Best Of Still in Rock : Août 2010



Du 27 au 29 août dernier se déroulait Rock en seine, qui clôture depuis 8 ans la folle et délicieuse tournée des festivals d'été. Cette année encore la programmation fut de qualité - pour un festival français - avec parmi les têtes d'affiche, Foals, Two Door Cinema Club, LCD soundsystem, Ting Tings, Arcade Fire et bien d'autres encore… Pour vous - et pour nous - Stillinrock s'est rendu dans la capitale pour assister à la journée de clôture.
The Temper Trap
Après avoir écouté en boucle leur album conditions et raté une première fois leur concert à Londres l'hiver dernier se présentait donc la parfaite occasion de voir, non sans appréhension, ce que donnait le groupe en live.
Au final, une très belle impression laissée par le passage des Australiens oscillant de la pop au glam-rock. On aime ou pas la voix haute perchée de Dougy Mandagi mais les guitares et le xylophone mettent tout le monde d'accord.
Eels
Quelques balades pop-folk légères et agréablement mélancoliques, une accélération blues-rock de temps en temps. Mais les insuffisances de ce groupe vieillissant rendent parfois le temps long dans le parc de St Cloud.
The Ting Tings
Heureusement, le duo Anglais d'electro-pop dansante,The Ting Tings vient nous sortir de la torpeur à grands coups de légèreté et de refrains entêtants. Les slammeurs (vous savez, ceux qui surfent au-dessus du public) sont de sortie et ajoutent à l'euphorie ambiante une touche de folie en parfaite adéquation avec les riffs effrénés. Un passage, certes nullement révolutionnaire, mais assurément efficace !
(mp3) Summer Camp - Round The Moon

Attention attention, ces gars viennent de Manchester et ils entendent bien se faire un nom au panthéon de la ville. Leur groupe se nomme Everything Everything et ils sortent leur premier album intitulé "Man Alive". Quelle tuerie.
On y aime l'aspect expérimental de l'album, ce que peu de groupes de rock se décident à produire en 2010. Les voix lorsqu'elles sont en chorus sont magnifiques, d'une belle profondeur. On y aime aussi la gueule du chanteur (sans parler de la façon dont il bouge ses bras et grossit ses yeux).
La chanson intitulée "Suffragette Suffragette" dispose d'une intro très Foalséenne (vous remarquerez l'emploi d'un nouvel adjectif, au passage), ainsi que d'un rif digne des Franz Ferdinand. La s'arrête les similitudes, pour le reste, Everything Everything impose un style qui leur est propre, ce pourquoi leur avenir semble tout tracé. "My Kz, Ur BF" qui sera leur premier tube est une merveille dont le rock anglais peut être fier.
Le très peu de la presse anglaise au courant de l'existence du groupe en fait déjà l'éloge : "Everything Everything redefines what is to be a guitar band in 2010", mais encore "The best British guitar debut of 2010".
En bref, faites le test, regardez deux fois à la suite leur premier clip ici posté et fan vous serai. Still in Rock vous aura prévenu, ces gars-là, c'est du lourd.

(d'une excellente qualité en plein écran, hautement recommandé).
Liens afférents :
Site internet du groupe
Ancien article Still in Rock sur Foals
Article Still in Rock sur le groupe Tennis
Article Still in Rock sur une chanson du groupe


Critique post-festival : Le groupe joue très bien ses quelques titres connus mais n'emporte pas la foule sur le reste de leur album. Un live plaisant mais pas un souvenir inoubliable.
Critique post-festival : Je n'ai finalement pas pu assister au show pour cause de planning.


Critique post-festival : Quel grand moment de rock. Quel grand moment de Blues. Alors qu'il joue sur un soleil tombant, le groupe génère une véritable furie dans une foule parfaitement conquise. Un très très bon live.

Critique post-festival : Pour n'avoir assisté qu'à une petite partie de leur concert, les sonorités semblaient trop disparates pour véritablement séduire. Les chansons sont décousues à merveille, mais cela passe plus difficilement en live.

Critique post-festival : The Strokes où comment assister à un TRÈS TRÈS grand show de rock. Un plaisir inimaginable que de retrouver nos comparses après une absence prolongée et une séparation d'ores et déjà oubliée. Ils reviennent en mars 2011 avec un nouvel album, vivement, ce live était tellement extraordinaire que l'envie se fait déjà pressante.


Critique post-festival : J'avoue être resté sur ma faim, il faut dire qu'ils n'avaient qu'une demi-heure à jouer, la plus rapide presta de tout le festival. La magie opère néanmoins toujours avec ce groupe exceptionnel, un excellent moment à fermer les yeux et de laisser bercer de la plus belle des façons.

Critique post-festival : Après les avoir vu en première partie des Dead Weather le 31 juillet dernier, peu convaincant, voilà qui sonne bien mieux pour un groupe nécessitant une petite scène et un public réduit afin de faire résonner correctement son rock garage.

Critique post-festival : Voilà la plus belle surprise de tout le festival. Sur une des plus petites scènes de Lollapalooza, Dan Black va mettre le feu et déclencher une véritable furie dans un public peu connaisseur. Wouhaouu !

Critique post-festival : Pas de quoi tomber en transe complète, le groupe colle un peu trop à l'album (génial par ailleurs) pour se laisser aller à la déchéance. Toutefois, l'univers du groupe est respecté à merveille, ce même en plein milieu de l’après-midi, et ils finissent leur show sur un beau moment à tenter de massacrer leur batterie. Ils ne déçoivent donc pas, mais ne partent pas non plus à la conquête de nouveaux fans.

Critique post-festival : Leurs sons sont étranges au possible, et je ne rentre dans leur jeu qu'après 45 minutes d'écoute attentionnée. Un bon final aux allures psychédélique.
(mp3) Spoon - Stroke Their Brains

Critique post-festival : Quatre petites étoiles, la set-list est très bien fournie, le groupe vogue entre ses différents albums avec habilité, fait décoller quelques bras, mais ne parvient pas à plus. En deçà ce qu'il aurait été possible de faire dans un monde idéal.
(mp3) Edward Sharpe & the Magnetic Zeros - Home

Critique post-festival : Je crois le plus grand moment du festival (à voir avec les Strokes). Je m'attendais à beaucoup, j'ai eu des tonnes en plus. Le groupe nous remercie pour "la plus grande ovation qu'on ne leur ait jamais donnée ", Thomas Mars passe sa soirée à ne pouvoir s'empêcher de cacher son sourire, le public est pris dune véritable furie, assurément un de leurs plus beaux shows jamais réalisés, un des nôtres également.

(mp3) Vampire Weekend - Cousins (Mumford & Son)

Critique post-festival : Un bon rock country. La voix du chanteur est très intéressante, mais leurs sons manquent encore de la petite étincelle qui les fera décoller.

Critique post-festival : Ce groupe a le don pour trouver des sons efficaces et qui pourtant ne vous lassent pas. Ils jouent 4 nouvelles chansons, le public explose de joie, un bon show.

Critique post-festival : Deux chansons connues pas trop mal performées, pour le reste, on s'ennuie fermement, merci tout de même pour le cours de flamenco.

Critique post-festival : Je n'ai malheureusement pu assister qu'à 30 minutes de show pour me rendre à celui des MGMT (foutu schedule), mais je suis ressorti de là le sourire jusqu'aux oreilles. La plus grosse bataille interpublic du festival pour les plus gros solos. Ce groupe fait partie des performeurs mondiaux.

Critique post-festival : Soupe américaine, on ne se ressert surtout pas, et pour cause, le chanteur a la plus mauvaise voix de tout le festival !

