seconde entre les deux interludes "The Bill Harper Collection" et "The Larry Routine" qui elles rappellent ces vieux titres des Beastie Boys dont personne ne se souvient, et la dernière dont le niveau se situe relativement entre les deux précédentes. Le tout - très bon / médiocre / plus que moyen - forme un opus de qualité moyenne dont on ne retiendra que le meilleur.



Note : 6,4 / 10 (barème)




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jeudi 28 avril 2011

À surveiller : Seapony - Blue Star (Pop Lo-fi)




Le 11 novembre dernier, Still in Rock écrivait ces quelques lignes à propos de Seapony : "De la même trempe que Summer Camp et Tennis, Seapony assure une pop lo-fi ensoleillée qui assurément résiste même à l'arrivée de l'hiver". Modifiez la fin de phrase par qui assurément égayera à merveille quelques minutes durant les chaudes soirées à venir et le compte y est.

Un nouveau titre vient de paraitre, toujours aussi doux et agréable. Ne cherchez pas dans cette musique plus que le simple moyen de passer un bon moment, furtif et éphémère. Leur premier album, "Go With Me", paraitre le 31 mai prochain. Souhaitons un LP tout aussi plaisant.


(mp3) Seapony - Blue Star
(mp3) Seapony - Dreaming (pour rappel)


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mercredi 27 avril 2011

À surveiller : Givers (Afro Pop)




Givers. Je me promets depuis plusieurs semaines de prendre le temps de vous parler de Givers. C'est chose faite. Le groupe vient d'annoncer la sortie de leur premier album, "In Light", le 7 juin prochain. Pour vous donner un bref aperçu de la musique du groupe, Givers alterne entre pop et afro-pop façon Vampire Weekend.

Originaires de Louisiane, ils ont déjà assuré le show sur quelques festivals. Leur titre "Up Up Up" est à l'évidence celui à ce jour le plus réussi du groupe. Guillerette, leur musique saura vous donner le sourire. Parfois, on ne demande pas plus. Affaire à suivre.







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mardi 26 avril 2011

À surveiller : Guards (Rock Garage)




Guards. Un nouvel EP intitulé "Resolution Of One" est à paraitre le 9 mai prochain (maison Kitsuné). Cela fait plusieurs fois que l'on entend parler d'eux. Il se pourrait bien que cette fois-ci soit la bonne, celle leur offrant la notoriété nécessaire à plus de considération. À vrai dire, je l'espère sincèrement car cette formation mérite un bon coup de projo.

Cet article a donc pour vocation de vous présenter la musique du groupe afin de prendre la mesure et le temps nécessaire à la sortie prochaine de cet EP. Le rock des Guards est noir, parfois psyché et toujours efficace. Certains titres sont bien meilleurs que d'autre, un différentiel tel que je formule de grands espoirs pour le 9 mai.

Pour la petite histoire, Guards s'est formé à New-York avec comme leader Richie Cullin, frère du chanteur du groupe Cults, autre chouchou de Still in Rock. Leur EP self-titled se trouve en téléchargement gratuit et intégral sur le BandCamp du groupe à cette adresse (ici). Rien de mieux en attendant le prochain des Guards que d'écouter ... Guards. Enjoy.




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lundi 25 avril 2011

À surveiller : Horsecollar (Pop Folk)




Horsecollar. Décidément, Still in Rock se la joue Folk-music ces derniers temps, après deux articles sur les Fleet Foxes (ici et ici), à présent, parlons de petits nouveaux : Horsecollar.

La musique de cette formation est enivrante, la voix du chanteur parfaitement délivrée et l'orchestration plutôt classique. Horsecollar vous colle à la peau bien plus que vous ne pouvez le penser, c'est délicat et suffisamment vieilli pour éveiller un brin de nostalgie. Les titres n'en sont encore qu'à l'état de démo et c'est cette pureté qui fait d'Horsecollar ce qu'il est aujourd'hui : simple et agréable.

Un album est à venir, "You’ve Got a Big Heart Sweet Tiger", en attendant, on se délecte de cet EP avec ce que le groupe daigne bien nous offrir sur son site internet (par ici).




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vendredi 22 avril 2011

Fleet Foxes : Helplessness Blues (Acoustic)




Chers amis, vous l'aurez remarqué, tous les vendredis sont habituellement consacrés à un article important : album review, dossier ... Aujourd'hui s'inscrit dans la continuité de vendredi dernier : nous parlons des Fleet Foxes et de leur dernier album.

Il était une fois il y a une semaine, Still in Rock faisait la critique du dernier album des Fleet Foxes (article ici). Verdique : 9,1 / 10, très rarement vu. Puis, les chansons de cet album eurent beaucoup d'enfants, à vrai dire, des enfants leur ressemblant fortement puisqu'il s'agit aujourd'hui d'évoquer une session acoustique du groupe sur l'intégralité (ou presque) des titres d'Helplessness Blues.

Cette session donnée pour la BBC One retranscrit à merveille la magie des Fleet Foxes. Il est préférable de s'être imprégné des versions originales avant de se délecter de celles-ci, ce afin d'en apprécier les subtiles variations. Quoi qu'il en soit, les Fleet Foxes s'imposent comme l'un des tout meilleurs groupes de 2011, preuve en musique.



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jeudi 21 avril 2011

The Kills - Yours Truly's Session



Cela faisait bien longtemps que Still in Rock n'avait pas évoqué une session Yours Truly's. Voilà chose faite et de manière fort agréable. Les Kills y font une interprétation acoustique du titre "Baby Says" issue de leur dernier album (voir chronique). Jamie Hince assure quelques accords bien touchés et Alison fait preuve de toujours autant de sensibilité comme en témoigne son regard craintif. De quoi amorcer une belle journée.






(mp3) The Kills - Baby Says (acoustique)

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Chronique du dernier album


mercredi 20 avril 2011

À surveiller : Big Deal (Indie Rock)




Big Deal. Groupe produit par le label Moshi Moshi (celui de Summer Camp et Aurevoir Simone), voilà une petite formation à surveiller de très très près.

Alice Costelloe et Kacey Underwood sont tous deux originaires d'Angleterre, tous deux jouent de la guitare et tous deux produisent ensemble un son vraiment catchy et très inspiré. Big Deal est fait de ballades à la guitare qui peuvent rappeler certaines des Kills ("Monkey 23"). Leur musique est pleine d'émotions et toujours plaisante, tout parait si simple à son écoute. Maintenant, vous ne pourrez plus dire qu'on ne vous avez pas prévenu.




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mardi 19 avril 2011

Rattrapage : Tame Impala - Innerspeaker (Rock Psyche)




Tame Impala. Pour un tas de raisons plus justifiées les unes que les autres, Still in Rock n'a jamais évoqué ce groupe australien. Cela ne pouvait plus durer.

Leur premier album sorti l'an dernier, "Innerspeaker", est un modèle de rock psyché. Eux même se définissent tel "a steady flowing psychedelic groove rock band that emphasizes dream-like melody" (intraductible, sorry). Ou alors, vous avez la version "psychedelic hypno-groove melodic rock music". En bref, vous aurez compris qu'on n’y comprend pas grand-chose, si ce n'est que c'est un rock hypnotisant fort psychédélique qui sonne fort bien.

Cet album s'apparente à une vague, celle qui renait sans cesse, celle qui tantôt arbore une écume fleurissante tantôt laisse place à un faux calme plat. Les titres s'enchainent avec une incroyable facilité, la guitare ultra lo-fi est sans cesse distordue, les voix viennent ponctuellement donner un peu plus de forces encore à un album qui assume une musique plutôt inaccessible, mais tellement planante ! Cet opus vous est absolument indispensable. De la nourriture pour les esprits haut perchés.



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lundi 18 avril 2011

À surveiller : The Postelles (Indie Rock)




Fans des Strokes et Wombats, The Postelles est fait pour vous. Albert Hammond, le guitariste des Strokes, est à la production de leur premier opus self-titled.

Le groupe se forme à New-York, ville natale des membres. Rapidement, Albert va repérer ces petits jeunots et leur produire un EP de 6 titres. La radio britannique (notamment BBC 1) ne se lasse pas de passer certains de ces titres en boucle. The Postelles, alors toute jeune formation, obtient dès lors des concerts à Paris et Londres pour l'Europe, Bonnaroo et Lollapalooza pour les États-Unis. Ils ont en autre participé aux tournées de The Kills, Vampire Weekend, The Wombats et Jack Penate. Rien que ça.

Depuis 2009 The Postelles est en studio pour la production de leur premier album. Sorti l'an dernier en Angleterre, le vinyle ne voit que le jour la semaine dernière. Nous en profitons donc pour faire ce petit focus.

En bref, The Postelles c'est une sorte de rock indie tendance très pop qui, jovial et enjoué, arrive sans trop d'effort à vous faire sautiller. C'est gentillet, sans trop de prétention, du style dont quelques écoutes font plaisir à l'arrivée des beaux jours.



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vendredi 15 avril 2011

Album Review : Fleet Foxes - Helplessness Blues (Folk)




Fleet Foxes est un peu à la musique ce que l'innocence est à la paix universelle. Leur second opus, "Helplessness Blues", sortira le 3 mai prochain via le label Subpop et en sera la plus belle des démonstrations. En fait, il faut écouter cet album comme-ci vous découvriez le monde de la musique. Les Fleet Foxes délivrent une musique d'une pureté incroyable, les paroles laissent très largement places à des questions existentielles qui nous rappelle à de plus profondes pensées. Cet album doit être perçu comme une introspection de 5 hommes sincères, mise au service d'une orchestration grandiose. C'est une chance que de vivre cette contribution à la musique folk. Bien entendu, Robin Pecknold, le chanteur, y est pour beaucoup. Reconnu pour ses qualités humaines extraordinaires, celles musicales ne sont pas en reste.

Tous les titres de cet album évoluent sur plusieurs plans. Ils sont riches et reposants. Les principales influences tournent autour de Crosby Stills Nash & Young et Simon & Garfunkel. On y reconnait parfois même quelques passages du double blanc des Beatles. Les percussions font un travail splendide, mais plus que tout, les voix de nos 5 compères impose un respect impérial. Voici la critique détaillée :

  • Montezuma : une production très propre, un titre introductif qui assure l'essentiel et même plus : émotivité et profondeur, le tout sur fond de revival sixties. On retiendra notamment la première phrase marquante de l'album : "Could I wash my hands of just looking out for me ?".
  • Bedouin Dress : une superbe démonstration folk. Ce titre est doté d'un énorme potentiel, du genre dont les écoutes par dizaines révèlent à chaque fois un peu plus de richesse. La encore, les Fleet Foxes imposent le respect, comment ne pas succomber ?
  • Sim Sala Bim : percutant. Sim Sala Bim fait partie de ces titres qui vous marquent. Les Fleet y dévoilent plusieurs de leurs facettes : très Woodstock sur les 2 premières minutes, c'est au coeur d'une fête gitane que l'on pénètre ensuite, le tout avec la même production de qualité. Sim Sala Bim fait se questionner : Fleet Foxes, le retour des grands groupes vagabons tel Crosby Stills Nash & Young ? La comparaison est loin d'être démérité ...
  • Battery Kinzie : ce titre pêche pour avoir une musique un poil trop répétitive. En fait, on y aurait aimé un chouia plus d'emballement. Ce titre demeure bon pour dévoiler l'évidence : Fleet Foxes sont des grands fans de Simon & Garfunkel. Ça tombe bien, nous aussi.
  • The Plains / Bitter Dancer : The Plains est l'un des points forts de l'album (et ce n'est pas peu dire). L'arpège y est splendide, le chorus tout aussi convaincant. Si la première minute vous hypnotise, celles qui suivent vous obsèdent. Le talent de Crosby est omniprésent, on peut également y reconnaitre des similitudes vocales avec nos chers Local Natives, mais plus encore, les Fleet Foxes posent ici un principe fort : les voix de 2011, ce sont eux.
  • Helplessness Blues : des accords très ternaires, un titre à la structure classique, tous les éléments se trouvent là où ils se doivent d'être. Well done. La encore, le final est très Local Native-inspiré. Quelle folk !
  • The Cascades : envoutant plus que tout autre, The Cascades vous assure un voyage en pirogue en des temps où les westerns étaient réalité. Musique de film idéale, The Cascades est le titre qu'il fallait à cet album pour venir parfaire le tout. Une nouvelle fois, la qualité de l'enregistrement me frappe.
  • Lorelai : un titre sympathique, mais qui peut être a une place mal choisie. Le mettre dans le mou de l'album est peu être une erreur, il eut été parfait en introduction ou conclusion. Quoi qu'il en soit, Lorelai est un folk on ne peut plus classique, et tout ce qui nous provient des Fleet est bon à prendre, celui-ci y compris.
  • Someone You'd Admire : lorsque je vous disais que les Fleet Foxes étaient les voix de 2011. Someone You'd Admire est convenu, mais avec bien plus d'émotivité que Lorelai. En fait, ce titre eut été une franche réussite capable de faire connaitre n'importe quel autre groupe. Les Fleet paient le juste prix de leur réussite, l'album est d'excellente, on commence à se faire à l'idée.
  • The Shrine / An Argument : ce titre, un argument de plus aux génies des Fleet Foxes. Divisé en trois phases distinctes, chacune est un enchantement guidé par cette phrase : "Sunlight over me no matter what I do". Durant la première tout le plaisir est de découvrir un poème mis en musique de la façon la plus sincère qui soit. La seconde est celle d'un extraordinaire réveil, ceux dont les rayons du soleil viennent accompagner l'éveil. La troisième enfin est faite d'une folk dont eux seuls sont actuellement capables : un cuivre, des percus, Fleet Foxes à son paroxysme.
  • Blue Spotted Tail : la beauté en toute simplicité. Un joli voyage au milieu des nuages, vous et la voix de Robin Pecknold. Idéal pour venir amorcer la conclusion de cet opus.
  • Grown Ocean : un final plus enjoué, une guitare très lo-fi, une voix façon studio, en bref la folk des premiers titres pour donner une couleur définitivement sixties à cet opus. Les dernières secondes sont quant à elles splendides.


Cet album fait appel à beaucoup de métaphores, très rarement la musique n'a été autant imagée et expressive qu'avec les Fleet Foxes. Les sonorités qui se dégagent sont incroyablement ensoleillées et je puis vous assurer que le rayonnement se fait de plus en plus sentir au fil des écoutes. Alors on félicite la beauté de l'album, le génie de ses membres, et on profite de ce don pour passer des journées aussi belles que leurs chansons.


Note : 9,2 / 10 (barème)



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