samedi 31 juillet 2010

Best Of Still in Rock : Juillet 2010


Juillet 2010 : done. Voici donc le best-of du mois, ce qui, comme à l'habitude, devra nécessairement être entendu par vos oreilles bien avisées. De belles choses ce mois-ci, un best of qui remarquera celui de l'année 2010.




1. Foster The People : futur phénomène (article ici)

Je n'en démords pas. Foster The People ont trouvé un son ravageur avec leur dernier-né "Pumped Up Kiks". Rien de plus entêtant en cet été 2010, ils rappellent le début des MGMT. Tout lecteur de Still in Rock se doit de posséder cette chanson qui changera vos journées.


2. Beach House : post-pop merveilleuse (article ici)

Depuis les fabuleux jj, le phénomène post-pop semblait être laissé à son triste sort. Beach House et sa voix enchanteresse viennent reprendre le flambeau, leur album est de toute beauté, de quoi passer de jolis moments apaisés et retirés du reste de l'humanité.


3. Surfer Blood : la Floride n'a jamais été aussi proche (article ici)

Surfer Blood, c'est l'assurance d'un rock puissant et d'écouter un album qui remarquera cette année 2010. Que dire de plus ?


4. Tennis : Surf-pop aux allures vintage (article ici)

Tennis, où comment accoucher d'un son qui ne s'écoute qu'en été. La pop dont le groupe ne fait part sur les quelques chansons présentées est d'une rare délicatesse, d'un temps où Marilyn Monroe soufflait encore sa douceur sur les plateaux télé.


5. Wavves : le power rock de l'été 2010 (article ici)

Nouveau phénomène, ils joueront à Lollapalooza en août de cette année. Rares sont les groupes de power-rock ces derniers temps, leur album est ainsi une belle découverte à ne pas manquer, vous pourriez devenir fan.

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À également ne pas manquer : Les formidables nouveaux du groupe PVT (un électro rock bien ajusté), ainsi que la très belle chanson de Edward Sharpe & the Magnetic Zeros.

vendredi 30 juillet 2010

Mystery Jets : Dreaming (new song & clip)


Je n'ai jamais été un grand fan de Mystery Jets. Je n'ai jamais été fan de Mystery Jets. Je ne suis pas particulièrement fan de cette chanson non plus. En revanche, il en va autrement pour leur dernier clip - ce qui d'ailleurs rend la chanson bien plus agréable.

Cette formation britannique qui à pour habitude de ne pas arriver à décrocher un seul riff entêtant change il est vrai quelque peu ses habitudes avec ce nouveau tube intitulé "Dreaming". Et puis la voix du chanteur semble mieux sonner qu'habituellement. Cela reste du Mystery Jets, mais je voulais simplement que ce clip figure sur Still in Rock.





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jeudi 29 juillet 2010

À surveiller : Deerhunter (Indie Rock)


Deerhunter est un groupe de rock américain, formé en 2001, et dont vous n'avez probablement jamais entendu parler. Alors qu'ils sortent un premier album de punk, leur second semble s'orienter plus largement vers la scène indie des États-Unis. Le groupe continue lentement son évolution au point même que certains lui prêtent aujourd'hui des allures de pop music (mouais).

Ce nouveau tube qui agite la blogosphère anglo-saxonne et outra-atlantique depuis quelques jours seulement semble pourtant annonciateur de belles choses pour un groupe qui peine à se faire une place (vous aurai remarqué qu'ils ne sont qu'à "surveiller"). Nous leur souhaitons.




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mercredi 28 juillet 2010

Beach House en Soirée de Poche (Post-pop)


C'est avec un plaisir tout particulier, une joie non dissimulée et que sais-je encore que je vous présente cette vidéo de Beach House. Issue de La Blogothèque dont le travail est remarquable, la prestation de Victoria Legrand donne un éclat nouveau à un album fort réussi.

La première chanson, "Use to Be", est une mise en bouche de toute beauté. La seconde vient ralentir le rythme et laisse place à de très beaux accords de guitare. "Norway", un des temps forts de leur album, est la preuve la plus parfaite de l'extraordinaire voix de notre cantatrice. "Zebra" demeure à mon sens le son le plus envoutant de tous, la mélodie y est particulièrement agréable, et cette interprétation ne fait que renforcer cette impression de larges espaces. Chapeau bas.


Regarder cette vidéo sans utiliser le mode plein écran serait un péché que je ne saurai vous pardonner.


Je profite d'évoquer les soirées de poches de la blogothèque pour vous faire une piqure de rappel : les Vampire Weekend ont en réalisé une le 23 octobre 2009 et la vidéo se trouve ici.


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mardi 27 juillet 2010

La Chronique de Yes SIR : Edward Sharpe & the Magnetic Zeros


Edward Sharpe & the Magnetic Zeros, vous n'en aviez jamais entendu parler ? Personne ne vous en voudra, pourtant leur titre "Home" est la parfaite chanson pour une fin de journée au bord de l'eau, une balade dans un parc ombragé ou pour tous ceux qui cherchent simplement à être heureux.


Pour commencer, je vous présente toutes mes excuses. Il est vrai, je suis (presque) impardonnable d'avoir autant attendu avant de parler de cet improbable collectif. Je m'apprête donc à vous donner du bonheur ou de manière moins prétentieuse à vous faire découvrir une musique qui, c'est certain, vous en procurera. Et pourtant, cet hymne à l'allégresse attend sagement son heure au tréfonds de ma bibliothèque iTunes depuis quelques mois déjà. Désir de le garder jalousement ou simple oubli, impossible d'y répondre.


Ce morceau ensoleillé, délicieusement hippie et adorablement entêtant est l'oeuvre d'Edward Sharpe (de son vrai nom Alex Ebert) et de sa bande d'amis totalement déjantée. Outre Alex, ils sont en effet pas moins de 9 et parfois plus à composer ce qui s'apparente à une véritable communauté de musiciens.


Laissez vous charmer par ces incantations psychédéliques de musique pop-folk. Et si l'envie vous prend de siffloter ce refrain, c'est que vous êtes déjà conquis. Pour ceux qui ne maîtriseraient pas l'art ancestral du sifflet, aucun problème, laissez votre casque sur les oreilles et faites semblant. Vous verrez, c'est tout aussi jouissif !





(mp3) Edward Sharpe & the Magnetic Zeros - Home



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Le clip de la chanson Home (vivement recommandé)


vendredi 23 juillet 2010

Tennis : Baltimore (new song)


Tennis, ça continue. Après vous avoir présenté le groupe dans son billet en date du 15 juillet 2010 (ici), Still in Rock vous fait part d'une nouvelle chanson venant tout juste d'émerger. Intitulée "Baltimore", c'est une pop lo-fi faite de surf-guitar qui une fois de plus compose un son très enjoué.

La voix de la chanteuse semble plus que jamais très empruntée de la célèbre Marylyn Monroe. Bientôt une reprise de "Happy Birthday Mr. President" ?? Attention, cette mélodie a tout de même une date de péremption : une fois le 21 septembre venu et la fin de l'été consacrée, il sera grand temps de ranger les maillots de bain tout ainsi que cette petite ode aux vacances. Profitez-en pendant qu'il est encore temps.


Photo officielle


(mp3) Tennis - Baltimore


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Ancien article Still in Rock (pour écouter les autres chansons)

Girls : "Oh My Love" (Post-Punk)


Immanquable. Still in Rock est LE meilleur moyen pour être informé en avant première des nouveautés concernant Girls, je m'y engage, ce groupe me tient trop à coeur. Après leur premier album intitulé ... "Album", Girls prépare petit à petit la sortie du second. Ils ont performé au festival de Pitchfork (cliquez ici pour la critique) 6 chansons de ce dernier, 6 pures merveilles où la guitare électrique devenait l'instrument le plus mélancolique qui soit.

Dans l'interview complet (que vous trouverez posté à ce lien) Christopher Owens évoque le fait que San Francisco est la ville qui, dans le monde, l'inspire le plus. Une fois de plus, j'insiste certes, mais la côte Ouest des États-Unis semble de plus en plus prisée au détriment de la ville de New York. Il y explique également comment il est devenu musicien.

En bref, la chanson performée semble encore être à l'état de démo, l'acoustique démontre d'ores et déjà de belles choses, frêles et sensibles. Que vive Girls.


Pensez à mettre le son sur "on" pour cette vidéo, c'est parfois mieux pour écouter.


Je profite par ailleurs de ce billet à propos de Girls pour introduire une chanson qui ne figure pas sur Hellhole Ratrace, leur premier album. Cette chanson en effet était présente sur la face B de leur premier single. Elle s'intitule "Solitude", et représente ce que le groupe sait faire de mieux. Quelle mélodie, quelle mélancolie.

(mp3) Girls - Solitude


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Myspace
Article Still in Rock sur Girls

jeudi 22 juillet 2010

The Black Keys : nouveau clip (Blues-rock)


La pochette du dernier album des Black Keys est un coup de génie (ici). Le dernier album du groupe l'est beaucoup moins. Voilà la pénible situation dans laquelle StillinRock demeurait. Coup de théâtre, un nouvel élément vient s'ajouter à l'équation : le nouveau clip des Black Keys, à l'instar de leur pochette, est lui aussi une franche réussite.

Parce que j'avais simplement envie d'un peu de détente et aujourd'hui ne pas évoquer un nouveau groupe à faire connaitre, ce clip, pour vous. (PS : vous auriez loisir de remarquer que Wikipédia établi un parallèle entre les Black Keys et les White Stripes, mais que je cite, les White Strippes sont plus "pop-rock". Mieux vaut-il entendre (lire) ça qu'être sourd n'est-ce pas ??)





(mp3) The Black Keys - Next Girl


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Article de présentation des Black Keys par Still in Rock

mercredi 21 juillet 2010

D'un festival à l'autre… (Vampire Weekend)




Vous n'êtes pas sans savoir que Stillinrock est en partie originaire d'Avignon et qui dit Avignon en juillet dit forcément Festival ! Mais nous ne sommes pas ici pour parler théâtre. C'est pourquoi je me suis décidé à prendre le train en direction d'un autre festival, celui de Nîmes.


Ce festival musical organisé dans les arènes de la ville, dotées d'une capacité de 25 000 places, offre une programmation pour le moins éclectique puisqu'on y retrouve des artistes allant de Stevie Wonder à Jamiroquai en passant par Mark Knopfler et Vampire Weekend.


Pour cette soirée du 15 juillet, les premiers en piste sont les très électrisants Editors. Dès les premières notes, on comprend pourquoi la production les fait débuter, un electro-rock très puissant (entendez par là, joué le volume à fond). Au final, ils ne laisseront pas un souvenir impérissable, mais auront assumé avec énergie la lourde tâche de réveiller un public assommé par les 35 degrés de l'arène Nîmoise.


Le passage du très attendu Yuksek, annoncé par mes compagnons d'un soir comme et je cite "la relève électro de la scène Française" ne fut qu'un amoncellement de morceaux certes parfaitement calibrés pour les publicités, mais pas vraiment adaptés à ce genre d'évènement ! Qu'à cela ne tienne, une tempête se prépare. L'air est toujours aussi chaud et pour cause, on devine derrière le silence l'arrivée imminente des prodiges de Cape Cod, Vampire Weekend.


Nous y voilà enfin !


Ezra, Rostam, Chris B et Chris T sont là et rien de tel que l'excellente "Cape Cod Kwassa Kwassa" pour se présenter à un auditoire pas forcément fin connaisseur. S'en suit California english et déjà le public les adopte. Quelques merveilles de chansons plus tard, Ezra prend la parole pour introduire (en Français !) le titre suivant. Dès les premiers accords, on reconnait "A-punk", débute alors 2min14 de délire communicatif - vous aurez noté ma précision quant à la durée, mais dans de tels instants, chaque seconde compte. Tout y passe, leur dernier album Contra mais aussi plusieurs titres du précédent opus. Finalement et après pas moins de trois rappels et 1h30 de concert, ils en finissent par un très rythmé "Mansard Roof", le public est conquis. L'arène leur réservera même une Olà digne des plus grands matadors...


On en oublierait presque qu'il reste encore un groupe et pas n'importe lequel puisqu'il s'agit de Gossip. Mais même si leur prestation fut d'une remarquable qualité, le coeur n'y était plus vraiment et la tête encore dans les étoiles perdues au bord de l'océan…




Toutes mes excuses, aussi bien pour qualité de l'image que pour l'effet "tempête en haute mer" de la vidéo, mais je n'ai pu m'empêcher d'esquisser quelques pas de danse.


(mp3) Vampire Weekend - A-Punk


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Quelques reprises des Vampire Weekend

Présentation du groupe par Still in Rock

mardi 20 juillet 2010

À surveiller : Surfer Blood (Indie Rock)


La performance des Sufer Blood au festival de Pitchfork (voir cet article pour la critique) ne pouvait que m'amener à rédiger un billet sur ce groupe prometteur.

L'album rassemble plusieurs morceaux dont peu de traits communs sont à noter. Toutefois, si un fil conducteur devait être dégagé il s'agirait probablement de cette ambiance tropicale dont "Astro Coast" fait état. Certes, le groupe est originaire de Floride, mais plus encore, les sons sont humides, lourds, et parfois érintants. Cette musique s'apprécie sur la terrasse d'une petite baraque en bois, isolée au bord d'un étant marécageux, des yeux de crocodiles perdus au milieu des cannes à sucre.

De façon plus technique, cet album aux airs de "surf-guitar" des années 1960 qui rappelle fortement les Pixies contient quelques perles que vous vous devez de découvrir. "Swin", leur premier tube, est énergique à souhait. "Take it Easy" me rappelle les sonorités afro-pop des Vampire Weekend (qui lors de leur concert étaient je trouve très présente). "Harmonix" fut je pense composée après la majorité des autres car plus mature, une belle chanson. Peut-être le chef d'oeuvre de l'album est-il "Slow Jabroni", morceau qui après un "Fast Jabroni" peu convaincant vient étonner l'auditeur, une surprise ô combien agréable.

Surfer Blood demeure un album d'initiés qui ne convertira personne à l'indie-rock tels peuvent le faire Spoon ou les Drums. Si en revanche vous aimez le style, en attendant un 2ème album en préparation, vous vous délecterez de ce premier opus franchement réussi. Un groupe que l'on reverra sans aucun doute, ce rock est efficace et le chanteur semble prendre de lui : "I had to drink a lot of tea with honey, and that saved me".





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samedi 17 juillet 2010

Festival de Pitchfork : Présentation des Artistes et Critique Post-festival (review)


Le 100ème billet de StillinRock, déjà. Je fête dignement ce dernier par la publication du programme du festival Pitchfork (à Chicago) auquel j'assisterai ce weekend. Ce genre d'événement rassemble un nombre d'artistes indéterminés, sur généralement 3 ou 4 scènes différentes, simultanément. Pour chaque artiste que j'ai ainsi décidé d'aller voir, je vous transmets le lien vers un article StillinRock ayant déjà évoqué la formation musicale concernée, et/ou une chanson accompagnée d'une rapide description. Voila de quoi élargir vos bibliothèques iTunes ou vinyle, une fois de plus.



Pitchfork Festival

Le choix dans l'ordre de présentation des artistes est basé sur le programme horaire du festival. N'y voyez donc la aucun signe de préférence particulier. Les étoiles précédant le nom de chacun en revanche pourront vous être d'une aide plus utile ...


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Journée du samedi :


** Free Energy

Ils nous proviennent du Minnesota, et c'est James Murphy des LCD Soundsystem qui a produit la chanson ici à l'écoute. Un power rock efficace, travaillé.

(mp3) Free Energy - Dream City

Critique post-concert : Un rock super énergique, recherché, un excellent moment. Le groupe a enchanté les spectateurs malgré leur heure de passage peu commode (1. pm). Nul ne doute qu'on les revoie.



* Real Estate

Un intérêt moindre pour cette formation pop, mais qui, au bord de l'océan, bercera quelques belles minutes.

(mp3) Real Estate - Beach Comber

Critique post-concert : Peu d'attentes et peu de retour, un son aucun intérêt particulier. Pas mauvais, pas bon.



** Smith Westerns

Voilà un groupe qui va faire parler de lui. Véritables stars de la scène la plus branchée de Chicago, le groupe Girls lui a permis de faire quelques premières parties qui ont enchanté le public. À surveiller.

(mp3) Smith Westerns - Be My Girl

Critique post-concert : Je comprends mieux pourquoi ce groupe ne perce pas : c'est brouillon, cela ressemble à un rock garage des années 1990. Une chanson sort du lot, rien de plus.



*** WHY?

Ils nous viennent de Cincinnati et sa composition est pour le moins éclectique :Yoni Wolf (le chanteur) à commencé par enregistrer des poèmes, ce juste avant sa découverte de Hip Hop. Josiah, son frère, trouve son inspiration dans le monde des geeks qui est le sien. Enfin, McDiarmid qui fut élevé par deux professeurs français fait preuve d'une parfaite maitrise du piano et de ses classiques. Ce groupe est une valeur sure, vivement le live.

(mp3) WHY? - The Hollows

Critique post-concert : Très beau concert. Ce fut parfait, car ce ne l'était pas, le chanteur habite son univers comme personne, et chapeau bas au bassiste, de loin le meilleur que je n’ai jamais vu.



** Wolf Parade

Ils sont canadiens et font partie de la grande famille de l'excellentissime label Subpop. Leur dernier album, Expo 86, plaira aux plus progressistes d'entre vous. Un exploit que deux chanteurs arrivent à maintenir une formation au fil des ans.

(mp3) Wolf Parade - Ghost Pressure

Critique post-concert : Un rock qui se veut dévastateur, et qui effectivement dévaste… vos oreilles. Où est passée la créativité ? Entendu des millions de fois, je dis non.



** Panda Bear

Panda Bear n'est composé que d'un seul membre, Noah Lennox, ce qui n'empêche pas une musique très riche. Il est par ailleurs très rare de le voir joué, sa dernière grande apparition étant à New York avec Animal Collective.

(mp3) Panda Bear - Slow Motion

Critique post-concert : De loin le plus mauvais de tous. Le pauvre n'a pas trouvé d'autres remèdes que de se mettre à crier lorsqu'il s'est aperçu que la foule dévastait les lieux au profit d'un concert de rap US. Cette musique techno des années 2000 couplées à des chants d'Église n'a définitivement aucun intérêt. Parce que bruit et musique ne sont pas la même chose. Plus jamais je ne veux en entendre parler.



*** LCD Soundsystem (article Still in Rock)

Que dire ? Son dernier album, le meilleur de tous, est une des merveilles de l'année 2010.

(mp3) LCD Soundsystem - You Wanted A Hit

Critique post-concert : Nous étions plus de 20.000, et tous plus enragés les uns que les autres. Quelle prestation ! Mis à part un choix des morceaux parfois discutable, l'ensemble des spectateurs réunis autour de la scène sous une nuit d'encre ont vécu un grand, grand moment de musique. Il restera gravé dans les mémoires de chacun.

Selon le Chicago Tribune, "LCD Soundsystem was not just one of the best sets of this weekend; they were the best headliner the fest has had in six years. Better than a Sonic Youth that didn't heat up until the encore, better than an over matched The National and better than Yoko Ono".

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Journée du dimanche :


** Cave

Un des seuls groupes de rock laissant place sur scène à de l'impro. Leurs lives sont toujours faites de longs sets et de quelques solos acclamés par la foule. À surveiller.

(mp3) Cave - Gamm

Critique post-concert : Je dis bravo. Personne ne connait aucune de leur chanson lorsqu'ils se présentent, et ils délivrent, comme je m'en étais douté, d'excellents sets d'électro rock. Un reproche ? Ils ne semblent pas encore avoir trouvé la mélodie qui les fera connaitre. Ça ne saurait tarder, je leur souhaite.



** Best Coast

Sa musique est à son image, à l'image de la Californie également, un surf-pop-rock que l'on écoute l'été avec grand plaisir, l'hiver aussi.

(mp3) Best Coast - Boyfriend

Critique post-concert : Pas mauvais. Mais pas terrible. Mise à part la chanson ici postée, le reste ne décolle pas, seuls quelques fans semblent conquis.



*** Girls (article Still in Rock)

Un des chouchous de StillinRock. Leur venue au festival était pour moi une surprise, leur album bien que datant de l'année dernière ayant apparemment retenu l'attention des organisateurs. L'un de mes groupes préférés.

(mp3) Girls - Lust For Life

Critique post-concert : Sans conteste le plus beau concert de tout le festival. Le chanteur arrive sur scène complètement à l'ouest, met 20 secondes pour arriver à emboiter l'ampli dans sa guitare ce qui lui vaut les acclamations de la foule. Ils délivrent pour moitié de nouvelles chansons qui pourraient bien composer un des albums de la décennie (rien que ça !!). Lorsqu’arrive "Hellhole Ratrace", les 20.000 spectateurs sont bouches bées, les larmes aux yeux, un moment magique, hors du temps. Girls fini par un enchainement de trois chansons relies les uns entre elles par un son de guitare électrique qui a dû faire trembler chaque habitant sur 300 mètres à la ronde.

Je m'attendais à une musique planante. Non seulement j'ai plané comme jamais, mais j'ai aussi fait plusieurs décollages, subit les plus fortes turbulences de ma vie avant de finir sur un looping. Au Nouveau Casino de Paris le 18 août. Je renierai tout lecteur de Stillinrock se trouvant dans le capital et n'assistant pas au concert.




** Beach House (article Still in Rock)

Présenté hier, Beach House, c'est l'été, c'est l'océan, le soleil et la solitude. Un paysage froid et lumineux.

(mp3) Beach House - Zebra

Critique post-concert : Enfin une chanteuse pop qui semble avoir compris une chose essentielle : la voix importe autant si ce n'est plus que l'instrumentalisation, inutile donc de la noyer sous des tonnes d'effets parasites. La chanteuse en revanche colle beaucoup trop à l'album. Mais au fait, ils n’auraient pas tout simplement mis le CD sur les amplis ??!



*** Local Natives (article Still in Rock)

Décidément, cette journée du dimanche est riche en promesses. Local Natives ou comment être l'un des groupes en tête de la mouvance cote-ouest des États Unis.

(mp3) Local Natives - Sun Hands

Critique post-concert : L'un des meilleurs groupes de l'année 2010, véritable révélation, je m'avoue avoir été inquiet à leur propos avant le début du show. Que nenni. Le groupe s'éloigne de l'album et nous offre une prestation armée d"une énergie dont jamais je n'aurai pu imaginer l'existence. Leur son habituellement propre et parfaitement calibré fini par ressembler à un enchainement de solos, magique. Ils seront à Paris en septembre. Courez, vous avez ma parole, c'est génial.



* Surfer Blood

Ce groupe d'indie rock commence à jouer ensemble à l'université de Floride. Il intègre rapidement la scène alternative des alentours et s'impose apparemment comme étant une relève du genre. À vérifier.

(mp3) Surfer Blood - Swim

Critique post-concert : Quel concert ! Quelques sonorités ressemblent à celles des Vampire Weekend, le groupe a déjà à son actif quelques tubes entêtants, et le chanteur sait jouer avec la foule comme peu l'auront si bien fait. Une excellente surprise.



** St. Vincent (article Still in Rock)

Les lecteurs assidus de StillinRock savent de qui je parle. St. Vincent faisait en effet parti du dernier groupe de travaille de Beck. Une belle boix, cristalline.

(mp3) St. Vincent - The Strangers

Critique post-concert : C'est beau, mais c'est lent, mou, et parfois ennuyant. Son univers ravit certains, les autres sont un peu laissés à la marge. Bien meilleur donc lorsqu'elle est accompagnée de Beck dans le Record Club (voir lien).



* Here We Go Magic

Ce groupe canadien s'est fait un nom sur la scène alternative américaine en participant aux premières parties de Walkmen et surtout de Grizzly Bear. Lorsque l'on sait que ces derniers produisent les Morning Benders ...

(mp3) Here We Go Magic - Collector

Critique post-concert : Lorsqu'ils arrivent sur scène, je démembre 6 musiciens. Aie aie aie. Le problème est souvent que chacun essaie de faire entendre son instrument, mode fanfare. Le debout est plutôt insipide, les 3 dernières chansons sont bien meilleures. Quel plaisir que de voir le chanteur en transe .



* Neon Indian

C'est en solo qu'Alan Palomo a décidé d'évoluer sur scène. Il compose lui même ces chansons, usant du synthé à tout bout de champ, pour un mélange parfois harmonieux, parfois plus étrange.

(mp3) Neon Indian - Terminally Chill

Critique post-concert : Quelle bonne surprise également. Ils électrisent la foule, tout le monde se déchaine et saute de joie. Peut-être est-ce l'effet procuré par les portes-jarretelles de la chanteuse.



** Sleigh Bells (article Still in Rock)

Les Sleigh Bells sont simplement réputés pour faire partie des meilleurs performeurs de la planète à l'heure actuelle. (petit aperçu sur cette vidéo, à 2min40s)

(mp3) Sleigh Bells - Crown On the Ground

Critique post-concert : Sleigh Bells ça commence comme ça : outre les enceintes énormes du festival avec lesquelles tous les autres groupes vous ont arraché les oreilles, nous on va installer 11 amplis gigantesques en plus. Ça sera par ailleurs notre décor. Puis Sleigh Bells, ça se poursuit en un pogo de 10.000 personnes. Sleigh Bells ça se fini lorsque la chanteuse une fois toutes les chansons passées décide de se jeter dans la foule, et lorsque celle-ci s'écroule au bout de 2 mètres. Résultat : elle se retrouve sur les pauvres porteurs à terre (dont je faisais partie), et les 10.000 autres personnes qui continuent à danser en hurlant à la mort ! Sleigh Bells, une expérience unique !



** Pavement

Beaucoup ayant déjà eu la chance de voir se groupe disent qu'ils ont vécu leur meilleur concert, un peu façon Franz Ferdinand. À voir.

(mp3) Pavement - Gold Soundz

Critique post-concert : Que c'est propre. Tout est planifié à l'avance, aucune place à la moindre note d’improvisation. Les chansons ne sont pas pour aider, d'une neutralité déconcertante. Je ne serai-je pas au concert de U2 ou Coldplay par hasard ? C'est ça être artiste ?? Triste fin.



Critique finale : ce festival, le plus avant-gardiste au monde, a tenu toutes ces promesses. Certains groupes se sont révélés bien meilleur qu'imaginé (je pense notamment à Surfer Blood, Neon Indian, Cave et Free Energy), lorsque toutes les plus grosses pointures auront assuré d'excellentes prestations, bien au-delà de ce que chaque fan attendez d'eux. Mention spéciale à Girls, LCD Soundsystem, Local Natives et Sleigh Bells. Ce sont des grands.



Best Coast